Suite au succès phénoménal des "Bronzés" et des "Bronzés font du ski", les membres du Splendid ont continué à se retrouver au complet dans des films devenus mythiques comme "Le père Noël est une ordure" ou "Papy fait de la résistance" de Jean-Marie Poiré, mais ils ont aussi commencé à explorer des pistes nouvelles qu'ils ont empruntés parfois à quelques-uns, parfois en solitaire. Après ses collaborations avec Charles Niemes dans " Les héros n'ont pas froid aux oreilles" et "La fiancée qui venait du froid", Gérard Jugnot peaufine avec Philippe Galland l'évolution de son personnage de beauf acariâtre des Bronzés vers celui du français moyen au grand cœur que son physique grassouillet bride dans ses entreprises amoureuses. Dans "Le quart d'heure américain", il est Ferdinand, un trentenaire vivotant au moyen de petits boulots dans un quartier de la banlieue parisienne qui se désespère de voir sa vie amoureuse rester au point mort. Sa rencontre fortuite avec Bonnie (Anémone), animatrice un peu nunuche d'un jeu pour une grande radio nationale (on pense bien sûr à Europe 1), va bouleverser sa vie plan-plan. Ferdinand s'avère en effet être une bombe sexuelle dont Bonnie ne va pas parvenir à se défaire malgré ses ambitions qui la pousseraient davantage vers des profils masculins plus attrayants sur le plan de son évolution professionnelle comme son directeur des programmes joué par un Jean-François Balmer impayable en génie créatif de pacotille hypocondriaque. Dans l'esprit du Splendid, les gags "vachards" sont bien présents, jouant sur les situations cocasses nées de l'irrésistible attirance entre les deux antihéros. Une attirance à l'insu de leur plein gré comme aurait dit un célèbre cycliste des années 90. Mais ce qui frappe plus de trente ans après la sortie du film, c'est l'optimisme qui transparait encore derrière le propos alors que la crise économique est déjà installée depuis plus d'une décennie. Idem pour le soin apporté à la description psychologique assez fouillée des personnages qui contribue à les rendre singuliers et attachants. La recherche absolue actuelle de l'efficacité comique par l'enchainement de gags à une cadence effrénée a largement contribué à la construction de personnages devenus les archétypes de comportements sociaux récurrents, dans le but d'une identification facile du spectateur propre à "ratisser le plus large possible". On peut sans doute le regretter. Enfin chacun pourra constater qu'Anémone derrière ses lunettes et ses attitudes godiches était très sexy et en sus très bonne actrice. L'avènement du "Grand chemin" cinq ans plus tard (Jean-Loup Hubert) pour lequel elle récoltera un César en sera la probante confirmation. Un cinéma de divertissement sans grand ambition mais aussi très sympathique qui semble désormais venu d'un temps bien lointain où seuls se reconnaitront les contemporains de l'époque.
Second long-métrage pour Philippe Galland qui s’est attelé à une comédie bien franchouillarde et qui a très mal vieillit. Le Quart d'heure américain (1982) n’a pas supporté le poids des années qui ont passées, cela se ressent aisément, le scénario s’avère extrêmement mince, si bien que le film en devient rapidement rébarbatif et ce, malgré l’énergie qu’insuffle le tandem Gérard Jugnot/Anémone. On ne rit pas aux éclats, loin de là, le film peine clairement à nous maintenir en haleine malgré les frasques des deux comédiens (accompagnés par deux membres du Splendid, à savoir Martin Lamotte & Bruno Moynot).
"Le quart d'heure américain"(1982)est une comédie balourde et dépassée de Philippe Galland(futur mari d'Anemone),qui sauve les meubles en confiant la vedette à un duo d'acteurs comiques du Splendid, rôdé et en phase.Une animatrice radio zinzin et ambitieuse rencontre un chômeur longue durée sans aucune prestance.Rien en commun donc,mais l'une en fait son objet sexuel,et l'autre y trouve un sens amoureux à donner à sa vie.Les meilleurs moments viennent de l'opposition de leurs aspirations et de leur milieu social,et qu'ils sont attirés l'un vers l'autre à leurs dépens.Gerard Jugnot refait son sketch habituel de loser patenté,alors qu'Anemone joue systématiquement de façon hystérique et braillarde.L'humour populaire du début des 80's ne passe plus,et les situations ringardes s'enchaînent.La durée des scènes laisse aussi perplexe,lorsqu'on expédie les faux-semblants pour privilégier les situations convenues.A éviter donc.
Un monsieur tout le monde fauché rencontre une animatrice radio qui le désire sans comprendre pourquoi. Une idée de base pas mauvaise, mais assez mal exploitée. Ce "Quart d'heure américain" est très mou, aussi bien au niveau de la réalisation que du scénario, poussif et peu intéressant. De plus, l'humour franchouillard du début des 80's a mal vieilli. Restent quelques répliques amusantes, et un Gérard Jugnot attachant...
Le duo Jugnot-Anémone talentueux, il y a des passages amusants et ça peut divertir un peu si on ne se prend pas la tête, mais globalement disons le le scénario est médiocre.
