693 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
61 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
15 critiques
3
12 critiques
2
15 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Patjob
45 abonnés
771 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 29 mars 2020
Les films de Michelangelo Antonioni de ces années 50-60 constituent une sorte d'expérience cinématographique. «L’éclipse» en est un exemple probant : le film est long, lent et peut générer l’ennui du spectateur ; il n’y a pas d’«histoire», mais seulement la description d’une situation. Interprétée de façon évanescente par Monica Vitti, Vittoria est entre deux amours, et, comme pour sa vie toute entière, ne sait pas où elle va. Hormis dans l’atmosphère frénétique de la bourse, qui symbolise le monde matérialiste moderne, qu’elle ne comprend pas et qui lui est étranger (scène inutilement longue), et un tour en avion qui au contraire semble une bouffée d’oxygène, elle erre dans un univers froid et factice. C’est par les images de cet univers que le réalisateur fait ressentir le vide, la solitude et la difficulté de communiquer : loin des images habituelles de Rome, Antonioni nous montre la banlieue, des longues rues désertes, des immeubles en construction, qui deviennent des formes géométriques angoissantes et des traits, des lignes évoquant toutes sortes de frontières. Ce qui préfigure son film suivant, « Le désert rouge ». Les quelques plans des frondaisons frémissantes, rappelant que la nature existe, préfigurant, eux, « Blow up ».
Je vous jure que Alain Delon était l’acteur charismatique qu’il pensait être, encore une œuvre où il livre une performance transcendante, avec à ses côtés Monica Vitti, qui est sublime et m’a hypnotisé. Hâte de faire les deux autres de la trilogie de Antonioni, j’ai beaucoup aimé sa réalisation ici et ce qu’il veut nous dénoncer à travers son art.
Antoniononi, jusque-là, je ne savais pas trop. Un excellent film (le Désert Rouge), un bon film (Profession Reporter), et une purge (l'Avventura). C'est donc pressé mais dubitatif que j'ai attaqué l'Eclipse, bien qu'on m'ait dit qu'après la mésaventure Avventura je craignais de ne pas aimer...
Mais ce que l'on ne m'a pas précisé, c'est combien l'Eclipse se rapproche du Désert Rouge... Donc oui, j'ai aimé. Adoré même. Voilà c'est pas compliqué le film résume l'incompatibilité entre Delon et Vitti. Oui 2 heures sur ça peut paraître chiant, mais voilà au travers de chaque scène Antonioni arrive sublimement à montrer le mal être quasi-permanent de cette femme. Là où le Désert Rouge était surtout démonstratif (d'ailleurs c'est ce que j'ai préféré) l'Eclipse décortique les deux personnages, et leur relation impossible. Lui boursier, qui bouge tout le temps, très matérialiste (la scène avec la voiture qui tombe dans le fleuve est excellente), elle plus attentiste, un peu gamine même, qui souhaite simplement profiter de moments, sans se forcer à aimer, seulement pouvoir s'entendre avec des gens.
Comme dans le Désert Rouge (oui je fais pas mal de comparaisons), Antonioni parvient à faire ce que j'apprécie le plus chez lui : plusieurs scènes où l'on voit Vitti attendre, toute seule, puis regarder autour d'elle, et se rendre compte que tout est bizarre, comme dans la chambre de Delon là où les portraits l'épient, puis elle ouvre la fenêtre, elle voit la ville, mais tout parait étrange... Je trouve ça énorme. Puis quand ils s'embrassent à travers le miroir (surtout le 1er) c'est absolument splendide !
L'originalité de la fin est à noter, bien qu'étrange, où l'on revoit sur différents également le lieu qui aurait pu être celui de leur rendez-vous "amoureux", avec ces angles-là, les personnes qui passent et repassent, les jeux de lumière, le bâtiment en construction derrière, c'est très bizarre, j'avoue que je n'ai pas trop compris (enfin je savais même pas que c'était la fin), peut-être la "destruction" de ce mythe. Les scènes où Vitti marche dans la rue sont aussi sublimes. La scène de l'avion vers le début est aussi très belle. Quant à celles dans la Bourse, énormes aussi...
En fait seule la première et la dernière scènes m'ont paru bizarre.
Vitti toujours aussi lumineuse et exceptionnelle, Delon j'ai beaucoup aimé, franchement c'est dommage que le film se base sur leur impossibilité à être ensemble, car au contraire je trouve qu'ils vont bien ensemble.
