Predator : Badlands n’est pas tout à fait la suite de Prey, également réalisé par Dan Trachtenberg, et sorti en 2022. Néanmoins, dans les deux cas, il est question d’histoires se déroulant dans l’univers de Predator.
Les influences de Dan Trachtenberg sur Predator : Badlands sont nombreuses. Elles vont de L’Homme des vallées perdues de George Stevens (1953) au Livre d’Eli d’Albert Hughes et Allen Hugues (2010) en passant par Mad Max 2 : Le Défi de George Miller (1982) et Conan le barbare de John Milius (1982).
Le design du personnage de Dek n’a pas été du goût de certains fans de la saga qui ont reproché au personnage son apparence un peu trop humaine en raison de son implantation de cheveux qui le rapprochait davantage d’un être humain plutôt que d’un Predator.
Predator : Badlands a été nourri par de nombreux films mais également par des jeux vidéo. Dan Trachtenberg cite notamment Half-Life 2, Uncharted, God of War ou encore Prince of Persia.
Le film marque un tournant dans la saga Predator puisque Dek, interprété par Dimitrius Schuster-Koloamatangi, est le premier Predator à avoir un prénom — alors que les autres sont anonymes — mais aussi le premier prédateur qui devient un personnage principal.
Predator : Badlands est le septième film de la franchise Predator, depuis le premier volet, en 1987.
Vu dans de nombreuses séries au cours de ces dernières années (Jonah, The Panthers, Upright, Far North…), Dimitrius Schuster-Koloamatangi n’a quasiment jamais tourné au cinéma. Predator : Badlands n’est que son deuxième long-métrage après Red, White & Brass de Damon Fepulea’i (2023).
Predator : Badlands est le troisième film autour de l’univers Predator que réalise Dan Trachtenberg après Prey (2022) et Predator : Killer of Killers (2025).
Le film propose une langue Predator, à la fois écrite et orale. Elle a été développée par Paul R. Frommer, qui n’est autre que le linguiste qui avait travaillé la langue Na’vi pour Avatar de James Cameron (2009).
Pour se préparer au mieux au rôle, Elle Fanning a suivi une formation de cascadeuse pour le film. En tout, son entraînement a demandé un mois de travail avec l’équipe des cascadeurs durant lequel elle a appris la chorégraphie des scènes de combat. En outre, l’actrice a également dû préparer son corps pour travailler avec des câbles.
Pour se glisser dans la peau de Dek, Dimitrius Schuster-Koloamatangi a dû enfiler un costume qui l’a lesté de quinze kilos supplémentaires. Sa (lourde !) combinaison était composée de prothèses de bras et de jambes qu’il devait enfiler les unes après les autres. Par la suite, celles des mains et des pieds étaient posées séparément. Enfin, il était également affublé d’un capuchon ouvert avec le cou et des tresses de son personnage. Sans oublier les lentilles de contact pour obtenir le regard si particulier de Dek.
Le réalisateur n'a pas pu voir le premier Predator au moment de sa sortie en 1987, puisqu'il était encore à l'école primaire et que le film était à l'époque interdit au moins de 18 ans. Néanmoins, il relate une anecdote assez cocasse :
" Je me souviens très bien d'un jour où j'allais à un tournoi de karaté et où tous les garçons de sixième l'avaient vu. Nous étions à l'arrière du monospace de ma mère et ils m'ont décrit le film en entier. Du coup, j'ai imaginé Predator bien avant de le découvrir."
Predator : Badlands a été tourné en Nouvelle-Zélande, que ce soit dans des studios à Auckland ou en extérieur, dans la ville de Rotorua.
Le film a été tourné sous le nom de code "Backpack", afin qu'aucune photo ou vidéo ne puisse fuiter.
La société fictive Weyland-Yutani, présentée dans Alien, apparaît également dans Predator : Badlands. Ce n'est pas la première fois que les deux sagas se rencontrent, puisqu'il y a déjà eu deux crossovers : Alien vs Predator en 2004 et Alien vs. Predator : Requiem, en 2007.