Derniers Avis : La Femme qui en savait trop - Page 6
La Femme qui en savait trop
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FranBru
1 abonné
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4,5
Publiée le 1 septembre 2025
Petit à petit l'emprise du totalitarisme opresse le spectateur. L'héroïne petite femme frêle, âgée s'affirme tellement forte. Les cadrages serrés renforcent le sentiment d'être au cœur d'une toile d'araignée. Jusqu'aux dernières images je suis restée en apnée.
Bon, je trouve que le titre en dit long sur le film, cette retraitée de l’enseignement, syndicaliste à responsabilités, se mêle de tout ( politique, vie privée, famille, voisins, économie, école) évidemment cela a des retombées négatives, Le flm montre clairement que la vie à Téhéran, est un « enfer », les libertés sont bafouées, les gens en viennent aux mains dans la circulation, tout le monde ment à tout le monde ? Je conviens que le rythme du film est agréable, pas de temps mort, mais que la pléthore des personnages apportent une réelle complexité, on peut se sentir perdu, il faut donc retenir le message du film, s’occuper de ses oignons est la meilleure façon de vivre heureux…..Film intéressant que je conseille ; L’Iran c’est pas le paradis, on le constate de plus en plus ;;..
La danse n'est donc pas interdite formellement en Iran, mais la pression islamiste et/ou sociale impose une mise à l'écart et une marginalité de cette discipline et surtout des femmes qui la pratiquent. Via cette thématique le réalisateur-scénariste suit la mouvance féministe qui lutte en Iran essentiellement depuis 3-4 ans, la danse devenant un étendard, le symbole de la liberté des femmes face à un régime misogyne et dictatorial. Par contre l'intrigue autour du meurtre n'est pas très probant... SPOILERS cliquz pour en savoir plus !... Finalement, l'intrigue principale devient ainsi peu intéressante, seul compte alors ce combat perdu d'avance entre une vieille femme et une machine judiciaire trop patriarcale, soit la sempiternelle lutte du pot de terre contre le pot de fer. Outre cette histoire de témoin, l'autre vraie soucis reste la mise en scène, sans fluidité qui ne peut mettre en place aucune tension dont aurait eu besoin justement un tel récit. Par contre on est une fois de plus happé par cette immersion dans une société viciée, avec en prime l'actrice Maryam Boubani qui porte littéralement le film sur ses épaules, comme un poids ou une croix, souffrant de ce qu'elle sait. Site : Selenie
C'est un film que j'aurais vraiment souhaité aimé. Mais j'avoue avoir eu beaucoup de mal à y entrer, la première moitié est très lente et bavarde, ce à quoi s'ajoute une forte impression de déjà vu. En empruntant une voie plus tournée vers le thriller, la seconde moitié du film a un peu plus suscité mon attention... mais pas mon enthousiasme Il reste un très beau portrait de femme et une belle fin ouverte vers moins de suffocation et un peu plus d'espoir
Ce manque de rythme masque un scénario bien faible dont on aura bien compris le plus que louable message mais qui ne suffit pas à en faire un bon film.
Zara, professeure de danse d’une quarantaine d’années, a épousé en secondes noces Solat, un homme riche et puissant. Zara a eu une fille, Ghazal, d’un premier lit, qui marche sur ses pas et aspire elle aussi à plus de liberté. Mais les deux femmes sont tenues en laisse courte par Solat, qui réprouve la profession de sa femme et son exposition sur les réseaux sociaux. Tarlan (Maryam Boubani), une enseignante retraitée qui adopta Zara après la mort de sa mère biologique, est le témoin impuissant des violences subies par sa fille adoptive. Ses tentatives pour les dénoncer se heurtent au mur de silence dressé par une société patriarcale adossée à un régime policier.
Nader Saeivar est un compagnon de route de Jafar Panahi. Il a coproduit et coécrit avec lui le scénario de plusieurs de ses films, notamment "Aucun ours" et "Trois visages". Le célèbre réalisateur iranien primé à Venise, à Berlin et en mai dernier à Cannes lui a renvoyé l’ascenseur en participant à l’écriture et au montage de cette "Femme qui en savait trop", un titre peut-être un peu trop hitchcockien pour un film sans suspense. Le titre original, plus laconique, "The Witness", aurait mieux convenu.
"La Femme qui en savait trop" a l’avantage et l’inconvénient de ressembler aux films iraniens qu’on a déjà vus et beaucoup aimés. Comme eux, il dénonce un régime criminel, qui bafoue les libertés individuelles et opprime les femmes. Il le fait avec un vrai talent cinématographique, à la fois dans sa mise en scène et sa direction d’acteurs. Mais rien ne le distingue de ce qui a déjà été filmé, et remarquablement filmé, par d’autres réalisateurs iraniens, tels que Jafar Pahani précisément, Mohammad Rasoulof ou Asghar Farhadi.
Dans la veine d’un Cinéma Iranien contestataire c'est là une Oeuvre Politique, nécessaire et passionnante qui ne cache pas ses ambitions anti-Régime ! Grâce à une Mise en Scène hors pair il est là dans le film quasi Impossible de savoir comment tout cela va tourner et c'est là un portrait poignant du courage Féminin en Iran !
La dernière scène, qui répond en miroir à la première scène du film est magnifique... avant de se prendre le générique en pleine figure. La figure de la grand-mère transcende le film
"La réalité iranienne constitue une source d’inspiration et d’expression inépuisable pour les artistes qui revendiquent la liberté. Dans un pays où la censure est omniprésente et où la parole est surveillée, chaque œuvre devient un acte de résistance. La Femme qui en savait trop, troisième long-métrage de Nader Saeivar, s’inscrit dans cette lignée de films qui dénoncent l’injustice avec pudeur et détermination."
