903 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
99 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
37 critiques
3
36 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Thibaud Il Capitano
11 abonnés
224 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 17 mars 2026
Tarlan est une professeur de danse à la retraite. Elle a un fils en prison ainsi qu'une fille qu'elle a recueilli plus tard. Celle-ci est mariée à un homme qui la bat. Un jour, Tarlan est témoin d'un drame et elle va se retrouver tiraillée entre le besoin de justice et de vengeance et la pression de la famille et de l'Etat... Voilà un film iranien de plus qui prend énormément de risques, d'abord en s'ouvrant spoiler: et en se clôturant sur de magnifiques scènes de danses, en faisant tourner ses actrices sans voile (en montrant aussi la pression patriarcale latente), en montrant une sympathique scène d'ivresse (je rappelle que le cinéma iranien est surtout un cinéma "hors champs"), en dévoilant un peu les décors du militantisme syndical et surtout en dépeignant les hommes du régime comme étant médiocres ou menaçants (et on peut aussi rajouter dans ce cas-làspoiler: le fils ). Du coup, je n'ai pas été surpris en apprenant que le scenario a été écrit par Jafar Panahi, un grand habitué des techniques et des coups pour s'attaquer au régime. Et en ce qui concerne les risques, il faut donc aussi noter le courage des actrices qui ont toutes eu des soucis ou ont dû s'exiler pour ce film. Ma (légère) déception tient peut-être dans le caractère prévisible du film pour qui est un tant soit peu rompu au cinéma iranien (par exemple spoiler: rien qu'en voyant le look de Solat dès la première scène, on sait à quoi s'attendre de lui) , jusqu'à la belle et symbolique fin qui m'a beaucoup plu.
Où l'on se retrouve plongé dans l'enfer de la vie en Iran, d'autant plus triste et révoltante qu'elle s'est encore nettement empirée depuis! Ici, l'histoire de cette dame pleine d'élégance qui cherche à tout prix à faire en sorte que le crime de sa “fille” soit puni, est poignante, malgré un récit parfois un peu déroutant dans son déroulé.
malgré quelques qualités et le courage qu'il faut pour faire un tel film en Iran, la sauce n'a pas pris : des trous dans le scénario, aucune surprise ni élan, , c'est plat..... Un faux thriller au titre trompeur, reste l'actrice, épatante !
Un film iranien qui ne tient pas ses promesses et qui ne justifie en rien, les excellentes critiques. C’est beaucoup trop lent, sans rythme, et l’ennui arrive assez vite. Une déception
L'une des principales qualités de ce film, c'est qu'il est porté par une actrice formidable de présence et de sensibilité. Son défaut principal, c'est qu'il semble destiné à un public occidental et se présente comme un catalogue très didactique des formes d'oppression subies par les femmes, mais zappe l'oppression et l'exploitation subies par les classes populaires. Bien d'autres films iraniens, notamment ceux de Farhadi sont beaucoup plus subtils pour rendre compte de la complexité de la société iranienne. A noter que le titre inspiré de Hitchcock ne correspond pas du tout à ce film qui souffre aussi de quelques incohérences.
Une photographie d'une certaine société iranienne, notamment de la place de la femme et de sa parole ou de la justice. Une démarche certes politique quant malheureusement le sujet judiciaire est vite anéanti et que la dernière scène reste nébuleuse, n'apportant pas vraiment de final.
