Le Cri des gardes a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Toronto. Par la suite, il a également été sélectionné dans ceux de Sans Sebastian, Rio de Janeiro ou encore Marrakech.
Le film a été tourné entre janvier et février 2025 au Sénégal. Ce n’est pas la première fois que Claire Denis tourne sur le continent africain puisque plusieurs de ses films avaient déjà l’Afrique pour toile de fond comme Chocolat (1988), Beau Travail (1999) ou encore White Material 010).
Il s’agit de la quatrième collaboration entre Claire Denis et le comédien Isaach de Bankolé après Chocolat (1988), S’en fout la mort (1990) et White Material (1990).
Le Cri des gardes est une adaptation de la pièce de théâtre Combat de nègre et de chiens du dramaturge français Bernard-Marie Koltès.
Parmi les différents coscénaristes du film, il y a notamment l’actrice et réalisatrice Suzanne Lindon. Il s’agit de son deuxième scénario après celui de son premier long-métrage, Seize printemps (2020).
Dans le film, le personnage d’Alboury que joue Isaach de Bankolé s’exprime langue yoruba lorsqu’il interagit avec les gardes. Pour le comédien, s’exprimer ainsi est particulier puisqu’il s’agit de sa langue maternelle. Elle est notamment très répandue dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, comme la Côte d’Ivoire ou le Nigeria.
Le Cri des gardes a été tourné en anglais, ce qui n’est pas une nouveauté dans la filmographie de Claire Denis puisque plusieurs de ses films comme High Life (2018) ou Stars At Noon (2022) avaient également été tourné dans la langue de Shakespeare. Le choix de l’anglais pour Le Cri des gardes s’est fait en raison d’un séjour de Bernard-Marie Koltès (l’auteur de la pièce de théâtre ici adaptée par Claire Denis) au Nigeria, plus ou moins bien accueilli sur un chantier.
Dans ce pays africain mais également dans d’autres comme le Ghana ou le Cameroun, les Blancs et les Noirs se parlent entre eux en anglais. Claire Denis trouvait que la politesse était plus audible en anglais, que le mot "Sir" avait par exemple plus d’impact que le terme "Monsieur". À l’origine, la cinéaste voulait tourner son film au Nigeria ou au Cameroun mais l'équipe trouvait cela complexe. La réalisatrice a donc revu ses plans mais a gardé l’anglais pour se rapprocher de tout ce qu’elle avait imaginé avant de devoir changer de pays.