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"Symphonie pour un massacre" s'impose comme un polar hexagonal captivant des années 1960. À rebours des figures mythifiées du banditisme et de leur prétendu code d'honneur, le film dépeint un engrenage cynique fondé sur la trahison absolue. Dans cette œuvre de jeunesse, Jacques Deray fait preuve d'une belle maîtrise : si la chute se devine à l'avance, la tension scénaristique et le rythme soutenu en font un très bon moment de cinéma.
Cinq hommes sont associés dans un trafic de drogue.
spoiler:
Alors qu'une grosse cargaison en une seule livraison arrive à Marseille, 50 briques à investir pour en gagner facilement le double.
L'un d'entre eux, le nommé Jabeke, décide de voler l'argent de ces acomptes versés par ses complices. Il met en place un plan minutieux et entend attiser le doute et la suspicion entre eux.
Un Jean Rochefort « avant la moustache » : plus jeune, plus mystérieux et nettement plus inquiétant. Une apparence très particulière pour le personnage Jabeke n'a pas l'allure caricaturale du « gangster » traditionnel. Rochefort est mince, élancé, élégant, avec une silhouette plutôt sèche. Il porte les vêtements masculins très soignés de l'époque : costume sombre bien coupé, chemise claire, cravate, manteau selon les scènes. L'ensemble lui donne davantage l'apparence d'un homme d'affaires discret ou d'un élégant voyageur que celle d'un malfrat. C'est précisément ce qui rend le personnage inquiétant : rien, dans son apparence, ne signale immédiatement sa dangerosité. Il y a une petite ironie assez savoureuse : au cours du film, Rochefort se déguise justement avec une moustache pour se camoufler. Ce détail est souvent relevé par les critiques, car cette moustache préfigure presque l'apparence qui deviendra emblématique de l'acteur quelques années plus tard.
Échanger les valises, faire disparaître les corps, mentir à bord de sa belle Jaguar décapotable, et surtout en toutes occasions, garder son sang froid. Impassible et méthodique Jakebe semble surmonter et faire face à la moindre anicroche qui pourrait contrecarrer son plan. Il n'y a qu'une inconnue à cette équation qui pourrait faire couler au fond de l'eau, tel un cadavre dont on veut se débarrasser, sa belle affaire : l'amour d'une femme.
Ma note sera de 3,14 sur 5. Parce qu'on retrouve ici tout l'esprit d'une époque, juste à déplorer que la place des femmes est vraiment minimaliste … Et oui, toute une époque.
L'un d'entre eux, le nommé Jabeke, décide de voler l'argent de ces acomptes versés par ses complices. Il met en place un plan minutieux et entend attiser le doute et la suspicion entre eux.
Un Jean Rochefort « avant la moustache » : plus jeune, plus mystérieux et nettement plus inquiétant. Une apparence très particulière pour le personnage Jabeke n'a pas l'allure caricaturale du « gangster » traditionnel. Rochefort est mince, élancé, élégant, avec une silhouette plutôt sèche. Il porte les vêtements masculins très soignés de l'époque : costume sombre bien coupé, chemise claire, cravate, manteau selon les scènes. L'ensemble lui donne davantage l'apparence d'un homme d'affaires discret ou d'un élégant voyageur que celle d'un malfrat. C'est précisément ce qui rend le personnage inquiétant : rien, dans son apparence, ne signale immédiatement sa dangerosité. Il y a une petite ironie assez savoureuse : au cours du film, Rochefort se déguise justement avec une moustache pour se camoufler. Ce détail est souvent relevé par les critiques, car cette moustache préfigure presque l'apparence qui deviendra emblématique de l'acteur quelques années plus tard.
Échanger les valises, faire disparaître les corps, mentir à bord de sa belle Jaguar décapotable, et surtout en toutes occasions, garder son sang froid. Impassible et méthodique Jakebe semble surmonter et faire face à la moindre anicroche qui pourrait contrecarrer son plan. Il n'y a qu'une inconnue à cette équation qui pourrait faire couler au fond de l'eau, tel un cadavre dont on veut se débarrasser, sa belle affaire : l'amour d'une femme.
Ma note sera de 3,14 sur 5. Parce qu'on retrouve ici tout l'esprit d'une époque, juste à déplorer que la place des femmes est vraiment minimaliste … Et oui, toute une époque.
Une belle découverte.
Un vieux film à l’ancienne, typique des années 50, qui rappelle ceux de Mr Gabin ou Ventura.
C’est noir, en plein milieu du monde des voyous, mais des voyous élégants, classes et surtout fidèles.
Sûrement un des premières rôles de Jean Rochefort qui tourne sans moustache !
Un vieux film à l’ancienne, typique des années 50, qui rappelle ceux de Mr Gabin ou Ventura.
C’est noir, en plein milieu du monde des voyous, mais des voyous élégants, classes et surtout fidèles.
Sûrement un des premières rôles de Jean Rochefort qui tourne sans moustache !
Oui, pour moi, un chef-d'œuvre.
Excellente réalisation, scénario et dialogues au top !
Interprétation remarquable.
Merci
Excellente réalisation, scénario et dialogues au top !
Interprétation remarquable.
Merci
Il y a des films qui ont passé la soixantaine et que, du fait de leur qualité, on revoit avec plaisir et pour moi c'est le cas de "Symphonie pour un massacre". Rochefort assume avec grand talent un rôle d'un genre que, personnellement, je ne lui ai jamais connu. L'ensemble du casting n'est pas en reste avec leurs allures de bourgeois bien fringués et auxquels on donnerait le bon Dieu sans confession. L'histoire est excellente ,fort bien ficelée et la fin est particulièrement inattendue. Il faut voir ou revoir si l'occasion se présente .
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