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real-disciple
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4,5
Publiée le 3 janvier 2012
Fellini arrive grâce à son art personnel à transformer une crise passagère d'un homme à travers des flash backs et autres fantasmes magnifiés. Le film qui devait s'appeler "le beau désordre" rappel combien il est parfois difficile de rompre avec son passé, de vivre dans un mensonge avec soi-même (le héros n'a pas vraiment envie de le faire ce film) et les autres (il n'arrive pas à aimer une femme mais toutes). Marcello Mastroianni est vraiment excellent, la classe nonchalente qui le caractérise, et les actrices sont toutes superbes, la plupart italiennes. La photographie en noir et blanc est tout simplement magnifique et la composition de Nino Rota se fond dans le décor. Justement on a plusieurs décors qui servent à tromper, parfois on passe du rêve au réel et vice versa. Certaines scènes restent gravées comme la scène du début où Guido n'arrive pas à s'envoler ou encore ce harem de femmes, ces décors baroques; des thèmes fascinants sur la solitude d'un artiste, la fine frontière entre le film de Guido et le film de sa vie personnelle etc etc, beaucoup de choses à dire pour ce grand film qui a marqué l'histoire du cinéma.
Même si je lui préfère "La Strada" et surtout "La Dolce Vita", "Huit et demi" c'est du grand Fellini. Et dire d'un film de Fellini que c'est du grand Fellini n'est pas un mince compliment. Une oeuvre introspective où passé, présent et fantasmes s'entremêlent avec toute l'imagination visuelle légendaire du cinéaste qui s'épanouit, avec des situations qui nous parlent parce qu'on en a déjà vécu de similaires ou parce qu'on sent qu'on les vivra un jour ou l'autre (surtout si on a la mauvaise habitude de connaître parfois les affres de la dépression !!!). Marcello Mastroianni, alter ego du réalisateur, est bien sûr parfait ; cela n'en pouvait pas être autrement. Quand à Anouk Aimée, Claudia Cardinale et Barbara Steele, elles n'ont jamais été aussi fascinantes. A l'image de la farandole finale, la musique mémorable et tonitruante de Nino Rota achève d'emporter le tout dans un grand moment de cinéma.
8 1/2 fait partie de ces films dont tout le monde a entendu parler, mais qui reste assez peu vu par le grand public. Il faut dire que le film est complexe, et que l'on ne sait plus trop si on a affaire au réel, à un songe, à un souvenir, à un fantasme, ce qui est assez déroutant à la première vision. Mais c'est globalement ce qu'on peut appeler un beau film. L'histoire est particulièrement intéressante, et fait de 8 1/2 un des meilleurs films de fiction à propos du cinéma (même s'il ne se réduit pas qu'à ça). Au niveau de la mise en scène et des mouvements de caméra, c'est là qu'on voit que Fellini est un grand réalisateur. Il va sans dire que Marcello Mastroiani est irréprochable. Un film certes difficile d'accès mais qui porte la marque de ce qui fait un vrai chef d'oeuvre : on ne l'oublie pas après l'avoir vu...
Je suis sidérée par le vide abyssal de ce film. C’est creux, mou, long sans aucun intérêt. Je ne comprends pas les notes de 5. On ne note pas Fellini qui a fait des chefs d’œuvre mais ce film et c’est le néant
Un chef d'oeuvre, et l'un des films les plus envoutants de l'œuvre de Federico Fellini... un film quasi-autobiographique, et donc intensément personnel du réalisateur, racontant le quotidien d'un réalisateur tourmenté, ne sachant pas qui il est, pourquoi il est la... Perdu entre sa vie et son œuvre. Un film a l'atmosphère incroyablement saisissante, tres calme, magistralement mis en musique, une photographie en noir et blanc des plus sublimes. "Huit Et Demi" est un film d'une profondeur inouïe, tellement poétique, tellement perdu, tellement beau, on n'en ressort pas indemne.
Un film radical et diablement intelligent, qui se distingue par une mise en scène éclatante lors de la représentation des fantasmes de Guido, les meilleurs moments, aussi drôles que créatifs, avec une réflexion poussée sur le métier de réalisateur. Le héros est aussi sympathique qu'énervant, dans sa semi-immaturité assumée, et invite le spectateur à le suivre avec allégresse. Dommage que la post-synchronisation soit aussi approximative, mais la technique de l'image rattrape les ratés du son, avec des contrastes de noirs et de blancs absolument magnifiques.
