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Yoloyouraz
37 abonnés
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1,0
Publiée le 15 juillet 2008
Silence, vacarme, silence, vacarme... la réalisation n'aide vraiment pas M.Vitti, pourtant particulièrement convaincante. En résulte une oeuvre sourde, peu claire, faible.
L'Eclipse m'a fait un peu le même effet que Profession : Reporter. Je n'ai ressenti aucun plaisir immédiat à regarder ce film. J'ai trouvé ça intéressant d'y réfléchir après coup, de voir ce que le réalisateur avait voulu dire, d'apprécier la mise en scène (bon ok, ça c'est un plaisir immédiat) et le jeu des acteurs, mais par exemple chez Antonioni je préfère Blow-up où je trouve que finalement y a un plaisir direct, contrairement à l'Eclipse où là c'est assez redondant, et au final le film est intéressant à en parler ensuite mais il ne m'a pas non plus spécialement marqué.
Un très beau film sur le drame d'un amour impossible, dans un pays en pleine effervescence, où les objets les monuments et les lieux semblent bien pus vivants que les personnages et leurs destins.
Delon en jeune chien fou capitaliste , Monica Vitti en héroine romantique a la Flaubert, Antonioni en maitre d’œuvre qui choisit de filmer le désespoir des riches oisifs et qui plongent dans les passions humaines avec fougue mais sans y investir leur âme.
Réalisation soignée, bons acteurs... Une fois dit cela pas grand chose à rajouter. Si je me réfère au critique positive je dirai qu'Antonioni a sans doute atteint ses objectifs rendant du coup le film totalement rebutant.
Monica Vitti fantômatique dans les rues de Rome, Delon, beau comme un Dieu ennuyé, ennuyeux et désincarné, incommunicabilité omniprésente, un Antonioni éthéré et désenchanté, comme souvent, "L'Eclipse" est une petite mélodie sombre que rien ne viendra animer. 20 dernières secondes où seule la caméra parle, entre mélancolie et rien, d'une tristesse insoutenable.
Un film terriblement ancré dans son époque... Trop sans doute. A croire qu'à force de longs plans séquence, d'images volés ou provoquées, de silences et d'observations cinématographiques, Antonioni découvre l'horreur du monde moderne où l'amour, sentiment éphémère et inconstant peine à prendre toute sa dimension. Le monde va à sa perte et rien ne semble stopper l'inéluctable. Surtout pas l'homme. Bref, Antonioni verse dans le pessimisme et ses personnages déteignent. Le résultat est d'un ennui consternant malgré la qualité de l'interprétation, notamment d'un Delon plus animal que jamais.
La beauté des images et le jeux des acteurs relèvent le niveau du scénario que j'ai trouvé clairement ennuyeux...Dommage, mais il y' a de bonnes choses à tirer de ce film tout de même.
6 223 abonnés
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1,0
Publiée le 2 mars 2021
Dans ce troisième film sur l'ennui et l'aliénation de la société moderne Antonioni atteint de nouveaux sommets en matière d'ennui et d'aliénation de son public. Si Monica Vitti est effectivement une belle et charismatique présence à l'écran la regarder errer sans but pendant plus de deux heures perd rapidement de son attrait. Les étincelles d'intérêt occasionnelles ne mènent nulle part comme dans sa quête pour retrouver le chien perdu. Rien dans cette histoire n'a une grande portée. Car nous comprenons déjà où Antonioni se dirige à partir de la séquence d'ouverture dans laquelle les deux amants s'appellent de façon monosyllabique à l'abandon. Si vous aimez analyser une toile vierge sur un mur ce film vous fournira l'occasion de le faire...
Intello et radical, ce film majeur de Michelangelo Antonioni – et du cinéma du XXème siècle – est une véritable démonstration du talent du cinéaste italien. Formellement parlant tout d'abord. Chaque plan, minutieusement travaillé et parfaitement cadré, est d'une beauté saisissante. Autant les corps que la ville et son architecture sont magnifiquement retranscrits à l'écran. Sur le fond du propos ensuite. Antonioni capte de façon incroyablement visionnaire une société devenue obsédée par l'argent, et qui déjà commence à le créer de manière déconnectée de toute forme de réalité. Au détriment des hommes, des femmes, de l'amour, des utopies... Ici, les personnages sont terriblement seuls. Les 10 dernières minutes, sans aucun dialogue, sont absolument merveilleuses. Et que dire des superbes Monica Vitti et Alain Delon...
Antonioni clôt magnifiquement bien sa trilogie avec "L'éclipse", une oeuvre qui bénéficie d'une réalisation et d'une mise en scène soignées. Les acteurs sont grandioses (Alain Delon et Monica Vitti en tête) et puis, il y a ce talent qu'a le maestro italien pour filmer les silences (Les 15 premières et 8 dernières minutes du film sont superbes) et les espaces extérieurs urbains, quasiment vides qui contrastent complètement avec les scènes tournées à la bourse.
"L'éclipse" (1962) est un film esthétiquement sublime, très original dans sa construction, comme à l'habitude d'Antonioni, et qui met en scène deux acteurs formidables, à savoir Alain Delon, en pleine période de gloire (artistique) et Monica Vitti. Le rythme lent, les longs plans séquence, les ellipses narratives et la faible fréquence des dialogues soulignent un étirement du temps, qui devient angoissant à la fin, ces fameuses six dernières minutes de vide, d'impression de plénitude. Film à la fois romantique et pessimiste vis à vis de l'homme, vis à vis de la société de consommation. L'homme dans l'incapacité de vivre en société (scène de la Bourse, comme un ring), d'aimer (rupture de Vittoria et Ricardo, puis ennui de Vittoria avec Piero), de communiquer (longs silences)... Cinéaste de l'incommunicabilité, Antonioni est fidèle à son art. L'obsession de l'abstraction est toujours présente, par sa structure narrative, ses épisodes très élargis dans le temps, et les plans d'objets, de formes géométriques, abstraites. Puis pour ce qui est du titre, le film est apparemment marqué par les contrastes entre le noir et le blanc, d'avantage prononcé lors de la dernière séquence. L'éclipse c'est aussi une rupture, une disparition... Celle de Vittoria, pour Ricardo puis pour Piero. Vittoria, personnage lunatique, comme incarnation de la lune qui s'éloigne du soleil, l'homme passionné (c'est mon interprétation en tout cas...)... Antonioni livre finalement un film intelligent, cérébral mais aussi très beau, d'une esthétique époustouflante, toujours filmée et montée avec brio.
Même magnifié par la présence de la lumineuse Monica Vitti et la prestance d'Alain Delon et Francisco Rabal, le bel esthétisme de cette oeuvre d'Antonioni peine à nous passionner tant l'ensemble se révèle rapidement ennuyeux et longuet. Michelangelo Antonioni échoue là où il avait brillamment réussi dans "L'avventura" : passionner son spectateur du début à la fin... Cela dit, "L'éclipse" demeure un bon film mais de loin pas le plus mémorable du réalisateur...
J'ai eu le même problème qu'avec Blow Up, j'ai trouvé les acteurs très bons, la réalisation et la photographie bonne mais qu'est-ce que je me suis ennuyé! J'ai dû avancé plusieurs fois le film tellement je m'ennuyais. C'est dommage car comme toujours, Antonioni montre une fois de plus son talent
Les acteurs sont magnifiques mais l'histoire est d'un ennui. Michelangelo Antonioni a voulu nous montrer l'incommunicabilité au sein de la bourgeoisie, certes cela est louable de sa part mais il aurait pu éviter d'ennuyer le spectateur.