3 ans après "Prey", Dan Trachtenberg retrouve la saga avec ce "Predator: Badlands". Au vu de la qualité du précédent, j'attendais donc énormément ce retour, surtout au vu de ce qu'il promettait. Et globalement, même si je suis content de mon visionnage, je reste quand même un peu mitigé face au film. Dans l'ensemble, tout ce qui est réalisé au sein de ce projet est plutôt satisfaisant. Visuellement, pour commencer, je trouve que l'ensemble est beau. On peut évidemment parler des rendus visuels, mais aussi de la qualité et de la diversité des décors. Cette nouvelle planète offre des paysages et des concepts vraiment sympathiques à regarder, ce qui amène un renouveau très agréable au sein de la saga. On parcourt cet environnement avec beaucoup de plaisir, et sans jamais s'ennuyer. Ne faisant que 1h40, le long-métrage va vraiment droit au but et c'est assez appréciable. C'est bien rythmé, et de très bonnes séquences d'actions vont venir agrémenter le tout. Dan Trachtenberg a clairement un talent pour la réalisation, et il nous en fait encore profiter, via une certaine brutalité dans les échanges et par l'intermédiaire de quelques plans-séquences ou ralentis bien pensés. C'est donc un film assez impressionnant, plutôt divertissant et qui continue de développer l'univers de la licence. L'approche du personnage principal est d'ailleurs assez intéressante, ce dernier développant l'initiation aux coutumes des Predator. J'aime notamment beaucoup le fait que, pour apprendre, il doit revenir aux fondamentaux, en utilisant son environnement comme une arme. Cela rappelle évidemment le tout premier volet, et c'est assez plaisant de voir cela. Cependant, je suis bien obligé d'avouer que ce dernier n'est pas une totale réussite non plus. En soi, il est attachant, et son duo avec l'actrice Elle Fanning est sympathique. Mais cette idée, de vouloir l'humaniser et le rendre plus léger, m'a un peu ennuyé. Dans le fond, cela n'est pas dérangeant, car on comprend bien qu'il est différent des autres. Mais si on réfléchit bien, on ressent la patte de Disney à ce niveau-là, qui veut absolument rendre moins affreux les créateurs de la Fox (comme c'est le cas pour la saga "Alien"). Et à ce niveau, le problème va venir de quelques gags pas forcément bienvenus, ou encore d'une conclusion extrêmement prévisible. On sait déjà où va aller le film et quel sera le parcours de notre héros, ce qui est un peu dommage. On a remplacé ce qui faisait l'aura du Predator par une histoire déjà vue des centaines de fois, donc même si j'apprécie l'ensemble pour sa forme, il est dommage que le fond soit aussi banal. Pour conclure, Disney est encore trop passé par là.