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Justine Critique
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3,0
Publiée le 17 avril 2026
Étrange, barrée, une comédie d’action dystopique qui mêle humour noir et réflexion sociale.
Satire drôle et absurde des dystopies liées aux nouvelles technologies qui emprunte les scénarios les plus clichés de la science fiction rappelant black mirror où la machine remplace l’homme.
Le film pousse à réfléchir sur notre dépendance aux écrans, la montée incontrôlée de l’intelligence artificielle et cette peur d’un monde où la technologie remplace l’homme
Le rythme est chaotique, à l’image du film avec un début lent pour planter le décor et entretenir le mystère, entrecoupé de portraits de personnages et un milieu qui souffre de longueurs et surtout une avalanche de scènes déjantées, parfois drôles, parfois moins originales.
Prévisible, volontairement grossier et cliché, le film enchaîne twists et situations absurdes souvent attendus. Les amateurs de comédies SF déjantées y trouveront leur compte, ceux qui cherchent la surprise ou une vraie innovation scénaristique un peu moins.
Vu aux Etats-Unis il y a peu, ce fut une expérience extraordinaire, malgré quelques "erreurs" (et notamment quand spoiler: l'Homme du Futur s'étonne que Susan connaisse le passage secret qui leur permet de sortir du "diner", ce qui laisse supposer qu'il n'en est jamais sorti, alors qu'à leur arrivée à la maison de l'IA, il raconte plusieurs expériences qu'il y a déjà vécues .) Sam Rockwell est (comme à son habitude) excellent, comme le reste du cast, le scénario à la fois très inspiré et à peine exagéré par rapport à l'actualité, et le film dans son ensemble m'a beaucoup fait penser à Everything, Everywhere, All at Once, en moins compliqué à suivre (je connais quelqu'un qui n'a pas tout compris dans EEAO !), j'ai d'ailleurs été très surpris qu'il n'y ait aucun créateur commun à ces deux films.
Le concept a un potentiel de dingue, mais sa mise en œuvre beaucoup moins. Un commentaire ici a comparé l’esthétique du film à celle de “Everything Everywhere All at Once”, et je dirais qu’il intègre également des éléments du “Lapin Blanc” d’Alice au pays des merveilles, de The Matrix ou tout simplement d’un épisode de Black Mirror. En fait, Sam Rockwell est magistral comme d’habitude. Son interprétation est géniale, mais tout le reste est bien en dessous, voire trop. Ou déjà vu. Certaines scènes sortent toutefois du lot mais elles sont au nombre de 2, 3 et il faut se farcir des passages plus longs entre les deux. Ce film plaira définitivement à tous ceux qui pensent que l’on vit dans une simulation.
Nous retrouverons pour son deuxième film sortie en 2026, Zazie Beetz (they will kill you) qui tiens son rôle dans une comédie épouvante qui lui va bien. Mis en avant, Sam Rockwell dans un rôle qui lui va plutôt bien. De quoi passer un bon moment entre amis. La réalisation de Verbinski reste dans la même ligné que celle de Sokolov
Excellent et flippant car pas loin de la vérité qui nous attend. Nous sommes déjà sur ce bon horrible chemin. Les jeunes tous le nez dans le téléphone pendant les cours. Les casques virtuels. Les jeunes qui tuent d autres jeunes Les clones En fait ce sont une série de faits divers réels qu il a emplifies tout simplement L IA qui gouverne les êtres humains. Une fausse réalité . Plus qu un pas à sauter Et hop on y est J ai aimé ce film qui nous prévient de notre futur proche. Aie aie.....
Un scénario original, de très bonnes idées mais trop de tout, une fin bâclée à mon sens. Dommage c’est un bon film qui aurait pu être excellent. Probabilité un candidat aux oscars pour le meilleur scénario.
Un film qui si il est delirant comme l'enfant de Brazil et de Terminator, n'en reste pas moins porteur de sombres avertissements sur la devolution de notre société.
