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Gablivildo62
8 abonnés
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3,0
Publiée le 7 janvier 2026
« Les Fantômes du chapelier » est un thriller réalisé par Claude Chabrol en 1982 avec Michel Serrault (Léon Labbé, le chapelier) et Charles Aznavour (Kachoudas, le tailleur), adapté d'un roman de Georges Simenon. L'action se déroule à Concarneau en Bretagne. Chabrol critique ici une nouvelle fois la bourgeoisie provinciale surtout à travers le personnage de Labbé et les notables de la ville. Le réalisateur s'est aussi beaucoup inspiré de l'esthétique d'Alfred Hitchcock, notamment à « Psychose », pour créer une atmosphère sombre et de huis clos : il utilise un mannequin pour remplacer une morte et la double vie d'un homme d'apparence banal. Pas mal dans l'ensemble.
C'est Michel Serrault que je note! Le film est bon, mais c'est la prestation de Michel Serrault qui est fantastique. En particulier toutes ces subtilités du visage, yeux, bouche, les petits rictus... à côté du monsieur bien, normal. Le personnage joué (sans génie) par Aznavour est pour moi totalement superflu, ce qui évite que je mette 5 étoiles.
"Les Fantômes du chapelier" c'est une atmosphère trouble, un petit coin de province engourdi par l’hiver, un tueur en série en imperméable et un voisin trop curieux. Chabrol aurait pu en faire un thriller tendu et acide, mais l'ensemble reste étonnamment plat, comme étouffé par une mise en scène trop appliquée.
Voilà du beau, du bon, et même du très bon Chabrol. L’ambiance tout d’abord : j’ai toujours pensé aux petites ruelles de La Rochelle qui descendent vers le port sans même savoir que c’est là que Simenon avait situé son roman (mais il paraît que le film a été tourné à Concarneau et à Quimper) ; le charme suranné de la boutique du chapelier (l’action se déroule en 1982) ; le café/restaurant où les petits notables se retrouvent pour jouer aux cartes et bavarder et où le journaliste (F Cluzet) tente d’attraper des nouvelles fraîches pour son canard. Une histoire de serial killer imaginée par Simenon, mise en scène par Chabrol et interprétée par Serrault (sans oublier l’étonnant Aznavour), ça fait un grand film à voir et à revoir
L'idée de scénario de départ est plutôt intéressante, le film l'exploite bien en créant une atmosphère assez oppressante. Serrault joue bien le détraqué sous des airs de M. Toutlemonde, mais hélas il ne peut s'empêcher (ou on n'a pas su l'empêcher) de faire ses sempiternelles mimiques qui si elles étaient bienvenues dans La cage aux folles par exemple, elles sont ici totalement déplacées. Mais ça se regarde.
Moins criminelle que psychologique, l'intrigue de Simenon que, dans une ville de province des années 30, Chabrol met en scène a pour sujet un tueur de femmes: il s'agit peut-être de l'honorable chapelier Léon Labbé (M.Serrault). Ce dernier est un personnage hautain dont le comportement étrange et l'incertitude où nous laisse Chabrol entretiennent le mystère. Au fur et à mesure que le réalisateur nous enseigne sur les actes et la personnalité du chapelier au long de journées aussi mornes que réglées, l'énigme se dévoile progressivement. L'aspect psychologique, qui comprend la relation du suspect avec son timide voisin , le tailleur arménien Kachoudas (rôle comme métaphorique, peut-être la conscience de Léon Labbé), n'est pas sans laisser des zones d'ombre. La mise en scène de Chabrol est habile à produire une atmosphère provinciale délétère, inquiétante. Le film doit beaucoup à son interprète principal, à un Michel Serrault inspiré, toujours surprenant et caustique. Il est impeccable dans le passage insensible de son personnage de la dignité et de la raison apparentesspoiler: à la démence à laquelle il est sujet.
Du pur Chabrol ! tant dans l ecriture que dans la réalisation. Michel Serrault est formidable en chapelier étrange et le charme de la Bretagne fait le reste . Suspense et humour .
