Good Luck Have Fun Don't Die
Note moyenne
3,7
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82 critiques spectateurs

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Steven Graffin
Steven Graffin

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
Franchement, j'y suis allé avec crainte et au final je n'ai pas du tout été déçu. Il y a des retours dans le passé pour expliquer l'histoire des personnages les plus importants mais ce n'est pas dérangeant. L'identité d'un personnage est assez prévisible je trouve. Ça manquait peut-être d'un peu d'action mais sinon à certains moments, c'était folklo. 藍 Il y a bien-sûr tout un questionnement sur notre relation avec les nouvelles technologies. Et à mon avis, ça doit aussi dénoncer certains aspects de la culture américaine (port d'armes et tuerie dans les écoles ou encore les gamins qui sont sur leur téléphone en classe). Il y a un côté science-fiction qui fait un peu flipper. 
Legid
Legid

43 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Cela faisait dix ans que Gore Verbinski, n’avait pas proposé de nouveau film. Son dernier film « A cure for life » avait pas mal de qualités mais ne m’avait totalement pas convaincu.
Pour ce retour, le réalisateur s’essaye à la science-fiction avec un scénario original.
Et c’est une belle réussite !
Le film brasse l’anticipation, la critique acerbe des excès de la technologie actuelle tout en n’oubliant une dose d’humour bien senti. Les alertes sur les méfaits des réseaux sociaux et l’IA n’ont jamais été proposé de façon aussi frontale dans un blockbuster et cela ne rend le film que plus réjouissant.
Toujours aussi performant derrière la caméra, Gore verbinski, propose une réalisation rythmée, fluide et sans temps mort.
« Good Luck, Have Fun, Don’t Die » est un blockbuster divertissant, intelligent et original.
Note : 15/20
Biffi Nicolas
Biffi Nicolas

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2026
J'ai trouvé ce film excellent, loufoque mais plein de clarté. spoiler:
Un petit ovni qui passe et pour ma part, mérite d'être vu. Il est particulier mais perso, le meilleur que j'ai vu ses dernières semaines.
Justine Critique
Justine Critique

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2026
Étrange, barrée, une comédie d’action dystopique qui mêle humour noir et réflexion sociale.

Satire drôle et absurde des dystopies liées aux nouvelles technologies qui emprunte les scénarios les plus clichés de la science fiction rappelant black mirror où la machine remplace l’homme.

Le film pousse à réfléchir sur notre dépendance aux écrans, la montée incontrôlée de l’intelligence artificielle et cette peur d’un monde où la technologie remplace l’homme

Le rythme est chaotique, à l’image du film avec un début lent pour planter le décor et entretenir le mystère, entrecoupé de portraits de personnages et un milieu qui souffre de longueurs et surtout une avalanche de scènes déjantées, parfois drôles, parfois moins originales.

Prévisible, volontairement grossier et cliché, le film enchaîne twists et situations absurdes souvent attendus. Les amateurs de comédies SF déjantées y trouveront leur compte, ceux qui cherchent la surprise ou une vraie innovation scénaristique un peu moins.
Olivier F
Olivier F

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2026
Quelle claque. Un mélange improbable entre Le Visiteur du futur, Un Jour sans fin, Matrix, avec une pointe de Terry Gilliam (Brazil évidemment, Fisher King aussi). C'est punk, barré, et sérieux dans le propos. La forme est un poil foutraque, et surtout le propos ne plaira sans doute pas à tout le monde. Il manque de nuance, mais c'est assumé, et comme ça va dans mon sens, j'abonde. J'y retourne ce soir !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 avril 2026
Un soir, dans un diner de Los Angeles, un homme étrange débarque de nulle part avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. C’est la 117ème fois qu’il remonte le temps pour sauver l’humanité d’une apocalypse déclenchée par une IA…

La traversée du désert de Gore Verbinski semble enfin avoir pris fin, près d’une décennie après son dernier film (A Cure for Life - 2017), le voilà de retour avec une comédie science-fictionnelle (ou plutôt, une satire) WTF et foutrement bordélique qui critique ouvertement les travers de notre société spoiler: (les fusillades de masse dans le milieu scolaire (américain), les dérives de l’IA et l’abrutissement de la population (surtout la "Gen Z") à travers leur addiction aux écrans / smartphones)
.

