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eve land
2 abonnés
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2,0
Publiée le 18 juin 2026
Un film profondément étrange tant le traitement semble anachronique. Outre l'aspect teen movie très gras, sans doute y aurais-je cru plus jeune, le message derrière, à base de : « ce sont de jeunes garçons idiots, ils vont grandir, pas grave s'ils t'ont traitée de P***. » est tellement perturbant, à l'heure où est condamnée chaque forme d'oppression, d'humiliation. C'est là où le film m'a le plus posé question. Est-ce qu'il nous enjoint à être moins sévères, moins hypersensibles aux comportements spontanés (certains diraient toxiques) ? Dans ce sens il est vraiment excellent car complètement à rebours d'un moralisme, en opposition, nous avons eu la série Mixte, non pas que je trouve qu'il soit pertinent de dire à une fille : « on a écrit P*** sur le mur ? awww, allez, sois forte, passe à autre chose », mais ça a le mérite de suivre une ligne cohérente pour 2007, et de donner à entendre d'autres discours sur ces questions.
Une jeune étudiante suédoise se retrouve dans un groupe composé uniquement de jeunes mâles italiens. Pensez-vous qu'ils se jettent sur elle? L'idée était séduisante, propice à des clichés humoristiques. A l'arrivée, on est déçu du maigre contenu du scénario. Sans intérêt!
Pas mal, chronique ado en mode realiste. Les acteurs sont vraiment bon, surtout l’heroïne. Belle mise en scene, lumieres et histoire bien emballée. Il manque peut etre un peu de folie dans tout ça… ce qui fait pencher ce film pus vers film d’auteur classique plutot que la comedie ado présenté au depart. Bonne facture globale.
Ai vu « Une année italienne » de la réalisatrice italienne Laura Samani d’après le roman de Giani Stuparich paru en 1929. Ce film est une très jolie chronique sur une année scolaire dans un Lycée technique à Trieste. Fred (magnétique Stella Wendick) a 17 ans et est suédoise. Parce que son père vient d’être muté dans la ville portuaire, Fred quitte la Suède et doit passer son bac dans un nouveau lycée en Italie. Dans sa classe elle est la seule fille. Elle crée bien malgré elle des curiosités, des rejets et des envies de copinage. Fred se lie avec un trio de garçons inséparables, Antero (très touchant Giacomo Covi), Pasini (Pietro Giustolisi) et Mitis (Samuel Voturno). Nous suivons ce quatuor atypique et extrêmement attachant tout au long de l’année scolaire, alternant les moments au sein du Lycée et ceux plus nombreux lors de fêtes et de soirées dans une ancienne imprimerie arrangée en local-refuge. Fred est rayonnante, sa liberté corporelle et de ton magnétisent autant les 3 adolescents que la caméra mais aussi le spectateur. La mise en scène est subtile et évite absolument toutes les constructions temporelles et chronologiques des « films de lycée » français. Le scénario est extrêmement raffiné et bien construit. Toute l’attention est mise sur la délicatesse et la suggestion. Le quatuor de comédiens amateurs est absolument homogène et captivant de naturel et de charme. Les jeux d’attirance, de désir et de répulsion sont savamment amenés et nous conduisent à une conclusion totalement inattendue mais qui donne tout son poids politique au film. J’ai été ému par ce film qui laisse au spectateur de la place pour faire aussi son parcours initiatique. La photographie et la musique sont tout aussi solaires que l’univers de ce long métrage qui est bien plus profond qu’il n’y parait. Une très belle surprise estivale.
Ce teen movie est creux, aucun scénario autre que des bidouillages sans intérêt...
J'ai été gêné par l'hilarité permanente de l'actrice principale, qui ne fait pas très suédoise, d'ailleurs....
Il y avait pourtant matière à faire un film intéressant avec une ado provenant d'un pays ultra féministe, la Suède, plongée au milieu de petits machos italiens...
La jeune actrice n'est pas bonne, trop monocorde, figée dans un sourire béat, inexpressif...
Les jeunes Italiens sont vulgaires et caricaturaux...
Heureusement qu'il y a la beauté des acteurs italiens, car pour le reste, le niveau est celui d'un film pour adolescents. Intrigue simpliste, action rythmée par des amourettes et des jalousies sans aucune profondeur. Les jeunes mâles sont présentés comme des bêtes en rut. Le portrait de cette jeunesse, dont l'unique préoccupation est de savoir où prendre une cuite et qui couche avec qui, est affligeant et ennuyeux au possible.
