Ce film est présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2025. En outre, Théodore Pellerin a remporté le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation pour son rôle dans Nino lors de cette dernière édition.
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par Pauline Loquès, ancienne programmatrice sur France Inter. Avant Nino, elle a tourné un court-métrage, La Vie de Jeune Fille, qui a été acheté par Arte.
Salomé Dewaels et Jeanne Balibar s’étaient déjà données la réplique puisqu’elles étaient toutes deux au casting du film Illusions Perdues de Xavier Giannoli (2021).
Dans un premier temps, Pauline Loquès a songé à ce que Nino soit plutôt un roman. Mais sa rencontre avec Théodore Pellerin l’a finalement convaincue d’en faire un film.
Pauline Loquès souhaitait montrer une autre image de Paris à l’écran. Elle a ainsi tourné dans le nord-est de la capitale, dans le 19e arrondissement, près des quartiers où elle vit depuis vingt ans (Jaurès, Place des Fêtes, Jourdain). Le tournage a eu lieu en octobre et novembre 2024.
Outre la présence de Théodore Pellerin, le Québec est également représenté dans Nino à travers l’utilisation de plusieurs morceaux musicaux de Flore Laurentienne, un artiste canadien également originaire de la Belle Province.
Pauline Loquès voit son film comme le regard de plusieurs femmes sur un personnage masculin. Pour son premier long-métrage, la cinéaste s’est en effet essentiellement entourée de femmes qui occupent ici des postes clés : directrice de la photographie, directrice de casting, monteuse, cheffe déco, scripte, première assistante ou encore directrice de production.
Avec Nino, Pauline Loquès souhaitait évoquer la maladie mais sous un angle différent. Plutôt que de montrer son personnage principal en train de lutter contre le cancer, elle a ainsi choisi de s’intéresser à ce que le cinéma montre plus rarement, à savoir les jours qui précèdent le début du traitement chez les malades.
Il était important pour la cinéaste que le personnage principal, Nino, ne soit pas totalement condamné par la maladie. C’est pourquoi ce dernier souffre d’un cancer de la gorge, dont il est possible de guérir. Afin de donner le plus de crédibilité à son histoire, la réalisatrice s’est énormément documentée en amont du tournage puisqu’elle a rencontré des spécialistes, des oncologues, des malades, des accompagnants, tout en faisant des recherches sur la maladie et les protocoles.
Le personnage de Nino est inspiré de l’un des proches de la réalisatrice, Romain, à qui le film est dédié. Ce dernier est décédé d’un cancer à seulement trente-sept ans. C’est dans le but de retrouver l’espoir que Pauline Loquès s’est mise à écrire cette histoire.
Présenté à la Semaine de la Critique lors du dernier Festival de Cannes, Nino a été l’occasion pour Pauline Loquès de revenir là où tout avait commencé pour elle. C’est en effet à Cannes que sa vocation pour le septième art est née puisque sa grand-mère l’emmenait régulièrement dans les salles obscures de la ville alors qu’elle n’était encore qu’une enfant.