Sur le papier, l’idée était intéressante, mais le résultat est profondément indigeste à tel point que j’avais la désagréable sensation d’assister au même gros délire qu’était Everything Everywhere All at Once (2022) de Daniel Kwan et Daniel Scheinert, à savoir un high-concept épuisant, foutraque et excessif (pêle-mêle, il y est question de voyage spatio-temporelle, d’un gamin cloné, d’ados zombies, d’une fille allergique aux appareils électroniques et au wifi, d’un "chat centaure" qui pisse des paillettes, …).

Good Luck Have Fun Don't Die (2026) se veut volontairement absurde et rocambolesque, sauf qu’à force de partir dans tous les sens, ça devient rapidement assommant de suivre ces protagonistes s’évertuer à aller d’un point A à un point B et ce, sans le moindre intérêt (le bouzin fait plus de 2h tout de même). Hormis l’excellente interprétation de Sam Rockwell, le film s’oubliera aussitôt.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Cosmos K
Cosmos K

7 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
Gore Verbinski signe avec Good Luck, Have Fun, Don’t Die un joyeux bordel sci-fi qui aurait pu être complètement jubilatoire, mais qui s’arrête souvent au stade du fun. Sous le chaos et le grain de folie signature du réalisateur, se cache pourtant une satire plus profonde qu’il n’y paraît : une critique acérée de notre rapport à la technologie, aux réseaux sociaux et à l’IA, qui nous isole des autres et nous fait oublier la vraie communication humaine. L’idée de boucle temporelle est sympathique et maline, une métaphore discrète de nos resets quotidiens face aux écrans et aux algorithmes. Le film fait du bien en riant de nos travers sans trop nous accabler. L’acting est solide, l’image belle et inventive comme souvent (A cure for wellness que j’avais trouvé visuellement magnifique) et on sent le plaisir de Verbinski à orchestrer ce délire. Dommage qu’il reste un peu en surface : la menace d’une IA qui remplace les connexions humaines par du confort mais ça divertit plus qu’il ne dérange vraiment. Une petite satire attachante et pertinente sur l’ère technologique qui progresse et le fléau des réseaux sociaux, idéale pour l’époque, sans être un chef-d’œuvre incontournable. j’ai tout de même envie de dire Good luck have fun don’t Die
Alain M
Alain M

5 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Un film complètement déjanté auquel j'ai eu du mal à adhérer au début mais qui, au fur et à mesure, offre une réflexion intéressante et originale sur le danger des nouvelles technologies et de l'IA.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2026
Le titre de ce film de science-fiction est à l'image de son contenu : tordu, compliqué et chaotique !
Le projet est pourtant louable sur le papier : un type revenant du futur débarque dans un restaurant américain "Diner" et va tenter de recruter pour la 117ème fois une équipe pour détruire une IA hostile, et ainsi essayer de sauver le monde.
Le ton est franchement délirant et ne se prend pas du tout au sérieux, même si le fond est clairement dramatique.
J'ai vraiment eu du mal à m'extasier face à cette hyperbole hystérique et désordonnée pointant les dangers de l'IA, utilisant maladroitement quelques références cinématographiques notoires comme "Retour vers le Futur", "Un jour sans fin", "Edge of Tomorrow" et j'en passe...
Une oeuvre complètement barrée qui ravira les fans du délire en mode bazar un peu foutraque, mais personnellement, à part quelques bonnes idées et quelques moments potables, j'ai trouvé l'ensemble long et assez faiblard !
Avis aux amateurs !
Site CINEMADOURG . free . fr
The CritizMan
The CritizMan

