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Roger D
111 abonnés
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3,0
Publiée le 18 août 2026
Je ne savais pas de quoi il en retournait dans ce film, donc c'est à l'aveugle que j'y suis allé. Ce fut plutôt intéressant. Quand un mensonge prend de l'ampleur jusqu'a dépassé les protagonistes (surtout un) et que la machine est lancé... On le voit s'enfoncer de plus en plus et puis ben évidement les rouages se grippent et là...mais disons qu'ils ont été jusqu'à tout faire péter. Cela se passe plutôt bien et on reste content pour lui car c'est un bon gars de base. NOTE : 6/10
Le vidéoclub de Micha ferme boutique, et voilà que la légende du Mur s'invite dans sa vie tranquille. L'idée séduit sur le papier : questionner cette soif collective de héros positifs et pointer les dérives d'un journalisme prêt à tout pour son scoop. Mais l'exécution traîne la patte. Le récit multiplie les détours sans jamais vraiment relancer la machine, et la mise en scène se contente d'illustrer sagement les événements plutôt que de leur donner du souffle. Charly Hübner sauve les meubles avec sa nonchalance touchante, mais le film testament de Becker manque cruellement du mordant de "Good Bye, Lenin !".
En 2003, Wolfgang Becker nous avait offert une véritable pépite, Good bye Lenin ! Depuis plus rien ou en tout cas pas grand-chose. Heureux de retrouver ces 113 minutes de comédie amère, mais fort attristé à idée que c’est ici le dernier film de ce réalisateur mort en 2024 à l’âge de 70 ans. Micha Hartung, propriétaire d'un vidéoclub berlinois au bord de la faillite, voit sa vie basculer à l'occasion du 30ème anniversaire de la chute du mur de Berlin un journaliste le présente comme le cerveau d'une évasion massive historique de la RDA. Devenu un héros malgré lui, il se retrouve pris dans un engrenage de semi-vérités et de mensonges éhontés. Le thème de l’imposteur malgré lui a souvent été exploité au cinéma et on ne peut s’empêcher de penser ici à Eleanor the Great ou à Marco l’énigme d’une vie et L'Homme qui tu Liberty Valance. Sans atteindre l’intensité et la qualité de ces trois films, on passe un bon moment dans ce tourbillon où les limites du vrai et du faux se brouillent constamment. Malin ! C’est savoureux, plutôt enlevé et surtout très bien joué. Mais, on a du mal à croire vraiment que si peu de personnes s’inscrivent en faux devant cette pseudo révélation d’un héroïsme méconnu et brusquement révélé à la face du peuple allemand. Bien sûr, le sujet est moins grave et universel que la Shoah, car ici le problème ne peut émouvoir que les allemands qui ont connu le Mur et sa chute en 1989. Ici, l’intérêt principal reste l’emballement médiatique puis politique qu’entraîne cette imposture et les mensonges qu’elle va engendrer. Notre cinéaste observe tout ça avec ironie mais son film manque d'épaisseur dans sa mise en scène et son impact se voit diminué par un épisode romantique aussi peu probant qu’inutile. La comédie est certes agréable à suivre, mais au fond, le vrai sujet, à savoir le destin des 127 passagers passés à l'ouest malgré eux, n'est quant à lui pas du tout évoqué. C’était peut-être là un vrai sujet pour ce film sympathique qui bénéficie d’une excellente interprétation. Car beaucoup des grands noms du cinéma allemand que l’on retrouve à l’affiche savaient l’imminence de la disparition du cinéaste et ont accepté de lui rendre ainsi un dernier hommage. Autour d’un Charly Hübner, émouvant dans la peau de cet imposteur malgré lui vite dépassé par les conséquences de son mensonge, on retrouve Christiane Paul, Léon Ullrich, Léonie Benesch, Peter Kurth, Daniel Brülh, Thorsten Merten, Katarina Witt,ce qui n’est pas rien. Toute cette histoire est un tantinet absurde et ce sera probablement vite oublié, tout en laissant un impression agréable au mot FIN.
