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VeganForAnimalRights
148 abonnés
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4,0
Publiée le 19 avril 2025
Je ne suis pas sûre qu'Anderson joue bien - ou alors par éclipses, dans un registre qui certes ne lui est pas habituel. Il reste que le personnage qu'elle campe coïncide avec elle-même d'une façon presque idéale, de sorte qu'au bout du compte, un bon jeu n'est pas ce qui importe le plus. On regarde surtout sa beauté qui transparaît encore et se rappelle entière à nous dans quelques scènes très émouvantes et réussies : lorsqu'elle danse dans son ensemble en jean par exemple - ou qu'on la voit de dos, en jean et veste noire, cheveux longs, telle exactement qu'elle fut. L'arrachement à la jeunesse est traumatisant pour les êtres qui furent beaux. L'adieu à sa propre beauté (et donc à la gloire concomitante) est une tragédie impeccablement filmée par Gia Coppola, dont il faut saluer l'extrême tendresse et compassion qu'elle témoigne envers ses personnages et les femmes en général, dans une Amérique nostalgique d'elle-même qui ne cesse de recycler mélancoliquement sa légende.
Il y a quelque chose de profondément touchant dans "The Last Showgirl". On sent dès les premières images que c’est une histoire de fin, mais aussi de lumière. Gia Coppola capte avec tendresse le crépuscule d’une femme qui a longtemps brillé dans l’ombre. Pamela Anderson y est bouleversante, fragile et vraie, comme rarement. Jamie Lee Curtis, elle, irradie de liberté. Oui, certains passages sont un peu faciles, spoiler: surtout la relation mère-fille , et tout n’est pas toujours juste côté jeu… mais la sincérité de l'ensemble l’emporte.
Porté par une interprétation touchante de Pamela Anderson, “The last show girl” nous montre les dérives de la société du spectacle et ce qu'elle peut engendrer sur les individus. Rien de novateur ici, mais l’onirisme et l’humanité qui s’en dégage participent à nous emporter dans cette histoire.
Une danseuse de cabaret expérimentée doit faire face à son avenir lorsque son spectacle est brusquement arrêté après 30 ans. Ce film féminin mais pas féministe brosse le portrait subtile d’une femme tentant par tous les moyens de se raccrocher à ce qui lui reste, incarnée par l’actrice Pamela Anderson qui révèle un véritable talent avec cette prestation fragile et cabossée de femme usée, bien aidée également par de solide seconds rôles. Si la réalisation de Gia Coppola tâtonne un peu, sa manière de filmer les visages au plus près dans une veine naturaliste confère au long-métrage une aura solaire.
Vraiment pas terrible. Superficiel, gênant. On se demande un peu si ce film était une bonne idée. Et Pamela Anderson n’est pas une bonne actrice, pour ceux qui en doutaient encore.
Film qu'on peut presque qualifier d'auteur car très intimiste. Surpris par certains commentaires car le film est très vrai, le personnage principal représente parfaitement son propre problème en étant antipathique et égoïste, certes un peu caricatural mais ça colle à la volonté du film. Pamela Anderson interpréte bien son rôle, peut-être des fois malgré elle, mais ça colle. L'image un peu vieillie donne un ton un peu "the big Lebowski", ça ne m'a pas dérangé, le casting est bon et découvrir Dave Batista dans un rôle si neutre fait du bien. L'histoire est convenue mais pour un film si intime, on ne demande pas plus. C'est un film sur une partie de la population qui existe, "stars" des années 80 qui ont eu leur heure de gloire et ont du mal à s'adapter aux changements du temps, j'ai trouvé le film fort et bien fait, le rythme est soutenu, les musiques agréables, les dialogues un peu simples mais c'est dans l'idée du film. A voir, à méditer.