Ouille... Autant la même année « Ma femme s'appelle reviens » avec la même Anémone était sympa, autant là, ça ne va pas du tout. Le problème n'est pas d'avoir « remplacé » Michel Blanc par Gérard Jugnot : le pauvre fait ce qu'il peut avec les pauvres dialogues qu'on lui a affublé, ni son duo avec Anémone, donc, ne fonctionnant pas si mal. Non, c'est juste que tout ce qui est autour d'eux ne marche presque jamais. C'est lourd, rarement drôle voire ennuyeux à ne jamais savoir quoi raconter, les discussions tournant beaucoup autour de la chose sans être pertinentes, le divertissement tournant régulièrement au théâtre de boulevard, sur fond de « lutte des classes » ras du plancher (que ces engueulades entre les deux héros sont vaines et répétitives), et je ne parle même pas des plaisanteries douteuses sur le physique de Jugnot (une ou deux fois OK, mais là, en plus d'être « too much », c'est malaisant au possible). Seconds rôles sans intérêt voire pénibles, Martin Lamotte et la belle Michèle Moretti (comme c'est étrange de la voir jeune!) faisant toutefois ce qu'ils peuvent. Au moins y a t-il cette jolie (avant-)dernière scène, où enfin Bonnie et Ferdinand parviennent à se dire à des choses, à se montrer un tant soit peu touchants, mais c'est bien tard... Comme quoi, dans ce genre de comédie souvent sans grande personnalité, un bon point de départ et des dialogues efficaces sont la base de toute réussite : nous en sommes ici très loin.
C'est un film très sympathique qui ne mérite pas autant peu d'étoiles sur le site d'Allociné. C'est un film qui date, il a été réalisé en 1982. C'était d'époque. Après Gérard Jugnot joue un rôle à sa mesure, le pauvre type qui ne s'en sort jamais. Pis il y a Anemone, les années où elle était très belle. De longues formes longilignes. Elle interprète un rôle exceptionnel. Un rôle très difficile à jouer. Les années quatre vingt; quelle belle époque. Le temps de cerises. Les trente glorieuses, et avec Gérard Jugnot qui tente désespérément de partir loin de Paris mais à chaque fois, sa dulciné le ramène au bercail. Un film marrant et hilarant.
"Le Quart d'heure américain", une petite comédie sympathique des années 80, écrite et réalisée par Philippe Galland en 1982. C'est le deuxième long métrage de Philippe Galland, qui a notamment réalisé la version télévisée de la pièce " Le père noël est une ordure". Il fut aussi le mari d'Anémone. Une belle distribution, avec Anémone, belle et jeune, qui nous a hélas quittée en 2019 à l'âge de 70 ans, le temps passe. Gérard Jugnot, Martin Lamotte et Jean-François Balmer. Un duo Anémone / Jugnot original, mais un scénario qui fait du sur place, avec des allers et retours répétitifs entre les deux personnages.
Une comédie sentimentale, entre deux paumés. Lui, quelque peu a la ramasse, et se laissant vivre. Elle, avide de notoriété dans son travail, et donc prete a pas mal de concessions pour réussir, mais au final, pas tellement heureuse non plus. Après leur rencontre sur la route, s'en suivra un soir de beuverie, ou ils se tomberont dans les bras. S'en suivra une attirance réciproque, au fur et a mesure, qui se fera de plus en plus grande, ou se développeront des sentiments, alors qu'au départ c'était purement sexuel. Les deux héros sont très bien campés par les deux acteurs principaux.
Cette comédie pataude mise en scène par Philippe Galland est la rencontre fortuite entre Ferdinand un homme gauche ne connaissant que les revers de fortune et Bonnie employée pas très futée à Radio 1, entre eux une alchimie se créer même si Bonnie aurait préféré ressentir ça pour quelqu’un d’autre elle ne peut pas se sortir Ferdinand de la tête. Si le duo déjà bien rodé Gérard Jugnot/Anémone (trois films en commun) est convaincant et que l’ambiance musicale des années 80 est très présente et sympathique, ça ne contrebalance pas l’absence quasi totale de scénario. Qu’on aime ou pas, "Le Quart d’heure Américain" est une comédie à la française simple mais typique de son époque.
Une petite comédie sans prétention faisant très 80's. Quelques répliques font mouche. Après, l'histoire en elle-même est simpliste et le tout est quand même un peu poussif.
Commençant vraiment bien mais tourne rapidement en rond. Ce film n'arrive pas à la cheville des "Sous-doués" et autres "Père Noël est une ordure", malgré ses deux acteurs plein d'énérgie et un humour que j'aurai dû bien aimer mais on n'accroche pas beaucoup.
Second long-métrage pour Philippe Galland qui s'est attelé à une comédie bien franchouillarde et qui a très mal vieillit. Le Quart d'heure américain (1982) n'a pas supporté le poids des années qui ont passées, cela se ressent aisément, le scénario s'avère extrêmement mince, si bien que le film en devient rapidement rébarbatif et ce, malgré l'énergie qu'insuffle le tandem Gérard Jugnot/Anémone.