Le film embarque le spectateur dans une aventure qui étonne et surprend : l'échappée belle d'un train de l'Allemagne de Est vers l'Allemagne de l'Ouest. Dès le début, au vu du personnage qui est ici le héros, on pense qu'il y a eu méprise, et on entre vite dans le confidence de son mensonge, mais plus difficile est de percevoir la réelle motivation derrière les apparences, les mensonges, et les faux-semblants... Pris dans l'engrenage de la médiatisation de son histoire et vivant un renouveau dans une vie affective alors en roue libre, il lui sera bien difficile de résister à la tentation de dire, d'avouer toute la vérité, qui elle est bien moins glamour que celle à laquelle le public veut croire. Le film a le mérite de montrer aussi ce qu'a été la réalité de l'Allemagne de L'Est, notamment par les petites touches distillées au gré des interviews d'un personnage hors du commun, aussi hargneux que décidé à faire surgir la vérité. Alors qui aura en définitive le dernier mot ?.. Jusqu'à la fin on se demande ce que pourra bien être la conclusion de cette histoire. Les personnages sont attachants d'authenticité et de fragilité et la conclusion du film est élégante. Ce film éclaire aussi, avec un ton non dépourvu d'un humour toujours bienvenu, et comme d'autres films plus dramatiques avant lui, (La vie des autres - 2006, Le vent de la liberté - 2018), ce qu'a pu être la réalité d'une Allemagne déchirée et soumise au joug d'une idéologie liberticide. Un film à voir et à garder en mémoire.
Le Héros de Berlin est un film solide qui parvient à mêler humour et émotion avec une réelle efficacité. Wolfgang Becker livre une mise en scène maîtrisée, portée par une écriture qui trouve le bon équilibre entre comédie et récit historique.
Le long-métrage est globalement drôle, avec des situations et des dialogues qui font souvent mouche sans jamais tomber dans la caricature. L’ensemble bénéficie également d’un rythme convaincant durant une grande partie de sa durée, ce qui permet de rester pleinement investi dans l’histoire.
Le casting est un autre point fort du film. Les interprètes incarnent leurs personnages avec justesse et contribuent largement à la crédibilité ainsi qu’à l’attachement que l’on ressent envers eux.
En revanche, le film montre quelques signes d’essoufflement dans sa dernière partie. La conclusion s’étire un peu trop et certaines séquences auraient gagné à être plus resserrées afin de préserver l’élan du récit.
Malgré cette légère baisse de rythme en fin de parcours, Le Héros de Berlin reste une œuvre réussie, à la fois divertissante et touchante, portée par un bon casting et une réalisation efficace.
J'étais rester sur ma faim sur la fin du film. J’ai trouvé cette fin beaucoup trop simplifié. J’aurai aimé que l'histoire aille jusqu'au bout. Mais sinon, les acteurs étaient bon. L'histoire était très intéressant sur fond des 30 ans de la chute du mur de Berlin.
Le héros de Berlin est victime d'un journaliste peu scrupuleux, à la recherche d'un scoop historique. Micha Hartung, l'ancien cheminot de l'Est, se laisse tenter par l'appât du gain pour embellir une histoire du passage d'un train de Berlin Est vers l'Ouest, avant la chute du Mur. Le seul suspense du film, réside dans le temps : combien tiendra-t-il avant que la vérité n'éclate ? Enfin cela interroge toujours sur la maxime « Ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire ». Par contre l'histoire romantique entre Micha Hartung et Paula ( une Procureur ) est complètement bidon.
dans l'esprit de goodbye lenine, on retrouve ce mélange d'humour et de réflexions sur la société et son histoire. Très bien écrit on se prend au jeu avec cette histoire de héros/pseudo héros.. c'est jouissif..
excellente film avec idée originale, le film se tient et on ne perd pas de temps, a peine quelques minutes au début où on voit le personnage principal. Que nous allons avoir la ligne directrice du film arriver L'esprit du film rappelle good bye l..autre film allemand. J’ai ri plusieurs fois tellement la situation va empirer pour cet homme. Le seul bémol du film: sa longueur, vers la fin on commence à se demander où veut en venir le resultat et quand la fin arrive, je ne l'aie pas trouvée extra
Wolfgang Becker signe une œuvre aussi captivante que subtile, dont le rythme soutenu ne faiblit jamais malgré sa durée. Sans céder au spectaculaire, le film invite à une réflexion épistémologique sur la fabrication des récits et la fragilité de nos certitudes. Une histoire profondément humaine, servie par une interprétation convaincante, qui incite à exercer son esprit critique bien au-delà de la projection.
Tres bon film, plein d'humour et d'autoderision allemande. C'est aussi une reflexion sur l'histoire, le mensonge, la verite transformee avec le temps. Les acteurs sont excellents. Un tres bon moment de cinema.