Réalisé par Scarlett Johansson, un premier long-métrage à la mise en scène très scolaire et au traitement versant par moments un peu trop dans le pathos (notamment de par cette musique illustrative et pas très utile).
Et pourtant, quelque chose finit par prendre au fil de cette tragi-comédie portée par l'impeccable June Squibb et son franc-parler cocasse et touchant, et le joli duo qu'elle forme avec la jeune Erin Kellyman, comme deux solitudes qui se retrouvent et partagent le même chagrin.
Un récit sur le tabou du deuil dont émane une belle sincérité, ou comment continuer de faire exister celles et ceux qui ne sont plus là. À découvrir.
Passage à la réalisation réussi pour Scarlett Johansson avec son premier Long-Métrage qui souligne l’importance du Devoir de Mémoire et séduit par son humilité pour parler de Deuil, de courage, de résilience et de solitude ! La nonagénaire June Squibb rayonne dès les premières secondes en mamie grinçante, à la fois adorable et autoritaire .
Pour sa première réalisation, l'actrice Scarlett Johansson offre un film tendre et touchant sur le deuil, l'amitié, la solitude et le mensonge.
June Squibb, 96 ans, porte le film sur ses épaules. Elle est irrésistible, à la fois drôle, fragile et lumineuse dans ce rôle de vieille dame qui se réinvente un passé pour survivre au présent.
Mais très vite, l’émotion sincère se retrouve engluée dans une mise en scène trop sage, trop appliquée, trop académique. L'ensemble sent même le trop-plein de bons sentiments, souligné par une musique envahissante, faite d'un piano et de violons omniprésents, qui viennent saupoudrer de pathos des scènes qui auraient pu se suffire à elles-mêmes, comme si l'actrice/réalisatrice, redoutant que l’émotion n’émerge pas naturellement, s'était appliquée à indiquer lourdement au spectateur ce qu’il doit ressentir.
L'on peut également reprocher au film de trop se détourner de son sujet principal, par le biais d'une sous-intrigue à l'intérêt discutable, comme s'il n’osait pas se concentrer et aller au bout de sa propre audace narrative et traiter de front la question potentiellement explosive du mensonge identitaire autour de la Shoah.
Eleanor the Great reste un objet tendre et sincère, porté par une actrice principale bouleversante et une vraie envie de bien faire, mais dont la naïveté, dans le fond comme dans la forme, vient parfois rappeler les codes des téléfilms de Noël. On aurait aimé que Scarlett Johansson prenne plus de risques.
"Eleanor The Great", est le premier long de Scarlett Johansson : à travers la mémoire de la Shoah et le tabou du deuil, le film déploie une douce humanité. Le personnage d’Eleanor, vieille dame de 94 ans interprétée par June Squibb, pétillante et tranchante, incarne un mélange rare de vitalité et de gravité, et impose une présence admirable. L’alchimie entre générations, l’amitié improbable, les souvenirs troublants, tout cela forme un drame sensible qui touche juste. On regrette en revanche un récit parfois trop prévisible, emprunt d’une mise en scène très "à l’américaine", avec ses envolées lyriques (notamment ce monologue très artificiel du père lors de son émission de télé) qui alourdissent un matériau initial prometteur. Un joli coup d'essai néanmoins.
La fin de vie, nos morts, toutes nos vies, le sens de la viie, l’absurdité et l’horreur de l’holocauste, autant de thèmes traités avec beaucoup d’humanité mais aussi d’humour, une actrice de 94 printemps aussi rafraîchissante que talentueuse et qui suscite autant d’attachement, on ne peut être qu’emporter par le tourbillon Eleanore !
Il faut avoir le cœur très sec pour ne pas être touché par le récit volé de cette vieille dame qui rend, en lui empruntant son passé, un hommage vibrant à sa très chère amie disparue
Un premier film touchant. J'ai trouvé que la première partie passe certains liens assez rapidement. La deuxième partie prend davantage le temps. Une interprétation touchante de tous les acteurs et actrices
Quelle surprise !... Scarlett Johansson réalisatrice ?!... Qui l'eût cru ?!... Un film touchant et tendre, avec une June Squibb époustouflante, vraiment je suis émerveillé par cette histoire, qui a un scénario bien ficelé... Je ne pense pas que ce film cartonnera au Box-Office, c'est vraiment un film d'Auteur, pour le coup mais en tout cas, il a tout ce qu'il faut pour triompher ou être nominé aux Spirit Awards. Normalement les Nominations seront annoncées le 3 Décembre à Hollywood. J'espère avoir eu du Flair !!!
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Scarlett Johansson ne choisit pas la facilité et livre un long métrage très touchant.
Sans fioritures, ni clichés, l'actrice-réalisatrice prend à contrepied des thèmes déjà largement revus, sous beaucoup de forme, mais très peu montré avec cet angle d'empathie et de compréhension, envers un personnage qui a certes menti et a trompé des gens, mais dont on peut comprendre les intentions. Ne jugeant son personnage, malgré le mensonge qu'elle raconte, Scarlett Johansson aborde avec brio les thèmes du deuil et de l'Holocauste.
On oscille entre rires et moments plus graves, ainsi qu'avec des répliques piquantes et cinglantes lancées par Eleanor (magnifique June Squibb) qui n'a pas sa langue dans sa poche (et on adore), tout comme on s'attachera tout autant à Nina (Erin Kellyman s'impose comme une sacré belle révélation), ou aux autres personnages comme ceux de Rita Zohar, Chiwetel Ejiofor et Jessica Hetch (entre autres).
