L'Eclipse
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Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2019
Quoi qu'on en dise, un film de Michelangelo Antonioni, c'est toujours une expérience à part. Soit fascinante. Soit rebutante. Exigeant une énorme patience. Et pour cause, le cinéaste italien semblait avoir pour règle de faire des films tous aussi inaccessibles les uns que les autres. Et cette désormais très fameuse « Eclipse » ne fait pas figure d'exception. Fidèle à son style, le cinéaste italien nous propose une œuvre épurée à l'extrême et au rythme super lent (euphémisme!). S'il est une chose que l'on peut contester, c'est bel et bien la beauté plastique de l'ensemble. A commencer par le noir et blanc. Mais là où ça tape le plus fort, c'est au niveau de la réalisation. Antonioni était un crack pour filmer et réaliser les montages. En témoignent les quelques courtes séquences semblant être filmées du point de vue du personnage de Monica Vitti sur lesquelles le film se termine. Esthétiquement, c'est d'une beauté renversante. Mais hélas, l'esthétique ne fait pas tout. Il faut ne serait-ce qu'un minimum de fond. Et c'est là que ça pose problème. Antonioni ne propose absolument rien. Se terre dans une narration complètement stérile. Parler de l'impossibilité de communication entre les êtres, d'accord, mais en faire un truc aussi vide, c'est quasi fatal. Bien sûr, tout est dans le non-dit. Le spectateur est livré lui-même, doit se débrouiller pour tout déduire. Mais s'il n'y a pas d'enjeu, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Dans l'absolu, ça m'aurait intéressé de suivre l'errance de la somptueuse Monica, de suivre sa quête quasi existentielle, mais rien n'en découle. J'avais bien aimé « Profession reporter » tout aussi austère et lent, mais il y avait quelque chose, une base, rapidement reléguée au second plan c'est vrai mais qui offrait tout de même un minimum d'enjeu. Alors que cette « Eclipse », surtout dans ses trois derniers quarts d'heure m'a complètement plombé.
Tietie007
Tietie007

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2020
Comme toujours, dans les films d'Antonioni, il ne se passe pas grand chose, mais je reste toujours émerveillé par l'intensité du jeu des acteurs et la composition de certaines scènes.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2008
Long-métrage surtout fondé sur les obsessions habituelles ( Et donc totalement scindé en 2 du point de vue de la narration ; quitte à lasser … ) du réalisateur, et enfin quasi documentaire et nous informant sur les déboires & les amours de jeunes appartenant à la classe moyenne-supérieure ; dont quelques jeunes premiers un peu lisses & un peu trop présents pressés apparemment d’étiquetter - à leurs risques & périls - sinon évidemment d’ignorer volontairement cette dynamique de la société ; ainsi que bien sûr son développement technologique effectivement toujours en train et fidèle à la dernière scène ainsi qu’ au charisme étrange de M.Vitti ; de toute façon principal intérêt de l’ un de ces essais premiers d’Antonioni. Ne ratons pas cette scène de l’homme-soûl cambrioleur et bien sûr celle du survol de Rome ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2007
On suit une tranche de la vie de Vittoria (Vitti, sublime), et sa rencontre avec Piero (Delon). Le film obéit à une dialectique entre monde intérieur et extérieur; dialectique déséquilibrée car l'âme se meut (gaieté, étonnement, amour...) dans un monde qui reste froid. Il ne s'harmonise pas avec les affects des hommes, mais reste dur, massif, géométrique (échaffaudages, grilles...). Il arrive pourtant qu'il entre en résonnance avec la vie: les arbres frémissent quand y passent les amants et on traverse un nuage en riant. Vittoria tentera d'imprimer sa marque dans les lieux où elle passe et rencontre l'homme qu'elle aime: ne serait-ce qu'en laissant flotter, dans un fût dérisoire, une pièce de bois, rompue lors du premier baiser. L'eau dans laquelle elle fait glisser ses doigts est comme la mince couche du réel sur lequel l'homme a prise, un point de contact entre l'âme et