J'ai mis 3,5 pour une photographie exceptionnelle et pour l'interprétation mais ayant vu pratiquement tous les films iraniens sortis depuis 6 ans je trouve celui ci un peu en dessous en raison d'un scénario un peu emberlificoté et pour un film tourné sous le manteau il ne propose pas de propos très radical même si on comprend entre les lignes sont objectif
C'est un film que j'aurais vraiment souhaité aimé. Mais j'avoue avoir eu beaucoup de mal à y entrer, la première moitié est très lente et bavarde, ce à quoi s'ajoute une forte impression de déjà vu. En empruntant une voie plus tournée vers le thriller, la seconde moitié du film a un peu plus suscité mon attention... mais pas mon enthousiasme Il reste un très beau portrait de femme et une belle fin ouverte vers moins de suffocation et un peu plus d'espoir
Zara, professeure de danse d’une quarantaine d’années, a épousé en secondes noces Solat, un homme riche et puissant. Zara a eu une fille, Ghazal, d’un premier lit, qui marche sur ses pas et aspire elle aussi à plus de liberté. Mais les deux femmes sont tenues en laisse courte par Solat, qui réprouve la profession de sa femme et son exposition sur les réseaux sociaux. Tarlan (Maryam Boubani), une enseignante retraitée qui adopta Zara après la mort de sa mère biologique, est le témoin impuissant des violences subies par sa fille adoptive. Ses tentatives pour les dénoncer se heurtent au mur de silence dressé par une société patriarcale adossée à un régime policier.
Nader Saeivar est un compagnon de route de Jafar Panahi. Il a coproduit et coécrit avec lui le scénario de plusieurs de ses films, notamment "Aucun ours" et "Trois visages". Le célèbre réalisateur iranien primé à Venise, à Berlin et en mai dernier à Cannes lui a renvoyé l’ascenseur en participant à l’écriture et au montage de cette "Femme qui en savait trop", un titre peut-être un peu trop hitchcockien pour un film sans suspense. Le titre original, plus laconique, "The Witness", aurait mieux convenu.
"La Femme qui en savait trop" a l’avantage et l’inconvénient de ressembler aux films iraniens qu’on a déjà vus et beaucoup aimés. Comme eux, il dénonce un régime criminel, qui bafoue les libertés individuelles et opprime les femmes. Il le fait avec un vrai talent cinématographique, à la fois dans sa mise en scène et sa direction d’acteurs. Mais rien ne le distingue de ce qui a déjà été filmé, et remarquablement filmé, par d’autres réalisateurs iraniens, tels que Jafar Pahani précisément, Mohammad Rasoulof ou Asghar Farhadi.
Je mets une note de 5 car au delà de la qualité du jeu des acteurs, c'est le courage que je veux saluer , un courage qui va au delà de ce qu'on peut imaginer en tant que spectateur .
Un très beau film co-écrit par le réalisateur de la palme d'or et qui en dit long sur la condition féminine en Iran. L'on suit un magnifique personnage en quête de justice au sein de cette société patriarcale sans pitié. En plus d'être un excellent polar, c'est un film plein d'humanité et d'émotion. A voir !
D’un ennui mortel. Pourtant fan du realisateur, des actrices vus dans d’autres productions et du cinema iranien dans toute son envergure. Ce film en particulier est un souffé râté et sans sel qu’on n’aurait pas dû servir à ses invités qui repartent d’un dîner où ils n’auraient pas dû aller ! Seul le générique de fin m’a plu (il n’a AUCUN rapport avec le film d’ailleurs)
La dernière scène, qui répond en miroir à la première scène du film est magnifique... avant de se prendre le générique en pleine figure. La figure de la grand-mère transcende le film
Coécrit par Jafar Panahi avec sa subtilité habituelle, sobrement réalisé, ce film combine l'efficacité d'un récit bien agencé et l'humanisme du propos. Poignant.
Un récit tendu comme un fil, où la peur se mêle à l’espoir. Le film met en relief non seulement la chape de plomb imposée aux femmes en Iran, mais aussi la flamme qui persiste chez celles qui choisissent de braver l’interdit. spoiler: L’image de jeunes filles dansant à découvert devient alors un geste de révolte bouleversant. Ce qui frappe, c’est que l’histoire ne se réduit jamais à un seul discours : elle navigue entre chronique sociale, thriller politique et drame intime, dévoilant sans détour la complexité des oppressions qui s’entrecroisent.
Encore une belle leçon de courage pour ces femmes iraniennes prêtes à dénoncer les injustices et les dictats patriarcaux de leur pays. Un magnifique film avec une sublime interprétation.
découverte de ce réalisateur et de l'actrice principale qui est magistrale, surtout avec si peu de mots. ce film ne peut que nous rendre admirative de ces femmes, qui souhaitent être libres et qui continuent à se battre et à faire entendre leur voix dans ce pays qui leur est si hostile. Le choix de la danse n'est pas anodin dans ce film, car il met en avant le corps de la femme, son appropriation, sa liberté, sa sensualité .. la danse.... où l'homme n'a pas sa place et qui met en avant que la femme gardera au plus profond d'elle cette part de liberté, comme celle de penser.. l'absence de justice n'est qu'un prétexte dans ce film pour montrer ce qui se passe encore en Iran aujourd'hui et la place des femmes..
Je suis rarement déçue par les films iraniens, celui-ci ne fait pas exception. Il met en scène une héroïne singulière, ne serait-ce que par son âge, Une femme forte, droite, déterminée à œuvrer pour la justice et la solidarité. Elle fait face à la lâcheté de tous les hommes qui l'entoure, mais parvient à tenir debout grâce à ses valeurs et à l'entraide d'autres femmes. Le mouvement Femme Vie Liberté est bien sûr le fil rouge du film, jusqu'à un hommage appuyé avec la belle scène finale et le générique. Cette fin lumineuse rattrape un peu quelques scènes précédentes moins accessibles ou trop elliptiques, en raison principalement de difficultés (pour moi) à comprendre quels sont les fonctions des personnages et leurs relations entre eux.
Nouveau film iranien sur la corruption du régime et la place de la femme dans cette société patriarcale. Rien de neuf donc, mais un documentaire/thriller pas désagreable, qui agît comme une piqûre de rappel, mais qui traîne un peu trop pour être passionnant.
On est suspendu aux démarches de cette femme mûre, artiste et éduquée qui ose dénoncer un crime au pays où la justice n'existe guère dans une répression insidieuse et sournoise. On est admiratif face à la détermination de toutes les autres femmes qui luttent contre ce système répressif où trop d'hommes abusent de leur pouvoir ou sont contraints à la servilité. Une sororité forte qui force plus que le respect tant on se demande si on pourrait avoir la même intensité de courage. On s'interroge sur tant de sujets qu'on est pris à la gorge. Le plan séquence de fin est d'une beauté et d'une bravoure incroyable. A voir !
Ce manque de rythme masque un scénario bien faible dont on aura bien compris le plus que louable message mais qui ne suffit pas à en faire un bon film.