Film d’auteur servi par une photo NB magnifique, en particulier des aménagements urbains modernes, s’attachant à montrer des « instants de vie » tels que l’excellente scène de rupture du début, les copines et le Kenya, la virée en avion, avec une longue séquence à la Bourse, le vol de la voiture, le tout avec une grande finesse mâtinée de philosophie. L’opposition de la rêveuse Monica et du matérialiste Delon ne les empêchera pas de se rapprocher… mais pour combien de temps ?
Film magnifique. Des scènes sublimes entre Monica Vitti et Alain Delon sans jamais être ridicule (scène où ils imitent d'autres couples). Les séquences qui se passe à la bourse de Rome sont étonnantes particulièrement celle de la minute de silence. Le film comporte quelques longueurs qui font son charme. Le Couple Delon-Vitti parait au premier abord improbable mais devient tout au long du film évident. Les quartiers d'après guerre du film paraissent même agréable à vivre. Les cinq dernières minutes sont particulièrement troublantes : une vide totale, un silence que je n'avais jamais vu avec une telle intensité au cinéma. La scène de la danse tribale est aussi troublante.
(un petit pincement au cœur quand la voiture de Alain Delon est retrouvée au fond d'un étang ... )
Je pense honnêtement être passé un peu à côté de ce que film avait à proposer. J'ai tout de même vue des scènes qui valaient le détour. Par ailleurs, je ne suis pas séduit plus que cela. Le film film des sujets qui ne me passionnent pas plus que cela. Le décor de la cité mussolinienne est intéressant, par contre je l'ai aussi trouvé très froid, très quotidien. Ce qui rend les longue séquences contemplatives peu attractives. Donc peut-être que je devrais revoir le film plus-tard. Mais, je suis tout de même sensible à tous les passages concernant la bourse romaine, qui possède quelque chose d'hypnotique de manière indéniable. Après, pour le reste je suis passé à côté. Et je suis responsable de mon propre ennui.
Plutôt que de répéter ce qu'on parfaitement formulé plusieurs avis, je souhaiterais ajouter que l'on assiste, avec L'eclisse, au début de la métamorphose de Monica Vitti. Que ce soit la scène où elle se grime en africaine pour danser, ou bien la scène ou avec Alain Delon ils miment les couples vus dans la rue quelques heures plus tôt, Monica Vitti démontre sa capacité à s'écarter de l'image qu'avait construit jusqu'alors Antognoni pour elle. Elle est capable d'exubérance et par la suite sa carrière se poursuivra dans ce sens, exubérance dramatique (comme dans certains films sous-estimés comme l'émouvant "Io so' che tu sai che io so'" jamais sorti en France et qui permet pourtant au duo Alberto Sordi Monica Vitti de toucher le sommet de leur complicité) ou exubérance comique. L'eclisse, c'est donc aussi la métamorphose d'une des plus grandes actrices du cinéma, la plus grande à mon sens du cinéma italien, capable de tenir tête aux monstres sacrés que sont Mastroianni, Gassmann, Sordi, Tognazzi et Manfredi.
Je ne suis pas très familier du cinéma d'Antonioni, à ce titre je ne sais pas si ce film (visiblement très bien considéré par la critique) est la meilleure porte d'entrée de son univers. Il faut prendre un peu de recul pour apprécier cette réflexion par l'image sur la question de la communication, entre les silences et les mots creux d'un couple d'un côté, le brouhaha incompréhensible des activités boursières de l'autre. Au milieu et au-dessus de tout cela, la figure solaire de Monica Vitti traverse tout le film, avec Delon à peine employé en sparring-partner de luxe. Film très symboliste et introspectif, qui fait encore son effet de nos jours.
Totalement soporifique : l’ennui gagne très rapidement. Certes, techniquement, ce film est du haut de gamme : choix des cadrages, lumières, bande son. Mais le scénario tient sur un timbre poste, et les acteurs semblent s’ennuyer eux mêmes. La très belle Monica Vitti fait passer, un peu, la pilule, mais ses divers déplacements à l’écran manquent totalement d’émotion, et ne parlons pas de la prestation d’Alain Delon, en jeune boursicoteur excité. Du même auteur, j’avais particulièrement apprécié Blow-up, avec une trame et une originalité très abouties, mais ici c’est non.
Deux heures de néant... On attend qu'il se passe quelque chose. Mais Rien ! Nada ! Niente ! Nothing ! Pour moi qui aime aller au cinéma pour ressentir des émotions (rire, vibrer, pleurer, etc...) je suis restée impassible devant ce navet phénoménale ! On se moque vraiment des spectateurs !!!
Une jeune femme, à Rome, quitte son amant et rencontre un agent de change. Certes, il y a la beauté de la photographie et le charisme de Monica Vitti et d'Alain Delon. Mais ce film d'Antonioni, sur l'incommunicabilité, est plutôt lancinant, ennuyeux et froid.