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CrystalEagle
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3,0
Publiée le 31 juillet 2026
Un homme élégant tire sur un diplomate en 1981, et c'est un coup reçu en 1933 qui vient de partir. Tout le film tient dans cette idée qu'une blessure ne se referme jamais, et dans cette question terrible. Au nom de quelle loi juger un homme, quand cette loi protégeait autrefois son bourreau ? Le reste appartient au dédoublement. Elsa hier, Lina aujourd'hui, le même visage aimé à 50 ans d'écart, comme si Max avait passé sa vie à chercher celle qui l'avait élevé. Bien sûr, derrière tout cela, il y a une très grande figure du cinéma français : Madame Romy Schneider. Elle va chercher le producteur, réclame Michel Piccoli, appelle Jacques Rouffio. Voilà une femme qui n'en finit pas d'expier ce que sa mère a concédé au régime, et qui déguise cet aveu en film politique. Le rôle qu'elle se choisit ne lui pardonne rien. Elsa cède son corps à un officier nazi pour faire sortir son mari du camp, et il la fait abattre quand même. Romy lâche tout.
J'aimerais pouvoir m'arrêter là car le film arrive 'protégé' par l'histoire personnelle de Romy, et en dire du mal me coûte. Mais la construction ne suit vraiment pas. Le film démarre lourdement, cherche son personnage principal, Max, puis Elsa, puis le couple Wiener, puis la salle d'audience, et finit par instruire comme une enquête une histoire dont la première scène m'avait déjà livré la clé. Le sujet appelait la hantise, la fracture psychologique, mais Rouffio filme un dossier. Lui qu'on a connu autrement inspiré marche à côté de son sujet, et ses décors donnent un Berlin de studio et un Paris de carte postale. Le mal est montré, mais jamais installé. il fallait ici un cinéaste en feu, le film a eu un artisan appliqué.
Reste Romy Schneider, et il n'y a finalement qu'elle. Son fils David est mort à quatorze ans pendant le tournage, et cette absence-là traverse chaque plan où elle apparaît. La tristement célèbre scène du violon est bouleversante. Un enfant, un archet mal assuré, une femme qui écoute. Il n'y a rien dans ce plan, et pourtant le film entier s'y effondre, parce que la caméra tient une seconde de trop et que sous Elsa apparaît une mère qui regarde jouer devant elle un garçon du même âge que celui qu'on lui a repris. Le violon de Delerue cesse alors d'être de la musique. Elle n'interprète plus rien, elle garde son visage ouvert le temps que dure la mélodie, elle se met totalement à nu. Cela ressemble à un adieu, et c'en était un. Six semaines après la sortie, elle s'en allait aux cieux. Je ne sais toujours pas à quel moment l'émotion vient du film et à quel moment du spectacle d'une femme en train de se consumer devant nous. La question ne se referme pas, mais personne ne peut regarder Elsa sans y voir Romy.
Malgré la présence d'acteurs emblématiques tels que Michel Piccoli et Romy Schneider, à mon sens le film passe complètement à côté du livre de Kessel. En effet, le scénario s'il s'inspire de l'histoire de Kessel passe à côté de l'essence même du bouquin et brode trop autour de l'intrigue. Il en résulte un film certes honnête mais dénué de la force et de la simplicité du livre de Kessel. Le protagoniste du livre qui est aussi le narrateur et par lequel tout le destin de Elsa nous est dévoilé n'apparaît dans la peau de Gérard Klein (lol) qu'à la 50ème minute. Le scénario a le gros problème de l'absence de focalisation sur un personnage principal que l'on a de la peine à identifier : Max adulte d'abord. Elsa ensuite, puis encore Max adulte. Puis le personnage incarné par Klein. Et puis qui a eu l'idée saugrenue de faire jouer les deux rôles à la même actrice ? Par ailleurs, la multiple focalisation est contreproductive dans le sens où le spectateur doit à mon sens s'identifier à un seul caractère. Les allers-retours entre passé et présent avec un Max agé (piccoli) qui est absent du livre alourdissent le propos. Et la fin ? Aucun rapport avec le livre. Et pour couronner le tout, le réalisateur Jacques Rouffio filme platement, télévisuellement pourrait on dire, sans susciter aucune émotion et oublie de diriger les acteurs. Pour moi, ce film est l'archétype d'une adaptation ratée d'un livre magnifique (mais ce n'est pas le seul). Ah, si Sautet s'était emparé du bouquin ! Le livre mériterait un film plus profond, plus simple, plus fidèle.
