Le Fleuve de la mort
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Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2022
Assez proche des films de John Hugues traitant des problèmes existentiels des ados durant les années 80, en beaucoup plus froid et l'humour en moins.
Ce "fleuve de la mort", inspiré d'un fait réel, bénéficie d'un casting de jeunes comédiens bourrés de talent et de plusieurs sous-intrigues très intéressantes et beaucoup plus profondes qu'il n'y parait.
Très encrés dans son époque (les habits, les dialogues), il est tombé peu à peu aux oubliettes et c'est bien dommage.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2010
Il y a parfois des mystères que l'on ne saurait expliquer : manifestement l'anonymat général entourant ce "Fleuve de la mort" (quel titre incroyablement stupide et peu représentatif!!) en fait partie. D'emblée Tim Hunter réussit à capter avec un talent rare le malaise entourant ces jeunes même pas méchants au fond, seulement irresponsables et ne comprenant pas la gravité de leurs actes. Pas vraiment de jugement donc ici, mais pas de complaisance non plus, le réalisateur préférant montrer simplement leur parcours et leur déchéance irrémédiable. De plus, le film a le mérite de ne pas trop se reposer sur ses lauriers façon : "c'est adapté d'une histoire vraie, et ce sera donc suffisant pour être crédible". Non, nous restons bel et bien toujours dans une dimension cinématographique, que ce soit par les "gueules" très variées qui nous sont montrés ici, de Crispin Glover à un Keanu Reeves débutant en passant par Dennis Hopper ou des dialogues parfois tout bonnement incroyables, si bien que l'on ne s'ennuie jamais face à une histoire qui aurait pourtant pu rapidement tourner à vide. Seule réserve au final : la mise en scène un peu trop classique de Tim Hunter, qui, sous des mains plus expertes, aurait peut-être permis au film de toucher au sublime. Qu'importe : ce "Fleuve de la mort" demeure en définitif une bien belle claque et surtout un objet cinématographique assez incroyable : en somme, voila une formidable surprise dont il serait bien regrettable de se priver. Etonnant.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2025
Samson, un ado associable, tue sa petite amie, abandonne son cadavre nue sur la rive d’un fleuve et va s’en vanter auprès de ses amis du lycée. Ces derniers, sous l’emprise de stupéfiants et d’alcool, décident de protéger leur ami et instaurent une loi du silence…

En réalisant son film, Tim Hunter s’est inspirée d’une histoire vraie, celle du meurtre de Marcy Renee Conrad qui, à l’âge de 14 ans, a été retrouvée dans un ravin violée et étranglée. Comme dans le film, les adolescents du coin garderont sous silence ce meurtre commis par l’un d’entre eux, avant que la police ne découvre le pot aux roses.

Le Fleuve de la mort (1987) est un teen-movie particulièrement nihiliste et désenchanté qui se déroule dans un bled morose et sans avenir. Une jeunesse en quête de repères, en plein désespoir et en pleine transition vers l’âge adulte. Le meurtre de cette adolescente laisse l’ensemble des ados complètement indifférents, on comprend rapidement que, vu le milieu dans lequel ils évoluent, ce meurtre est un non-événement. Leur environnement est malsain, les parents sont démissionnaires et seule la police semble avoir un effet dissuasif sur eux.

Le cadre est posé, on ressent un certain mal-être chez ces jeunes où la drogue, l’alcool et les armes à feu semblent être accessibles auprès de tous. Côté mise en scène cependant, on peine à comprendre où veut en venir le réalisateur, certaines situations paraissent incongrues, certaines décisions prises par les protagonistes semblent absurdes (Dennis Hopper), sans parler du surjeu de certains des comédiens (Crispin Glover) qui laissent dubitatif. Signalons néanmoins, l’excellente interprétation de Keanu Reeves (22 ans) qui parvient avec beaucoup de retenue, à camper ce jeune homme tourmenté.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2016
Surprenant que ce film. Glauque et axé sur la responsabilisation de jeunes adultes, un parallèle avec le passage dans les monde des adultes, uns sorte de rite d'où certains n'en sortiront pas indemnes et d'autres plus forts parviendront à franchir le cap. Une très bonne réalisation et des acteurs qui savent imposer leur jeu. Un film méconnu qui mérite pourtant largement qu'on le regarde.
Marian88
Marian88

2 abonnés 190 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 août 2019
Quel film niais et ennuyeux ! A se demander ce que Keanu Reeves est venu faire dans cette galère ! L'appel de l'argent ? Une exigence du réa Tim Hunter ?

