Difficile de ne pas penser à Chiens de la casse sauf qu’avec Météors, Hubert Charuel livre une version plus fade, moins profonde et paradoxalement moins violente socialement. La deuxième partie, engluée dans le décor terne de l’industrie nucléaire, prétend dénoncer une assignation sociale écrasante : zoner ou bosser, dans tous les cas sombrer. Mais cette thèse, lourde et assénée, se réduit vite à une mécanique illustrative où l’humour et la vitalité des personnages s’éteignent comme sous chloroforme. Au lieu d’un coup de poing, on assiste à une lente asphyxie narrative. Reste une réalité glaçante en filigrane, certes, mais surtout un film qui, à force de répéter son constat, finit par ressembler lui-même à l’abattoir qu’il dénonce : étouffant, prévisible et sans échappée. Plus que des déchets nucléaires, c’est le spectateur qu’on enterre vivants pendant deux heures.
Un film transmettant de vrai valeurs et qui fais grandir émotionnellement. On peut y voir une vrai amitié évoluer malgré les problèmes. spoiler][/spoiler] La fin nous laisse perplexe mais totalement conquis. Je vous le conseille
Le film est très bon il fait énormément réfléchir sur les addictions ici on nous parle de l'addiction à l'alcool et à la drogue mais ce film fait aussi passer un message sur les addictions comme les jeux d'argent, de plus ce film fait passer beaucoup d'émotions et de sentiments avec un très bon jeu d'acteur je recommande vivement de regarder et d'en faire part à toutes les personnes ayant des addictions pour les faire réfléchir et leur donner envie de se reprendre en main.
Film d’auteur plus que convaincant. Il fait énormément réfléchir, ce film était plus que nécessaire. L’histoire "amicale" très ambiguë entre les personnages principaux était très émouvante. Je recommande.
Un superbe film qui traite d'une thématique universelle et complexe avec subtilité. De jeunes acteurs dont le talent rend les personnages profonds et attachant. Une œuvre à multiples lectures qui use de la symbolique pour faire passer des messages forts. Pour résumer, une très belle expérience à laquelle je ne m'attendais pas lorsque l'on m'a proposé le visionnage du film. Une note de lumière au cœur de l'orage.
Première critique je publie. Je dois dire que j’ai été surpris par la qualité de ce film comparé aux critiques dithyrambiques de la presse. Je comprend surtout que ces réalisateurs ont la « carte », ils font parti du petit milieu et ils peuvent proposer n’importe quoi, leur film est montré à Cannes. Ce film n’a ni queue ni tête.
Un vrai chef d'œuvre. Une ode à l'amitié. Une réflexion originale et généreuse sur le rapport à l'addition. Des acteurs magnifiques. A voir absolument .
J’ai eu l’occasion de voir ce film en avant première avec le lycée. Je pensais faire une sortie cinéma ennuyante et bien je me suis trompé. Le film est sublime et passe de beaux messages. spoiler: le combat des 2 personnages est très compliqué mais ils s’en sortent, preuve que tout le monde peut y arriver.
On a un réalisateur qui raconte en interview que le film s’appelle météores parce qu’il y avait à la base des météorites qui tombaient sur la ville. Au moins il se serait passer quelque chose. Il a préféré se « concentrer sur les personnages » ça ne veut absolument rien dire, le point de départ d’un film est toujours les personnages. Juste les gens ne voulaient pas financer un énième film français de genre mal réalisé. Raté, c’est exactement ce qu’ils ont eu.
Un film malade de son ambition, passionnant par instants, mais incapable de tenir sa propre promesse, celle d’une œuvre à la fois politique et humaine.
Bon, encore un film avec Idir Azougli sérieusement ? C’est un pur hasard (non). Évidemment que je n’allais pas rater la première présence à Cannes de notre Idir national. Ayant beaucoup d’attente j’en resort légèrement déçu, mais bon nombre de point mon extrêmement touché. Meteors traite avant tout de la ruralité et de l’amitié, je suis donc client. Les sujets embrassés par le film comme l’alcoolisme, le rapport au travail précaire et le rapport social sont globalement très bien traités avec un point d’honneur sur l’alcoolisme de Dan (Idir) qui m’a touché de justesse. Les tentatives comique sont brillantes. Beaucoup de critiques fustige le jeu de Paul Kircher que j’ai trouvé tout à fait pertinent (sans parler qu’il répond à une direction précise donc pas vraiment responsable si les gens aime ou pas). J’ai beaucoup aimé le choix des musiques, le rap y est mit a des moments pertinent, loin de l’utilisation de certain qui s’en servent que pour illustrer une fête de jeune ou une ambiance de quartier. La photo est sympa mais le cadre aurait pu être plus travaillé. J’ai au global passé un bon moment, j’ai été sincèrement touché par plusieurs scène, bien que certain aspect du scénario me laisse un peu de côté et surtout la fin qui conclu bizarrement sur un son affreux du terrible Hatik, j’en ressort malgré tout satisfait. Idir Azougli aura son césar un jour.
J'ai pleuré comme je n'avais je pense jamais pleuré au cinéma, [à plusieurs moments du film, l'armoire de Dan, le tunnel, la carpe, la lettre...]. J'ai été profondément touché par la manière dont est montré l'alcoolisme, dans la destruction de soi et des autres, et l'impossibilité de se sortir du trou qu'on creuse chaque jour. C'est triste, mais surtout beau. Et parfois dans le noir brille quelque chose. Je vais retourner le voir, pour la beauté douce de Mika, pour l'abîme de Daniel.
Avec Météors, Charuel écrit exactement le genre de film français qu’on redoute : un scénario misérabiliste, complaisant, englué dans la grisaille provinciale et les malheurs de deux losers sans horizon. Mike et Dan errent entre fast-food, bitures et magouilles minables, jusqu’à se retrouver sur un chantier de déchets nucléaires, métaphore déjà usée jusqu’à la corde. On aurait pu y lire une chronique sociale forte, mais le récit s’enlise dans des digressions ridicules et un rythme si languissant qu’on se surprend à regarder l’heure plus souvent que l’écran. Seuls les trois acteurs tirent le film de la noyade, mais pas assez pour éviter l’ennui abyssal qui guette le spectateur. Charuel avait matière à traiter son sujet avec mordant, voire à oser une comédie picaresque et déjantée. Il a préféré s’enfermer dans un naturalisme compassé, confondant austérité et profondeur. Ici, rien n’est radioactif, juste inerte.