55 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
Avec Good Luck, Have Fun, Don’t Die, Gore Verbinski livre un film franchement fun, porté par un scénario et des personnages complètement surréalistes mais assumés jusqu’au bout, ce qui donne au projet une vraie identité et un côté rafraîchissant. Ça part dans tous les sens, mais c’est justement là que ça fonctionne le mieux. Le dernier acte s’étire un peu et perd légèrement en efficacité, sans pour autant gâcher l’expérience — on a clairement vu bien pire.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2026
"Good Luck Have Fun Don't Die" est probablement l'un des films les plus barrés que j'ai pu voir dernièrement. Nous offrant enfin le retour de Gore Verbinski derrière la caméra, le long-métrage est évidemment loin d'être l'un des gros blockbusters qu'il avait su proposer à l'époque. Ici, même si le tout baigne dans un esprit de science-fiction, nous sommes bien plus proches d'une proposition atypique et singulière. Et honnêtement, face à ce genre de concept, il est franchement difficile de rester stoïque. Lorsque vous allez ressortir de votre visionnage, vous aurez logiquement un avis très tranché, car le film va clairement vous faire réagir. Personnellement, j'ai vraiment ressenti l'expérience qu'il voulait nous faire vivre, sans pour autant la trouver parfaite. On est bien sur une proposition loufoque, on contemple donc la myriade d'idées qu'elle contient, même si toutes ne nous parlent pas. La première singularité du long-métrage est évidemment son univers, très barré, et même difficilement compréhensible par moments. À mon sens, ce premier point représente totalement le film, à savoir que l'idée amène à plein de bonnes choses, mais qu'elle est aussi très bancale. Ici, l'écriture utilise cet univers pour aborder des thématiques actuelles, via une utilisation incontrôlée des écrans. Sur le papier, ça a l'air intéressant, mais le scénario ne choisit jamais d'utiliser ce thème pour en faire quelque chose de sérieux. Dans la globalité, on a du mal à comprendre comment le monde a pu en arriver là, l'histoire laissant énormément de zones de floues. On comprend alors rapidement que le but du script n'est pas de dénoncer, et cela pourra en décevoir certains, mais bien plus d'utiliser cette base pour quelque chose d'autre. Et donc, grâce à cela, le film se présente comme une proposition de science-fiction, mélangée à un film de zombie, tout en étant dans un ton léger rappelant une comédie. En matière de genre, le tout est donc très large, le projet ayant une identité franchement déroutante. Et comme je l'ai dit, même si la base n'est donc pas sujette à réflexion, elle fournit un ensemble si riche qu'il est difficile de ne pas s'amuser face à toutes ces idées. Personnellement, j'ai adoré des séquences comme spoiler: la marée de zombies d'adolescents ou le concept très glauque du clone des enfants décédées.
Grâce à cela, le film se créait une atmosphère de malaise, et on se retrouve à se demander s'il faut rire de cela ou en avoir peur. Le mélange est donc intéressant, en plus d'être porté par une bonne panoplie d'acteurs. Évidemment, il est difficile de ne pas citer Sam Rockwell, qui est vraiment en mode Jack Sparrow par instants. Mais j'ai aussi beaucoup apprécié Juno Temple, qui est probablement l'élément le plus émotionnel du film. En soi, le projet est donc une proposition très barrée, qui assume son parti-pris d'avoir de gros problèmes de scénario, pour offrir un divertissement déjanté. Malheureusement, j'ai quand même une dernière chose à pointer du doigt avant de conclure, et c'est ce qui empêche l'ensemble d'être réellement prenant selon moi. Même si le scénario est construit de manière linéaire, il y aura de nombreux flashbacks pour présenter nos personnages un peu plus en profondeur, ce qui est une bonne chose sur le papier. Maintenant, cela amène à plusieurs soucis assez dérangeants. Déjà, cette construction finit par drastiquement ralentir le rythme, et les 2 heures peuvent vraiment paraître longues à certains instants. Mais enfin, même si on plonge un peu plus en profondeur dans la vie de nos personnages, cela ne suffit clairement pas à les rendre suffisamment forts. Finalement, chaque flashback nous apparaît bien plus comme une idée sortie tout droit d'un court-métrage, et qui sert donc à renforcer les thématiques de l'univers, que comme un réel développement d'ensemble. Ces moments paraissent un peu trop à côté de l'histoire de base, et ils sont surtout divertissants par leur concept, pas forcément pour ce que cela raconte des personnages. On a clairement la sensation que c'est l'univers qui porte les héros, et pas l'inverse. Par conséquent, si le retour de Gore Verbinski me fait plaisir, il est très imparfait. Le film est une proposition remplie de défauts, et qui s'avère même frustrante par instants. Pourtant, j'ai beaucoup de sympathies pour celui-ci, car on sent vraiment qu'il y avait une envie avec cet univers. L'ensemble déborde d'idées, et il vaut parfois mieux en avoir trop que pas assez, ce sera toujours bien plus respectable. Pour conclure, un projet déroutant.
Hello Cher Fan De Ciné
Hello Cher Fan De Ciné