Wow !!! Attention film culte en devenir pour tout quadra élevé aux chef d’œuvres de nos adolescences. Film hommage à Matrix (spoiler: matrice alterantive ), fight club (spoiler: les placements pubs et autre critique de société ), terminator (spoiler: revenir buter la source ), l’effet papillon (spoiler: changer des détails et recommencer ), toy story (spoiler: la scene des jouets ), looper (spoiler: l’enfant à priori inoffensif ), the faculty (spoiler: les ado zombies ), ready player one (spoiler: préférer la réalité virtuelle ) Shaun of the spoiler: dead (spoiler: le côté équipé de bras cassé, l’humour anglais parfait ), ghostbuster (spoiler: les placements pubs et autre critique de société0 ), sucker punch (spoiler: les placements pubs et autre critique de société1 ) et tant d’autres.. un episode de black mirror sous acide multicolore au vitriol sur les réseaux sociaux, les dérives technologiques, l’esthétique de Gore verbinski est impeccable, la narration est maîtrisée, l’histoire est folle mais pas tant que ça. Il comporte ses petits défauts, des petits creux de rythmes ou des oublis de précisions sur les personnages. Je ne m’attendais à rien, j’en sors exceptionnellement ravi . Merci Msieur Verbinski !
Un mix fainéant entre Everything everywhere all at once et Black mirror . Je m'attendais à tellement mieux . C'est toujours un plaisir de revoir Sam Rockwell , Juno Temple... Je peux pas être objectif , elle est sublime . Je souhaite à Gore Verbinsky de retrouver l'envie de faire de vrai films originaux au lieu de nous pondre un gloubiboulga mashup de tout ce qui a fonctionné l'année précédente . Une pure arnaque .
Un soir, dans un diner de Los Angeles, un homme étrange débarque de nulle part avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. C’est la 117ème fois qu’il remonte le temps pour sauver l’humanité d’une apocalypse déclenchée par une IA…
La traversée du désert de Gore Verbinski semble enfin avoir pris fin, près d’une décennie après son dernier film (A Cure for Life - 2017), le voilà de retour avec une comédie science-fictionnelle (ou plutôt, une satire) WTF et foutrement bordélique qui critique ouvertement les travers de notre société spoiler: (les fusillades de masse dans le milieu scolaire (américain), les dérives de l’IA et l’abrutissement de la population (surtout la "Gen Z") à travers leur addiction aux écrans / smartphones) .
Sur le papier, l’idée était intéressante, mais le résultat est profondément indigeste à tel point que j’avais la désagréable sensation d’assister au même gros délire qu’était Everything Everywhere All at Once (2022) de Daniel Kwan et Daniel Scheinert, à savoir un high-concept épuisant, foutraque et excessif (pêle-mêle, il y est question de voyage spatio-temporelle, d’un gamin cloné, d’ados zombies, d’une fille allergique aux appareils électroniques et au wifi, d’un "chat centaure" qui pisse des paillettes, …).
Good Luck Have Fun Don't Die (2026) se veut volontairement absurde et rocambolesque, sauf qu’à force de partir dans tous les sens, ça devient rapidement assommant de suivre ces protagonistes s’évertuer à aller d’un point A à un point B et ce, sans le moindre intérêt (le bouzin fait plus de 2h tout de même). Hormis l’excellente interprétation de Sam Rockwell, le film s’oubliera aussitôt.
Un homme hirsute vêtu de haillons fait irruption dans un banal diner américain à 22h10 tapantes. Il prétend venir du futur et avoir pour mission d'éviter qu'un geek qui habite à quelques blocs de là crée une IA qui détruira l'humanité. Menaçant de faire exploser sa ceinture d'explosifs, il kidnappe six clients pour l'assister dans sa tâche.
Gore Verbinski était l'un des réalisateurs les plus côtés des années 200 à Hollywood. Révélé en 2001 par "Le Mexicain", avec Brad Pitt et Julia Roberts et le remake de "The Ring" en 2002, il dirigea en 2003 "Pirate des Caraïbes" puis en 2006 et 2007 ses suites dispensables. Après l'échec d'"A Cure for Life" en 2016, il a connu une longue traversée du désert dont il n'est pas sûr que l'échec de "Good Luck Have Fun Don't Die" aux Etats-Unis (pour un budget de vingt millions de dollars, il n'a fait que quatre millions de dollars de recettes au bout d’un mois d’exploitation) lui permette de sortir.
Ce film original n'a pas réussi à trouver son public. Gorgé de références cinéphiles ("Retour vers le Futur", "Un monde sans fin", "Terminator", "Matrix", "Chucky", "Black Mirror"...) qui leur seraient passés par-dessus la tête, il n'a pas attiré les plus jeunes. Il n'a pas attiré non plus les plus âgés que son pitch SF a rebuté. Le cœur de cible : des adulescents geek de 20-30 ans qui étaient largement majoritaires dans la salle où je l'ai vu hier.
