Derniers Avis : Les Trois visages de la peur - Page 3
Les Trois visages de la peur
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NicoMyers
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4,0
Publiée le 20 décembre 2008
En 1963, Mario Bava réalise un film à sketch nommé Les 3 visages de la peur, composé de trois courts métrages inspirés très librement de trois nouvelles (Maupassant, Tchékhov, Tolstoï). Si l’angoisse n’est pas toujours au rendez-vous (en réalité, elle va crescendo : chaque épisode est plus prenant que le précédent), c’est par la mise en scène, l’ambiance et la photographie (Bava au sommet de son art) que le film charme le spectateur. Passée l’introduction de Boris Karloff, le premier sketch, "Le téléphone", a des airs de giallos et de La Fille qui en savait trop. Une première histoire pas trop mal, ressemblant assez à Scream et autres slashers… mais pas transcendant. Vient alors le deuxième sketch, "Les Wurdalaks" ; celui-ci rappelle Le Masque du Démon et les films de la Hammer. Un segment excellent, d’une beauté visuelle frappante (landes, forêt, château) qui a sûrement inspiré Tim Burton (surtout dans Sleepy Hollow) ou même John Carpenter dans The Fog ou The Thing – ici, la peur est déjà plus grande (l’enfant, le visage à la fenêtre). Enfin, vient le dernier épisode, "La Goutte d’eau". Là, le giallo et le fantastique se confrontent pour donner un segment très réussi également, le plus angoissant des trois. En bref, la réussite esthétique des 3 visages de la Peur se conjugue avec une peur qui va crescendo. Le tout possède un brin d’humour noir (séquence finale), un charme d’antan, une ambiance, dus au côté rare et peu connu de cette série B. A voir évidemment la nuit, idéal pour celle d’Halloween… Ma note : 9/10
Des films atmosphériques qui misent tout sur l'ambiance et le visuel, comme d'hab avec Bava c'est somptueux, les jeux de lumières, les mouvements de caméra gracieux, les décors gothiques magnifiques, à ce titre là le segment "Les Wurdalaks" est le plus réussi, les plans sont de vrais tableaux. Le traitement de l'image ne se fait pas au détriment de l'histoire puisque elles sont tirés de trois nouvelles écrites par la crème de la crème, alors forcément on part sur des bases alléchantes et solides que les trois segments arriveront plus ou moins à exploiter. "le téléphone" et "la goutte d'eau" sont les plus intéressant en terme de narration et de rythme, "Les Wurdalaks" tire un peu en longueur après un début immersif et prometteur.
Mario Bava nous sert comme l'indique le titre en 3 sketchs,les trois visages de la peur.Les ambiances sont totalement différentes d'un sketch a l'autre,ce film prouve que bava et un très grand réalisateur.La photographie de chaque histoires,ainsi que leur mise en place et la monté progressive avec laquelle il augmente l'intensité de peur a chaque histoire compté,sont une totale réussite.La goutte d'eau étant le sommet du terrifiant.
Trois histoires-frisson un peu vieillottes. Le Téléphone: bien fait mais ça manque de force. Les Wurdalaks: bonne atmosphère mais ennuyeux. La Goutte d'eau: semble la meilleure.
Mario Bava adapte ici trois récits écrit par Guy de Maupassant, Anton Tchekhov & Léon Tolstoï, trois grands écrivains qui ont élaborés des récits à la fois mystérieux et inquiétants, auquel Mario Bava y a insufflé une touche d'épouvante parfaitement dispatchée entre ses trois courts-métrages : "Le Téléphone" (où une femme est harcelée au téléphone par un inconnu qui lui annonce sa propre mort), "Les Wurdalaks" (une histoire de vampires avec le grand Boris Karloff) & "La Goutte d'Eau" (où une femme décédée revient d'entre les morts pour y récupérer un bien précieux). Trois courtes histoires, bien distinctes les unes des autres, des atmosphères et une tension palpable. A noter aussi l'excellent discourt de Boris Karloff au début et à la fin des Trois visages de la peur (1963), où il nous présente les films tout en nous mettant en garde car ils sont effrayants ! !