La mise en scène est soignée, les et l'histoire d'amour jolie quoique quelque peu déceptive. Le message est important mais le début et la fin le traite un peu trop légèrement. L'ensemble reste prenant et agréable.
J’ai passé mon bac l’année avant de l’année décrite ici dans ce film en 2007. J’ai fréquenté le même lycée triestin que la réalisatrice et je peux vous assurer que ce film n’a rien de banal car il décris de façon authentique et juste la vie de beaucoup d’adolescents de la ville adriatique. Le titre en français « une année italienne » est fait pour les spectateurs qui ne connaissent pas grand chose à l’Italie et encore moins de la singularité de Trieste. Dans ce film on y parle le vraie dialecte et on parle italien (et slovène) avec le vraie accent des gens de notre ville. Le tout est très réaliste pour avoir pratiquement vécu chaque scène de ce film et arpentée chaque rue de cette ville magnifique. Cette réalisatrice n’a pas réalisé que un film délicat sur que es que c’est être jeune femme (et jeune homme) au début des années 2000 en sortons des clichés que notre décennie nous impose mais elle fait aussi un portrait authentique d’un petit bout d’Italie qui en vaut absolument le détour aux gens curieux et aimant la beauté.
Obligée de quitter la Suède et de suivre son père recruté dans une entreprise en redressement judiciaire à Trieste, Frederika entre dans un lycée technique italien dont elle est la seule fille de la classe de terminale. Après un sévère bizutage, elle se lie d'amitié avec une bande de trois garçons : Pasini, séducteur indécrottable, Antaro, beau ténébreux amateur de poésie et Mitis, gros nounours rassurant.
Réalisatrice en 2021 de "Piccolo Corpo", un film historique qui se déroulait déjà dans la même région du Frioul, limitrophe entre l'Italie et la Slovénie, Laura Samani a utilisé ses souvenirs du lycée pour adapter un vieux roman d'un auteur quasiment inconnu de ce côté-ci des Alpes, Giani Stuparich, "Un anno di scuola" (1929).
Présenté l'an passé dans une section parallèle de la Mostra de Venise, "Une année italienne" est un film qui doit beaucoup à la fraîcheur de ses jeunes acteurs : Stella Wendick, au charme irrésistible, et Giacomo Covi, prix du meilleur acteur de la section Orizzonti à Venise.
C'est moins une comédie américaine de lycée avec ses gags lourdingues qu'un récit initiatique sur la fin de l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte. Son action se déroule en 2007, à l'époque de l'entrée de la Slovénie dans l'Union européenne et de la suppression des contrôles douaniers à la frontière italo-slovène. Cette ouverture résonne avec celle que les protagonistes du film s'apprêtent à vivre, qui quitteront l'an prochain le cocon rassurant de Trieste pour entreprendre, à Bologne ou à Florence, des études supérieures.
On pense au quatuor d'amis de "Stand by me" - raconté en flashback par un narrateur qui a quitté ses jeunes amis pour faire sa vie ailleurs. On pense aussi au groupe cosmopolite de colocataires de "L'Auberge espagnole" et aux intrigues amicalo-amoureuses qui s'y nouent. Sans doute pas un film inoubliable mais, dans le genre, une parfaite réussite pleine de nostalgie et de vitalité.
A Trieste une suédoise débarque dans un lycée technique. C’est la seule fille de sa classe et elle va faire tourner la tête des « ragazzo ». Et la sienne aussi. Chronique sentimentale d’une année charnière entre l’adolescence et le début de l’âge de raison. C’est film tout a fait charmant et délicat mais aussi totalement anodin.
Recommandé par une critique du masque et la plume, je me suis rendu en salle pour voir ce " une année italienne".
De mon point de vue, ce film ne présente aucun intérêt. Alors certes, le sujet qui tourne autour du passage prochain à la vie d'adulte a souvent été traité au cinéma. Mais avec un tel manque de maîtrise, je pense que c'est le premier qu'il m'ait été donné de voir.
Un film adolescent rafraîchissant qui vaut surtout pour son casting sympathique et son personnage féminin central, qui loin du cliché de l'adolescente fragile et larmoyante, s'affirme comme un modèle moderne, taiseux et décidé. Inattendu et enthousiasmant.