Je reprend quelques mots de Mylène: Tout est chaos (dans ce film) Tous mes idéaux (de cinéma) Abimés... Je cherche une âme, qui Pourra les aider (les réalisateurs) On est vraiment désenchantés En allant au ciné Désenchantééééés
Poignant. L'impuissance de l'entourage face aux addictions avec en filigrane une amitié profonde et un pays sinistre et sinistré. Excellent jeu d'acteur, personnages très attachants et dénouement inattendu.
Hubert Charuel avait séduit beaucoup de monde, en 2017 avec son Petit paysan. Cette fois, dans l’écriture comme dans la réalisation il a travaillé avec Claude Le Pape pour ces 108 minutes d’un drame qui, paradoxalement fait du bien. Trois amis inséparables. Tony est devenu le roi du BTP, Mika et Dan les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance. Après un nouveau plan raté, Mika et Dan doivent se sauver d'ici, et même se sauver tout court. Ils se retrouvent à bosser pour Tony dans une poubelle nucléaire. Est-ce le début d'une nouvelle vie ou la fin de tout ? Ce film confirme le talent de Charuel pour créer une émotion vraie et pour parler de la France profonde… très profonde. A voir absolument ! Quand la vie est juste trop dure, quand on se sent prisonnier de sa région sinistrée, quand il n’y a plus d’avenir, il reste l’alcool, - la bière Météors en l’occurrence -, la fumette, les petites magouilles minables… et l’amitié ! Toute l’histoire des trois potes de cette histoire peut se résumer ainsi. Dans un 1er temps, il y a de quoi rire, puis l’histoire tourne à l’aigre et au tragique : problèmes de santé liés à l’addiction à l’alcool et à la drogue, boulot terrifiant dans l’une de ces poubelles nucléaires, délitement des liens d’amitié quand chacun a son propre plan pour s’en sortir - peut –être -, alors le propos devient social, puis politique, sans jamais perdre de vue les émotions. Nos cinéastes filment avec talent et justesse, cette triple dépendance, alcool, drogue et… amitié. Charuel a un don pour les castings. Ici, il vise très juste avec un éblouissant Paul Kircher, comme pour Idir Azougli et Salif Cissé, parfaits également. Malgré le contexte plus que noir de ce drame, le scénario fait le choix – que d’aucuns regretteront -, de la lueur d’espoir finale. Un presque happy end que j’ai trouvé pour ma part un peu plaqué et artificiel. Mais à la question, comment fallait-il terminer cette histoire, je reconnais humblement ne pas avoir de réponse satisfaisante. Tout cela dit, le film ne donne pas vraiment l’envie d’aller passer ses vacances en Haute-Marne, une région qui s’intoxique pour survivre.
J'attendais avec impatience le second film d'Hubert Charuel (après Petit Paysan qui m'avait profondément marqué) et son Météors m'a plu. Le trio de personnage est extrêmement touchant et complémentaire, le réalisateur sait choisir et tirer le meilleur de ses comédiens. L'histoire et l'univers sont durs, certes, mais le film respire quelque chose de positif malgré tout et aspire à une forme de poésie de la difficulté de vivre. De la poésie du désespoir qui donne de la force au film, à ses personnages et à nous spectateurs. Le film est réaliste, certes, mais encore une fois il tire vers le poétique et aussi l'absurdité de nos existences, alors on rit aussi souvent. De belles émotions contrastées, merci Hubert Charuel ! J'attends le troisième long !
Charuel croit gagner en liberté par rapport à son premier film mais cette prétendue audace se traduit surtout par une mise en scène décousue, qui mélange les registres sans cohérence. Le film décolle légèrement et retombe au sol très vite.
Une belle histoire d’amitié entre deux copains , qui traînent leur vie à St Dizier …désœuvrés….avec tout de même le rêve d’aller un jour vivre à la Réunion…. J’ai mis un certain temps avant de rentrer dans le film …pour finalement être totalement happée par ces deux jeunes en perdition . Paul Kircher est criant de vérité dans le rôle de Mika .
Je me suis laissé tenter par Météors après avoir lu de bonnes critiques. Il n'y avait pas beaucoup de spectateurs dans la salle, c'était déjà un indice. Ensuite deux personnes sont parties au bout de 30 minutes. J'aurais du faire la même chose. Le beau casting est gâché, le scénario est un fourre tout, et les couleurs sont moches. À force de tourner autour du vide, Météors finit par s’y perdre.
Effectivement ce trio de jeunes acteurs emporte l'adhesion sur un scénarios de paumés dans l'est de la France. Nul préchi précha politiqueou sociologique, on ne saura rien de leurs origines, de leurs parcours, mais si ça commence comme une aventure de pieds nickelés, peu à peu l'un des personnages se rend compte que continuer comme ça c'est la certitude d'une catastrophe annoncée. On s'attend d'aileurs au pire, les personnages sont toujours sur la tangente, mais finalement la volonté des uns et des autres l'emportera, enfin on peut l'espérer! A voir.
L’image que ce réalisateur donne de la Haute Marne et par extension des campagnes est déplorable. Résumer la région à des alcooliques et des poubelles nucléaires, c’est vraiment grotesque. Si le réalisateur sortait de sa tour d’ivoire, il verrait qu’il y a aussi une vie culturelle battante.
À force de chercher l’effet, la lumière surstylisée finit par plomber le film, trop consciente d’elle-même. Comme la narration d’ailleurs. Elle aurait gagné à s’effacer, à retrouver la sobriété et la pudeur du geste juste.
Un film malade de son ambition, passionnant par instants, mais incapable de tenir sa propre promesse, celle d’une œuvre à la fois politique et humaine.