Un film d'animation bien trop sombre pour s'adresser aux enfants. Mais quel talent et quelle profondeur ! Le personnage de la vieille dame est merveilleux et les traits d'humour, principalement donnés par la voix off viennent parfaitement contrebalancer la noirceur de l'histoire. En matière de film d'animation, celui-ci restera comme un des plus original et des plus marquant que j'ai vu dans toute ma vie.
Une merveille d'animation. Une histoire douce amer sur les (grandes) tragédies et les (petites) victoires de la vie marginale d'une jeune femme complexé, nostalgique et déprimée. À ne pas mettre entre toutes les mains, mais pour ceux qui y seront sensible, c'est un sacré roller coaster d'émotions et de beauté.
La critique a salué "Mémoires d'un escargot", qui a obtenu un prix au festival d'animation d'Annecy l’année précédente. Ce film d'animation dramatique australien m'a véritablement touché. En effet, le réalisateur Adam Elliot qui m'avait déjà bouleversé avec son film d'animation précédent "Mary et Max" livre de nouveau un superbe long-métrage aux spectateurs avec une histoire qui aborde des thématiques difficiles et sensibles en égratignant d'une manière subtile et féroce la société australienne avec des personnages hypers attachants, mon premier coup de cœur de l'année, nominations aux oscars obligatoire.
Qu'est ce qui m'a pris de suivre les critiques et d'aller voir ce film ? Qu'est-ce que c'est laid, qu'est-ce que c'est glauque. Le film est malaisant du début jusqu'à quasiment la fin où miraculeusement nous avons eu droit à un peu de joie et de lumière. Sinon c'est glauque comme tout. Amateurs de Miyazaki et autres Wallace et Gromit fuyez et surtout n'y amenez pas les enfants !
Plus de 15 ans après son tristement touchant «Mary & Max», Adam Elliot nous revient avec ce qui constituait ma première grosse attente ciné de l'année : «Mémoires d'un escargot».
Récompensé au dernier festival d'Annecy par le Cristal du long-métrage, ce second-long métrage du cinéaste australien nous raconte la séparation des jumeaux Grace et Gilbert (2 âmes, 1 cœur) suite au décès de leur père, et comment chacun.e va continuer d'écrire à l'autre pour ne par rompre ce lien précieux entre eux, malgré les épreuves qu'ils traversent au fil du temps. Et des épreuves, il y en aura.
À l'image de son précédent film, Elliot continue d'explorer l'âme humaine dans tout son aspect tragique, et cela à travers une animation en stop-motion toujours aussi atypique et réussie, à l'esthétique sombre mais jamais désincarnée.
À l'intérieur de cet univers "haut en couleurs" narré principalement en voix-off, ce film d'animation (clairement pas pour les enfants, vu les thèmes parfois dérangeants et frontaux qu'il peut aborder au fil du récit) cherche à trouver une lueur d'espoir dans un monde qui semble en être dépourvu. À l'image de sa protagoniste principale, Grace, femme fragile et solitaire, qui s'est petit-à-petit enfermée dans sa coquille (à l'image des escargots qu'elle collectionne sous toutes ses formes), pour ne plus être blessée par la vie, par le monde qui l'entoure. Jusqu'à sa rencontre imprévue avec Pinky, une octogénaire pour le moins excentrique (mais avec du cœur) qui va l'aider, à sa façon, à changer son regard et à avoir confiance en elle.
Une fable pour adultes, sorte de poésie de la déprime, mais traversée par quelques moments assez décalés et pertinents finalement (merci Pinky!), nous rappelant que les cages les plus redoutables sont celles que nous nous construisons nous-même.
Une œuvre à taille humaine dans laquelle j'aurai vraiment voulu être plus embarqué émotionnellement, mais quelque chose m'empêchait de lâcher prise face à ce récit philosophique et sincère. Peut-être est-ce dû à une certaine redondance dans son aspect déprimant, dans cet enchaînement de malheurs qui touchent sans cesse nos protagonistes, dans ce trop-plein cafardeux (là où «Mary & Max» semblait plus équilibré et plus impactant à ce niveau-là).
