Ce drame sombre porté par Vanessa Kirby donnait envie, tant le désespoir de son personnage, sa situation financière catastrophique et le compte à rebours de sa banque pour trouver $ en une nuit.
Dans l’esprit d’un Chute Libre (1993) , on voit un personnage qui est déjà en grande difficulté, devoir faire toujours plus, juste pour ne pas finir sans domicile fixe.
Lynette qui malgré tous ses défauts, essaye toujours de bien se comporter avec les gens, mais ne peux s’empêcher d’exploser par moment.
Ici la situation empire, notre protagoniste commençant à se mêler à des petits criminels pour récupérer l’argent tant nécessaire.
A fil des conversations avec les autres personnages, au fur à mesure de la nuit, on découvre son passé merdique et torturé, la pauvreté constante, les hommes de sa vie qui l’utilisent et ensuite s’en débarrasse sans ménagements.
Le film dénonce son aveuglement pour protéger sa famille, qui lui fait risquer sa propre vie, mais aussi son frère trisomique, qu’elle chérit plus que tout.
Le film souligne l’absurdité de la vie, les excès du capitalisme, la pression permanente exercée sur les plus pauvres, le fait de vivre dans une société dénuée d’amour, de compassion, de tendresse et de dignité.
Vanessa Kirby incarne avec beaucoup de talent cette femme paumée, victime du système, désespérée mais prête à tout pour ce en quoi elle croit.
Côté casting, on retrouve également le sympathique Stephan James (Homecoming) dans le rôle d’un petit malfrat, et un caméo de Michael Kelly.
Un drame social fort, qui lorgne par moment vers le thriller et le road movie nocturne, dénonçant les inégalités sociales et la pauvreté.