Mission Impossible peut aller se rhabiller, le vrai film d'action de l'année, c'est Les Bad Guys 2 ! Cette suite est encore meilleure que le premier film ! Nos méchants (gentils) préférés sont de retour pour nous jouer...un bon tour, puisqu'ils tentent à présent de prouver au monde entier qu'ils n'ont rien à voir avec de récents vols d'objets précieux... Se rajoute à leurs côtés une commissaire baraquée et à la grande gueule qu'on adore en une seconde et demi (si l'on est lent), une bande de (vrais) méchants très étonnants (ce sont les
versions féminines des Bad Guys, mais n'allez pas croire qu'elles viennent pour tricoter...
) et une petite
romance naissante
assez mimi (sans tomber dans le cucul, ce qui fait un bien fou) entre les deux museaux pointus de la bande... Les gags sont bons, et parfois même recherchés (avec cette "MacGuffinite", dérivée du terme "MacGuffin" qui désigne un objet qui sert d'intrigue dans les films - la mallette de Pulp Fiction, par exemple - ... Ici au sens littéral, ce qui est assez drôle) , les doublages aussi (on a attendu de le voir en VO, car la VF nous a très moyennement convaincu, et il faut dire que personne ne fait l'accent texan - sans être texan - comme Sam Rockwell, dans une petite scène infiltration assez savoureuse), les graphismes sont toujours plus beaux (le design, les couleurs, la fluidité d'animation : c'est ultra beau, Les Bad Guys a vraiment une gueule artistique que les Disney formatés peuvent toujours rêver d'avoir). La musique donne du peps à pas mal de séquences (
l'ouverture qui nous décoiffe à peine le film entamé, la scène de catch, le final dans l'espace qui est complètement fou...
Vraiment, on ne s'ennuie pas !) et permet de garder captivés les petits comme les grands. Pour notre part, on retient surtout cette inspectrice assez excessive pour nous faire marrer à chaque fois que son mètre cube de muscles se profile à l'horizon. Cette suite se permet d'être beaucoup plus folle, délirante, dynamique, que prévu, ce qui est rafraîchissant dans le paysage animé jeunesse : y'a pas que les enfants qui ont le droit de s'amuser (pas vrai, commissaire ?).