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Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2012
Avant l'agréable Sur la route, Walter Salles avait signé Carnets de voyage adapté des notes d'Ernesto Guevara durant sa découverte de l'Amérique latine. On trouve dans Carnets de voyage les mêmes ingrédients que Salles reprendra pour Sur la route. Plusieurs personnages dans un voyage à la découverte du monde et qui vont petit à petit se découvrir eux-mêmes et voir leurs mentalités et leur consciences évoluées. Au fil des rencontres, ils découvrent une autre réalité et des vies différentes et la plupart du temps enrichissantes. Le symbole de cela étant bien sur l'hôpital ou vont travailler Ernesto et Alberto durant la seconde moitié du film. La fin est également très agréable. C'est bien sur ce voyage qui influera sur la vision du monde et sur les idées d'Ernesto Guevara et qui sera le fondement de ses actes futurs. Un road-movie très agréable à regarder, bien filmé et joué, une belle réussite signée Walter Salles.
Petite déception à la sortie de ce Carnets de Voyage pas franchement réussi mais pas raté non plus. Walter Salles passe à côté d'une partie de son sujet, de l'union d'un seul grand continent, d'un seul peuple revendiqué par le Ché à travers ce périple il n'y a point trace, le peuple Sud Américain ayant à peine droit de cité, juste au travers de deux/trois portraits trop vite expédiés, à peine esquissés. On ne ressent jamais vraiment la dureté d'un tel périple, encore moins sa durée, le réalisateur ne retenant surtout que la léproserie, qui semble avoir durée un bon tiers du voyage si l'on se fie à sa place occupé dans le métrage alors qu'ils n'y restèrent "que" 3 semaines sur les 2 ans que dura ce long voyage. Plus embarrassant est le recours à la facilité dans l'émotion et la résorbtion des quelques épreuves rencontrés. Heureusement il ya l'humour typiquement latino-américain, la chaleur de ses habitants, la beauté des paysages magnifiquement photographiés par Eric Gautier et une sincérité qui permet parfois à l'émotion de passer. Trop gentil, trop occuper à servir de belles images et trop concentré sur ces (formidables) interprètes, Walter Salles oublie de signer un film, un vrai, et les idées mêmes qui animaient tel projet.
Quel magnifique film ! Je pensais voir un film sur le révolutionnaire Che. Pas du tout. C'est le Che avant le Che. Mais surtout une extraordinaire virée initiatique en Amérique latine, un voyage dans les années 50 dans des territoires oubliées : Chili, Pérou, Amazonie. La découverte de la misère et de l'injustice des indiens. A la source du destin du futur révolutionnaire. Tout cela peint avec beaucoup de finesse, de tact, de sensibilité et d'émotion. Mais aussi de talent. Qui compose un film rare A voir, bien sûr
Gael garcia Bernal pour interpreter le Che! Un GRAND merci à Walter Salles pour cette idée formidable! C'est pas du tout un film politique qui pend parti pour ou contre lle Che donc J'aime! On comprend mieux l'itinéraire de cet homme au destin fascinant grâce à ce fameux carnet de voyage! j'adore!
Carnets de voyage est un magnifique film: il faut tout d'abord reconnaître queles images de sont de toute beauté,que la BO est géniale tout comme les acteurs. On y suit le périple d'Ernesto Che Guevara et de son ami, Alberto Granado en Amérique Latine. Chacune des expériences qu'ils vivent est captivante, et une scène peut se révéler aussi drôle qu'émouvante. Leur séjour à la lèperie est l'un des meilleurs épisodes de leur voyage. On comprend également d'où provient le désir du Che de rendre la société et la vie meilleures et plus justes, lui qui se destinait à devenir médecin. Les personnages sont très attachant et on sort de ce film un peu différent.
Un road movie au sujet intéressant, car il nous fait découvrir la jeunesse d'un des idéalistes les plus célèbres du siècle, au moyen de superbes paysages et d'un portrait de l'Amérique latine de l'époque, remplie d'injustices et de misères. Si la mise en scène est un peu manichéenne, l'étude des divers personnages est réussie et on est amusé par les inventions des deux héros lorsqu'ils cherchent à draguer ou à se sustenter.
Faire un film sur la jeunesse du Che est une idée vraiment intéressante mais le résultat est assez moyen malgré des bonnes idées. Le film est intéressant pour son aspect visuel très réussi et qui permet au spectateur de véritablement voyager au côtés des personnages. Le parti pris du métrage est d'être apolitique et de simplement montrer la vie d'Ernesto Guevara avant qu'il devienne le Che. Si l'idée est respectable elle pose tout de même problème puisque le spectateur a du mal à saisir le message du film. Le réalisateur tente de peindre une fresque réaliste de l'Amérique du Sud mais cette fresque manque de relief et on a du mal à saisir les enjeux du film. De plus le personne du Che en lui même manque cruellement de profondeur et de charisme. On a beaucoup de mal à le cerner ni à ressentir de l'empathie pour lui. Au final le film reste intéressant mais pas assez abouti pour réellement impacter le spectateur.
