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3,5
Publiée le 5 janvier 2026
« On récolte ce que l'on sème. » Des soldats de la Wehrmacht sont envoyés en mission secrète dans un no man's land. À bord de leur char, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leurs cachets pour tenir le coup au cours d'un périple à travers des paysages dévastés qui mettent en avant la tragédie humaine d'une guerre sans merci. La mission passe assez vite au second plan pour mettre l'accent sur ces hommes épuisés physiquement et mentalement alors qu'ils rencontrent de nombreux obstacles qui les contraignent d'affronter leurs peurs et les confrontent à des dilemmes moraux. Un drame humain plus qu'un film de guerre orienté action même s'il y a de solides affrontements et des scènes intenses dans ce char décidément tout terrain. Une dimension humaine très bien gérée jusqu'à une dernière partie d'une glaçante, terrible et violente ironie. En somme, un bon film qui est convaincant et bien incarné en plus d'aller plus loin que ce à quoi je m'attendais.
Croise « fury » et « apocalypse now » met cela dans un tigre allemand tu secoues et tu as ce film ; parfois pas mal pour ses scènes de combats, franchement très loin d être réaliste par toutes les incongruités intégrées, on restera sur un film de guerre un peu hors sol également question scénario … surtout avec une fin assez fantastique, donc on l a compris du spectacle avec une visite du genre dans le film de guerre mais pas beaucoup plus, surtout si l’on veut du réalisme historique
Dès les premières minutes, j’ai eu l’impression que le film se refermait sur moi. Pas à cause de la violence. À cause de l’espace. Un char, c’est un tunnel mobile. Une boîte. Une respiration comptée. Dennis Gansel filme cette claustrophobie avec une efficacité presque étouffante. Le métal transpire. Les corps se cognent. Les voix rebondissent sur les parois. On ne regarde plus la guerre : on est coincé dedans. Le Tiger n’est pas un symbole. C’est un organisme. Il avance, grogne, avale. Et les hommes à l’intérieur deviennent peu à peu des extensions de cette masse d’acier. Le film est très fort là-dessus : la déshumanisation n’est pas idéologique, elle est mécanique. On ne pense plus, on réagit. On ne doute plus, on exécute. La méthamphétamine agit comme un accélérateur pervers. Pas comme un gadget narratif, mais comme une altération du rythme. Tout va plus vite, et en même temps, le temps se dilate. Les regards se figent. Les gestes se répètent. On sent les nerfs brûler sous la peau. Le film capte bien cette tension artificielle — ce faux sentiment de toute-puissance qui précède toujours la chute. Et pourtant, quelque chose résiste mal. À force de vouloir enfermer le spectateur, le film finit par tourner en rond. Les conflits internes sont esquissés, jamais réellement creusés. Les personnages existent surtout par leur fonction dans l’équipage. J’aurais aimé sentir davantage de fissures, de contradictions morales, de honte peut-être. The Tank impressionne, oppresse, mais il n’empoisonne pas durablement. Il décrit très bien la descente, mais il ne m’a jamais fait perdre pied. J’en suis sorti tendu, mais intact. Ma note : 8 / 20
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Le char Tigre, héros du film. « Der Tiger » est un film allemand qui raconte le parcours de quatre membres d'équipage et de leur lieutenant en 1943, au cœur de l'Allemagne en guerre. Leur mission : mener à bien une opération de récupération à bord d'un char Tigre. Le long périple se déroule à l'est, non loin de la frontière russe, et est jalonné d'innombrables déconvenues et embûches. Comme je le disais, le film met en avant les capacités incroyables de ce char, fruit d'une ingénierie remarquable. On devine les odeurs d'essence, de gaz brûlés, de poudre, de graisse mécanique et de sueur. L'aspect huis clos et l'ambiance oppressante amplifient cette sensation. Quoi de plus normal, après tout, quand on est enfermé dans un tank. Visuellement, c’est clairement réussi. Voilà pour les faits. Mais ce n’est qu’un aspect du film ; il y a une autre lecture possible. Dans un premier temps, le film témoigne de la fraternité entre ces hommes. Même si ces soldats ont été nos pires ennemis, cela ne les rend pas sympathiques pour autant. Mais ils restent des hommes. C'est ce que le film tente de prouver : la guerre est aussi faite d'aventures humaines, peu importe le camp. Ensuite, on perçoit à travers les événements et les attitudes, une forme de regret, une reconnaissance de l'oubli du sens de la réalité. C'est le signe d'une conscience de la perte de toute humanité au service d'une idéologie. Leurs actes sont hélas justifiés par le sempiternel prétexte du devoir d'obéissance à la hiérarchie. C'est un film complexe qui ose certaines réflexions que l’on ne se permettrait sans doute pas sans l'avoir vu. Pour ce courage cinématographique, mais sans rien cautionner, je lui attribue une bonne note. Dommage que la fin soit ambiguë, oscillant entre réalité et imagination et laissant place à plusieurs interprétations. Le montage est en tout cas très original. Sans rien dévoiler, je pense que la fin rejoint le début du film.