"Un film ou on mélange rêve et réalité". L'idée est plutôt originale et séduisante. fellini est un réalisateur assez étrange. Ses oeuvres sont assez loufoques et bizzares. "Huit et demi" est une réalisation assez inatendue et amusante mais on n'y passerai pas plus de deux heures et au bout d'un certain moment du film on ne sait plus si on n'est dans la réalité ou le rêve.
On comprend bien où Fellini veut en venir en montrant un monde onirique, rempli des fantasmes et des réminiscences de son personnage principal (double de lui-même ?). Mais le résultat est proprement ennuyeux au possible. Les scènes sans-dessus-dessous se succèdent, mais le manque de lien rend le tout très pénible.
Je suis complètement passé à côté de ce film, je dirais que je ne l'ai pas compris, ou encore que je n'ai pas adhéré à son univers. J'avoue que ça m'agace un peu quand je regarde des films trop personnels, la vie du cinéaste, sa vision des femmes, de l'amour ou de son métier, ça ne m'intéresse pas... Il manque une histoire, tout simplement...
Le chef-d'oeuvre de Fellini. Son film le plus abouti, le plus personnel, le plus révolutionnaire («La Dolce Vita» et «Juliette des Esprits» ne sont pas loin derrière). Magistral de A à Z, du début à la fin, de la première à la dernière image (même s'il faut le temps de rentrer dedans), c'est l'un des plus extraordinaires et des plus réjouissants longs métrages qu'il m'ait été donné de voir. Un véritable plaisir pour les yeux, les sens et l'âme. Fellini s'y raconte de la plus belle des façons, de la plus intelligente aussi, «Huit et Demi» étant la mise en abyme du film qui se construit, du film dans le film, de Federico Fellini, homme et artiste, face à lui-même. La conscience du cinéma, du spectacle et du spectateur, de l'oeuvre d'art et de son façonnage est absolument sidérante, Fellini réussissant à imbriquer les séquences et les thématiques les unes par rapport aux autres dans une sorte de ruban de Möbius sans fin. Les passages se font écho, les rimes visuelles abondent, l'imagination du maestro est débridée, bref on assiste à l'apothéose artistique d'un créateur au sommet de son art, ironie de l'histoire puisqu'il est question de la perte de l'inspiration, de l'angoisse de la page blanche. Ce qui démontre le talent de Fellini à sublimer le réel, à créer l'inimaginable à partir de trois fois rien. Et pour quel résultat! Car en plus de constituer le reflet (déformé) de la personnalité du cinéaste, «Huit et Demi» demeure d'une merveilleuse universalité, dans son approche si sincère et passionnée à la vie, dans cette spontanéité et cette complexité humaine si émouvantes. Et que dire de l'esthétique! L'utilisation du noir et blanc est tout bonnement époustouflante, la maîtrise des teintes, des contrastes ou des nuances est incomparable. Sans parler de la sublime photographie ou de la virtuosité de la mise en scène. Ou encore de l'interprétation, au-dessus de tout éloge... Un des 10 plus grands films de toute l'histoire du cinéma, tout simplement. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un film assez plat et creux en réalité, malgré quelques réflexions intéressantes de-ci-de-là, notamment vers la fin. Ce film parle de la confusion de l'être, de son errance, de ses imperfections et sa conscience trop grande de ses manquements, mais peine de trop à mon avis à l'incarner et l'illustrer parfaitement. Beaucoup de longueurs et de scènes inutiles par ailleurs.
Un film qui a de multiples qualités, dont sa réalisation, ses interprètes, son histoire très bien rendue… mais je sais pas le film n'a pas su me capter comme je l'attendais. Il n'en reste pas moins que c'est un très bon film et que j'en attendais peut-être trop.
J'ai été un peu déçu. Disons que au cinéma filmer l'ennui, filmer le vide, filmer les hésitations, l'errance d'un réalisateur c'est pas facile, il faut le reconnaitre. C'est le risque de transmettre ça au spectateur. Le problème c'est que c'est parfois un peu ça qui s'est passé pour ma part dans Huit et demi, j'ai eu du mal à m'y intéresser tout du long. Heureusement c'est bien filmé et bien interprété. Heureusement il y a des idées de mise en scène. Après c'est dommage car le scénario était pourtant intéressant sur le papier, mais je n'ai pas accroché tout du long pour autant.