les choses. À côté de cela, frénésie de la corbeille, où l'on achète et vend en criant: aspect documentaire, dans la tradition réaliste italienne, produisant une rupture avec le caractère contemplatif du film. Ici s'illustre Piero, courtier, jusqu'à ce que, tombant amoureux de Vittoria, se révèle l'absurdité de son existence. Deux modes de vie s'opposent: une existence s'épuisant dans une activité stérile et une existence dont la « norme » est la vie intérieure. L'amour, apparaîtra pour la première comme un salut; mais le temps fait disparaître le noble comme le vil. Si l'affadissement de l'amour ne nous sera pas montré, son extinction inévitable sera signifiée, par contraste, par la subsistance rigide et indifférente de la ville et du monde des choses. Mais aussi bien, verra-t-on dans ce film le « malaise moderne ». Vittoria erre, indécise, sans se projeter vers l'avenir ni disposer de liens réels avec qui ou quoi que ce soit: elle est une déracinée, sans giron familial ou communautaire, dans un monde où « Dieu est mort ». L'Eclipse réunit les plus hautes exigences de l'art: la beauté et l'esprit.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 février 2020
Sur le thème de l'incommunicabilité dans un couple, un film aux images envoûtantes mais beaucoup de temps morts pas bien palpitants, malgré tout sublimé par la présence de la gracieuse Monica Vitti et du jeune et fougueux Alain Delon.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2017
Film qui reste très moderne mais en même temps quelque peu surchargé, limite trop calculateur dans son développement des deux premiers actes, on zappe allégrement le degré de spontanéité tant attendu, c'est lourd voire épuisant, heureusement le couple Vitti-Delon fonctionne ensuite admirablement bien à l'écran. J'ai par exemple adoré la scène du premier baiser à travers la vitre d'une fenêtre où Vittoria n'ose avouer ses sentiments, leur petit jeu de séduction, c'est superbement capté, et les dernières minutes sont d'ailleurs géniales dans le sens où le film pourrait tomber dans la supercherie de l"'amour fou et romanesque" mais revient finalement dans une certaine forme de banalité "réaliste", où un autre film pourrait commencer.
Je regrette de ne pas avoir davantage apprécié ce film, car il m'a laissé sur une excellente impression, mais bon, la première demi heure m'a pas mal ennuyé il faut bien l'avouer.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2014
Un des bijoux de l'air néo-italienne. Dans une après Italie, la nouvelle Italie qui se reconstruit petit à petit après la guerre. Deux personnes se rencontrent, un homme et une femme, ils sont jeunes et beau, a en rendre jaloux, a vous rappelez votre jeunesse passé de vos vingt ans. Ils vont vivre une attirance entre eux sans pareil. Le flirt, l'amour des instant T, mais aussi des situations inévitables, comme le questionnement. M'aime tu ? au fond le chemin de ses amoureux n'est-il pas une illusion ? la jeune femme tente de renouer avec le fondement de l'amour mais si à nouveau elle sent une fois de plus la déception alors tout prend un gout amer. L'Eclipse est une oeuvre cinématographique dont l'ombre plane et cache une lumière trop attendu. Ce long-métrage vaut également son essence de par le duo Monica Vitti et Delon, tous deux sont à mes yeux un des plus beaux couples que le cinéma est pu offrir.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2009
Michelangelo Antonioni est l'un des cinéastes les plus importants de la génération des créateurs Européens des années 60, lui qui a souvent été comparé de par ses thématiques à Ingmar Bergman (entre autres). Sa trilogie entamée avec "L'Avventura" et continuée avec "La Notte" prenait fin en 1962 lors de la sortie de "L'Eclisse", mettant en scène le couple Monica Vitti-Alain Delon en proie à une crise intérieure indécelable. Antonioni a ce don de poser le récit comme il le souhaite sans que cela ne suscite ni contestation(s), ni gêne chez le spectateur. Adepte d'un rythme lent, il parvient par des plans mûrements réfléchis à décrire minutieusement chaque scène avant de la faire jouer. L'action