Pamela Anderson, Jamie Lee Curtis et Dave Bautista réunis dans un même film ? Cela peut sonner comme une blague mais c'est pourtant ce que propose Gia Coppola, un énième membre de la famille de Francis, dans un film d'auteur à l'esthétique "oscarisable". Et le résultat en est plutôt moyen. Pourtant, j'étais clairement le public cible, j'adore les stars des années 90, surtout lorsque ces dernière font une remontada après avoir été déconsidérées et puis j'aime beaucoup ce genre de films féministes dans lesquels le discours passe avant tout par le scénario et non par des dialogues lourds de sens (même s'il y en a quand même quelques uns qui prennent le spectateur par la main, ce qui est bien dommage). Ainsi, cette histoire de femme de la cinquantaine ne parvenant plus à trouver de travail après l'arrêt de son show qui dure depuis trente ans me plaisait beaucoup. De plus que c'est bien évidemment un discours méta reflétant la propre vie de l'actrice principale qui, considérée comme une simple bimbo écervelée pendant des années, est peu à peu tombée dans l'oubli en vieillissant. Le choix de prendre Curtis est également loin d'être anodin puisqu'elle était surnommée "The Body" dans les années 80 et 90, notamment grâce à ses jambes. Bref, deux actrices vieillissantes qui étaient beaucoup considérées de par leur corps qui interprètent deux danseuses qui sont, là encore, uniquement considérées que par leur corps. Tout ça, c'est très bien mais ça ne raconte pas grand-chose. En effet, le film ne parvient jamais vraiment à élever son discours, on survole certes divers sujets comme l'échec parental du personnage principal (et en même temps assez cliché dans ce genre de sujet et contexte) mais on s'ennuie surtout beaucoup. Car le film ne parvient jamais à rendre le tout passionnant, le scénario restant trop sur des rails. Et puis, je n'apprécie pas tellement non plus la mise en scène, remplie de gros plans, d'espèces de flous artistiques, de caméra bougeant un peu dans tous les sens ; ça rappelle quelques-fois le travail de Sofia Coppola mais ça fait surtout, encore une fois, film à Oscars. Cependant, le casting sauve heureusement la mise et nous retiendrons bien-sûr surtout Pamela Anderson qui prouve qu'elle peut effectivement impeccablement interpréter un rôle dramatique ! "The Last Showgirl" possède donc d'indéniables qualités mais il en devient surtout très vite pompeux en plus d'en délaisser son scénario.
Shelly est danseuse de cabaret depuis une éternité à Las Vegas. Mais pas celui du Strip de ces néons et de ses hôtels 5 étoiles. Celui de Fremont Street, de Downtown et du Golden Nuggets, le Las Vegas flétri et décati. Comme elle. Cette dernière danse est celle touchante d’une femme qui a misé toute sa vie sur son physique, qui a oublié tout le reste et qui se retrouve rattrapée d’un seul coup par le temps passé. Idéalement interprété par une ex-reine de fantasmes c’est un personnage pathétique mais filmé de manière solaire.
La dynastie cinématographique Coppola n’en finit pas de faire des émules. Après le maître et patriarche Francis Ford Coppola et sa fille Sofia, voici Gia Coppola qui réalise ici son premier film. Petite fille et nièce de (mais également et forcément parente avec Nicolas Cage et Jason Schwartzman qui a un petit rôle dans le film), la jeune femme réalise un joli essai dans le sérail du cinéma indépendant qui a vu fleurir Sofia Coppola et qu’elle ne renierait sans doute pas au vu de l’atmosphère envoûtante que laisse transparaître « The last showgirl ». En filmant le portrait d’une danseuse de cabaret en fin de parcours (tout comme son show) mais aussi celui d’une ville aussi illustre que fantasmée sous un jour différent (à contrario du récent « Anora » par exemple), elle réalise une œuvre maîtrisée et pertinente à défaut d’être inoubliable. L’ambiance crépusculaire et désenchantée présentée ici est de toute beauté et fait donc parfois penser à certains films aux aspects éthérés et feutrés de sa tante comme « Lost in translation ».
La valeur ajoutée certaine de « The last showgirl » est d’avoir choisi un casting dominé par trois comédiens inattendus et à contre-emploi. Il y a bien sûr une Pamela Anderson sans fard qu’on est vraiment étonné de voir là. Le rôle d’une vie probablement pour la star qu’on a rarement vu jouer un rôle sérieux et dont le seul personnage saillant et mémorable qu’elle a endossé fut probablement celui d’une des sirènes de la série « Alerte à Malibu ». Elle nous livre une composition à récompenses où elle se met à nu dans tous les sens du terme, assumant son âge et en reflet avec sa propre carrière. On pense d’ailleurs un peu au rôle offert par Coralie Fargeat à Demi Moore dans la claque inoubliable « The Substance » pour la manière dont une ancienne gloire est remise sur le devant de la scène. Un choix judicieux qui donne beaucoup d’âme au long-métrage. On est tout aussi étonné de voir la star de blockbusters et ancien catcheur Dave Bautista (Drax dans « Les Gardiens de la Galaxie ») dans une prestation de la sorte dans un petit film indépendant, montrant qu’il a des talents insoupçonnés à explorer. Enfin, Jamie Lee Curtis ajoute un nouveau second rôle notable et qualitatif à sa filmographie, après le foutraque et clivant « Everything, everywhere, all at once » qui lui avait valu l’Oscar, avec ce rôle de serveuse septuagénaire sur le retour où elle brille en l’espace de quelques scènes dont un lap-dance du désespoir mémorable sur le « Turn Around » de Bonnie Tyler. Un casting qui joue pour beaucoup dans le plaisir qu’on a à visionner ce film.