Malgré cela, un "étrange médicament pour l'espoir" que je vous recommande tout de même de découvrir en salle, rien que pour faire face à nos propres fêlures (car nous en avons toutes et tous), et en sortir plus grandi, pour aller de l'avant et jamais en arrière. Comme un escargot. 7-7,5/10.
Une animation très réussie, dont les détails rendent le tout très attachant, une histoire assez morose qui étonne face à la poésie de l’image. On peut regretter le choix de la narration en voix off pendant tout le film, mais l’ensemble garde tout de même beaucoup de charme et la qualité de l’animation est remarquable !
J'ai hésité avant de le voir car son esthétique très particulière et de mon point de vu, assez laide et sombre, agit sur moi comme un repoussoir. (d'ailleurs si je n'ai pas mis 5 étoiles, c'est uniquement pour cela) Cependant, même si j'ai eu du mal à rentrer dedans, c'est si bien écrit, joliment animé et avec une telle justesse dans l'émotion, que je ne peux que vous le conseiller. Alors certes, une bonne partie du film n'est pas drôle, ou alors si vous aimez l"humour noir, vous apprécierez peut-être. il y a même glissé entre deux phrases, la phrases la plus triste que j'ai jamais entendu dans un film. Mais si l'on a le courage, comme son héroïne, d'aller au bout de ce récit, alors on s'en trouve récompensé. C'est vraiment fait avec un grand talent mais surtout une très belle écriture! Un film qui parlera certainement plus aux adultes qu'aux enfants (à partir de 9 ans d'ailleurs, voir un peu plus). (A noter un très beau casting pour la V.O.)
des qualités c'est vrai, humour, poésie noire, personnages atypiques mais je n'ai pas été sensible à l'esthétique de l'animation et suis resté à l'extérieur
D'emblée on est d'abord séduit et émerveillé par le graphisme et l'animation comme on a pu l'être déjà avec "Mary et Max" (2009). La pâte à modeler et le stop motion est une technique désormais bien connue mais il est vrai qu'après "Max et Maty" on est dans un genre très rare avec un mélo qui assume la dimension mature et adulte de son récit. Une quantité non négligeable de malheurs arrivent à une petite fratrie au point que cela aurait pu être un remake d'une des mélos du Muet de D.W. Griffith par exemple. Le film est un drame constant où les malheurs s'accumulent comme on enfile les perles. Mais on constate que le rythme est trop monocorde, ça manque de souffle, et surtout l'émotion a bien du mal à exister tant on a pas le temps entre les différentes tragédies. Pourtant on perçoit les tentatives d'humour, ou plutôt les quelques essais de fantaisie qui tombe absolument tous à plat, les drames sont trop nombreux, le scénario trop dans la sinistrose pour qu'on puisse sourire à ces quelques légèretés. Heureusement, le film est sauvé par la fin qu'on n'attendait plus dans ce destin qui pousserait au suicide tant le récit est dépressif. Une petite déception donc. Site : Selenie.fr
Magnifique !!! On passe par toutes les émotions en écoutant l'histoire de ces jumeaux, avec des touche d'humour bien amenées. On ressort de la salle avec de quoi cogiter pendant un moment !
Première fois que je vois un film d’animation de cette nature . Je suis époustouflée par la technique, touchée par les dialogues , les thèmes abordés avec une certaine forme d’humour , de tristesse et de détachement pour aboutir à une belle ode à la vie . Tout est remarquable et on reste « scotché » d’un bout à l’autre du film
Le réalisateur de "Mary et Max." revient avec un nouveau film d'animation en stop-motion pour nous conter l'histoire d'une jeune fille obsédée par les escargots depuis sa séparation avec son frère jumeau. La mise en scène de "Mémoires d’un escargot" est sombre, les intentions du récit sont tristes un long moment et par conséquent, ne s'adresse pas au jeune public. Les adultes quant à eux, seront vite happés par tant de profondeur dans cette réflexion autour des épreuves de la vie. Loin de sombrer dans une tristesse écrasante, l’histoire équilibre habilement l’humour subtil et la tendresse. Chaque décor, sculpté et animé à la main, regorge de textures qui donnent vie à cette poésie remarquable.