Peu après Noël 2025, les manifestations ont repris en Iran, en raison cette fois de la vie chère. Le gouvernement répond avec fermeté, indiquent les agences de presse. Dans ce pays, les dettes d’argent peuvent vous conduire à la prison (*). Comme Salar, le fils de Tarlan, directrice d’une école de danse, plutôt peu appréciée des autorités. Elle est syndicaliste, et défend chaque fois qu’il le faut, la veuve et l’orphelin. Le jour où son fils sort de prison, c’est grâce à une personnalité qu’elle a par ailleurs dénoncée comme meurtrier. Malgré le silence de la police, elle va s’obstiner pour le traduire en justice. Ce qui lui vaudra bien des soucis, et une mise à l’écart de la société iranienne. La force d’un patriarcat qui lui interdit toute rébellion ostentatoire. C’est dans le recoin de son logement, dans l’ombre de sa douleur qu’elle va sublimer son droit à vivre et à s’exprimer. Cette désobéissance morale et intellectuelle , Maryam Boubani la porte dans la dureté de son regard et les plis fatigués de son visage . Un beau personnage relayé par une mise en scène , sans effet, ni militantisme rampant . (*) Voir « Un homme intègre » de Mohammad Rasoulof AVIS BONUS Analyse du film par Asal Bagheri, enseignante, spécialiste du cinéma iranien Pour en savoir plus :
10 571 abonnés
11 451 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 7 janvier 2026
La vie de Tarlan, une professeure de danse à la retraite, bascule lorsqu'elle est témoin d'un crime. Elle ne le réalise pas tout de suite, mais elle fait vite le lien entre ces deux situations. Elle, qui s'est battue toute sa vie pour les autres et pour ce qu'elle croit juste, est confrontée à son plus grand défi face à un régime oppressif, corrompu et patriarcal qui protège les tueurs. Une société injuste qu'elle défie à ses risques et périls. Une histoire de sacrifice et d'intégrité morale qui est trop chargée en intrigues et manque de rythme pour faire de la place à tout ce qui est évoqué. Il oscille entre le drame familial et le thriller politique, mais ça manque de force et de profondeur dans les deux cas. Nader Saeivar se laisse un peu trop porter par le sujet, qui est évidemment important, et ne fait pas assez d'effort pour que cela devienne une œuvre cinématographique puissante et marquante. Ça reste un film important fait par des gens qui prennent des risques, mais j'ai trouvé l'ensemble moyen.
Jafar Panahi paye cher sa liberté d'artiste. Mais malgré les arrestations et condamnations, il continue de dénoncer les affres de l'Iran mollahisée. Dans « La femme qui en savait trop », il montre tout à la fois l'enfermement des femmes et l'importance de la corruption qui gangrène cette société pourtant soumise aux apôtres de la morale divine. Le film est réussi sans avoir la force brute des « Chroniques de Téhéran » de Ali Asgari ou des « Graines du figuier sauvage » de Mohamad Razoulof. Le jury de Cannes a probablement voulu récompenser son combat, ce qui se justifie pleinement.
Co-écrit par Jafar Panahi, La Femme qui en savait trop est comme Un simple accident, un film sur les victimes des Mollahs en Iran. Une dictature religieuse cruelle dans laquelle la Justice se règle à la tête du client malgré le courage de femmes qui ne baissent pas la tête. L'actrice principale (Maryam Boubani) est formidable.
des femmes qui résistent en Iran avec un Courage extraordinaire. Et des hommes et des femmes qui collaborent avec le système avec hypocrisie ou brutalité.
Jafar Panahi a remporté la Palme d’or mais cette année, c’est bien le film qu’il a seulement scenarisé qui est le meilleur. On a ici une mise en scène bien plus prenante que dans UN SIMPLE ACCIDENT, avec un superbe travail sur le cadrage et la photographie et on se perd beaucoup moins dans les thématiques. C’est plus maitrisé dans les relations entre les personnages également même si le personnage de Ghazal est grandement sous-exploité. Peut-être que le casting est moins bien dirigé mais, rien que pour sa séquence finale, THE WITNESS vaut largement plus le coup. 14/20
La Femme qui en savait trop s’affirme comme l’un des films les plus puissants et nécessaires de l’année. Coécrit avec Jafar Panahi, ce drame politique transforme la lutte des Iraniennes en un thriller haletant, tendu à l’extrême, où chaque regard, chaque silence devient un acte de résistance. Nader Saeivar signe ici un récit au cordeau, à la fois intime et collectif, qui conjugue le suspense d’un film noir à la portée d’un manifeste féministe. Ni démonstratif ni manichéen, il explore les multiples visages de la résistance, la corruption ordinaire, et la lente conquête d’un espoir. Une œuvre politique, nécessaire et passionnante à la fois cri de colère et chant de liberté.
Un très bon film avec un scénario intéressant pour que le spectateur réalise le poids de la politique et des interdits qui pèsent sur les femmes Des acteurs convaincants