Jacques Rouffio met en scène un sujet dramatique avec gravité . Après le geste vengeur de Max Baumstein, assassinant un diplomate sud-américain et ancien nazi, Rouffio revient sur l'enfance de Baumstein, laquelle se confond avec le drame des juifs allemands durant les années 30. Surtout, le cinéaste évoque, dans Paris encore insouciant, sa relation quasi filiale avec la belle Elsa Wiener. On s'est, à la sortie dufilm, pesamment extasié devant l'interprétation douloureuse de Romy Schneider parce qu'elle venait d'être touchée par un drame personnel. Il n'empêche que son rôle semble complaisamment mélo, et c'est parce que le sujet est développé de façon convenue qu'il ne m'a guère ému. La mise en scène manque de subtilité, voire de sincérité, et j'ai eu la désagréable sensation que Rouffio filmait davantage la performance de son actrice que le drame d'Elsa. Cette histoire qui aurait dû être poignante n'est plus, malheureusement, qu'anecdotique. En définitive, le film traite moins de la notion de vengeance tardive ou de vengeance légitime (de Max Baumstein, jugé pour son acte) qu'il n'exprime, à travers le personnage de Michel Piccoli, le souvenir indélébile et obsédant. Le théme de la vengeance, comparativement à l'action dramatique, méritait plus de place.
Romy Schneider a porté cette adaptation à bout de bras malgré des qcomplications durant le tournage. « La Passante du Sans-souci » sera son dernier film. L’histoire est bonne mais sa réalisation n’a guère d’éclat et se traîne en longueur.
Le film est une oeuvre particulière tant il fait écho à la vie réelle de Romy Schneider sur la même période. On ne comprend pas le personnage de Lina/Schneider au début du film, où quand elle apprend le meurtre par son époux, l'emprisonnement et le procès qui doit suivre elle reste quasi inerte, ni choquée ni bouleversée ce qui est aussi peu plausible que peu naturelle en de telles circonstances. Est-ce la vie en coulisse qui aurait perturbé son jeu ?! Une série de drames qui précède les adieux puisque Romy meurt quelques semaines après la sortie du film. La légende se met en place et donne une aura nouvelle au film, et accentue l'émotion dégagée car il est dès lors impossible de regarder le film sans penser à Romy et à sa détresse émotionnelle. Ainsi le film devient un film à part, et l'histoire fait effectivement écho et devient en soi un film dont l'émotion doit plus à l'écho entre Lina-Elsa et Romy qu'à la qualité intrinsèque du film. Car si on est objectif le film est doté d'incohérences et de facilités qui ne permettent pas au film d'être considéré comme un grand classique. Site : Selenie
Un film qui a bien vieilli, signe qu'i est bon. inspiré du roman de Joseph Kessel paru avant la guerre, cette histoire est celle du jeune Max, dont le père juif a été assassiné sous ses yeux en 1934 en Allemagne et lui-même battu à en devenir infirme, recueilli par une famille bourgeoise dont le mari est éditeur antinazi...on découvre la vie d'Elsa, la dam et de Max, à Paris d'avant guerre alors que le maria été arrêté...obligée de travailler dans un cabaret, Elsa entreprend une descente aux enfers (alcool, entraineuse,...), cour assidue d'un jeune diplomate allemand auquel elle se donne pour obtenir la libération de son mari,.... Et cette vie de Max, on la découvre à l'poque contemporaine (1982 en fait) alors que Max (Michel Piccoli), devenu riche et président d'une ONG, redécouvre le diplomate nazi d'avant-guerre, devenu paraguayen, l'abat et revendique son crime contraire à ces conviction...On suit ses confidences à sa compagne Lina qui ressemble trésît pour trait à Elsa (les 2 rôles sont interprétés par Romy Scheider) et on redécouvre des témoignages sut l'histoire d'avant guerre en suivant le procès de Max....et on apprend que Lina et Max, finiront comme Elsa et Michel.. Le film dénonce l'idéologie nazie et le racisme d'avant guerre , tout autant que leur activisme renaissant dans les années 80. le montage est astucieux et tient le spectateur. les acteurs principaux sont bon (on donnera quelques excuses à Romy parfois en-dessous, mai sa situation personnelle du moment était dramatique, belle prestation de Jacques Martin en imitateur, chansonnier et directeur de cabaret) et Gérard Klein en jeune Négociant en Champagne, à la fois naïf, aimant et détestable
Dernier film de Romy Schneider, dédié à son fils tragiquement disparu et à son ex-mari Harry Meyen, c’est une adaptation du roman de Joseph Kessel. On y remarque la présence de Jacques Martin et une brève apparition de Jean Reno. La mise en scène de ce mélodrame est classique, solide (pour ne pas dire robuste) avec des dialogues moyens. A noter que l’acteur qui joue Piccoli jeune est devenu un éminent mathématicien… comme quoi le cinéma mène à tout.
C'est un film bouleversant et déchirant. Le dernier film de Romy Schneider. C'est à l'initiative de Romy que ce film a été tourné après qu'elle ait lu le livre de Joseph Kessel. Romy Schneider est, dans le rôle d'Elsa Wiener, bouleversante, elle aurait amplement mérité le cesar de la meilleure actrice qui aurait été son dernier cesar à titre posthume. Préparez vous à beaucoup d'émotion avant de voir de film qui est poignant.
