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CH1218
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1,0
Publiée le 17 novembre 2025
Le sous-texte et les allusions à l’Occupation interpellent mais l’originalité de cette adaptation ne fait pas tout. J’ai trouvé le film de Lionel Baier chaotique, confus, brouillon. J’ai bien essayé de m’accrocher - pour Michel Blanc déjà, mais pour être honnête, je n’y suis pas du tout arrivé.
La Cache n’est pas un film parfait, il ne plaira pas à tous ceux qui cherchent de l’action, de l’exaltation, ou une intrigue très ramifiée. Mais pour qui est sensible aux portraits de famille intimistes, aux ambiances soignées, aux récits où l’Histoire (avec un grand H) se fait sentir sans toujours s’imposer, c’est une réussite. À voir surtout pour sa manière de questionner le rapport entre mémoire, silence, identité, et transmission.
Difficile de trouver des points positifs à cette histoire. L'interprétation de Michel Blanc n'est pas tellement crédible. Film bien réalisé, mais histoire poussive qui ne décolle pas
"La Cache" est l'ultime film qu'a tourné Michel Blanc, avant sa disparition le 3 octobre 2024. Tiré du roman de Christophe Boltanski, le film aborde l’atmosphère de mai 68 à travers les yeux d’un garçon de neuf ans confiné chez ses grands‑parents durant les événements de Paris. Sur le plan narratif, le choix d’une voix off omniprésente, directement tirée du livre, finit par surligner chaque sentiment et empêcher l’immersion, on ressent davantage un exposé qu’une expérience vécue.
Hétéroclite et cartoonesque, cette fable trace 4 générations d’une famille juive dans un appartement parisien. La forme inventive domine le fond relégué à des suites d’anecdotes ou de situations. Les acteurs surjouent l’environnement : en appartement ou dans l’AMI6. Au bout d’1heure le film accélère (avec l’apparition d’un VIP surprise) et nous éclaire sur la signification du titre. Rafle du Veld’Hiv en 1942, appel du 18 juin pour une Francelibre et événements de mai 1968 sont en toiles de fond d’une histoire assez banale, sans émotions, avec une voix off qui plombe le tout. BLANC est touchant dans sa déprime faussement désinvolte… Pour intellos cinéphiles...
Lionel Baier signe une adaptation réussie du livre de Christophe Boltanski : un roman autobiographique et conceptuel, où l'on suit l'évolution de la famille Boltanski sur un siècle à travers les pièces de leur appartement rue de Grenelle, à Paris.
Lionel Baier construit un récit davantage linéaire, en y mettant beaucoup de lui et de sa propre famille. La Cache, le film, est donc une adaptation très libre. Le réalisateur joue beaucoup avec le hors champ et le non dit, beaucoup de choses sont suggérées par des dialogues pris sur le vif, sans explications platement didactiques, ou avec des objets qui rappelent un intérieur familial, mais aussi les spécificités de cette famille aux origines juives.
On s'attache à ces personnages foutraques, grâce au réalisateur-scénariste, mais aussi avec ce qu'apportent les acteurs et actrices, notamment Michel Blanc et Dominique Reymond, tous deux excellents et particulièrement touchants.
Là où ça pèche plus, c'est dans la mise en scène inégale de Lionel Baier, parfois inspirée parfois plate, et dans ce montage vraiment trop mou pour une comédie (dramatique), ce qui est dommage car on n'est pas dans une de ces comédies balourdes qui gangrènent le cinéma français. Le film de Lionel Baier est fin, et aurait mérité une forme plus alerte.
Néanmoins c'est un long métrage appréciable, une belle œuvre de mémoire sur la judéité et une chronique familiale sensible et universelle. Et surtout un magnifique dernier rôle pour Michel Blanc, qui fut décidément un acteur et un homme remarquable, sans doute pas assez estimé de son vivant.