Georges Simenon adapté par Claude Chabrol, cela ne pouvait donner qu’une histoire de meurtres. Le cinéaste choisit avec Les Fantômes du chapelier de rendre assez intemporelle ce roman signé par l’écrivain en 1949 : une couverture de Jour de France évoque la Princesse Anne et est daté de 1982 mais le cinéma projette des anciens films comme Carrefour (1938) ou Ben-Hur (1960), les personnages portent des vêtements faisant penser à ceux des années 50 ou 60 et on n’y aperçoit ni voiture ni télévision ! Chabrol choisit également de pousser ses comédiens vers un jeu un peu irréaliste et notamment Michel Serrault qui surjoue volontairement alors que Charles Aznavour aurait tendance à sous-jouer intentionnellement. En outre, on y retrouve l’humour habituel du cinéaste ainsi que ses références récurrentes à Hitchcockspoiler: (on pense à Psychose quand Chabrol filme à travers une fenêtre au début Leon Labbé déplaçant un corps inerte qui est en fait un mannequin ; les cadavres de Louise et de Berthe tirent la langue comme dans Frenzy…) . Cela offre une ambiance et un charme particulier à l’ensemble. Même si certains spectateurs pourront être déstabilisés par le ton assez original, Les Fantômes du chapelier est une œuvre légère et agréable comme Claude Chabrol est capable de livrer régulièrement.
« Les fantômes du Chapelier » de Claude Chabrol (1982) est l’adaptation du roman policier éponyme de Georges Simenon paru en 1949. C’est un film assez singulier car on sait assez rapidement que Michel Serrault est à l’origine des meurtres en série observés à Concarneau même si la « raison » n’est précisée que tardivement. On a du mal à comprendre au début le malin plaisir qu’éprouve ce chapelier a mener en bateau son voisin, un tailleur miséreux d’origine arménienne, interprété par Charles Aznavour, qui n’ose pas faire part de ses doutes à la police malgré la promesse d’une forte récompense. La dernière scène est étonnante : le chapelier psychopathe va en quelque sorte s’auto-punir en se livrant à la police après avoir étranglé une dame coquette qui vend ses charmes aux messieurs de la ville. La prestation de Michel Serrault est certes de haute tenue mais je n’ai jamais accroché à ce film que je trouve trop lent et finalement lourdaud ! Le talent de Charles Aznavour enfin me semble également sous-employé dans ce film.
Un des meilleurs films de Chabrol. Mise en scène au cordeau pour nous faire pénétrer, comme Simenon, dans l'esprit de cet homme qui sombre dans la folie meurtrière, alors qu'au départ... Serrault et Aznavour y sont prodigieux.
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4,0
Publiée le 24 mars 2022
Des lettres anonymes, des crimes, un ètrangleur qui court en terrorisant une petite ville de Bretagne, et qui ne tue pas pour le plaisir de tuer. "Les fantômes du chapelier" (1982) de Claude Chabrol viennent hanter Michel Serrault et Charles Aznavour au Cinèma de minuit! Quarante ans après, le film s'est bonifiè avec le temps et surpasse aujourd'hui bon nombre d'adaptations de Simenon, la première des trois du cinèaste! L'histoire de ce chapelier bourgeois et de ce tailleur armènien à la santè fragile dans les sixties rappelle "Psychose" dans sa folie meurtrière! Transposition de la Rochelle à Concarneau en passant par Quimper! Atmosphère sombre et pluvieuse, toutes les obsessions de Chabrol sont rassemblèes, avec un humour noir assez remarquable! Serrault trouve en Lèon Labbè l'un de ses plus beaux rôles, sans doute le film où son jeu d'acteur est le plus achevè! Une vraie rèussite, très fidèlement adaptèe et très proche du fantastique! Un classique indèniable du cinèma français...
Ce film est porté par un très bon Serrault (fidele a lui-même pour les bons côtés) et un Aznavour taiseux (et du coup crédible). La mise en scène est réussie. En revanche l'intrigue frise le classicisme chabrolien pour le meilleur et pour le pire. Parfois c'est long trop long voir carrément répétitif. L'ambiance bourgeoisie de province est poussé à son paroxysme. A conseiller aux amateurs de cinéma classique, à qqn qui veut découvrir Chabrol ou un beau rôle de Serrault. Pour les autres...
film assez mou mais pas désagréable. Serrault en fait des tonnes en tueur en série qui fait tout pour éliminer les amis de sa femme pour garder son secret ; dommage il avait tellement de talent . Aznavour est très bon dans un rôle d'homme triste timide mais malin et qui sait toute la vérité en espionnant par sa fenêtre. Le petit Cluzet à l'époque fait un belle prestation. Bref un polar sombre à la Chabrol .
Adapté d'un roman de Simenon, un polar provincial divertissant qui vaut surtout le coup d'œil plus pour l'interprétation convaincante et pleine d'ambiguïté de Michel Serrault, que pour son intrigue assez convenue.