Malgré une mise en scène très simple (mais très soignée et jolie), un petit ventre mou avant la fin, "Eleanor The Great" est doté d'un scénario plus que touchant, qui touche en plein cœur et met en avant des personnages âgés avec beaucoup de tendresse (et que ça fait du bien ce petit vent d'originalité), le tout emmené par un impeccable casting et une très jolie bande originale.
Une chose est sûre, Scarlett Johansson surprend et dans le bon sens du terme, avec un 1er film plus que réussi et qui ne laissera pas indifférent.
La talentueuse actrice américaine Scarlett Johansonn passe derrière la caméra pour son premier long-métrage. Elle confie le rôle principal à une senior de 94 ans, June Squibb qui va incarner Eleanor. Celle-ci habite avec une amie de toujours qui lui fait des confidences sur son passé de déportée lors de la Shoah.spoiler: Quand cette dernière décéde, Eleanor va retourner chez sa fille et s'approprier l'histoire de celle-ci . Cette vieille dame est un personnage haut en couleur, espiègle et surtout débordante de vie. Pour un premier film, c'est plutôt réussi avec une alternance de légèreté et de gravité dans la seconde partie. Cela donne un mélodrame assez convenu mais qui se regarde sans déplaisir avec un joli message de transmission à travers le personnage de la jeune étudiante. Une sacrée femme que cette Eleanor!
"Eleanor The Great" est, aussi surprenant que cela puisse paraître, le premier film de Scarlett Johansson en tant que réalisatrice. Honnêtement, rien que par cette accroche, j'ai été très intrigué par le fait de découvrir ce projet. Dotant plus que, par l'intermédiaire d'un passage dans plusieurs festivals, le long-métrage avait réussi à se faire remarquer. Alors, après avoir vu le film, je dois dire que je comprends la petite attention que certaines personnes lui ont portée, même si j'ai mes réserves vis-à-vis de ce dernier. Pour moi, il est clair que réaliser un projet de la sorte en tant que premier film est plutôt encourageant, même si l'ensemble n'a pas forcément pour but d'être très original. Que ce soit dans la réalisation, la photographie ou dans le déroulé de la trame narrative, le projet est extrêmement prévisible. Nous sommes face à ce type de productions très calibrées, axées avant tout sur les échanges, et qui ont pour but de nous faire tirer quelques larmes. Le schéma est donc assez classique, surtout dans l'approche du gros rebondissement de fin. Cependant, une trame classique ne veut pas forcément dire qu'elle est inefficace, et ce film en est un bon exemple. Traitant d'un sujet assez sensible, je trouve que le projet réussit à développer une thématique assez honnête sur l'identité et sur le devoir de mémoire. Et pour moi, je trouve que cet aspect est vraiment porté par le casting, la plupart des acteurs étant réellement bluffants. Évidemment, je pense à June Squibb, qui réussit à dégager cette tranquillité de l'âge, tout en ayant de vrais moments plus relâchés, voire comiques. Mais je peux également parler d'Erin Kellyman, que j'ai trouvée très touchante dans ces séquences d'émotions. Et je pourrais même aller jusqu'à toucher un mot sur Rita Zohar, qui est assez peu présente dans le film, mais qui réussit à être absolument saisissante de justesse dans les rares séquences où elle apparaît. Et pour moi, cet ensemble prouve déjà que Scarlett Johansson est une réalisatrice avec beaucoup de potentiels. Si elle a réussi à obtenir le meilleur de ces comédiens dès son premier long-métrage, alors cela ne présage que du bon pour la suite. Maintenant, il est clair que son approche visuelle devra prendre en importance, car on sent encore quelques lacunes. Je pense surtout aux 10 premières minutes du film, qui m'ont vraiment semblé être un peu mal montés, comme si les plans ne s'enchaînaient pas correctement pour une lecture cohérente. Mais heureusement, cette impression s'est assez vite estompée, car, même si elle a quelques difficultés, elle sait quand même réussir à apaiser son style pour faire ressortir les prestations du casting. Et en vérité, je pense que c'était clairement l'idée initiale du projet. Si l'ensemble est classique, je pense qu'il mérite vraiment le coup d'oeil, car j'ai vraiment pris du plaisir à voir une telle cohérence dans le jeu de ces acteurs. On sent que le sujet les a touchés, et leur prestation renforce le sujet global. On en ressort donc en se disant que l'on n'a rien vu de fondamentalement nouveau, mais que le résultat est suffisamment intéressant pour espérer une belle carrière de réalisatrice à cette comédienne. Pour conclure, un ensemble efficace.
«Vraiment « Great »» Vu au Festival du film américain de Deauville, ce premier film de Scarlett Johannson est une vraie réussite. Il n’y aurait pas un moment mièvre, j’aurai mis la note maximale à cette comédie dramatique où une vielle dame , qui n’a pas sa langue dans sa poche, s’enfonce dans le mensonge en racontant sa vie à Auschwitz à un groupe de parole, ce qui est en fait la vie de sa meilleure amie fraîchement décédée. Des moments très drôles succèdent à des récits poignants de la Shoa ou la tristesse du deuil. La vieille actrice, 96 ans tout de même, est formidable.
Eleanor, 94 ans rejoint sa fille à New York après la mort de sa meilleure amie. Coquette, du vernis à ongle aux bigoudis, pleine d’esprit, elle souffre pourtant de sa nouvelle solitude. Le film aborde la question de la shoah mais aussi du deuil avec force. Scarlett Johansson signe un premier film solide, réussi, avec une comédienne étincelante.