Un chef d'oeuvre . On peut admirer toute la beauté du cinéma d'Amérique latine a travers ce film de Walter Salles . Carnets de Voyages est très intéressant sur le plan de la culture car on peut découvrir beaucoup mieux Che Guevara , incarné de façon magistrale par le très talentueux Gael Garcia Bernal ( le cinéma de demain pourra compter sur lui c'est sur ) . Les paysages sont magnifiques . On ne s'ennuie jamais devant ces voyages effectués par deux hommes qui ont pu ainsi beacuoup évoluer humainement . La réalisation est simple , sincère et très intelligente . Le grand intéret du film est de voir l'évolution de Che qui était au début un bon garçon qui a bien étudié la médecine , et qui finira comme révolutionnaire dégouté par l'injustice , qui va marquer son époque . A travers ce road-movie , Salles signe donc un pur bijoux et nous prouve que avec de la simplicité et de l'authenticité on peut vraiment faire du grand cinéma . A voir absolument donc !
Revu plus de dix ans après sa sortie, j’ai été un peu moins convaincu qu’à l’époque par cette histoire de prise de conscience des inégalités sociales béantes qui fracturaient dans les années 50 toute l’Amérique latine. Si le cinéaste a eu l’intelligence de n’évoquer le Che que durant sa jeunesse, au moment où son idéalisme politique s’amorce, il a un peu trop tendance à idéaliser ce personnage pour le moins ambigu. En tout cas, même s’il participe involontairement au culte de ce personnage historique, Walter Salles livre un film très bien construit et interprété avec talent par Gael Garcia Bernal. Peut-être manque-t-il un peu de rythme dans sa partie centrale pour totalement emporter. Cela reste une œuvre très recommandable sur une figure importante de la révolution internationale.
Très beau film sur le premier voyage du Che, ou même nous, prenons conscience de la misère et des inégalités sociales en Amérique latine.On notera l'apparition du "vrai" Alberto Granado a la fin du film.
Un film particulièrement surprenant et agréable. Un très bon road movie plus qu'un film en l'honneur de... La beauté des décors et la simplicité des acteurs en font un film incontournable du cinéma sud américain. Bravo!
Ce film brésilo-argentino-américain de Walter Salles, avec l'excellent Gael Garcia (qui m'avait scotché dans un autre film que je recommande, "Même la pluie") et Rodrigo de la Serna est à classer dans le genre "road movie". Il retrace le voyage qu'entreprirent en 1952 le jeune carabin Ernesto Che Guevarra (G.Garcia) avec son vieux copain le biochimiste Alberto Granado (R.de la Serna). Sur l'antique 500 Norton mono de Granado qu'il avait pompeusement nommée "la vigoureuse", les deux potes entendaient traverser l'Argentine, le Chili, le Pérou où une longue halte était prévue pour donner un coup de main dans une léproserie, puis la Colombie pour finir par le Vénézuéla...Pour le Che, jeune et joyeux étudiant déjà très porté vers des idées de partage, de rassemblement des nations pauvres, d'union de leurs forces vives vers un projet sud-américain communautaire, ce périple prend valeur de voyage initiatique donnant force et enracinement à ses convictions, au départ encore intuitives. C'est surtout au contact des lépreux que ses aspirations à plus de justice trouveront à s'exprimer, notamment grâce à la naissance d'amitiés fortes avec des membres de l'équipe soignante, dont le généreux et chaleureux médecin chef...Ce qu'encaisse le mono antédiluvien (un modèle 1939 je crois), sur les pistes défoncées où la fourche à parallélogramme a bien du mal à faire son travail d'amortisseur, tout au long des interminables lignes droites de la pampa argentine aussi bien que dans les cols montagnards du Chili à l'approche de l'hiver, tout cela est un calvaire mortel, puisqu'elle finit par rendre l'âme après quelques crashs assez foutraques... Les deux copains continuent à pied et en stop, bien obligé. Commence alors pour Ernesto la vraie prise de conscience de la misère de son peuple, sur laquelle il n'avait pas eu jusqu'alors le loisir de s'attarder vraiment, trop occupé par les affres du pilotage ou la vitesse de son déplacement (sûrement des pointes à 70 à l'heure, haha !)...Les temps forts en humanité du film arrivent alors, au contact des déshérités que la misère jette sur les routes, et pendant le séjour à la léproserie. Le Che nous est présenté comme un idéaliste généreux et désintéressé, ce qu'il était peut-être dans sa joyeuse jeunesse un peu dorée. Le film se termine à la fin de son trip de soignant humanitaire, et un autre opus lui fait suite pour dévoiler son époque de combattant (avec Benicio del Toro dans le rôle du Che). Comme chez tout guerrier, je suppose que chez le Che le côté obscur prenait le pas sur la bienveillance plus souvent qu'à son tour. Dans ce premier volet ça n'apparaît jamais...Je vais vite me dégoter le tome deux, et quoi qu'il en soit je vous recommande ce tome un, ne serait-ce que pour le vaillant (du moins au début) poum poum du gromono "la vigoureuse" et l'exotisme parfois grandiose des ambiances traversées...