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1,5
Publiée le 26 avril 2014
Que voilà du polar à la française rigolard qui se prend bien au sèrieux! Après un premier quart d'heure de meurtres violents nècessaire à mettre l'histoire en place, il faut bien avouer que ce film bâclè de Josè Pinheiro fonctionne...mais en roue libre! On se croirait chez Michel Caputo ou Jean-Pierre Desagnat, pire encore dans un tèlèfilm allemand sur M6 avec l’accord parental! En commissaire, Alain Delon (producteur, scènariste et acteur) fait du Alain Delon et piètine dans son interprètation! Avec dans les seconds rôles, Serge Reggiani, Xavier Deluc (hèroïque dans sa connerie), Bernard Farcy ( « la torture par espèrance » ) et même Olivier Marchal...D'après le roman de Frèdèric H. Fajardie, les cadavres tombent comme des mouches dont un mort bon pour le Musèe Grèvin et une vraie boucherie dans les Buttes-Chaumont où l’on tire sur femmes et enfants! Dialogues faussement hilarants, à tel point que, par instant, Michel Audiard, ne les aurait pas reniès : « Pas d'ironie mec, les 4L Marcel, c'est vachement smart ! » . En revanche, tous les mots de Michel Serrault sonnent justes : « C'est du dèsordre, ils vendent du desordre, des cris, de la crasse, de la vulgaritè, des parasites ! » . Sans Serrault "Ne rèveillez pas un flic qui dort" serait nul et inconsistant...
Bon boulot de la part de José Pinheiro, qui a su casser la routine du polar classique à la française. Avec l'apparition d'armes sophistiquées, le ton change et on dérive vers les productions américaines. Seulement, Alain Delon n'est ni Clint Eastwood et ni Charles Bronson, donc n'y trouve pas spécialement notre compte en matière de justice expéditive. Reste un Michel Serrault très efficace en flic extrémiste. Suffisamment violent pour capter notre attention.
Presque drôle tellement c'est ridicule. Le scénario est peu crédible, mais why not. Les acteurs sont en revanche complètement décalés. Excusez-moi mais le gendarme qui pleure à chaudes larmes après s'être pris un claque, je n'y crois pas une seule seconde. Ce sont des militaires bordel, pas des enfants de chœur. J'aurais pu vous citer une trentaine d'autres passages tout aussi ridicules. On sent que c'est faux. L'histoire est par ailleurs peu intéressante à suivre. Le héros subit les événements plus qu'autre chose.
"Ne Réveillez pas un flic qui dort" est un nanard de série Z où la mise en scène est complètement caricaturale. Les dialogues sont dignes des plus grands films de Max Pecas, quant au scénario, il se montre convenu et mal interprété. José Pinheiro, grand chantre du néo-polar français réussit l’exploit de réaliser ce navet hors norme alors qu’il possédait au casting, Delon et Serrault. Un sacré gachis...
Un polar français à l'américaine, comme il s'en faisait beaucoup dans les années 80. Ce genre enclin à une esthétique clipeste et à la violence décomplèxée portait la mention de "néo-polar" dont le meilleur exemple reste encore aujourd'hui "La Balance" avec Richard Berry. Ici, nous avons affaire à un sous-sous-sous "Magnum Force" (qui n'était déjà pastrès brillant". Serrault en flic facho est la plus grosse caricature de néo-nazi de tout les temps, à en faire trembler le militant le plus extrémiste. Son jeu genre "je cabotine comme un malade déjà que mon rôle est pas très subtil" nous fait de suite penser à sa prestation dans "La Cage aux Folles". Il joue le chef d'une milice recrutant parmi les membres de notre police nationale parce-que le juge, ce con, refout tous les criminels en libertés. Et vas-y que j'te les castres, que j'te les dégomme à coup d'arbalètes ou de bazookas. Bref, à côté, les autres acteurs font pâles figures. Le seul a pouvoir par moment rivaliser, c'est notre gloire nationale Alain Delon, dans la peau d'un commissaire qu'on aurait il est vrai mieux fait de laisser au pieu. Alain Delon vit à St-Cloud parce-que c'est un winner, Alain Delon se tape un mannequin parce-que c'est un sex-symbol, Alain Delon localise les méchants au bout de deux minutes parce_que c'est Alain Delon bordel de merde !!! Finallement, au fil de rebondissements tellement téléphonés que z'ont du avoir des promotions chez France Télécom, Delon bute tous les méchants (dont Serrault, qu'il abat froidement, alors qu'il est contre la justice expéditive, bonjour la morale du machin) et gagne(putain on aurait jamais cru !!!). Et c'est fini. Donc, après avoir pleuré de rire pendant 1h30, je peux vous affirmer que nous aussi en France, on peut tourner des gros nanars dignes d'un "Invasion USA. Aller, 4 étoiles pour m'avoir fait hurler de rire Messieurs Delon et SERRAULT.
Le scénario est un peu semblable à celui de MAGNUM FORCE, le deuxième volet de l'inspecteur Harry. C'est un peu tiré par les cheveux mais c'est efficace. En effet, les scènes d'action et de violence ne manquent pas et Michel Serrault est terrible en leader sadique. Dans le style polar français des années 80, je n'ai pas vu plus violent !
Un film avec beaucoup de clichés et d'invraisemblances(bien que le fond est possible) mais qui captive jusqu'au bout même si on se doute de la conclusion. Tous les acteurs sont excellents.
L’histoire d’une police gangrénée par l’extrême droite, au sein de laquelle prolifèrent des commandos qui font justice en assassinant les truands. Bien entendu il y aura un policier intègre pour venir à bout de cette organisation intitulée maladroitement « fidélité police ». Sur une thématique proche, avec cependant des imbrications famille - métier ici absentes, Pinheiro avait assez bien réussi « parole de flic ». Cette fois l’échec est patent, et plusieurs facteurs y concourent, à commencer par le scénario : faute de choisir entre premier et second degré l’histoire est selon les moments grotesque, invraisemblable, ou ennuyeuse. On ne peut croire un instant à cette conspiration si généralisée et si bêtement meurtrière. Puis les personnages, trop typés, manichéens, dans la peau desquels les acteurs ont du mal à entrer : Delon n’est presque jamais naturel, et Serrault en fait trop. Enfin le montage, qui manque de rythme. Restent de nombreuses bonnes idées de détails, et quelques séquences réussies ; pas suffisant pour sauver l’ensemble. Un flic qu’en effet, on n’aurait mieux fait de ne pas réveiller.
Un excellent casting avec le strict Alain Delon (dans le type de rôle qu’il affectionnait tant dans les années 80), Michel Serrault dans un rôle surprenant (et qui frise parfois le cabotinage), le trop rare Patrick Catalifo, Raymond Gérôme et sa voix inimitable mais aussi Serge Reggiani, Bernard Farcy, Xavier Deluc, Olivier Marchal… L’idée de départ est originale (un groupuscule de flics qui se débarrasse des truands qui passe entre les mailles de la justice) mais la mise en scène sans génie de José Pinheiro et les dérives limites facho du scénariste Delon desservent le propos (on se croirait dans un film de Charles Bronson époque "Justicier"). Et puis, Alain Delon en redresseur de torts tout puissant, j’ai toujours eu du mal… En bref, un film comme l’acteur nous a trop servi (mais pourquoi s'est il gâché dans ce type de productions après avoir tourné avec les plus grands ?) mais qui ravira ses fans irréductibles.