Je ne suis pas très familier du cinéma d'Antonioni, à ce titre je ne sais pas si ce film (visiblement très bien considéré par la critique) est la meilleure porte d'entrée de son univers. Il faut prendre un peu de recul pour apprécier cette réflexion par l'image sur la question de la communication, entre les silences et les mots creux d'un couple d'un côté, le brouhaha incompréhensible des activités boursières de l'autre. Au milieu et au-dessus de tout cela, la figure solaire de Monica Vitti traverse tout le film, avec Delon à peine employé en sparring-partner de luxe. Film très symboliste et introspectif, qui fait encore son effet de nos jours.
Une jeune femme, à Rome, quitte son amant et rencontre un agent de change. Certes, il y a la beauté de la photographie et le charisme de Monica Vitti et d'Alain Delon. Mais ce film d'Antonioni, sur l'incommunicabilité, est plutôt lancinant, ennuyeux et froid.
Du poussiéreux pour les cinéphiles inconditionnels ! Oui Mme Vitti est très belle, Delon parfait en "trader" d'autrefois avec ses téléphones multiples. Les scènes de bourse sont d'une longueur insupportable, malgré le talent de M. Seignier. Le cinéphiles peuvent trouver une intention dans chaque image, le gosse qui débranche le jet d'eau par exemple. Au fait, qu'est devenue la robe déchirée, la belle Monica apparait ensuite avec une nouvelle, impeccable, de provenance inconnue ?
Totalement soporifique : l’ennui gagne très rapidement. Certes, techniquement, ce film est du haut de gamme : choix des cadrages, lumières, bande son. Mais le scénario tient sur un timbre poste, et les acteurs semblent s’ennuyer eux mêmes. La très belle Monica Vitti fait passer, un peu, la pilule, mais ses divers déplacements à l’écran manquent totalement d’émotion, et ne parlons pas de la prestation d’Alain Delon, en jeune boursicoteur excité. Du même auteur, j’avais particulièrement apprécié Blow-up, avec une trame et une originalité très abouties, mais ici c’est non.
Deux heures de néant... On attend qu'il se passe quelque chose. Mais Rien ! Nada ! Niente ! Nothing ! Pour moi qui aime aller au cinéma pour ressentir des émotions (rire, vibrer, pleurer, etc...) je suis restée impassible devant ce navet phénoménale ! On se moque vraiment des spectateurs !!!
Un véritable chef d œuvre du cinéma italien. Et malheureusement je vais faire hurler les grands cinéphiles mais je n ai pas été sensible à ce film que je trouve vide , une coquille vide. Antonioni ne cherche pas à raconter une histoire classique tout y est suggère, une sorte de cinéma expérimental, cela pouvait être fascinant, mais dans ce film c est lourd, pesant, pédant et ennuyeux à la fin. L intrigue minimale. Les dialogues froid, et sentencieux, d une longueur harassante ont eut raison de moi, c est dommage car monica vitti y est d une beauté magnifique.
Je vous jure que Alain Delon était l’acteur charismatique qu’il pensait être, encore une œuvre où il livre une performance transcendante, avec à ses côtés Monica Vitti, qui est sublime et m’a hypnotisé. Hâte de faire les deux autres de la trilogie de Antonioni, j’ai beaucoup aimé sa réalisation ici et ce qu’il veut nous dénoncer à travers son art.
Bien que le prix de la mise en scène à Cannes se justifie pleinement par le travail sur le jeu non-verbal, les regards, la portée symbolique de menus détails du décor, l'intellectualisation du propos coupe de toute empathie ou de toute émotion. Les déambulations sentimentales de l'héroïne (lumineuse Monica Vitti) plient sous l'artificialité alors que son deuxième amant semble au moins aussi mal choisi pour elle que le premier - quoi que le charisme d'Alain Delon puisse faire perdre tout sens des réalités - dans une logique psychologique féminine toujours aussi ambiguë voire malsaine chez Antonioni. Au final le récit tourne en rond, réussissant à nous communiquer le vague à l'âme de la protagoniste. Ennuyant...
Plutôt que de répéter ce qu'on parfaitement formulé plusieurs avis, je souhaiterais ajouter que l'on assiste, avec L'eclisse, au début de la métamorphose de Monica Vitti. Que ce soit la scène où elle se grime en africaine pour danser, ou bien la scène ou avec Alain Delon ils miment les couples vus dans la rue quelques heures plus tôt, Monica Vitti démontre sa capacité à s'écarter de l'image qu'avait construit jusqu'alors Antognoni pour elle. Elle est capable d'exubérance et par la suite sa carrière se poursuivra dans ce sens, exubérance dramatique (comme dans certains films sous-estimés comme l'émouvant "Io so' che tu sai che io so'" jamais sorti en France et qui permet pourtant au duo Alberto Sordi Monica Vitti de toucher le sommet de leur complicité) ou exubérance comique. L'eclisse, c'est donc aussi la métamorphose d'une des plus grandes actrices du cinéma, la plus grande à mon sens du cinéma italien, capable de tenir tête aux monstres sacrés que sont Mastroianni, Gassmann, Sordi, Tognazzi et Manfredi.
Je pense honnêtement être passé un peu à côté de ce que film avait à proposer. J'ai tout de même vue des scènes qui valaient le détour. Par ailleurs, je ne suis pas séduit plus que cela. Le film film des sujets qui ne me passionnent pas plus que cela. Le décor de la cité mussolinienne est intéressant, par contre je l'ai aussi trouvé très froid, très quotidien. Ce qui rend les longue séquences contemplatives peu attractives. Donc peut-être que je devrais revoir le film plus-tard. Mais, je suis tout de même sensible à tous les passages concernant la bourse romaine, qui possède quelque chose d'hypnotique de manière indéniable. Après, pour le reste je suis passé à côté. Et je suis responsable de mon propre ennui.
Film d’auteur servi par une photo NB magnifique, en particulier des aménagements urbains modernes, s’attachant à montrer des « instants de vie » tels que l’excellente scène de rupture du début, les copines et le Kenya, la virée en avion, avec une longue séquence à la Bourse, le vol de la voiture, le tout avec une grande finesse mâtinée de philosophie. L’opposition de la rêveuse Monica et du matérialiste Delon ne les empêchera pas de se rapprocher… mais pour combien de temps ?