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Quentin
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3,5
Publiée le 16 juillet 2025
Sous un air tapageur et une réalisation qui reste très entendue, on aime la porté réflexive amenée par des dialogues qui sortent des conventions pour toucher quelque chose de vrai sur le rapport à l’autre autant qu’à soi-même.
Parler d’amour à l’américaine a déjà été plus insipide, l’incarnation duelle de Dakota est réussie. Les hommes égalisent, et on se prend au jeu.
Le triangle amoureux nous est servi avec des paramètres archi convenus, éculés et usés jusqu'à l'os à savoir la belle qui hésite entre le pauvre artiste et le riche ténébreux... Et devinez qui va évidemment gagner ! Le plus étonnant c'est que la cinéaste signe un film plutôt très anti-féministe, car malgré le titre les matérialistes restent essentiellement focalisés sur les femmes, désespérément à la recherche du bon parti à la puissance financière au-dessus de six chiffres par an. A un point d'ailleurs que le personnage féminin principal avoue tout de même gagner 80000 dollars par mois mais ça ne lui suffit pas quitte à larguer l'homme qu'elle aime. Sans compter d'autres petits détails... SPOILERS voir site !... Ainsi le sujet sur le côté matérialiste devient aussi artificiel et vain que ces femmes sont superficielles désespérées. La sous-intrigue, beaucoup plus dramatique reste sous-exploitée, normal et logique sinon la comédie romantique changeait radicalement de physionomie mais ça démontre aussi que le potentiel était là, mais il fallait traiter réellement son sujet, éviter la Rom Com (mais donc peu fantaisiste) pour un drame réaliste et caustique. En conclusion ça se regarde avec cette sensation malaisante qu'on a, comme la cinéaste, le c** entre deux chaises. Site : Selenie
Après le magnifique "Past Lives", on attendait Celine Song au tournant. Avec "Materialists", la réalisatrice s’attaque à un tout autre registre : une comédie sentimentale mondaine sur fond de luxe, de désir et de contradictions morales. L’intention est claire : explorer les contours du romantisme contemporain, dans un monde où l’amour et l’argent se mêlent sans vergogne. Mais le résultat, malgré un vernis élégant, laisse un goût de déjà-vu. Le film repose presque entièrement sur son casting quatre étoiles : Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans et il faut bien avouer que c’est ce trio qui maintient l’intérêt. Les dialogues flirtent avec la satire sans jamais oser aller franchement dans la cruauté ou l’émotion. "Materialists" finit par ressembler à son sujet : beau, superficiel, un peu froid.
Le pitch, la bande annonce et même le démarrage du film laissaient espérer autre chose qu'une banale comédie romantique. L'amorce semblait gratter un peu le vernis de notre société consumériste où tout se marchande. Mais après ce début d'étincelle, le film a vite jeté un gros seau de lieux communs des plus mauvaises comédies romantiques. Et l'héroïne est assez détestable et superficielle spoiler: même s'il y a un semblant de prise de conscience.
Le genre de la comédie romantique semble avoir épluché toutes les facettes de l'amour, en se répétant souvent, et il n'est donc pas évident de renouveler le genre tout en restant passionnant. Materialists suit les codes classiques de la comédie romantique, en dressant un portrait contemporain de l'amour, plutôt classe et bavard, avec à l'affiche un beau trio d'acteurs, mais il manque un souffle d'originalité et de dynamisme pour en faire quelque chose de mémorable.
