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ned123
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3,5
Publiée le 31 août 2018
J'ai vu un film..., qui sur la base d'une satire sociale de l'Amérique puritaine, présente des portraits étonnants et différents dans une école catholique de Sacramento. Il y a à la fois de l'humour, de la dérision, et de l'acidité. Il y a un grand effort de proposer des personnages cohérents, attachants, paradoxaux, parfois mais toujours tellement justes. C'est aussi le chemin que nous suivant d'une adolescente en plein parcours initiatique de construction d'elle-même, de sa personnalité et de son être. J'ai adoré la manière dont le personnage d'ado rebelle de Saoirse Ronan crée, noue, voire saccage ses relations avec ses amis, ses amies, ses parents... Et j'ai une affection toute particulière pour la relation avec sa mère., et celle avec son père... Maintenant, il y a aussi beaucoup de temps morts, de scènes un peu molles...
C’est une bonne réussite globale. Premièrement, le jeu des différents acteurs est excellent. Mention spéciale à l’héroïne Lady Bird. Deuxièmement, bien que la mise en scène soit relativement classique, elle est néanmoins très efficace. Le film réussi à nous raconter le quotidien d’une jeune fille par moment mal dans sa peau qui cherche à se créer un nouvel horizon positive pour elle. Ce qui est intéressant c’est que le film réussi à allier par moment humour et donc comédie, moments plus intime et touchant mais aussi une réflexion sur les sentiments des êtres humains.
Un film hybride et plutôt agréable, sorte de teen movie indé, mélange de John Hughes et de Woody Allen, avec une absence de structure classique qui le rapproche d’un épisode de série (on pense parfois à Girls) ou de la BD (on pense souvent à Daniel Clowes et son Ghost World). L’histoire se passe à Sacramento mais est sous forte influence new-yorkaise, pas seulement parce que son héroïne veut y vivre, mais parce qu’on y retrouve un humour second degré, une importance de la culture et plus généralement tous les codes du cinéma de la côte est, tels qu’ils ont été posés par Woody Allen (on peut d’ailleurs voir un hommage à Manhattan avec ce plan nocturne sur un pont illuminé). D’ailleurs, comme Woody Allen, Gerwig a du mal avec la représentation des classes populaires, son trait est forcé et peu crédible, ce qui a tendance à affaiblir son film. Heureusement, son scénario (malgré quelques problèmes de rythme) parvient à créer de l’authenticité sur d’autres plans, et en particulier celui des relations mère-fille (géniale Laurie Metcalf). Bref, un moment sympa.
C’était pas terrible comme histoire, l’actrice ne m’éblouie pas par sa prestation, une intrigue concentrée autour de cette héroïne, intéressante par moment, son premier amour qui lui fait une révélation dans tous ses états émotionnels, son rapport relationnel conflictuel avec sa mère conscience.
C'était donc ça, LE film indépendant du siècle, LE film adoré de tous nominé à l'Oscar du meilleur film et, histoire de ne vraiment pas faire les choses à moitié, à l'Oscar du meilleur réalisateur ? Bon, je ne vais pas être trop sévère non avec ce « Lady Bird » qui, après tout, n'avait pas exigé autant d'honneur, juste de faire (correctement) le boulot d'un film indépendant, avec, histoire de bien être dans la mouvance, une héroïne éprise d'émancipation et de liberté (ce qui est loin d'être une tare!). Ba voilà, j'ai tout dit. Que rajouter ?? Actrice délicieuse, Greta Gerwig fait le minimum derrière la caméra, il y a des moments sympas, quelques répliques justes et pertinentes, Saoirse Ronan étant manifestement l'interprète idéale pour ce genre de personnages. Mais bon, on est on dans la « Sundance attitude » : on regarde cela sans déplaisir mais sans passion non plus, les seconds rôles sont d'inégal intérêt, tout est plus ou moins sur le même ton, aucun moment fort ou presque. C'est un film convenable perdant de son capital sympathie justement parce qu'on en a fait des caisses alors que cela ne se justifiait pas : ça a été lui, ç'aurait pu être un autre sans grand problème. Mais bon, on est en pleine période #MeToo, il fallait qu'il y ait un titre réalisé par une femme présent à la plus célèbre cérémonie, et comme le « Detroit » de Kathyn Bigelow (pourtant à cent coudées au-dessus) était un peu polémique et n'avait pas franchement cartonné... Après, n'inversons pas les choses : il y a bien pire que « Lady Bird » !! C'est son succès qui « abîme », à mon sens, son image. Maintenant, pourquoi pas, ce dernier a quand même de jolies qualités à faire valoir. Reste que si vous vous attendiez à un triomphe artistique, vous risquez fortement de déchanter... Vous voilà prévenus.
Ce film est à regarder en famille . Il ne se passe pas une foule de choses incroyables, juste le quotidien familial, et c'est très bien vu. Bien joué. Ça se passe en 2002 ; pas de smartphones, et en même temps, la situation et les émotions sont intemporelles. Comprendre ses parents, comprendre sa fille, son fils, ce fils va aider. Relativiser, donner des solutions peut-être.