"À travers le destin croisé de trois femmes de générations différentes, le film met en lumière les fractures comme les filiations silencieuses. [...] Tarlan incarne cette génération de femmes tiraillées entre résignation et lucidité, entre tradition et révolte larvée. Elle a vécu l’oppression, les mariages arrangés, le port imposé du hijab. Aujourd’hui, elle tente de protéger, de recoller, de transmettre, mais elle doit aussi apprendre à laisser place à une jeunesse qui, elle, n’a plus peur de se libérer."
"La Femme qui en savait trop n’est pas un film de dénonciation brutale sur la condition des femmes en Iran. C’est un drame finement écrit, empreint de tendresse, de douleur et d’espoir. Par une mise en scène rigoureuse, un jeu subtil sur le non-dit, et une réflexion profonde sur les dynamiques familiales, religieuses et sociales, Saeivar signe un film à la fois politique et poétique. Il filme les silences, les gestes, les regards, comme autant de formes de langage interdites. Il nous rappelle ainsi que parfois, les gestes parlent plus fort que les mots. Et que dans un pays où l’art est menacé, danser devient un acte d’insoumission."
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J'ai mis 3,5 pour une photographie exceptionnelle et pour l'interprétation mais ayant vu pratiquement tous les films iraniens sortis depuis 6 ans je trouve celui ci un peu en dessous en raison d'un scénario un peu emberlificoté et pour un film tourné sous le manteau il ne propose pas de propos très radical même si on comprend entre les lignes sont objectif
Superbe film, quel courage ont les femmes Iraniennes pour contrer au péril de leur vie les sévices que leur infligent Les hommes, splendide interprétation
Panahi, assistant de Kiarostami et réalisateur primé de la plus haute récompense dans les trois plus grands festivals internationaux de cinéma ( Cannes, Venise et Berlin) a déjà au cours de sa filmographie abordé le thriller avec l'excellent "Sang et Or " (2003) prix du jury QR cannes 2003, sur un scénario de Kiarostami.
Réfugié en Europe depuis une année environ pour échapper à la vindicte des mollahs, Panahi signe ce scénario remarquable, thriller politique et psychologique, mis en scène avec adresse par un de ses collaborateurs.
Faisant penser à l'iranien " un homme intégre " (2017) ou à " Léviathan " ( 2014 ) du russe Andrei Zviaguintsev, " la femme qui en savait trop " se propose de decrire de l'intérieur, ce que représente de vivre dans un théocratie totalitaire. La plupart s'assoient sur les valeurs humaines essentielles, pour pouvoir survivre mais aussi se perdre soi-même.
Le prétexte du scénario fait office de machine d'excavation qui met à jour, sous des apparences policees, ce qui se cache derrière les apparences.
La peur, la crainte du pire, le dévoiement moral de tous les personnages qui apparaissent à l'écran ( seule la jeune fille semble être une note d'espérance, peut-être momentanée, au vu du générique de fin ) donne un sentiment de répulsion, de nausée face aux travers comportementaux qu'on nous présente.
Un bon polar dans l'Iran d'aujourd'hui, avec son lot de descriptions de la corruption, des arcanes du pouvoir et des difficultés que les femmes rencontrent dans ce pays. Clairement à charge mais bien mené et intéressant.
En Iran, parfois, voir c’est déjà se condamner. Tarlan, professeure de danse à la retraite, ne voulait pas de ça : juste vivre tranquille, entre les murs de son appartement, avec le silence de ses souvenirs. Mais un soir, dans la rue, elle voit. Elle voit trop. Un meurtre. Et l’assassin n’est pas n’importe qui : un homme du pouvoir.
Alors commence l’étranglement. Elle croit d’abord à la justice. Elle prévient la police. Mais la police rit, détourne, classe sans suite. Elle comprend très vite : c’est elle la coupable désormais, coupable d’avoir ouvert les yeux. L’État a ses hiérarchies de vérité, et son regard n’y figure pas.
Le film avance comme une suffocation. Pas de grandes courses, pas de coups d’éclat. Juste la peur, installée dans chaque plan, dans chaque silence prolongé. Saeivar filme les couloirs trop longs, les appartements trop vides, les fenêtres qui deviennent des pièges. La caméra reste souvent immobile, comme si elle surveillait elle aussi, comme si elle guettait le moment où Tarlan finira par céder.
Maryam Boubani, dans le rôle principal, porte le film comme on porte une croix. Pas d’excès, pas de cris. Son jeu est un effritement lent. Elle baisse les yeux, elle respire mal, elle se tient droite par habitude plus que par force. Autour d’elle, les autres personnages ne sont que des ombres — voisins prudents, policiers complices, figures du pouvoir sans visage. Tout est organisé pour l’isoler, pour que son courage devienne une faute.
On pense à Panahi, évidemment, son regard frontal sur l’Iran. Normal : il cosigne le scénario. Mais Saeivar injecte une autre matière : une sécheresse, une rudesse presque documentaire. Pas de poésie pour atténuer. Juste l’usure d’une femme qui comprend que la vérité, là-bas, est un luxe inaccessible.
La Femme qui en savait trop n’est pas un plaidoyer, ni un film à messages. C’est pire. C’est un constat. L’histoire d’un témoin que l’on voudrait effacer, et qui lutte encore pour rester visible. Un drame sec, sans issue consolante, qui laisse une seule question en suspens : à quoi sert de dire ce qu’on a vu, si personne n’a le droit d’écouter ?