Pourtant ce film au titre improbable (mais depuis qu'"Everything Everywhere All at Once" a décroché l'Oscar en 2023, tout est concevable) mérite le détour. À "Retour vers le Futur", il emprunte son personnage principal de savant fou qui voyage dans le temps. D'"Un jour sans fin", il reprend le thème hilarant de la répétition perpétuelle d'une boucle temporelle dont le héros teste toutes les alternatives. Comme dans T"erminator", l'histoire est celle d'un apocalypse à venir que seul un retour dans le passé permettra d'éviter. L'hypothèse d'un monde factice tout entier manipulé par une intelligence supérieure est copiée de "Matrix". On reconnaît la figure monstrueuse de la poupée de "Chucky". Enfin, les flashbacks qui décrivent le passé de chacun des membres du groupe rappellent les courtes histoires de "Black Mirror".
"Good Luck Have Fun Don't Die" menace de crouler sous le poids de ces encombrantes références. D'autant que son message sous-jacent - les nouvelles technologies sont dangereuses - n'a rien de bien original et est passablement simpliste. Il aurait gagné à être écourté d'une demi-heure. Sa fin n'en finit plus. Il part dans un grand n'importe quoi new age façon "2001, Odyssée de l'espace", inutilement bavard et désespérément poussif.
Le titre de ce film de science-fiction est à l'image de son contenu : tordu, compliqué et chaotique ! Le projet est pourtant louable sur le papier : un type revenant du futur débarque dans un restaurant américain "Diner" et va tenter de recruter pour la 117ème fois une équipe pour détruire une IA hostile, et ainsi essayer de sauver le monde. Le ton est franchement délirant et ne se prend pas du tout au sérieux, même si le fond est clairement dramatique. J'ai vraiment eu du mal à m'extasier face à cette hyperbole hystérique et désordonnée pointant les dangers de l'IA, utilisant maladroitement quelques références cinématographiques notoires comme "Retour vers le Futur", "Un jour sans fin", "Edge of Tomorrow" et j'en passe... Une oeuvre complètement barrée qui ravira les fans du délire en mode bazar un peu foutraque, mais personnellement, à part quelques bonnes idées et quelques moments potables, j'ai trouvé l'ensemble long et assez faiblard ! Avis aux amateurs ! Site CINEMADOURG . free . fr
Voilà plusieurs années que l'on avait pas vu Gore Verbinski crédité à un long métrage. Il remet sa casquette de réalisateur pour ce "Good luck, Have fun, Don't die", film de science-fiction assez barré. Sous des airs légers, le film pointe du doigt les travers de notre société (enfermement virtuel, omniprésence de l'IA, addiction aux portables et aux écrans,...) Un fourre-tout s'inscrivant dans la lignée de la série "Black Mirror". Histoire déjantée, fun à regarder malgré quelques facilités scénaristiques et un propos peu subtile. Film relativement atypique mais qui ne va, à mon sens, pas au bout de son originalité et de sa folie. L'ensemble reste sage bien que très divertissant. Quelques bonnes idées tout de même. Pas mal du tout.
"Le dispositif narratif de Good Luck, Have Fun, Don’t Die est plus subtil qu’il n’y paraît. Le film ne joue pas sur la répétition des boucles temporelles pour créer un vertige à la Un jour sans fin, il ne cherche pas non plus à faire peser le compte à rebours de cette 117e et possible ultime tentative. L’urgence est posée, énoncée, mais rarement ressentie. Ce choix structurel, de rester ancré dans ce présent de dernière chance sans en faire véritablement sentir le poids, est à la fois une limite et une intention. Ce qui importe moins ici, c’est le chronomètre que ce qu’on a laissé s’installer avant qu’il commence à tourner."
"Pour raconter cette transition vers l’apocalypse, Verbinski opte pour une série de flashbacks qui dévoilent peu à peu la dérive discrète d’une société occidentale reposant entièrement sur le numérique et l’hyperconnexion. Ces séquences fonctionnent comme de mini-épisodes à la Black Mirror, chacun décortiquant une facette de notre dépendance technologique, y compris dans les moments les plus intimes, comme le deuil. C’est là que le film est le plus juste, parce qu’il ne se contente pas de montrer des gens qui scrollent bêtement : il montre comment la technologie s’est glissée dans les failles émotionnelles, presque par sollicitude, avant de les creuser davantage. Le problème, c’est que ces parenthèses cassent régulièrement le rythme d’une intrigue survoltée pour se replier sur elles-mêmes, diluant la tension au moment où le film devrait l’accumuler et l’amplifier."