L'histoire d'une ado qui se fait appeler "Lady Bird" et joue dans une pièce de théâtre avec sa meilleure amie... Je me suis ennuyé de bout en bout. Il n'y a pas vraiment d'humour, les personnages sont sympas mais il n'est pas agréable de s'identifier à l'un d'eux. Les lettres de la mère arrivent un peu tard. Le film ne m'a ni distrait ni été utile, que d'ennui !
Comment un film indépendant si ordinaire a-t-il pu rafler et/ou prétendre à une telle quantité de prix ? Tout ou presque est du déjà vu dans cette chronique adolescente (à peine) torturée. Une gentille rébellion qui ne tâche pas, une tranche de vie familiale on ne peut plus banale. Heureusement l'interprétation sauve la mise, nous implique suffisamment pour nous soucier du devenir de cette « Lady Bird ». En effet, Saoirse Ronan diffuse nombre de petites touches pour convaincre de la personnalité complexe de la jeune fille. Un temps persuadé d'avoir trouvé l'amour, puis de rejoindre une plus haute sphère sociale via une amitié factice avec la fille riche du lycée, avant d'être convaincu devoir quitter son « bled » de Sacramento pour être libéré de ses chaînes. Cette histoire sonne tellement vraie, si personnelle et par certains côtés si universelle (le nécessaire contre-modèle parental, la remise en cause des racines, la recherche de la grande ville) qu'elle permet de gommer aisément le manque d'originalité. Pour un premier film, Greta Gerwig n'évite pas les écueils de la naïveté ou du manque d'audace. Elle arrive néanmoins à retomber sur ses pieds, un moindre mal.
Ce film retrace la fin de l'adolescence de Christine "Lady Bird" Mc Pherson, jeune fille rebelle qui a des rapports tendus avec ses parents. La réalisatrice retranscrit à merveille ce passage à l'âge adulte, tantôt avec tendresse, tantôt avec de l'humour décapant qui caractérise la pétillante Saoirse Ronan, formidable dans son rôle. La relation mère/fille est très touchante et même si le film peut manquer de relief ou parfois d'envolées émotionnelles, on passe un très bon moment devant cette jeune femme atypique.
Portait d'une adolescente en plein questionnement pendant sa dernière année de lycée, "Lady Bird" remplit plutôt bien le contrat. L'humour est présent, les acteurs sont parfaits, et la touche de mélancolie vient nous saisir dans le dernier acte. Un peu trop conforme aux attentes en soit, il manque un petit grain de folie ou d'originalité.
Lady Bird est un excellent film sur l'apprentissage de la vie, les coups durs et les moments plus agréables. La performance de Saoirse Ronan est remarquable.
Je suis souvent irritée par Greta Gerwig en tant qu'actrice, que je trouve hyper maniérée et jouant dans des films branchés un peu insupportables. mais son film en tant que réalisatrice est très beau. Touchant, drôle, original: une vraie réussite sur un sujet apparemment plus que banal, la sortie de l'adolescence d'une jeune fille qui se cherche, dans une petite ville des U.S. La critique a salué avec raison les acteurs, la mise en scène et le scénario: vous pouvez y courir les yeux fermés!
Ah la la je serai curieux de savoir comment ce film totalement oubliable a fait pour être nominé à l’oscar du meilleur film? Peut être pour nommer plus de femmes. Lady Bird nous montre le passage de l’adolescence à l’âge adulte et c’est assez intéressant de voir les rapports mère filles et les besoin d’une jeune femme de prendre son envol , je me suis ennuyé devant le film. Je vous le recommande moyennement.
Bon d'accord on avouera que c'est un petit peu sympathique. Par moments. Pour le reste..... Le scénario est on ne peut plus convenu et calibré, au rebours donc de son personnage principal. Le propos n'apporte aucune nuance (ou si peu), qu'on a l'impression d'un bourrage de crâne pour nous le faire comprendre. Les seconds rôles féminins ont une fâcheuse tendance à ne pas être bons. Il reste un premier rôle lumineux qui sauve le film de la catastrophe.
Quelle jolie réussite ! Un film drôle et touchant sur l’adolescence, ses enthousismes et ses difficultés, l’adolescence universelle, mais ici évoluant dans la société et la culture américaine. Au fil de l’histoire, construite par touches très justes, on s’émeut, avec un sourire nostagique , des affres et des contradictions de cette jeune fille et de son entourage, des incompréhenions ou de l’empathie des parents et des adultes. L’auteur, dans une mise en scène et un tempo irréprochables, met parfaitement en musique le bouillonnement ressenti par l’héroïne… dans une histoire très banale : grandir et vieillir. Répétons-le, la mise en scène et le montage sont impressionnants. Mais le point d’orgue est l’interprétation de toutes et tous, avec évidemment le tour de force de la « bombe » Saoirse Ronan. Dans la complicité réalisatrice-actrice, tout est juste, dosé, authentique. Il doit y avoir beaucoup de souvenirs personnels dans tout ça. Toute personne qui a gardé un peu de fraîche jeunesse au fond d’elle-même ne peut que se régaler de ce petit bijou qui mérite bien, pour une fois, ses deux Golden Globes.