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Cadreum
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3,5
Publiée le 28 novembre 2024
Le stop motion, dans toute sa minutie, se révèle avec passion. Les visuels, violents, cruels et grossiers dans ses traits, ne l’est que pour mieux souligner la beauté déchirante des imperfections de l'humanité des personnages.
Sous cette rudesse se cache une tendresse indicible, une invitation à embrasser la douleur du changement et les sacrifices nécessaires pour avancer. Le récit, porté par un rythme volontairement lent, presque contemplatif, développe l’histoire poignante de jumeaux séparés, deux âmes qui se soutenaient comme les deux moitiés d’un même souffle.
Dans cette univers, les symboles et clés d'interprétations se font légion. Cependant, la scène d’ouverture désamorce certaines attentes, et cause l'anticipation de la ligne narrative.
Drôle et triste à la fois, ce récit parle du deuil et du renouveau avec une finesse rare. Sous la lenteur apparente, le film résonne comme une ode à l’acceptation : celle de la perte, celle de l’imperfection, celle d’un futur incertain mais nécessaire. Une œuvre sinistre dans son cadre, mais lumineuse par sa sincérité, où la comédie, douce et discrète, souligne les lueurs d’humanité qui subsistent dans les ténèbres.
Vu à l'occasion du festival d'Annecy, ce film est un petit bijou et la récompense du Cristal d'or est plus que méritée. Le retour plus qu'attendu d'Adam Elliot après Mary and Max est tout sauf décevant. Courrez le voir !
J'ai eue la chance de le voir lors le festival d'Annecy, et ça a juste été une claque pour moi. J'ai vraiment adoré, je me suis vraiment laissé emporter par l'histoire de ce film qui est vraiment touchante. C'est le premier long métrage que j'ai pu voir durant le festival et en toute honnêteté, aucun long métrage n'a eu à ce point mon cœur durant le festival. Je n'ai qu'une hâte c'est de pouvoir le faire découvrir à mes proches lorsqu'il sortira! Je le conseille vivement !
15 ans après le chef-d'œuvre Mary & Max, l'australien Adam Elliot revient avec Mémoires d'un escargot, aka le meilleur film d'animation de l'année. Proche de la tonalité mature de son précédent métrage, il signe une chronique familiale à la fois incroyablement triste et délicieusement drôle. Un équilibre dingue tant ce récit d'une soeur et son frère séparés suite au décès de leurs parents semble parfois tanguer vers une sinistrose complète..mais Adam Elliot essaime ici et là un humour ravageur (notamment via une utilisation parfaite de la voix off) contre-balançant les diverses tranches de vie de Grace (véritable protagoniste du film). Comme dans un conte de Dickens, le réalisateur use du medium pour à la fois créer un portrait de personnage passant vers l'âge adulte, mais aussi la peinture d'une société vue par un prisme misanthrope. Pourtant la lumière semble toujours au bout du tunnel pour Adam Elliot, capable de rendre immédiatement attachant des personnages seuls cassés par la vie (cette vieille dame qui vole la vedette à chaque apparition), pour mieux mettre en avant qu'il suffit d'une seule connection émotionnelle entre deux êtres pour créer un monde meilleur. Un propos simple en apparence, mais qui infuse dans chacun des chapitres de cet excellent métrage, capable de rire et de condamner les opportunismes en tout genre (notamment amoureux ou religieux), tout en jouant admirablement sur notre corde sensible via sa stop-motion. Quand un film d'animation a plus d'âme que le live sur de relles thématiques (ce n'est pas un film pour enfants !), on ne peut qu'applaudir !
Vu à l'Etrange festival. Un chef-d'œuvre d'animation, de drôlerie, d'humanité, qui parle de sujets de société qui nous concernent, avec force et humour, entre dérision et émotion. Le genre de film qu'on n'oublie pas !
Un film découvert dans le cadre des longs-métrages en compétition au festival international du film d'animation, à Annecy. Memoir of a Snail est une très belle œuvre, puissante et émouvante. La stop motion est très fine et travaillée et les mouvements de caméra fluides et agréables. Enfin, la bande originale orchestre à merveille cette belle histoire.
L’ayant vue au Festival d’Annecy, je peut dire qu’il est difficile de le noter. Il fait passer par plein d’émotions très différentes qui sont l’exact opposé les unes des autres. De l’humour décalé à la tristesse, ou du soulagement au drame familial, c’est un film qui peut diviser dans son récit. Mais je pense que le public peut être unanime sur le sujet : il est très dramatique et peut être dure psychologiquement. Mais au final, seul la fin est agréable si on oublie tout le reste. Film recommandé pour les adultes prêt mentalement. Mais sur ce qui est du stop Motion : rien à dire !