"L’intelligence artificielle antagoniste, elle, n’a rien de la froideur calculatrice d’un HAL 9000. [...] C’est un reflet déformé de l’humanité plutôt qu’un bourreau venu d’ailleurs, et c’est là que la référence à Romero et La Nuit des morts-vivants prend tout son sens : le danger vient de l’intérieur, il porte notre visage. L’apocalypse n’est donc pas une invasion, c’est une capitulation progressive, consentie, qui démarre dès le plus jeune âge."
"C’est pourtant ici que Good Luck, Have Fun, Don’t Die bute sur ses propres limites. Le film prend le risque de ressembler à un cinéma de boomer qui réprimande la Gen Z et son usage abusif des téléphones portables. Un regard légèrement surplombant qui pointe les usagers sans interroger le système qui les a fabriqués, qui charge les victimes sans vraiment désigner les corporations avides de profit qui ont inventé cette dépendance. Il s’en sort à moitié, grâce à une autodérision suffisante pour ne pas se laisser réduire à une leçon de morale. Ce qui le sauve, c’est son ton, pas son courage."
"Il reste que le mot d’ordre du film — changer le futur — résonne, même imparfaitement. Verbinski réussit à proposer une aventure ludique sur notre présent qui nous échappe plus vite qu’on ne le pense. Le temps défile et est souvent gaspillé, à commencer par ce consentement silencieux à une déconnexion émotionnelle dans un monde hyperconnecté. À notre manière de scroller sans arrêt, on peut finalement y voir la vraie boucle temporelle du film. Non pas celle que Sam Rockwell cherche désespérément à briser, mais celle dans laquelle nous nous sommes enfermés nous-mêmes, sans qu’on nous ait forcé la main."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Dès la bande-annonce, je dois avouer que j’avais envie d’aller le voir le film pour son côté non-consensuel, où aucun des auteurs du film n’ont pas eut à répondre à des responsables marketing ou à des pontes de grands studios.
Le film reprends un certain nombre d’archétype, de concepts déjà utilisés, mais sans jamais les copier ni en faire l’étalage d’idées. Ici chaque idée est cohérente avec le reste du film.
Par exemple, on passe d’un discours pour sauver le monde à un discours ‘finalement, vous allez probablement tous y passer, mais après tout, la vie est courte, alors pourquoi pas? ».
Idem pour le fait de fuir une menace dans un premier pour ensuite passer à une confrontation.
On pense au Visiteur du Futur, Terminator (1984), WarGames (1983), Le Cobaye (1992), Matrix (1999).
Mais le côté lunaire et déjanté du protagoniste et les visions d’enfer auxquels sont soumis notre groupe de héros rappelle la folie chaotique d’un Terry Gilliam (Les Aventures du baron de Münchausen, L’Armée des 12 singes, Brazil).
J’aime que le « sauveur » sache autant de choses tout en ignorant à peu près tout, ce qui lui donne du relief tantôt étant fascinant, tantôt vu comme le fou du bus.
Le film joue à fond sur l’aspect fictionnel de l’aventure, on ne sait jamais si l’histoire racontée se passe réellement, se produit dans un métavers ou le fruit de l’imagination du protagoniste.
Sam Rockwell est parfait dans ce rôle de prophète-sauveur venu du futur, tantôt sérieux, tantôt comique.
L’actrice Haley Lu Richardson tire son épingle du jeu, jouant un personnage paumé, sombre, suicidaire qui considère toute cette aventure comme une manière de quitter sa vie catastrophique.
Le reste du casting est correct : Juno Temple, Michael Pena et Zazie Beetz, chacun sachant contrebalancer l’humeur des autres, et faire avancer la situation.
Comme pour les films de Katsuhiro Ôtomo, le final se veut spoiler: une confrontation gargantuesque avec l’ . Mais la malice du scénariste réserve quelques surprises.
Ce film est tout ce que j’apprécie dans le cinéma : une prise de risque artistique, une maîtrise stylistique, un jeu d’acteur solide, de l’humour, des critiques acerbes sur les dérives de la technologie et la paresse, facilité et simplicité d’esprit résultant de tous ces récents bouleversements sociétaux.
Une œuvre qui n’est pas pensé comme un « produit » mais comme l’achèvement d’une démarche artistique, sans ambitions commerciales particulières.
Si vous avez aimez, vous pouvez voir sur le même sujet l’excellente Mrs. Davis (2023) de Damon Lindelof.