A travers les yeux d'un petit garçons entouré de sa famille, dans un contexte poétique et artistique, la réalisation singulière et la voix off omniprésente de cette histoire, bouleversent quelques peu les habitudes. Ce fameux secret et le déroulement ennuyeux de celui ci m'a littéralement endormi. Il ne se passe rien, à moins de n'avoir rien compris au coté artistique du film...Mme s'il faut réaliser qu'il s'agit du dernier film du regretté Michel Blanc, celui là je l'oublierai vite.
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2,0
Publiée le 5 juillet 2025
« Il y a des tas de choses qui se passent à chaque instant et qui ne sont des vérités que pour ceux qui les vivent. » La vérité de "La cache", c'est celle de Christophe Boltanski, qui raconte comment il a vécu les événements de mai 68. Une période charnière dans l'histoire récente de France qui est donc vécue par le prisme de cette famille qui vit en quelque sorte recluse dans leur zone de confort. D'ailleurs, le titre anglais est "The Safe House". Il n'y a donc pas d'immersion au sein de ces turbulences puisqu'ils sont "à l'abri" de ce chaos extérieur. Une confortable distance avec quand même quelques conséquences du présent, mais aussi du passé dans un contexte d'après-guerre. Une distance pas qu'avec les événements, mais aussi avec les personnages et leur milieu. Pourtant, ce sont eux qui portent tout le film, mais cette dynamique familiale, parfois chaotique avec des conflits générationnels est tout de même superficielle. Cette série de vignettes a tendance à être répétitive et pauvre en enjeux, ce qui donne un film plat, monotone et finalement peu engageant.
A voir uniquement pour Michel Blanc, car encore une fois, on veut nous faire croire que c'est une comédie alors que c'est plutôt un drame. Aucun rire dans la salle !
La cache n'est pas une simple adaptation du roman éponyme de Christophe Boltanski. Lionel Baier a choisi une petite partie de la longue saga familiale, l'épisode de mai 68. Et le choix est heureux car, par delà la poèsie et l'humour qui se dégagent du film, les événements de mai 68 sont montrés sous un jour différent du traitement habituel. Mai 68, c'est 23 ans seulement après 1945 et l'on ressent bien dans le poids de la collaboration cachée sous le tapis troué du gaullisme et les relans d'un antisémite mal soigné dans une France qui aspire à la révolution des idées et des moeurs. C'est bien mis en scène, efficacement réalisé et joué avec justesse, entre profondeur et décalage. Bravo.
Encensé par la critique et France Inter, un peu moins par les spectateurs, "La cache" est un film qui met un temps fou à dégager une réelle émotion. Cette famille bourgeoise parisienne va, au travers de la télévision et des journaux, vivre les événements de mai 68 . Plus qu'une réelle comédie, cela s'apparente souvent à une étude sociologique de la situation, notamment à l'image du personnage incarné par William Lebghil. Tout ceci est vu sous le prisme d'un jeune enfant malicieux de 9 ans. L'essence même du film réside dans le secret de cette fameuse cache car même si cette famille est originale, on peine à s'y attacher. A voir surtout pour la dernière apparition du regretté Michel Blanc au cinéma. Pour le reste, c'est poussif.
De Lionel Baier (2025). C'est le dernier film qu'aura tourné Michel Blanc décédé le 3 octobre 2024 . Une très belle occasion de revoir ce grand acteur . Dans un film particulier en ce sens qu'il explore un évènement dramatique ; la Shoasous un angle nouveau sans rien montrer de l'horreur mais au travers l'histoire d'une famille très soudée , au travers du regard d'un enfant découvrant une cachette particulière . C'est souvent drôle et très bien joué . Sur fond des évènements de mai 1968 ue l'on perçois au travers de flashs d'informations et de bruits venant de la rue . Une évocation d'un passé qui a failli déchirer une famille mais qui l'a aussi soudée. Avec Dominique Reymond, Michel Blanc, William Lebghil.
J'ai accompagné une amie qui voulait absolument le voir. Quelle déception ; Le film est brouillon, soporifique ; le rythme trop lent. Une seule envie : fuir. A la sortie même constat des autres spectateurs;