« The last showgirl » a le mérite d’être court et d’éviter l’excès de contemplatif, ce qui est une gageure vu que le film s’apparente à une chronique sans véritable fil narratif et intrigue. Avec un scénario comme celui-là, presque inexistant, qui tire plus vers le portrait d’une femme et de son milieu, cette heure et demie suffit amplement. La place de la femme vieillissante dans un milieu comme celui-là est parfaitement retranscrite, amer et triste. Le Las Vegas filmé par Gia Coppola est en outre magnifique, constitué de lieux de tournage tout sauf magiques et mythiques constamment tourné avec les lumières naturelles du coucher de soleil, rendant l’image singulière et belle. L’envers du décor y est donc montré sous un jour (ou plutôt un crépuscule) hors des clichés habituels. Alors si le film n’est clairement pas inoubliable, il fait montre d’un talent certain, et on embarque au côté de cette « dernière » danseuse de cabaret et de son histoire classique mais touchante.
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Très intéressant film de Gia Coppola , petite-fille de Francis Ford , à travers cette critique du Jeunisme qui invisibilise les Femmes d'âge mûr ce qui peut se révéler quelque peu anachronique venant d'une jeune réalisatrice de 38 ans ! Le Casting est parfait et le ton juste ! Pamela Anderson est saisissante dans son rôle de Femme perdue qui tente de se raccrocher à ce qui lui reste quant à Jamie Lee Curtis elle est tout simplement flamboyante !
Il y a, dans The Last Showgirl, une fascination respecteuse à ces destins que le faste ou sa promesse a sculptés avant de les répudier. Gia Coppola scrute la trajectoire d'une femme dont l'existence fut mise en lumière par Las Vegas, et que l'ombre rattrape à l'heure où le rideau tombe. Shelly Gardner (Pamela Anderson) voit son monde s’effondrer lorsque "Le Razzle Dazzle", lieu dans laquelle elle évoluait depuis des années sur scène, est brutalement arrêté.
Pamela Anderson, loin des icônes plastifiées auxquelles on l'a si souvent réduite, livre une performance à fleur de peau, dépouillée de tout artifice. Son corps, jadis objet de fantasme, devient ici un territoire où s'inscrivent la douleur d'une gloire révolue et l'angoisse d'un lendemain sans projecteur. Chaque mouvement, chaque regard désabusé raconte l'histoire d’une femme que le spectacle a façonnée et que l’oubli menace de dévorer.
L’enjeu du film ne réside pas tant dans la nostalgie que dans la question de la transmission : que reste-t-il d’une existence vouée à être admirée quand le regard des autres se détourne ? Cette interrogation trouve une résonance particulière dans la relation que Shelly entretient avec sa fille Hannah (Billie Lourd). Entre incompréhensions et tentatives de rapprochement, leur dynamique témoigne d'un héritage plus diffus, plus douloureux : celui d'une femme qui a tant donné au spectacle qu'il ne lui reste plus rien à offrir.
Autumn Durald Arkapaw signe une photographie qui capture la dualité de Las Vegas. Les gros plans sur le visage de Shelly, les jeux de clair-obscur, la langueur des mouvements de caméra traduisent cette oscillation entre la rémanence du rêve et l'inéluctabilité du réveil.
Il serait tentant de voir en The Last Showgirl une mélancolie fataliste, une dérive sans rivage. Pourtant, Coppola, loin d’un désespoir absolu, laisse entrevoir une forme d’épiphanie : Shelly ne se bat pas pour retrouver son passé, mais pour se redéfinir, pour exister au-delà de l’image qu’on lui a imposée. La beauté du film réside dans cette idée que même un corps oublié peut encore délivrer une ultime danse.
En cela, The Last Showgirl est bien plus qu’un film sur la vieillesse et la fin d’une carrière. C’est une réflexion sur le spectacle comme forme d’existence, sur la nécessité de paraître, encore et toujours, même lorsque le regard se détourne.
Pamela Anderson casse son image de "Femme" plantureuse et sexy, lorsqu'on l'avait découverte dans "Alerte à Malibu"... Dans "The Last Showgirl", elle est Shelly, une danseuse expérimentée sur le déclin, qui cherche à résoudre ses problêmes existentiels. Dans le film, elle montre de la profondeur et de l'intensité dans son jeu. On avait jamais été habitué à ça chez elle. Un petit film signé Gia coppola sur les dernières heures d'une danseuse légendaire, qui se laisse regarder.