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2026
Nous retrouverons pour son deuxième film sortie en 2026, Zazie Beetz (they will kill you) qui tiens son rôle dans une comédie épouvante qui lui va bien.
Mis en avant, Sam Rockwell dans un rôle qui lui va plutôt bien.
De quoi passer un bon moment entre amis.
La réalisation de Verbinski reste dans la même ligné que celle de Sokolov
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2026
Un homme hirsute vêtu de haillons fait irruption dans un banal diner américain à 22h10 tapantes. Il prétend venir du futur et avoir pour mission d'éviter qu'un geek qui habite à quelques blocs de là crée une IA qui détruira l'humanité. Menaçant de faire exploser sa ceinture d'explosifs, il kidnappe six clients pour l'assister dans sa tâche.

Gore Verbinski était l'un des réalisateurs les plus côtés des années 200 à Hollywood. Révélé en 2001 par "Le Mexicain", avec Brad Pitt et Julia Roberts et le remake de "The Ring" en 2002, il dirigea en 2003 "Pirate des Caraïbes" puis en 2006 et 2007 ses suites dispensables. Après l'échec d'"A Cure for Life" en 2016, il a connu une longue traversée du désert dont il n'est pas sûr que l'échec de "Good Luck Have Fun Don't Die" aux Etats-Unis (pour un budget de vingt millions de dollars, il n'a fait que quatre millions de dollars de recettes au bout d’un mois d’exploitation) lui permette de sortir.

Ce film original n'a pas réussi à trouver son public. Gorgé de références cinéphiles ("Retour vers le Futur", "Un monde sans fin", "Terminator", "Matrix", "Chucky", "Black Mirror"...) qui leur seraient passés par-dessus la tête, il n'a pas attiré les plus jeunes. Il n'a pas attiré non plus les plus âgés que son pitch SF a rebuté. Le cœur de cible : des adulescents geek de 20-30 ans qui étaient largement majoritaires dans la salle où je l'ai vu hier.

Pourtant ce film au titre improbable (mais depuis qu'"Everything Everywhere All at Once" a décroché l'Oscar en 2023, tout est concevable) mérite le détour. À "Retour vers le Futur", il emprunte son personnage principal de savant fou qui voyage dans le temps. D'"Un jour sans fin", il reprend le thème hilarant de la répétition perpétuelle d'une boucle temporelle dont le héros teste toutes les alternatives. Comme dans T"erminator", l'histoire est celle d'un apocalypse à venir que seul un retour dans le passé permettra d'éviter. L'hypothèse d'un monde factice tout entier manipulé par une intelligence supérieure est copiée de "Matrix". On reconnaît la figure monstrueuse de la poupée de "Chucky". Enfin, les flashbacks qui décrivent le passé de chacun des membres du groupe rappellent les courtes histoires de "Black Mirror".

