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Clingo
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4,0
Publiée le 21 mars 2012
The Good German est un film qui cultive les paradoxes. J'ai très peu vécu ça avec le cinéma, cette sensation d'être à la fois à fond dans le film et à la fois totalement en dehors. Je commence par le pire : le scénario. Au bout de dix minutes je me désintéressais déjà de l'histoire, je sais à peine de quoi il fut question, et si on me demande de quoi ça parle je pourrais très bien dire que c'est l'histoire d'un mec qui gagne une partie de poker et qui embarque sur le Titanic. Signe d'un désintérêt évident de ma part. L'histoire est trop classique et surtout, les événements s'enchaînent mécaniquement, comme s'il s'agissait d'un film dont l'histoire serait produite " à la chaîne " : c'est fait sans y mettre de la personnalité ni aucune âme, froidement. Et cette froideur semble contaminer les personnages, qui dépassent rarement les stéréotypes qu'ils représentent. Du coup, The Good German apparaît comme un objet très froid, un peu vain et désincarné.
Cette sensation de vide peut s'expliquer par les velléités référentielles de son metteur en scène, qui cite principalement deux films - trois en fait, mais ça casse mon effet - dont The Good German serait l'enfant : Casablanca et Allemagne Années Zéro, soit le mélange pas si anodin que ça de deux films sur lesquels ont travaillé Ingrid Bergman et Roberto Rossellini, unis à la ville pour ceux qui suivraient pas. L'autre film, c'est Le Troisième Homme, que Soderbergh cite à plusieurs reprises, notamment lors d'une scène d'égout dont la profondeur de champ rappelle la fin du Carol Reed. Le problème ici, réside dans la gratuité apparente du jeu sur les références. Soderbergh semble citer pour citer, et là où la référence et l'hommage devraient se subordiner au film, c'est l'inverse qui se produit.
Du coup, The Good German avait toutes les chances d'être un film raté. Mais étrangement, il n'en est rien. Pourquoi ? Sûrement parce que l'erreur consisterait à voir ce film au premier degré. Il faut un peu plus de recul pour apprécier The Good German à sa juste valeur, et voir que Soderbergh copie certes les méthodes de mise en scène des années 40, mais que cela ne sert qu'à produire un discours de cinéphile qui connaît ses classiques sur le bout des doigts et qui crée un hybride à l'allure imparfaite mais néanmoins intéressante. C'est donc plutôt dans cette manière toute soderberghienne de chercher l'expérimentation qu'il faut creuser pour trouver de l'intérêt à une oeuvre qui ne cesse de dérouter le spectateur et de le questionner sur ce à quoi il assiste. Avoir le culot de trouver le film mauvais - ce qu'il est parfaitement en apparences - est bel et bien un affront envers le génie manipulateur de son cinéaste, qui pompe tout un pan du cinéma pour en faire ressortir de la nostalgie, et qui met en scène une oeuvre nécessaire puisqu'elle éclaire une époque révolue en adoptant un point de vue moderne qui montre justement le caractère inexorablement répétitif de l'Histoire et celui plus malléable de l'Histoire de l'Art, d'un point de vue formel plus particulièrement. Encore une fois donc, c'est l'art qui l'emporte sur la vie.
Ennuyeux et fascinant à la fois, un film qui tient du génie.
Encore une brillante prouesse ... esthétique de la part de Steven Soderbergh. Une vraie maestria et maîtrise de tous les instants dans le genre de la reconstitution du film dramatique en Noir et Blanc des années 40/50 dont Casablanca fut le sommet du genre.Le casting n'est pas en reste avec un Clooney parfait en incrédule gentleman militaire et surtout la somptueuse Cate Blanchett plus mise en valeur que jamais avec les jeux de lumière qui mettent en beauté tout le relief de son visage sculpté. Reste le hic du récit, beaucoup trop tortueux et quelconque pour suivre les prétentions artistiques développées avec classe par Soderbergh et la splendide musique de Thomas Newman. Dommage.
un hommage aux films des années des années 30. Des cadrages identiques, une ambiance musicale, des effets spéciaux, tout un jeu qu'on retrouve dans les chefs-d'oeuvres où des noms comme Bacall, Bogart, Grant et autres stars de l'âge d'or du cinéma. Je pense qu'il faut être habitué et fan de cette période pour apprécier ce film à sa juste valeur. J'en suis! Clooney est tout à fait à l'image de ces stars irradiant d'une aura cinématographique inoubliable. Un grand moment de nouveau "vieux" cinéma. Courageux. Un point spécial à l'affiche fantastique qui plante le décor de ce choix de réalisation, tous simplement superbe!