"Der Tiger", film de guerre fantastique allemand, réalisé par Dennis Gansel, sorti en 2025. Un film de guerre, bien réalisé, un équipage de char allemand lors de la retraite de Russie avec lequel on s'immerge dans l'espace clos d'un char isolé. La partie film de guerre est tout à fait honnête, mais la partie fantastique plus déroutante. Un film de guerre, avec ici une étrangeté finale, qui n'est pas sans rappeler le film russe "White Tiger". Pas mal, avant la fin.
J'ai beaucoup aimé de film montrant le côté humain et non celui des guerriers purs et durs emplis de leur mission. la fin est surprenante à souhaits. Quelques longueurs mais cela ne nuit pas.
Film sans intérêt, tant sur le plan historique, humain que scénaristique. Historiquement tout est rigoureusement improbable. Humainement, les personnages sont très superficiels et peu attachant. Et le scénario est particulièrement creux, il ne se passe vraiment pas grand chose. C'est d'une platitude... Bref, c'est juste un prétexte pour exhiber une réplique de char Tigre et faire un peu de philosophie de supermarché, avec une fin en queue de poisson. Point.
Le réalisateur de La Vague (2009), passé depuis par certaines réalisations douteuses, nous revient avec de l'action hypnotique. Assez mal écrit en l'occurrence et avec une fin pas si inattendue que ça, il opte pour un produit bien différent du Fury de 2014. On espérait même, à mesure des profondeurs explorées, un final bien plus percutant. La première moitié du film, et ses combats de chars, reste précisément sa joute la plus exigeante, avec quelques inédits au combat et des personnages à même d'apporter de l'émotion à l'ensemble; Puis avec une tournure qui vire au cauchemar, ce qui représentait en soit un efficace revirement, c'est finalement tout un char qui en perd ses chenilles.
Top, film de guerre remarquable, à la fois brutal, immersif et profondément humain, plongeant le spectateur au cœur de la guerre avec un réalisme saisissant. Les amateurs de films de guerres vont adorer, pour moi il surclasse de vraiment loin celui de Brad pit
Le réalisateur Allemand Dennis Gansel (« La vague », la série « Das Boot », etc...) nous propose un film de guerre étonnamment atypique par son sujet et sa construction. En effet, le scénario met en scène un équipage de char allemand, à la fin de la seconde guerre mondiale. A bord de leur « Tigre », sans doute le char d'assaut le plus redoutable de l'époque, ils mènent une mission secrète visant à exfiltrer un officier supérieur bloqué derrière les lignes ennemies. Évidemment, on ne peut que penser à de glorieux anciens comme « Fury » ou « La bête de guerre », qui suivaient approximativement la même ligne narrative. L'originalité de « Der Tiger » vient surtout du fait qu'il place sous les projecteurs un blindé nazi, ce qui n'est pas commun. Un peu sur la retenue, on suit tout de même les aventures de cet équipage avec intérêt... D'autant que les premières scènes de combats sont assez immersives. Très vite l'accent est mis sur la solidarité qui anime ces quelques soldats, bloqués pour le meilleur et pour le pire dans un cercueil d'acier hermétique. Peu à peu, les morceaux de bravoure s'espacent pour laisser la place à de longues périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand chose. Malgré ces longueurs, la tension reste toutefois bien présente et permet au spectateur de garder la tête hors de l'eau. Au final, c'est surtout l'étonnante touche de fantastique qui teinte la fin du film qui surprendra le plus le spectateur lambda... Cependant, moi, j'ai bien aimé et je garde donc ce petit film comme une curiosité plutôt bien fichue.
Les amateurs de film de Guerre y trouveront leur compte. L’intérieur du célèbre char Tigre, tant redouté par les allies, sent la crasse et l'huile moteur comme si on y était. On s'attache à l’équipage, chacun avec sa personnalité bien définie et mise en avant au cours du périple. Après quelques missions périlleuses et réussie, le commandant reçoit l'ordre d'une mystérieuse mission à travers les lignes ennemies russes. Secret militaire bien gardé, cet itinéraire avec la bête d'acier est plutôt spectaculaire et très bien réalisée. La bande son et la VO des voix (en allemand s'il vous plaît) sous titrées FR, donne un vrai plus au caractère du film. Quelques incohérences nous emmènent sur les rivages du genre Fantastique, c'est un peu malvenu et une déception pour à mon sens.
La conclusion inattendue a significativement influencé positivement mon évaluation. Ce film, que l'on pourrait qualifier de road movie en char d'assaut, présente parfois des éléments tirés par les cheveux, mais s'avère finalement pas si mauvais.