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Clntra
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3,0
Publiée le 14 janvier 2025
Pas toujours facile de suivre les pérégrinations de ce couple ni de comprendre l'évolution de leurs relations. Reste un panorama de 25 ans couvrant l'histoire de la Chine et une réalisation d'une grande qualité.
Le film a bien accompagné ma sieste, je devrais même dire qu'il m'y a encouragé. Pourquoi alors faire une critique d'un film, que je n'ai, je vous l'avoue, vu que par bribes? De belles images, j'aurais aimé marcher dans le regard du cinéaste sur son chemin, voir ce qu'il voit: une Chine qui évolue. Quand la Chine s'éveillera...pour reprendre le titre d'un best seller ancien d'Alain Peyrefitte. Elle s'est réveillée très vite, elle n'est plus la même comme semble le déplorer? ou le remarquer en tout cas Jia Zhang-ke. Cette errance, moi, m'a endormi.
J'ai été un peu agacé au début, me disant "tout de même, proposer des rushs montés de manière quelque peu erratique, comme ça, n'est-ce pas un peu irrespectueux du spectateur ?", et puis, la poésie ineffable du regard de Jia Zhangke a opéré. J'ai retrouvé cette si belle délicatesse découverte une première fois dans "Les Eternels" (2019). Au coeur de ces "Feux sauvages", une scène d'abandon amoureux poignante par la douceur mélancolique de la vision. Oui, décidément, les grands cinéastes nous proposent de regarder la réalité différemment.
Chine vu par Jia Zhang-ke. 25 ans de mutation de ce grand pays devenu réellement grande puissance économique. La balade à la recherche d'un amour est en fait un vrai carnet de voyage sensible et sensuel. Datong à Shanxi, Fengjie dans la zone du Barrage des Trois-Gorges et Zhuhai, à l’extrême sud du pays, 3 ambiances. L'Utilisation rushes anciens remonte le temps et la transformation du pays et la vie ordinaire.
Plus un documentaire qu un film. pas ou peu de dialogue.Présenté comme une histoire d amour mais du coté de l homme cela ne se voit pas. on dirait un montage de scènes de vie en chine. ce qui n est pas désagréable.mais je ne le conseille pas
pour les inconditionnels de cinéma asiatique et de Jia Zhang Ke, ce film traverse des thématiques et des lieux déjà visités. Mais cela reste un très bon film montrant au delà d'une histoire d'amour personnelle un pays complètement contrasté et étonnant.
Je me suis vraiment ennuyée , ne connaissant rien de l’auteur. C’est plus un documentaire sur la vie dans la Chine profonde sur les dernières 20 années passées. Très peu de dialogues, film d’atmosphère. Assez triste
Les Feux sauvages observe le passage du temps à travers une histoire d’amour et un pays en transformation. Une fresque fragmentée que j’ai respectée pour sa cohérence sans être réellement emporté.
Avant de le voir, il faut savoir qu’il s’inscrit pleinement dans la continuité du cinéma de Jia Zhangke, attentif aux mutations silencieuses de la Chine contemporaine. Le film privilégie une narration fragmentée et contemplative, tournée dans des décors réels, où le temps et l’observation priment sur l’intrigue. Mieux vaut l’aborder comme une œuvre d’auteur exigeante, plus sensible aux évolutions imperceptibles qu’aux effets dramatiques.
Le film explore l’érosion des sentiments à l’échelle des années. L’histoire intime devient le reflet d’une modernisation accélérée, où les transformations urbaines accompagnent les déplacements affectifs. Fidélité, déracinement et solitude traversent le récit. Le feu agit comme métaphore d’une passion qui se consume et d’une énergie collective en mutation. En mêlant différentes temporalités et en intégrant des images d’époques distinctes, le film interroge aussi la mémoire et la capacité du cinéma à capter des traces déjà en train de disparaître.
Les Feux sauvages questionne également la solidité des repères affectifs face aux mutations économiques. Les retrouvailles ne réparent pas ce que le temps a altéré. La fragmentation du montage souligne l’irréversibilité des trajectoires et le caractère discontinu de la mémoire, intime comme collective.
Je reste mitigé. J’ai apprécié l’observation du réel et je reconnais la cohérence avec la filmographie de Jia Zhangke. L’ensemble apparaît comme une synthèse de ses œuvres précédentes, allant jusqu’à réemployer certains plans, et les thématiques demeurent fortes. Pourtant, "Au-delà des montagnes" me semble plus abouti sur ces questions, ce qui m’a donné une impression de répétition formelle davantage que d’approfondissement.
La narration fragmentée fait partie du projet et je l’accepte, mais j’ai ressenti une distance émotionnelle persistante et une faible intensité dramatique. Le film demande une attention constante pour être pleinement saisi. Malgré ses qualités, je suis resté en retrait, davantage stimulé sur le plan intellectuel que réellement touché.
Les Feux sauvages confirme ainsi la fidélité de Jia Zhangke à ses préoccupations majeures, entre mémoire, amour et transformation sociale. Une œuvre réfléchie et structurée, plus intéressante dans son geste que véritablement marquante dans son impact.
Ce n’est pas une fiction, c’est mal joué Ce n’est pas un documentaire, il n’y a rien de spécial a voir et comprendre dans les images des 20 dernières années C’est décousu Il y a tellement a dire dur la Chine ancienne et actuelle, ici il n’y a que des images sans message ou vision Très déçu
L’Italie de la grande transformation des années 1950 avait donné des Pasolini et des Antonioni, celle que connaît la Chine depuis 30 ans un Jia Zhang Ke. Ce film décrit magnifiquement les effets du développement de la société de consommation sur une société et les individus qui la composent. Destruction des villes par un urbanisme dément, devenir centre commercial du monde, musique débile, tiktokisation, football et solitude devant des écrans omniprésents. À la barbarie maoïste à succédé quelque chose d’autre encore plus destructeur…
Ce que j'aime ce film qui m'entraine à sa suite au gré d'un regard en mouvement, chaque image inventant le sien, une manière de découvrir un visage parmi d'autres, un groupe, la beauté d'une déambulation, la bizarrerie d'un monde qui nous met sur la touche avec un clignement d'yeux. Celui d'un robot.
Certes la réalisation est parfaitement maîtrisée mais tout ça est d'un ennui abyssal. Aucun dialogue. Aucune tension, à part une petite scène de crise du couple répétée dix fois de suite dans un bus. J'ai attendu en vain la "fable trépidante" vue par le critique du Monde... Un film pour les festivals et les masochistes.