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vinper
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2,0
Publiée le 19 mars 2026
Un film poétique avec un beau casting, des sujets intéressants qui auraient bénéficié d’un traitement plus précis. spoiler: Je n’ai pas compris le personnage du peintre raté, qu’apporte-t-il au personnage principal, à l’histoire ?
Et pourquoi ce mauvais sosie du Général de G. ?
Finalement je trouve ce film plutôt réussi quand on voit le scénario…
Encensé par la critique et France Inter, un peu moins par les spectateurs, "La cache" est un film qui met un temps fou à dégager une réelle émotion. Cette famille bourgeoise parisienne va, au travers de la télévision et des journaux, vivre les événements de mai 68 . Plus qu'une réelle comédie, cela s'apparente souvent à une étude sociologique de la situation, notamment à l'image du personnage incarné par William Lebghil. Tout ceci est vu sous le prisme d'un jeune enfant malicieux de 9 ans. L'essence même du film réside dans le secret de cette fameuse cache car même si cette famille est originale, on peine à s'y attacher. A voir surtout pour la dernière apparition du regretté Michel Blanc au cinéma. Pour le reste, c'est poussif.
La cache n'est pas une simple adaptation du roman éponyme de Christophe Boltanski. Lionel Baier a choisi une petite partie de la longue saga familiale, l'épisode de mai 68. Et le choix est heureux car, par delà la poèsie et l'humour qui se dégagent du film, les événements de mai 68 sont montrés sous un jour différent du traitement habituel. Mai 68, c'est 23 ans seulement après 1945 et l'on ressent bien dans le poids de la collaboration cachée sous le tapis troué du gaullisme et les relans d'un antisémite mal soigné dans une France qui aspire à la révolution des idées et des moeurs. C'est bien mis en scène, efficacement réalisé et joué avec justesse, entre profondeur et décalage. Bravo.
Adaptée d un Roman Autobiographique , à succès , de Christophe Boltanski c'est là une réalisation intéressante de Lionel Baier pleine de fantaisie et de tendresse qui possède je trouve à charme fou ! Rapport au Roman le film se concentre là sur les évènements de Mai 68 et l'on apercevra le Général Charles De Gaulle comme jamais on ne la encore vu ! A noter que c'est là le film posthume du regretté Michel Blanc dans le rôle d'un médecin lui qui était hypocondriaque autoproclamé .
Le film ne parvient pas à nous (re)plonger dans l'ambiance de la fin des années 60, avec notamment des anachronismes qui "sautent aux yeux" de ma génération : -d'entrée, le décor de l'entrée de la galerie d’exposition où sont exposées les œuvres de Christian Boltanski (paroi et porte de verre sécurit directement monté sur un mur de pierres apparentes) est postérieur à 1970, - l'un des deux oncles de Christophe perlent d'imprimante couleur... - les tenues des adultes ne renvoient pas à l'époque -pas une "patte d'ef" même parmi les figurants...) C'est là l'inconvénient pour quelqu'un qui a connu l'époque d'un film fait par des gens plus (trop ?) jeunes qui n'ont pas connu l'époque en question
Plus généralement, le film ne me semble pas donner le réel point de vue d'un enfant de 9 ans, pour lequel tout apparaît plus grand, plus haut en couleur que la réalité vue par un adulte. J'aurais sans doute préféré que pour nous montrer le monde que voyait Christian du "haut" de ses neufs ans : • l'appartement soit filmé en focale courte pour apparaître vaste -comme il l'était forcément à ses aux yeux, • les adultes aient une personnalité plus marquée, que leur névrose soit plus lisible, • l'usage de la contre-plongée soit un peu plus systématique...
Il est vrai que le parti pris de Lionel Baier de nous indiquer au démarrage du film qu'il relatait l'histoire d'un autre -Christian Boltanski- gêne l'incarnation du personnage : on sait qu'est dans un discours indirect même si la caméra prétend -un peu- le contraire.
J'ai cependant beaucoup aimé l'histoire et, notamment, la double incursion de la Grande histoire, celle des grands évènements, dans la petite histoire, celle des gens : la persécution des juifs par les nazis, son effet sur l'histoire de la famille, puis le passage inopiné du Grand Homme...
Une mise en scène originale, loin d'un déroulé "plan plan" d'un roman dont le film est tiré; et cela donne au final, avec une interprétation excellente, un film émouvant, drôle assez souvent, non démonstratif et de bon aloi. Adieu Michel...
