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dahbou
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5,0
Publiée le 3 novembre 2007
Un solide film d'espionnage complexe mais passionant trés marquè par l'esprit de contestation des année 70 parfaitement maitrisé par un Sidney Pollack au mieux de sa forme et formidablement interprèté par un excellent Robert Redford et un étonnant Max von Sydow en tueur aussi rusé qu'efficace. L'intrigue est solide à l'ambiance paranoiaque bien présente sans oublier un certain côté politique qui font de ce film un des fleurons du genre dont les idées seront bien souvent imittées par la suite.
Adaptation du très bon bouquin de James Grady, dont je vous conseille la lecture, histoire d'espionnage sur fond de Watergate. Un agent d'une sous-section obscure de la CIA va se retrouver traqué par... des agents de la CIA! Rythme échevelé, suspens, rebondissements, touche sensuelle avec la sublime Faye Dunaway. Tous les ingrédients sont là et surtout mis en scène par un Sydney Pollack au mieux de sa forme servi par d'excellents acteurs, que demander de plus? Un film d'une facture classique, devenu une référence.
Quatrième collaboration entre Sydney Pollack et Robert Redford, "Les trois jours du condor" est un film d'espionnage haletant, possédant un scénario à la fois riche, dense, complexe et très bien ficelé. Robert Redford campe le rôle d'un déchiffreur de romans d'espionnage pour le compte de la CIA qui va se retrouver mêlé à une affaire étrange après qu'il se soit rendu compte que tous les agents de sa section ont été assassinés. L'objectif principal du film consiste donc à remonter la piste pour connaître l'identité du tueur et apprendre pour quelles raisons ces meurtres ont été perpétrés. Le réalisateur distille une intrigue fort bien construite et, en plus d'une organisation et d'une mise en scène extrêmement efficace, parvient à intégrer dans son scénario une romance entre Redford et Faye Dunaway, actrice connue mondialement pour avoir tourné dans "Bonnie and Clyde". Le film est une petite merveille du genre et a révolutionné la manière de filmer cette chasse à l'homme qui ne baisse jamais en intensité. Ce long-métrage dispose de moyens colossaux pour arriver à ses fins, avec l'utilisation de gadgets modernes comme les micros, les systèmes de téléphone, la manière de localiser quelqu'un. Tout ce qui concerne le film d'espionnage est utilisé. On assiste à de nombreux rebondissements qui viennent rythmer cette histoire compliquée. Au menu de ce thriller d'espionnage: complots, guet-apens, intérêts, combines, tueurs à gage, dissimulations, fausses informations bref tout est mis en oeuvre pour passionner le spectateur qui ne voit pas le temps passer et qui est subjugué devant un tel déploiement d'énergie, d'idées, de mécanismes administratifs. Au final, Sydney Pollack réalise et signe un polar d'anthologie, un grand thriller politique élaboré dans une période trouble de l'histoire américaine peu après le scandale du Watergate qui avait alors provoqué chez les citoyens un sentiment de méfiance vis-à-vis du pouvoir. Ce film exprime bien ce malaise. Une oeuvre brillante!
Il y a en Pollack un sceptique qui réfrène sans cesse les élans ou les engouements du romantique. Ce moraliste ne saurait adhérer qu’à une morale de l’ambiguïté, dût-il parfois se résoudre à suspendre tout jugement : « Toujours les gens agissent dans le bon sens pour de mauvaises raisons et dans le mauvais sens pour de bonnes raisons ». De toute évidence, il préfère les individus aux idées, les sentiments aux idéologies, les nuances du gris au contraste du noir et blanc. On reconnaît là une des vertus de cet humanisme indéfectible qui produisit les œuvres les plus généreuses des années cinquante. Comme Hubbelle, dans le film, il n’est sans doute pas loin de penser que la politique est « une jeu sordide et dangereux », qu’elle est, au même titre que la guerre ou l’espionnage, l’affaire des professionnels. Surtout, elle implique qu’on fasse taire en soi le démon du doute – ce à quoi ne saurait justement se résigner l’humaniste. Aussi, lorsqu’il s’en prend à la CIA, porte-t-il spontanément l’accent sur son aspect occulte, tentaculaire, irrationnel. S’il nous montre comment ces bureaucraties totalitaires broient les individus, il ne se sent pas à même d’en démonter les rouages. On ne leur résiste pas, on peut tout au plus s’en détourner avec dégoût. L’ambivalence au cœur de l’œuvre de Pollack pourrait être la suivante : l’action ne peut être la sœur du rêve, mais le rêve ne peut tenir lieu de praxis. Tôt ou tard, les déserteurs se voient sommés de prendre position : Jeremiah Johnson choisit, en se pliant à une éthique chrétienne qu’il avait reniée, de guider les soldats et missionnaires à travers le cimetière sacré des Crow ; le Hubbell de « Nos plus belles années » renonce à ses ambitions en rompant avec Katie et en se laissant reprendre par la médiocrité dorée de son milieu : il n’est pas de tour d’argent pour s’isoler du monde, il vient toujours un moment où il faudra rendre des comptes à ses contemporains : c’est sur ce constat que s’achèvent la plupart des films de Pollack. Comme si, aujourd’hui, le registre du récit romanesque ne pouvait qu’être celui du désenchantement. A la fin des « 3 jours du Condor », lorsque Turner s’en remet à la presse, dernière institution restée fidèle (pour plus très longtemps) à l’idéal démocratique, pour publier son rapport, il se bat avec la seule arme qui lui reste. Chacun témoigne à sa façon, semble nous dire Pollack, et en l’occurrence le cinéma a tenu son rôle puisque ce rapport, cette histoire, ont effectivement été divulgués après le film lui-même… Dans le film, il s’agit de confronter un « ingénu » aux machinations ténébreuses du pouvoir. De lui faire vivre au sens le plus littéral, la crise de confiance traversée par la nation. Innocent ou inconscient ? L’enjeu des « 3 jours du Condor » n’est, en effet, ni le pétrole du Moyen-Orient, ni même le sort des institutions américaines, mais l’aptitude du rêveur à faire face à une telle épreuve : on y voit un garçon candide, engagé malgré lui dans un conflit qui le dépasse, être peu à peu envahi par la peur et la méfiance. Mais grâce à cette candeur et à cet amateurisme, Turner va déjouer les plans des professionnels et sauver sa peau (pour un temps) : A notre époque, on programme la politique des nations, mais on ne programme pas encore les émotions et les sentiments. Les romantiques auraient-ils, malgré tout, un avenir ?
