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Nath Visuals
86 abonnés
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2,0
Publiée le 20 février 2025
On en peut qu'être admiratif du travail énorme que demande un film en stop motion. Mais j'ai souvent l'impression que justement ce travail excuse un peu le reste. Je n'ai absolument rien à dire sur le visuel, j'avais déjà pris une énorme claque devant "Pinocchio" de Del Toro récemment et "Mémoire d'un escargot" s'inscrit lui aussi dans les meilleurs films en stop motion que j'ai vu. Mais je parle du visuel.
Quand je dis que l'on pardonne un peu tout, c'est que si l'on mettait l'histoire sur un film en prise de vue réel ou sur un film d'animation 3D, le film serait beaucoup moins adulé. Alors évidement que l'histoire se marie avec le style et qu'il est impossible de la transposer en prise de vue réel. D'où le fait aussi que les adaptations en live action sont quasiment toutes foirés, car l'histoire va avec le style et le ton également. Un film comme "Le château de Cagliostro" serait complètement impossible en live action.
Bref, tout ça pour dire que le ton et l'histoire de ce film pour moi ça va pas. C'est complètement subjectif mais rien ne m'atteint, on mixe l'humour, le macabre et le sombre en même temps. Mais le film va bien au delà de ça avec des sujets bien plus profond qui parleront à beaucoup. Je n'ai par exemple pas rigolé une seul fois dans la salle de cinéma alors que pour la moitié de la salle, c'était le cas.
Drôle, touchant, sérieux, puissant, poétique... Mémoires d'un escargot coche de nombreuses cases et se rapproche pas à pas vers un chef d'œuvre d'animation en stop-motion. Comme son précédent film, Adam Eliott appuie parfois où ça fait mal, mais ne manque pas de nous toucher en plein cœur.
Avec ses petites figurines et son univers en Stop-motion, le cinéaste nous plonge dans un conte noir, mais jamais dénué d'humour, dans lequel il nous raconte l’histoire de Grace, une petite fille que l’on va suivre durant toute sa vie ou presque. Un existence qui sera émaillée de beaucoup de drames, mais aussi de quelques joies et de belles rencontres, dont cet escargot nommé Sylvia, qui va faire un bon bout de chemin avec elle.
Ponctué de clins d’œil et de référence diverses à la littérature, le film séduit par sa beauté plastique évidente, dans des tons sépias, mais aussi par la richesse des thèmes abordés, et la manière dont tout cela s’imbrique dans une histoire très dense, avec une voix off qui vient nous rappeler sans cesse que l’on est bien dans l’univers du conte.
Un beau film, intime et bouleversant, qui prouve, si besoin était, que le cinéma d’animation, c’est aussi de l’artisanat d’art.
J'aime beaucoup cette technique d'animation. J'ai eu un peu de mal à m'habituer aux personnages et si l'histoire est un peu trop triste à mon goût, j'ai quand même fini par m'attacher à ces enfants.
Warning! Pas pour les enfants! On aurait apprécié une limite d’âge visible! Magnifique animation mais indigeste émotionnellement, on en ressort avec la nausée, c’est sordide. Un concentré de tragédies humaines poussées à l’extrême, il ne faut pas exagérer quand même…une sacrée performance avec de la pâte à modeler…
Courrez voir cette pépite tant qu'il est encore sur les écrans! Voici un film dont on n'a pas envie de parler, rien envie de raconter. Il faut juste aller le voir. Les personnages, l'histoire nous habitent longtemps après le film. Je sais que j'ai déjà envie le revoir. En attendant, cela m'a donné envie de me replonger dans le précédent film Mary et Max, qui était une merveille également. Le stop motion de cette qualité a un défaut regrettable : cela prend tellement de temps que le réalisateur n'a fait que deux longs-métrages en 15 ans! En tout cas, ce film rejoint mon top 5 de mes films d'animation préférés...
L’animation faite de matière traditionnelle est de qualité, certes, mais alors n’y allez pas si vous êtes deprimé… Heureusement qu’il y a une happy end 10 minutes avant la fin du film! Ce film n'est vraiment PAS pour les enfants, dommage !
Film sans doute fait avec le cœur mais c’est pour moi un cauchemar de dépressif difficilement accessible qui condense tous les travers de la nature humaine. J’ai trouvé ça dur, extrêmement triste et sombre. Faut être bien disposé pour se plonger dans cet univers… Clairement pas fait pour les gosses.