On a l'impression que tous les interprètes s'ennuient dans ce film, même le petit garçon qui incarne Christophe. Il faut dire que les personnages n'ont pas vraiment d'épaisseur, que l'ensemble est brouillon et assez caricatural, malgré des références assez intéressantes à Mai 68. Quelques scènes flirtent même avec le ridicule, spoiler: comme le clin d'œil à Jean Yann ou l'arrivée inopinée du Général.
Dommage pour Michel Blanc, qui méritait vraiment mieux pour son dernier rôle.
Dernier film de Michel Blanc, ce petit bijou, très original parfois dans sa mise en images de cette famille délirante, puise une grande part de son indéniable charme et sa ouce folie dans l'interprétation de Dominique Reymond et de Liliane Rovere vue dans 10 pour cent, qui campe une aïeule haute en couleur. Décalé, bien mené et souvent très drôle, de quoi donc passer un très très bon moment.
A vu « La cache » de Lionel Baier d’après un extrait de l’autobiographie de Christophe Boltanski. Le spectateur est accueilli dans ce long métrage par la voix du réalisateur qui s’adresse à son public. La forme est originale et c’est ce qui définit totalement ce long métrage, l’originalité formelle. De très belles idées de mise en scène mêlant la bande dessinée (l’écran est parfois partagé en plusieurs cases) et l’art plastique où certains décors font penser aux installations de Christian Boltanski, artiste reconnu et nommé Petit Oncle dans le long métrage. Film collectif joué par une troupe de comédiens pleine d’énergie, de fantaisie qui fonctionne admirablement. Les dialogues sont alertes et savoureux cumulant les bons mots et l’humour avec finesse. Le montage est tonique et la musique jazz formidable de « peps ». Une famille de doux-dingues pendant tout le mois de mai 68, composée de Mère-Grand (formidable Dominique Reymond), Père-Grand (très émouvant Michel Blanc dans son dernier film) de Grand-Oncle (William Lebghil), Petit-Oncle (Aurélien Gabrielli), Arrière Pays (j’adore Liliane Rovère) et Garçon (Ethan Chimienti) vit dans un appartement dans le coeur de Paris donc au centre de la révolution estudiantine. Les événements de 68 restent à la porte du porche de l’immeuble, on les entends, on les devine, on les voit à travers l’écran de télévision… Mais l’appartement recèlera un secret qu’il va dévoiler au fur et à mesure où la répression policière se fait de plus en plus pesante et pressante.. Malgré toute l’originalité et la qualité globale du film, il ne se passe pas grand chose et « La cache » est surtout un film d’atmosphère, une chronique qui a du mal à aller au bout des 90 minutes. Je ne suis pas persuadé que le cinéma soit le meilleur vecteur pour raconter cette histoire, et la scène théâtrale aurait probablement mieux rendu service à ce scénario de comédie douce-amère très subtile.
Excellent film très original allez le voir très bien construit liliane revere excellente dans le rôle de la grand mère et michel blanc super qu on le regrettera...
Un film dans le quel quatre générations se confrontent avec les mémoires de leur famille, avec l'histoire de la France en 1942 et comment les a marqué et avec l'histoire des mouvements du 68 qui marqueront les nouvelles générations. Il y a un écho troublant entre le passé et l'actualité d'aujourd'hui.
Une comédie tout en délicatesse et en émotion, j'ai adoré ce film! La tribu d'acteurs qui accompagne Michel Blanc pour son dernier rôle est juste formidable. Merci Michel pour nous avoir encore une fois offert ce (dernier) moment de grâce cinématographique. Merci au réalisateur Lionel Baier de l'avoir rendu possible... Courez voir ce film, des petites étoiles pétillerint dans vos yeux d'enfant...
J'adore Michel Blanc. Et très émue de le voir dans ce film. Film magnifique ,qui plonge petit à petit dans les profondeurs de l'âme humaine.. j'ai adoré..
Un film truffé de bonnes intentions, mais alors qu'est ce que c'est poussif, daté (voire ringard), volontariste... Les mots d'auteurs envahissent l'espace, les idées de mise en scène sont tellement surlignées qu'elles deviennent juste des idées de mise en scène visibles. Le propos, l'idée esthétique, politique et humaniste du film passe derrière la démonstration de force et en force du réalisateur. Très fan du casting, j'ai eu de la peine pour chacun.es des acteurs. Dommage.