Si nous nous attendions à mieux qu’une simple comédie sentimentale de la part de Celine Song, c’est avec un plaisir assez coupable que nous nous laisserons prendre au jeu par l’intrigue cousue de fil blanc de Materialists. Partant assez mal sur son portrait de femmes toutes présentées comme un peu vénales, le film se rattrape sur sa dernière partie pour nous laisser encore croire à l’amour. C’est tout ce que nous demandons d’une comédie romantique. Espérons tout de même que les espoirs placés en Celine Song avec son premier film Past Lives étaient fondés et que la réalisatrice saura nous revenir avec une histoire un peu moins conventionnelle la prochaine fois. [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
"Materialists" est une comédie romantique sous sédatif. Celine SONG avait pourtant tout pour réussir : un casting trois étoiles (Dakota JOHNSON, Pedro PASCAL, Chris EVANS), un décor new-yorkais chic, et une promesse de satire sur l’amour à l’ère du capitalisme. Mais voilà, le film s’enlise dans une romance insipide, prévisible et sans relief, où les enjeux émotionnels sont aussi plats que les dialogues. Le triangle amoureux ? Vu mille fois. La mise en scène ? Élégante mais anesthésiée. Et les acteurs, malgré leur talent, semblent se contenter de réciter leur texte, sans jamais incarner pleinement leurs personnages. On attend une étincelle, un frisson, une tension… mais rien ne vient. Même les moments censés être poignants tombent à plat, comme si le film avait peur de déranger son propre confort esthétique. En voulant critiquer la marchandisation des sentiments, le film finit par en devenir le produit parfait : beau en vitrine, creux à l’intérieur.
Dakota Johnson, Pedro Pascal, Chris Evan, avec ce trio de super héros Marvel à l'affiche, cette comédie romantique avait de quoi attirer. Pourtant, très rapidement, on réalise que rien ne fonctionne. Les acteurs ont l'air de se demander ce qu'ils font là, les dialogues sont mous et plein de long silence gênant. Lucy (Dakota Johnson) est insupportable, elle incarne parfaitement tout ce qu'elle critique sans finalement réussir à changer. Les deux hommes ne sont eux jamais vraiment à la hauteur. Ce film réussit à s'embrouiller dans son message, à rendre ses protagonistes creux et à alourdir les scènes de dialogues sans âme. C'est le propre d'une comédie romantique d'être pleine d'amour et de légèreté non ? Et bien loupé comme un tir de Stormtrooper !
Comédie romantique écrite et réalisée par Celine Song, Materialists est un film absolument nullissime. L'histoire nous fait suivre Lucy, une jeune et ambitieuse matchmakeuse new-yorkaise qui fait la rencontre d'un homme semblant parfait. Tombée sous son charme, elle est tiraillée lorsque réapparaît son ancien petit ami tout sauf idéal. Ce scénario s'avère pour le moins soporifique à visionner tout du long de sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. Une durée subie de bout en bout qui est un véritable calvaire tant on ressent chaque seconde qui passe. La faute à une intrigue d'une faiblesse abyssale présentant une romance sous forme de triangle amoureux qui n'en est même pas vraiment un. Le récit coche toutes les cases de son genre, tout en étant à côté de la plaque dans tous les domaines qui font une bonne comédie romantique. Ici, c'est d'une lenteur à vous tuer d'ennui. Chaque scène s'étire et s'éternise au point où ça devient une véritable souffrance de devoir assister à ces peines de cœur superficielles. Car, si encore on ressentait de l'authenticité et du naturel, on pourrait s'attacher et se projeter, mais il n'en est rien. Les actions et les discussions se font au ralenti, c'est tout sauf naturel et il est impossible de se sentir impliqué tant leurs problématiques de petits bourgeois de la ville sont à mille lieux de celles des vrais gens. De plus, il ne se passe vraiment rien. Toutes les séquences se ressemblent. Ils passent leur temps dans les restaurants et dans des appartements ou encore au milieu de la route à se parler de choses futiles. C'est totalement hors sol et encore plus irréaliste qu'un mauvais film fantastique. Il n'y a aucun rythme vu que toutes leurs discussions sont statiques. Et que dire de l'espèce de drame intégré à tout ça qui casse encore plus cette amourette inintéressante. Concernant le ton, c'est d'une neutralité digne d'un Suisse. L'aspect comédie est aux abonnés absents, aucune situation ou aucun dialogue ne cherchant à faire rire, ni même juste sourire. Et l'aspect romantique n'en a que le nom. On ne ressent aucun amour, aucun désir, aucune sensualité. Il ne se dégage rien. Il faut dire que l'ensemble est porté par des personnages creux et aucunement attachants, à commencer par celui joué par Dakota Johnson qui incarne une femme vénale détestable. Chris Evans et Pedro Pascal sont eux des prétendants stéréotypés sans aucun caractère. Le reste de la distribution ne mérite même pas d'être nommée tant ils sont encore plus vides que le trio principal. Ces trois individus entretiennent des rapports ne procurant aucune émotion, si ce n'est l'envie d'écourter la séance. En même temps, difficile d'émouvoir en passant leur temps à parler d'argent et de choses dont on se moque totalement. Les dialogues sont tellement vains et déclamés via des phrases intervenant à chaque fois après dix secondes de blanc, ce qui devient très vite pénible. Sur la forme, la réalisation de la cinéaste sud-coréenne est d'une platitude rarement égalée. Sa mise en scène est digne d'un mauvais téléfilm. Il n'y a rien. Même les décors sont rébarbatifs entre rues de la grande pomme et intérieurs luxueux se ressemblant tous, sans identité. Ce visuel fade est accompagné par une bande originale aux titres anecdotiques hormis la magnifique chanson de Françoise Hardy "le temps de l'amour" qui en vérité n'a rien à faire dans cette non-œuvre. Reste une fin forcément attendue venant mettre un terme à Materialists qui, en conclusion, est un long-métrage indigne du cinéma.