"Good Luck Have Fun Don't Die" menace de crouler sous le poids de ces encombrantes références. D'autant que son message sous-jacent - les nouvelles technologies sont dangereuses - n'a rien de bien original et est passablement simpliste. Il aurait gagné à être écourté d'une demi-heure. Sa fin n'en finit plus. Il part dans un grand n'importe quoi new age façon "2001, Odyssée de l'espace", inutilement bavard et désespérément poussif.
mael d'halluin
mael d'halluin

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2026
Wow !!! Attention film culte en devenir pour tout quadra élevé aux chef d’œuvres de nos adolescences. Film hommage à Matrix ( spoiler: matrice alterantive
), fight club ( spoiler: les placements pubs et autre critique de société
), terminator ( spoiler: revenir buter la source
), l’effet papillon ( spoiler: changer des détails et recommencer
), toy story ( spoiler: la scene des jouets
), looper ( spoiler: l’enfant à priori inoffensif
), the faculty ( spoiler: les ado zombies
), ready player one ( spoiler: préférer la réalité virtuelle
) Shaun of the spoiler: dead
( spoiler: le côté équipé de bras cassé, l’humour anglais parfait
), ghostbuster ( spoiler: les placements pubs et autre critique de société 0
), sucker punch ( spoiler: les placements pubs et autre critique de société 1
) et tant d’autres.. un episode de black mirror sous acide multicolore au vitriol sur les réseaux sociaux, les dérives technologiques, l’esthétique de Gore verbinski est impeccable, la narration est maîtrisée, l’histoire est folle mais pas tant que ça. Il comporte ses petits défauts, des petits creux de rythmes ou des oublis de précisions sur les personnages. Je ne m’attendais à rien, j’en sors exceptionnellement ravi . Merci Msieur Verbinski !
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2026
Good Luck, Have Fun, Don’t Die marque le grand retour de Gore Verbinski avec ce qui sera probablement le film le plus barré de 2026. À la croisée de l’aventure et de la science-fiction, c’est avant tout une comédie déjantée. Le film impressionne d’abord par son énergie et son goût du chaos, multipliant les idées jusqu’à l’excès dans un tourbillon qui n’est pas sans rappeler Everything Everywhere All at Once ou Shaun of the Dead. Cette surenchère permanente donne lieu à des scènes totalement jouissives, où l’absurde et l’humour noir explosent sans retenue.

L’humour noir est ici le véritable moteur du film. Verbinski pousse ses situations jusqu’à l’irrationnel, assumant un manque de crédibilité qui devient une force. Les décisions improbables et les situations décalées ne cherchent jamais à convaincre, mais au contraire à révéler l’absurdité du monde. À travers cette exagération constante, le film transforme son chaos en une satire féroce de notre époque.

Le film déploie ainsi une critique acerbe de l’intelligence artificielle et de notre dépendance aux écrans. À travers des flashbacks dignes de Black Mirror, il montre la dérive progressive vers un monde ultra-connecté. Ces séquences apportent une vraie profondeur, même si, en contrepartie, elles cassent parfois le rythme du film.

Au cœur de ce chaos, Sam Rockwell s’impose avec un personnage au look improbable, à la fois décalé, drôle et touchant, qui à lui seul vaut le détour.

Mais le film n’est pas parfait. À force de cumuler les idées et les thèmes, il donne parfois le sentiment de survoler ses propres enjeux et manque de subtilité dans leur développement. Pourtant, cette générosité excessive fait aussi sa force.

Au final, Good Luck, Have Fun, Don’t Die est un film aussi chaotique que jouissif : une œuvre inégale, parfois brouillonne, mais portée par une inventivité rare et un sens du spectacle jubilatoire. Un grand divertissement, fun et original, qui, sous ses airs de délire incontrôlé, capte avec une férocité jubilatoire les dérives de notre époque.

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