Quelle déception! Steven Soderbergh est un réalisateur qui touche à tous les genres et dans "The Good German", il s'essaie au film policier en noir et blanc des années 1940. Malheureusement, il passe complètement à côté du sujet en essayant de soigner la réalisation de son OVNI. Ainsi, la réalisation est excellente. Il filme avec les moyens des années 1940 et on s'amuse à regarder un film avec une telle esthétique. Cet effet peut lasser certains spectateurs au bout de quelques dizaines de minutes mais peut tout autant en séduire beaucoup d'autres! En plus de la réalisation, l'autre point positif de ce fim est la prestation de George Clooney. Il crève littéralement l'écran. Il nous sert ainsi dans ce film une remarquable prestation, il est juste, étonnant, saisissant, vraiment parfait. le rôle est taillé pour lui et il s'en sort magistralement. On ne peut pas dire la même chose des autres acteurs. On a l'impression que Cate Blanchett, normalement parfaite elle aussi, se regarde ou s'écoute parler à chaque fois qu'on la voit à l'écran. Ainsi, elle surjoue complètement et en devient presque ridicule. Enfin, Tobey Maguire n'est absolument pas crédible en chauffeur dangereux. C'est une réelle erreur de casting. De plus, le scénario est complètement laissé de côté. "The Good German" s'emmêle complètement dans plusieurs intrgues et laissent le spectateur de côté, si bien qu'il se perd s'il est distrait quelques minutes. Le film pêche aussi par un manque de rythme certain. Des scènes d'intense action alternent avec des scènes où il ne se passe absolument rien. Ainsi, Steven Soderbergh signe un OVNI qui ne vaut d'être vu que pour son esthétique et pour la prestation de George Clooney!
Plus ou moins massacré par la presse, j'avais un peu peur d'être déçu pour ce que je pensais être un très bon film mais au final, The Good German est une oeuvre qui m'a vraiment plu. Outre un scénario très bien écrit transcendé par la magnifique mise en scène de Steven Soderbergh, The Good German gagne en ampleur grâce à des images d'une beauté ahurissante (notamment grâce aux décors somptueux) et à un casting impeccable (George Clooney, Cate Blanchett et Tobey Maguire). Alors certes, The Good German n'est pas le meilleur film de Steven Soderbergh mais il reste une oeuvre expérimentale absolument fascinante.
Tout de suite le film fait penser au troisième homme par son atmosphère. Le gros problème de film c'est qu'on a toujours un temps de retard sur l'action voir plus si on ne connait pas le contexte de l'après guerre, autre problème alors qu'on commence à s'habituer à suivre Clooney dans son enquête le point de vue change et il passe au second plan, sa coupe un peu la chique. Une réalisation toujours un peu le cul entre deux chaises un format grand public mais pas très accessible, lamise en lumière de faits historiques rarement évoqués mais en pointillé, du suspense mais pas trop.
On le savait depuis pas mal de temps , Steven Soderbergh est un réalisateur qui accumule les genres et les expériences cinématographiques singulières avec plus ou moins de réussite. Cette fois-ci avec "The good german" , il s'attaque à un hommage aux films américains des années 40-50 , dans le style de "La soif du mal" d'Orson Welles ou les premiers Hitchcock. L'expérience promettait d'être intéressante , car Soderbergh a tourné son film dans les mêmes conditions de tournage que ses pères , à savoir la même direction d'acteurs , le noir et blanc , la musique d'orchestre démonstrative lors des coups de théâtre , ainsi que le montage particulier des séquences se terminant sur un assombrissement ralenti de l'image.Malheureusement , malgré ce remarquable effort technique éxécuté avec grand soin , on ne voit pas vraiment en quoi cela a pu servir le déroulement de ce film , cela reste juste une démonstration d'un savoir-faire technique qui laisse sur le carreau le spectateur et qui au bout d'un moment lasse , devient presque anecdotique et surtout franchement démodé , "The good german" est un film figé dans l'audace de son réalisateur et ne parvient pas à nous transcender. Le grand intérêt de ce film est surtout Cate Blanchett , dans un rôle à la Marlene Dietrich , elle parvient à allier fragilité et force dans un rôle en allemand et en anglais , c'est surtout elle qui retient l'attention dans le film. George Clooney s'en tire également bien et se glisse parfaitement dans l'histoire du film. En revanche Tobey Maguire , dans un rôle pourtant rapide , fait assez tâche au milieu du film et décridibilise de nombreuses scènes. "The good german" était un film prometteur , sa technique est irréprochable , mais tellement démonstrative et prétentieuse que le spectateur est mis de côté. A voir pour les nostalgiques des films des 50 , pour les autres il reste Cate Blanchett.