Bref, entre l'humour potache et insupportable de Daniel Roebuck dans le rôle du débile criminel et le comportement enfantin de Crispin Glover, difficile d'apprécier tous les rouages de ce drame ! Même Dennis Hooper est ridicule avec sa poupée en plastique ! A se demander comment une jeunesse qui ne pense qu'à boire ou fumer de la marijuana pouvait être retranscrit à l'écran. L'histoire en elle-même est de toute façon absurde.

Ajoutez à cela des doublages français immondes qui ne sont pas en corrélation avec les lèvres des acteurs et vous obtenez un navet américain de plus.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 janvier 2008
Inspirée d'une histoire vraie qui (parait-il!) défraya la chronique dans les années 80's, LE FLEUVE DE LA MORT avait tout du thriller parfait. Mais 20 ans plus tard, le film souffre de sa ringardise. Le doublage est assez miteux et influence donc sur le talent mitigé des acteurs. Mais comme toute histoire réaliste, la sauce hollywoodienne a pris le pas et on a droit à une histoire d'amour inutile. Comme morale, on a droit au répétitif 'la société en décadence, les jeunes n'ont plus de repères', le thème est vrai mais combien l'ont utilisé et mieux interprété?! Alors résultat, le film se veut glacial, mais il est plus démodé et ringard. On passe à autre chose
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2018
Un film au pitch assez accrocheur mais qui au final ne fait pas plus d'effet qu'un pétard mouillé. Dommage.
Dans une petite ville des États-Unis, un lycéen nommé Samson Tollet (Daniel Roebuck) confie à ses amis qui a tué et abandonné le corps d'une jeune fille au bord d'un fleuve. Si certains se murent dans le silence pour couvrir leur ami d'autres pensent à tout révéler à la police...
La réalisation est plate: les prises de vues ne sont pas très bonnes, le cadrage basique, la mise en scène pas géniale, la profondeur de champ pas très réussie et les mouvements manquent de rythme.
Le scénario commence plutôt bien, il y a une bonne tension qui s'installe entre les personnages et le film ne manque pas d'humour. Mais une fois les 40 premières minutes passées, l'ennui s'invite et les choses dérapent. Le film commence à faire du surplace et ne raconte plus rien. Les péripéties ennuyeuses se succèdent, il y a de très grosses incohérences et on s'ennuie beaucoup.
Certains personnages sont réussis, mais d'autres sont désespérément vides et d'autres complètement surréalistes.
Les acteurs s’en sortent pas trop mal mais ce n'est pas non plus très bon.
Les dialogues ne collent pas toujours malgré quelques répliques amusantes.
La photographie n'est pas très jolie, la lumière est plate et les couleurs ternes.
Le montage participe à l'ennui avec son rythme lent et mal amené.
Les décors ne sont pas formidables, les costumes sont plaisants et la musique quasi absente.
"Le Fleuve de la mort" aurait pu être très plaisant sans ces sous intrigues abracadabrantesques et son rythme mortel (haha ha c'était nul....
meeek
meeek