se déroule toujours dans un cadre rigoureusement défini et analysé, afin que rien ne soit laissé au hasard car pour le maestro, rien dans la vie ne tient réellement des coïncidences. Alors, avec une très grande justesse il expose ses protagonistes, longtemps et lentement, chacun ayant un rôle très précis et ne devant jamais en dire plus que ce que le cinéaste suggère. La photographie et le montage superbes donnent à "L'Eclisse" une beauté à faire pâlir bien des artistes sans pour autant que la réflexion ne soit laissée de côté : l'errance de personnages perdus, déboussollés est admirablement rendue et les scènes où ils se cherchent, du bout des doigts, du bout des lèvres (au sens propre) sont (allez les grands mots) extraordinaires. Oui, Antonioni est un poète, par ailleurs inspiré et constamment à l'affût de nouvelles prises de position (cf le final). Oui, il surpasse dans le grâcieux nombre de dramaturges de par son ton juste, jamais empreint d'aucune lourdeur. Mais bon dieu pourquoi a-t-il découpé son oeuvre en trois actes distincts dont le central n'a absolument aucun intérêt (c'est sympa de regarder des boursiers s'exciter sans raison 40 minutes !) ? Les deux tiers tiennent du chef-d'oeuvre, l'autre d'une prétention venue d'ailleurs.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 décembre 2023
Quel ennui mortel. Alain Delon et Monica Vitti sont beaux. Les cadrages sont réussis mais à part ça c’est le néant. 2 heures de vide total.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 janvier 2024
Bien que le prix de la mise en scène à Cannes se justifie pleinement par le travail sur le jeu non-verbal, les regards, la portée symbolique de menus détails du décor, l'intellectualisation du propos coupe de toute empathie ou de toute émotion. Les déambulations sentimentales de l'héroïne (lumineuse Monica Vitti) plient sous l'artificialité alors que son deuxième amant semble au moins aussi mal choisi pour elle que le premier - quoi que le charisme d'Alain Delon puisse faire perdre tout sens des réalités - dans une logique psychologique féminine toujours aussi ambiguë voire malsaine chez Antonioni. Au final le récit tourne en rond, réussissant à nous communiquer le vague à l'âme de la protagoniste. Ennuyant...
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2017
Vécu un grand moment de solitude, et pas que pour Monica Vitti. Son rire rauque ne fait pas sourire, et nous avons connu tellement plus attachant dans le cinéma italien. Des plans esthétiques de rues vides dans une Rome nouvelle d'après-guerre succèdent à des rares baisers volés - c'est d'époque! . Dans le genre illustration du thème de l'incommunicabilité, le spectateur a aussi le droit à ne pas être convaincu. Seuls la vivacité du jeune Delon et la reconstitution de la bourse de l'époque présentent un intérêt. Fait des efforts pour rester jusqu'au bout parce que il s'agit d'un grand metteur en scène que j'ai aimé dans ma jeunesse (Zabriskie point), mais franchement même une conclusion tragique que j'attendais ne viendra pas. Belle déception. A recommander plutôt de voir le film méconnu de Pietrangeli "L'amour tel qu'il est" présenté à Lumière 2016. DVD1 - septembre 17
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 avril 2026
Un véritable chef d œuvre du cinéma italien. Et malheureusement je vais faire hurler les grands cinéphiles mais je n ai pas été sensible à ce film que je trouve vide , une coquille vide.
Antonioni ne cherche pas à raconter une histoire classique tout y est suggère, une sorte de cinéma expérimental, cela pouvait être fascinant, mais dans ce film c est lourd, pesant, pédant et ennuyeux à la fin.
L intrigue minimale. Les dialogues froid, et sentencieux, d une longueur harassante ont eut raison de moi, c est dommage car monica vitti y est d une beauté magnifique.
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2015
**J'avais vu "Profession: reporter" du même Michelangelo Antonioni**, il y a maintenant 20 ans, à l'époque lycéenne, quand je mangeais de la pellicule au kilomètre, me destinant avec enthousiasme à des études supérieures dans le cinéma.