Jamais vu ce film, le dernier de Romy Schneider, tournée et sorti peu de temps avant son décès tragique. Une histoire forte, sur deux périodes en échos, les années 30 et la montée du nazisme, pour un épilogue au début des années 80. La grande Romy et bien sûre comme toujours formidable. Une perte inestimable pour le cinéma. Un beau film qui n’a pas si mal vieilli.
Max Baumstein (Michel Piccoli), le président unanimement respecté d’une ONG humanitaire, assassine de sang froid l’ambassadeur du Paraguay en France auquel il demandait la libération d’une prisonnière politique. Comparaissant en cour d’assises, il explique les motifs de son crime. Cinquante ans plus tôt, dans la France des années trente, le jeune Max, dont le père avait été tué par les S.A. à Berlin, était élevé par Elsa Wiener (Romy Schneider), exilée en France loin de son mari emprisonné à Berlin.
"La Passante du sans-souci", tourné au début des années quatre-vingts, est l’adaptation d’un roman de Jospeh Kessel de 1935. S’éloignant du roman, son réalisateur le construit autour d’un flashback, mettant en scène un Max Baumstein vieilli qui venge un passé qui ne passe pas. La mise en abyme est renforcée par l’interprétation par Romy Schneider des deux rôles d’Elsa Wiener et de Lina Baumstein, l’épouse de Max, comme si le héros avait entendu retrouver chez son épouse les traits de la femme qui l’avait élevée.
Il est sacrilège de dire du mal de "La Passante du sans-souci". Car son sujet est de ceux qui inhibent la critique. Car c’est le dernier film de Romy Schneider, qui meurt six semaines après sa sortie. Car Michel Piccoli, la cinquantaine bien entamée, l’élégance toute giscardienne, y a une classe folle.
Pour autant, force est de constater que "La Passante du sans-souci" a terriblement vieilli. Tout y est compassé, défraîchi, depuis son affiche, qui reprend les mêmes standards que ceux de Sissi impératrice jusqu’aux revues de cabaret dirigées par Jacques Martin (sic) en passant par les reconstitutions en carton-pâte du Paris des années folles. Était-ce la marque de fabrique des films de ces années là ? Sans doute. Mais qu’on y songe : Jean Reno, qui y fait tout jeunot une courte apparition, interprétait la même année le premier rôle du "Dernier combat", le premier film d’un jeune réalisateur nommé Luc Besson.
Un mélodrame sur fond de montée du nazisme. Malgré un sujet fort et un début prometteur, un film qui tourne un peu en rond. Mais voilà, c'est le dernier film de Romy, bouleversante, où elle ne joue pas mais vit son rôle, épuisée par ses propres déchirures.
LA DECHIRURE. Nous l'avons tant aimée. L'horizon s'obstrue. L'état de grâce de notre impératrice Romy est fini. Dernier regard humain, étrange étrangère, un monde qui ne rime à rien. Un petit jour gluant, signes indéfinissables, la tristesse.
Un sublim et triste film qui vaut par la prestation exceptionnelle de la reine l unique Romy. Une femme que l on veut aimer une femme qui demande qu à être aimer. Ce dernier rôle met en lumière sa très grande et unique beauté. Touchante à en pleurer touchante elle nous retourne la tête l estomac. Un mot pour Michel picolli toujours aussi droit et juste... Un duo extraordinaire.
Tiré d'un grand livre, cette réalisation n'est pas à la hauteur de l'histoire. Le rajout despoiler: la vengeance tardive dans le scénario est déjà tiré par les cheveux, et les scènes durant le procès plates et sans intérêt. La direction d'acteurs reste très moyenne, même Piccoli n'est pas à la hauteur de ce qu'il pouvait donner à cette époque. De son coté, Gérard Klein s'en sort mieux en marchand de champagne! Alors l'intérêt de voir ce film est sa place ultime dans la carrière de Romy Schneider. L'actrice sublime que nous avons adorée, a perdu la lumineuse aura qui présidait à chacune de ses apparitions. Restent quelques brefs éclats, de quelques secondes, par exemple lors du diner de Noel, face à Max, le garçon qu'elle a recueilli, en train de jouer du violon. Ses yeux embués revoient probablement le fils qu'elle vient de perdre. La tragédie de l'histoire de la montée du nazisme en 34 à Berlin et à Paris, s'entremêle avec le destin personnel de Romy. Pourquoi a-t-elle désiré ce tournage éprouvant? L'écran s'éteint, Romy a conclu sa carrière, emportant sa beauté et les tourments de son âme. TV1 - septembre 2019
Un beau film avec des sentiments, un fond historique et une belle brochette d'acteurs. Le film est peut-être un peu lent, un peu vieillissant mais l'ensemble est rattrapé par la mise en scène et les acteurs.