L'idée de tourner le film « The good german » en noir et blanc est excellente ... Le caractère des films en noir et blanc est sombre, magnifique et envoutant. Cela me donne envie de voir les films des années de 1930 à 1970. Dans le film « The good german », les images montrant les ruines de Berlin, juste après la seconde guerre mondiale sont très réussies, les décors superbement reconstituées. Impressionnant ! La cigarette est omniprésente dans ce film. Les acteurs Georges Clooney et Cate Blanchett sont charismatiques, ils me font penser à des acteurs comme Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Mais... Mais... l'intrigue du film « The good German » est complexe et confus. On s'y perd avec de nouvelles situations ou idées. Le scénario est incompréhensible ... C'est vraiment dommage !
Si les personnages, hormis Kate Blanchett -qui n'a jamais été aussi belle- fatalissime en femme fatale, sont un peu désincarnés et semblent errer comme des fantômes boulet au pied ; et si l'intrigue est un brin confuse, tout en étant beaucoup trop présente pour n'être qu'un prétexte à la beauté de l'image ; on ne peut reprocher a Soderbergh d'être un cinéaste touche à tout. L'entreprise est louable, ravira le spectateur classicophile, et loin de faire de l'ombre à la filmographie de l'auteur, rajoute une pierre unique de plus à son oeuvre disparate et intéressante.
Le nouveau Soderbergh, tourné à l'ancienne dans les mêmes conditions qu'à l'époque où se déroule l'intrigue, est une vraie réussite technique. Le son et la musique sont parfaits. Formidable travail des décorateurs pour un film entièrement tourné en studios à Los Angeles. Le plus beau morceau de bravoure est sans conteste la photo. Tourné en noir en blanc avec des objectifs de l'époque et mêlées à des images d'archives, cette photo est vraiment magnifique. De par le format utilisé, l'image est donc rétrécie et bordée par deux grandes bandes noires sur les côtés, ce qui accentue encore l'effet années 40. Le réalisateur voulait aussi que l'interprétation soit calquée sur ces années là. Les acteurs ont donc un jeu très théatral mais qui convient du coup parfaitement au film. Cate Blanchett en femme fatale est absolument sublime, mélange de Garbo, Bacall et Ingrid Bergman, une grande performance. George Clooney est parfait dans un rôle qui lui va comme un gant, et Tobey Maguire étonne dans un contre-emploi très ingrat à mille lieues de Spider-man ! Malheureusement le scénario souffre de la performance technique. Il y a quand même un manque de rythme et d'émotion : à vrai dire, on peut s'ennuyer légèrement par moments. Mais admirer le beau travail du metteur en scène des techniciens et des acteurs, peut faire oublier ces quelques longueurs. Qu'aurait donné le même film en couleurs et dans les conditions d'aujourd'hui ? A voir...Il parait que c'est un hommage à Casablanca. Je vais donc m'empresser de le voir pour me faire une idée, et oui ! Je ne l'ai encore jamais vu. Une lacune cinématographique qui sera bientôt comblée...
La qualité des images est incroyable, un noir et blanc splendide et très contrasté. Des décors et costumes parfaits. Mais le scénario a des coups de mou (dans certaines scènes on s'ennuie un peu). La réalisation est un hommage aux grands classiques hollywoodiens.
Un film très long, très lourd, en noir et blanc, dans un Berlin en ruine juste après la capitulation des nazis. Les personnages, plus ou moins traumatisés selon les horreurs qu'ils ont vécu, errent comme des fantômes dans la ville occupée. Le degré zéro de l'action est proche, bon courage à ceux qui vont tenter de regarder ce navet en entier (personnellement, j'ai vu le début et la fin, plus quelques bouts entre les deux quand je ne dormais pas).
Esthétiquement sublime avec ses superbes décors et son magnifique noir et blanc, ce film bénéficie également d'un casting impeccable. George Clooney est parfait dans ce type de rôle à l'ancienne et Cate Blanchett ne l'est pas moins dans son rôle de femme fatale digne des plus mémorables du genre. Cet hommage aux films noirs des années 40 brille par une mise en scène habile (avec quelques plans vraiment très bons) mais pêche par son scénario un peu confus et son rythme parfois un peu pataud. L'ensemble reste de bonne facture mais ne tient évidemment pas la comparaison avec les modèles du genre.