10 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Proche de "Comme un chien enragé" dans sa manière d'associer acte moral et dénonciation, ce film met en scène une bande d'ados décérébrés qui observe l'omerta face au meutre d'une des leurs par l'un des leurs. Plusieurs films comme "Mean Creek" ou "Stand by Me" travaillent ce sujet. River's edge vaut pour la peinture du vide intellectuel et affectif d'une certaine Amérique et le jeu de l'hallucinant Crispin Glover.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2024
Peinture amère d'une Amérique déclassée où les adolescents désabusés confondent réalité et fantasme tandis que les adultes ont perdu toute notion parentale, perdus dans leur propre violence, révolte ou dépit, l'intrigue exploite les faiblesses psychologiques des personnages pour proposer une intrigue improbable - pourtant inspirée d'une histoire vraie. Dans une mise en scène très plate, les comédiens (notamment un touchant Keanu Reeves) conservent notre intérêt par leur sincérité, plus forte que les dialogues convenus, à l'image de la rencontre pathétique entre les solitudes de Dennis Hopper et de Daniel Roebuck autour du fleuve ou de l'indignation cynique de l'enseignant. Pertinent.
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2022
Quelques points forts malgré les petites erreurs évidentes. Le film suit un groupe d'amis du secondaire (lycée) de manière réaliste même si les réactions sont étranges. C'est dans un coin mal famé de la ville, évidemment où les jeunes sont laissés à eux-mêmes. Quelques acteurs très jeunes prouvent leur valeur dans ce film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2007
" Le fleuve de la mort " est un film assez intéressant dans son genre . L'histoire qui aborde , en quelque sorte, la " solidarité " entre ados peut paraitre tirer par les cheveux mais l'interprétation des acteurs nous la fait oublier . Parlons justement des acteurs : une bande de lycéen paumés type années 80 ( cheveux longs , vetements babas-cool ) dont certains feront les carriéres que l'on connait ( Keanu Reeves et Crispin Glover entres autres ...) . Au final , ce film mérite bien trois étoiles .
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2014
parce que ce petit film a un casting incroyablement bon, parce que l'histoire est très bien ficelé, sans être pour antan renversante, parce que on y découvre un keanu reeve débutant, parce que on y voit aussi un Dennis Hopper dans un rôle certes secondaire mais cruciale pour les protagoniste de ce scénario qui serait au fait une histoire véridique.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
Précurseur de la série Twin Peaks (Mark Frost et David Lynch, 1990), River’s Edge fait du spoiler: corps sans vie d’une adolescente dénudée
le centre autour duquel gravitent une galerie de personnages tous plus paumés les uns que les autres ainsi que, par extension, tout un microcosme urbain archétypique de la small town américaine : les déambulations en voiture traversent des stations désaffectées, des rues commerçantes ne visant que la consommation de masse, les rues pavillonnaires où vivent des familles (mal) recomposées que quittent aînés et cadets par souci de trouver quelque chose à faire là où il n’y a rien pour eux. Le film s’attache ainsi à la dégradation de l’existence humaine figurée par l’indifférence à l’égard spoiler: de la camarade de classe réduite à l’état de corps inerte attirant auprès de lui des corps venus visiter la curiosité du moment, attester les histoires racontées par la coupable, prendre conscience de leur propre vanité
. Le choc produit sur le spectateur résulte de cette suspension de la morale, mimétique d’un âge de perte de repères et vecteur d’une critique acerbe du rêve américain qui, sous la culture populaire qui inonde magasins et chambres d’adolescents – nous pouvons apercevoir le masque de Spiderman, de nombreux posters de cinéma et de musique –, les réduit à l’inertie de leur condition de public passif.
Pourtant, sous ses airs nihilistes, le long métrage se propose de rétablir une organisation interne : chaque lieu obéit à une atmosphère particulière, et l’irruption de personnages étrangers produit des perturbations que la mise en scène retranscrit intelligemment, tel ce plan magnifique parce que mystérieux sur le jeune frère pénétrant avec son vélo dans brume recouvrant le pont. Le dérèglement individuel et collectif produit, non sans paradoxes, un nouvel agencement du monde, régi par des règles et une logique fixées par les adolescents que les adultes ne comprennent pas (voir à ce titre l’indignation de l’enseignant) : nul hasard si Layne, en jouant au flipper ou sur une borne d’arcade, affirme pouvoir contrôler l’univers entier par la mise à nu des circuits que le jeu dévoile. Faute de modèles, condamnés aux tares des adultes comme la paranoïa de Feck ( Dennis Hopper) persuadé que la police est là, prête à le coffrer, les personnages repoussent les limites de l’acceptable – le titre original mentionne le « bord » – pour pouvoir, à terme, donner un sens à leur vie et au lien amical ou familial qui les unit. Une œuvre forte et dense, injustement méconnue.
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