Une romcom qui voudrait jouer sur les codes (un triangle amoureux new yorkais) mais qui manque cruellement de panache et de rythme. C'est bavard et les atermoiements sur l'argent et les relations humaines m'ont assommé. C'est terne et vain. A fuir.
Materialists (2025) suit un triangle amoureux aussi prévisible qu’usé, où Dakota Johnson hésite entre un riche et un pauvre, avec une issue que l’on devine dès le début. Le scénario manque cruellement d’originalité, offrant un récit hollywoodien convenu, sans surprise ni profondeur. Malgré cette banalité affligeante, la prestation de Pedro Pascal apporte un peu de relief et de crédibilité au film, évitant qu’il ne sombre totalement dans le cliché. En somme, Materialists reste un divertissement très classique, sans saveur ni véritable émotion, qui peine à se démarquer dans un genre déjà saturé.
Derrière ses décors soignés et ses visages impeccables, "Materialists" déroule une romance clinique, presque désincarnée. Le trio Johnson/Pascal/Evans évolue dans un écrin glacé où les sentiments semblent avoir été recalibrés pour une story Instagram. Tout est trop propre, trop poli, trop pensé. On cherche le frisson, la faille, l’accident – en vain. Après l’élégance sincère de "Past Lives", Céline Song signe ici un exercice de style séduisant mais sans chaleur, comme vidé de sa matière émotionnelle.
Materialists propose une vision moderne des relations amoureuses avec une mise en scène élégante et des acteurs convaincants. Le film aborde des thèmes intéressants comme l’argent, les attentes sociales et la recherche du partenaire idéal, tout en alternant entre humour et émotion.
L’ensemble est agréable à suivre et certains dialogues sont particulièrement réussis. Cependant, le rythme peut sembler inégal et quelques situations paraissent prévisibles, ce qui réduit parfois l’impact émotionnel de l’histoire. Certains personnages secondaires auraient également mérité un développement plus approfondi.
Malgré ces défauts, Materialists reste une comédie romantique intelligente et divertissante qui offre matière à réflexion sur les choix amoureux et les priorités de chacun. Une bonne expérience, sans être totalement mémorable.
Après le très joli "Past lives", Celine Song nous emmène dans le milieu du business de la rencontre amoureuse, dans un New York où les apparences comptent plus que tout. Certes le scénario est téléphoné, on se fait peu d'illusions sur la trajectoire de l'héroïne et la "morale de l'histoire" est attendue. J'ai cependant apprécié de partager cette tranche de vie avec ces personnages attachants malgré leurs défauts (en premier lieu Chris Evans, le personnage de Pedro Pascal restant volontairement un peu froid). Il est aussi intéressant de découvrir les coulisses du métier de la "matchmakeuse" : les attentes superficielles et parfois (souvent) problématiques des clients, l'exploitation du sentiment de solitude et de l'injonction sociétale à se mettre en couple à tout prix…