Un film qui tient aux tripes du début à la fin. Une mécanique ultra efficace, des acteurs très charismatiques (Robert Redford en tête) pour un classique du cinéma d'espionnage. Petite jubilation.
Après l'affaire du Watergate, le cinéma américain a largement donné vie à des thrillers aussi bien paranoïaques que politiques et "Les trois jours du Condor" reste un fleuron du genre. Son intrigue un peu alambiquée est diablement intelligente et reste crédible, quitte à nous faire froid dans le dos (inoubliable tueur incarné par Max Von Sydow qui explique tranquillement à Redford la manière dont il risque de se faire éliminer) et Sydney Pollack maintient toujours sa mise en scène sous haute tension, l'ensemble restant classique mais nous plongeant efficacement au cœur de l'intrigue et des ennuis du personnage incarné avec conviction par Robert Redford. Restant encore d'actualité de nos jours dans son propos, le film n'a rien perdu de sa tension.
Les trois jours du condor est un excellent thriller et c’est certainement l’un des meilleurs film de Sydney Pollack. Une mise en scène parfaite du réalisateur, un excellent scénario parfaitement maîtrisé par le réalisateur, une intrigue qui fonctionne bien, une belle distribution avec des acteurs comme Robert Redford, Faye Dunaway, Max von Sydow… Bref c’est un excellent film, 15 / 20.
Très bon film de Sidney Pollack. Robert Redford est parfait dans le rôle de l'homme traqué. Ce film est un des pionners dans le genre thriller politico-parano.L'ambiance seventies apporte un côté cool au film. New-York ( au mois de novembre ) est très bien filmé ( un peu comme dans Shaft ). Max Von Sydow est impressionnant dans son rôle de tueur cynique et distingué. Faye Dunnaway apporte une touche glamour et romantique au film.Quelques scènes remarquables: la fussillade du début ( avec un plan où un type s'écroule dans une baignoire avec rideau de douche, similaire à la mort de Vincent Vega ( Travolta ) dans "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino ), la scène d'amour ( très esthétique et qui n'a rien à envier à celles de "Don't Look now" et "Out of Sight" ), les confrontations entre Redford et le chef de la Cia ( le gros à moustache ), le tueur déguisé en facteur ( qui semble sorti d'un film de De Palma), etc. Ce film n'a pas pris une ride. A voir!
Une référence du film d'espionnage et de Sidney Pollack. La paranoïa post watergate est très bien rendue et Pollack arrive à instaurer une tension hallucinante. A travers ce portrait de l'absurdité des services secrets, Redford y trouve un de ses meilleurs rôles. Maintes fois copiés (la scène de l'ascenseur), 30 ans après, ce condor reste un modèle de thriller politique.
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4,0
Publiée le 9 décembre 2022
Le thriller politique par excellence! Celui d'un auxiliaire de la C.I.A menacè par un complot qui le dèpasse! Non seulement il se rend compte qu'on le piège mais qu'en plus on veut le supprimer! C'est ainsi que l'agence centrale de renseignement se met à liquider ses propres employès et à fonctionner comme un organisme ennemi, elle qui est supposèe protèger la sècuritè d'une nation! Sorti en 1975, "Three Days of the Condor" reste l'une des oeuvres majeures de Sydney Pollack! Qu'il est beau et sèduisant Robert Redford dans ce film! il trouve ici un de ses plus grands rôles face à Faye Dunaway qu'il rencontre dans sa fuite, avec dans l'ombre l'immense Max von Sydow, tueur à gages particulièrement inquiètant! L'oeuvre est haletante, sans temps mort et sans issue possible avec une visite guidèe du New York des seventies qui se transforme rapidement en terrain de jeu pour le cinèphile! Un classique vrai de vrai du cinèma amèricain avec une mise en scène efficace et inspirèe...
Un film vieillissant mais néanmoins bien rythmé. La mise en scène est réussie avec une interprétation solide et un suspense bien entretenu. Après le scénario s'avère sans surprise et avec une fin déçevante.
Super, j'ai vraiment beaucoup aimé, j'ai été agréablement surprise, je m'attendais à une intrigue très complexe et embrouillée mais pas du tout, sans pour autant être simpliste, le scénario est très bien ficelé et totalement compréhensible. De plus, j'ai trouvée la réalisation percutante et l'interprétation très bonne.
Le scénario est compliqué mais excellent ainsi que le jeu des acteurs et la réalisation de Sidney Pollack. Son histoire de manipulation est très ancrée dans les années 1970, on est rapidement pris par ce bon film d'espionnage. J'ai bien aimé la scène où Robert Reford et Max Von Sydow se croisent dans l'ascenseur et le dialogue à cet instant. Par contre l'histoire entre Faye Dunaway et Robert Redford m'a semblé un peu superflu par rapport à l'histoire en général.