Depuis, mon ambition rêveuse qui fût vite avortée par une réalité cruelle et blafarde, n'est plus qu'un lointain souvenir nostalgique et brumeux, qui a fait place à un amour immodéré pour le cinéma et les acteurs. N'ayant pas la chance de pouvoir courir les festivals, rétrospectives ou d'être un spectateur assidu d'éventuelles cinémathèques bien connues, je n'ai de cesse de parfaire ma culture cinématographique toujours imparfaite, souvent lacunaire, au gré des diffusions télévisuelles ou par le, désormais, facile accès au site de visionnage en ligne.

**Toute l’œuvre du grand Michelangelo Antonioni, m'est quasiment inconnue**. Je l'avoue c'est bien volontaire. Certainement la peur de l'ennui, alimentée par la réputation d' œuvres difficiles d'accès, trop symboliques, esthétiquement et formellement exigeantes, destinée à une certaine intelligentsia louant le génie de ce maître de l'image. On n'est pas loin de l’idolâtrie réservée à un Godard, dont le peu de films que j'ai pu voir, ne m'ont pas convaincu, profondément ennuyé, même si son talent est indéniable. Comme vous l'avez compris, une part de préjugés... En tous cas, pour Antonioni... Car la vision de "L'éclisse" remballe en partie, une grosse partie de mes peurs.

**Certes, le film prend le temps de se déployer**, s'étire parfois trop en longueur, parsemée de "langueurs" tour à tour suffocantes ou sensuelles au fil de l'errance bohème de Monica Vitti dans la ville dortoir de demain, suivies de séquences nerveuses, hypnotiques, remplies "de bruits et de fureur" dans l'arène de la bourse, cœur du monde contemporain, suivant le fil des opérations spéculatives d'Alain Delon, trader de son état... Puis la ville en construction, l'urbanisation galopante, le troisième personnage du film, voir le plus important, le plus symbolique, le plus fascinant...
Opposition et contraste volontaire du cinéaste. On adhère ou pas aux ruptures de rythmes et de ton (drama-comédie). On baille, puis on est captivé, passionné, fasciné par la beauté enivrante des acteurs, des cadrages et des images. L'état d'esprit change en quelques secondes. Souvent une impression de vide, de vacuité, et on se dit qu'Antonioni ne nous raconte pas grand chose, que cette pseudo romance impossible est inintéressante, qu'elle n'avance à rien...

**Mais rester sur cette vision émotionnelle du film, ce serait passé à côté de sa portée symbolique,** philosophique, politique et surtout prophétique du film dans son ensemble. En filmant ce couple désaccordé, aux deux façon d'être différentes, l'une bohème oisive, généreuse et jouisseuse, l'autre hyperactif ayant soif de pouvoir matériel et de reconnaissance sociale, Antonioni dénonce deux visions du monde bourgeois qui s'oppose (le bourgeois-bohème et le bourgeois ultra-libéral en quête de puissance) de façon bien superficielle puisque leur recherche est la même: le confort et la sécurité matérielle. Sauf que l'une est hypocrite et l'autre assumée. Le vide et la vacuité de ces deux visions est elle même opposé à la société et à la ville moderne, produit du spéculateur incarné par Delon.
La ville-nouvelle en construction, moderne, confortable, transparaît comme un endroit menaçant où toutes ses fausses oppositions se diluent, se désincarnent, sont annihilées, n'ont plus raison d'être. Lieu d'uniformisation, cage dorée d'une étrange beauté, cité-dortoir où l'on se fond dans un océan d’anonymat et d'incommunicabilité. Le jour qui s'oppose à la nuit, dans une séquence finale sublime, où tout le film prend son sens, délivre son message, prophétise le monde d'aujourd'hui, sa vacuité, sa solitude, ses menaces d'apocalypses, le gaspillage des ressources et des énergies...
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2018
film très lent et totalement dépourvu de bonnes caractéristiques visuelles pas si terrible. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
Noistillon
Noistillon

94 abonnés 408 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2012
Beau et solaire. Dommage qu'une scène hystérique casse la belle ligne d'intensité du film.
Reste que l'oeuvre d'Antonioni brille par une mise en scène magnifique et de comédiens irréprochables.
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