Sortir de sa coquille Il aura fallu attendre 16 ans afin qu’Adam Elliot nous propose un nouveau long métrage d’animation après l’excellentissime « Mary and Max ». Film old-school en stop motion traditionnel, aucune image de synthèse et des personnages modelés à la main tout comme des décors minutieux et surchargés ; on voie très vite la charge de travail titanesque qu’un tel film nécessite. La conception des personnages et des environnements : 1 an de travail ; le tournage image par image : 33 semaines ; une conception 100% artisanale à l’ancienne avec une toute petite équipe. Avec ce film, il continue de tracer son sillon du mariage d’une extrême noirceur scénaristique (dépression, boulimie, pensées suicidaires, maltraitance, deuils successifs, abus et trahison,…) avec une animation en volume de pâte à modeler aux couleurs cendre à marc de café ; une palette chromatique à l’image de la dureté extrême du propos et des sujets traités. Adam Elliot charge volontairement le tableau en livrant un scénario à la Dickens dans lequel l’espoir a disparu en jouant sur le fait que cela provoque une onde d’humour noir. Le tableau est tellement chargé de pathos que l’humour ne pointe que rarement son nez. Heureusement que son style d’animation si sophistiqué (petit bijou contemplatif) et ses personnages de marginaux incompris parviennent à nous toucher en plein cœur ; sinon on pourrait être exclu de ce film intelligent et poignant mais un peu asphyxiant aussi par son hyperinflation doloriste. Adam Elliot aura assurément la Palme du roi de la déprime. Plus touché par l’animation méticuleuse de Wes Anderson dans « Fantastic Mister Fox » ; ici, les tableaux regorgent de détails minutieux mais font trop souvent office de maquettes inertes ; l’animation manque à l’appel. Ce film a aussi beaucoup trop de choses lourdes à raconter (misère, alcoolisme, deuil, emprise psychologique, cleptomanie, travail forcé des enfants, adoption, protection de l’enfance, harcèlement scolaire, dérives sectaires, endoctrinement religieux,…) empiler sans ménagement que l’on en oublie l’essentiel ; se centrer sur une ou deux histoires humaines (Grace/Gilber – Grace/Pinky). « Mary and Max » parvenait à mettre au cœur du film une histoire humaine touchante par le même biais qu’ici, la correspondance épistolaire. Et puis la dernière ligne droite offre un revers scénaristique déroutant. J’aurais aimé l’adorer comme « Mary and Max » mais le trop plein d’intentions et de pathos assumé allié à un manque de mouvement dans l’animation m’a laissé en dehors. Cependant, on ne peut être qu’admiratif du travail réalisé. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
J'ai passé un bon moment ...c'est dark mais mignon...Heureusement qu'il y a un happy ending car sinon il y a pas de mal de successions de drames, et ça serait dark dark..mais malgré les thèmes, c'est assez léger, fantaisiste, poétique et léger...oui oui on rit aussi. Cela dépeint des stratégies de résilience et de philosophie de la vie. Cela parle de manière très belle des liens et des soutiens qu'on peut trouver dans la vie et de l'importance de faire de bonnes actions. C'est un film dark mais plein de lumière également : il n'est pas du tout plombant. Au contraire, je trouve qu'il met du baume au coeur et donne envie de sortir de sa coquille..
J'ai vraiment du mal à noter ce film, car je trouve que c'est un bon film, mais je n'ai pas vraiment apprecié le visionnage.
J'aime beaucoup le cinéma d'animation en stop motion et bien que le visuel de celui-ci ne me parle pas vraiment, j'ai réussi à me plonger assez vite dans la fiction. Bon, disons le d'entrée, c'est glauque et déprimant à mourir : on suit la vie tragique de Grace dans toutes les épreuves de sa vie et on y trouve assez rarement de la lumière.
C'est un peu long et lourd à suivre car on s'enfonce dans une misère et dans une détresse émotionnelle tout le long du film. On suit ce personnage qui s'apitoie beaucoup (et il y a de quoi!) et fait malmener par la vie.
Je comprends que ce soit le propos du film mais j'ai vraiment subi le visionnage, malgré une superbe musique et un travail colossal de marionnettes, décors et animation.
Retour mitigé donc. Au moins, on ressort de la séance en relativisant carrément sur nos propres soucis
Les critiques dithyrambiques m’ont poussé à aller voir ce film. Hélas! La laideur des personnages en pâte à modeler et le fatras du décor m’ont bien rebutée. L’histoire de ces jumeaux est accablante tant les malheurs s’acharnent sur eux. Quelques touches d’humour noir allégent le propos mais j’ai trouvé le temps long et n’ai vraiment pas aimé.
Un film d'animation pour terminer le week-end avec ce petit bijou australien, conte sombre du destin d'une collectionneuse d'escargots... et de déboires multiples ! Triste ? Non, nostalgique certes, charmant, drôle et si bien filmé qu'on en oublie presque que ce monde foisonnant d'imagination est fait de pâte à modeler ! Et en prime, la voix de notre Dominique Pinon national ! A voir sans attendre, pour grands enfants !