Huit et demi
Note moyenne
4,0
1539 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

122 critiques spectateurs

5
39 critiques
4
32 critiques
3
19 critiques
2
16 critiques
1
9 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2011
Oui, il s'agit bien d'un film du grand maître italien, Federico Fellini... Mais quel ennui au final... Un cinéma nombriliste qui tourne sans cesse autour de lui-même et qui oublie le public... Bref, on est bien loin du meilleur de Fellini...
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 décembre 2020
Bon... Si l'on accroche les premières minutes, on peut tenter d'aller plus loin... C'est aussi creux qu'ennuyeux tant dans les dialogues que dans les personnages, la décoration et le contenu. Les voix sont très monocordes. Les femmes sont très irritantes... Bref, c'est chiant et il m'est très difficile d'aller au bout.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2009
Chef d'oeuvre, plus besoin de l'annoncer, mais pas universel. Magnifiquue tout de même.
oranous
oranous

164 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 janvier 2010
Superbement bien filmé avec de vrais beaux plans et de bons cadrages.
La musique est superbe. Mais honnêtement, le spectateur à du mal à entrer dans cette histoire pour le moins étrange. Mêlant à la fois la vie de Guido et ses fantasmes. Il n’est pas facile de savoir quand est ce que la vie se déroule devant nous, la vie et les fantasmes se mélangent. Les dialogues sont bons, il n’y a pas à dire. Mais on regrette un rythme très lent et une histoire très compliquée. La beauté de la réalisation permet d’apprécier un peu ce film culte de Fellini.
Thomas Roavina
Thomas Roavina

27 abonnés 348 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2007
Trés complexe, je préfère dire tout de suite que je n'est pas du tout capté le sens de ce film, ni ce qu'il voulait dire ou alors de loin. Donc je m'en tiendrais à l'aspect esthétique qui par ailleurs ma énormément plu. Entre rêve et réalité, le parti pris visuel ne défini jamais clairement la limite entre le fantasme et la vie vrai. Des images marquantes, un noir et blanc somptueux et une caméra qui ose milles choses. Mastroianni à la classe c'est sur, Cardinal à de beaux yeux et un visage magnifique, la beauté de ce film n'est pas à discuter. Par contre je reste spetique sur le contenue. Les doutes d'un cinéaste, le milieu du cinéma montré sous le point de vue d'un de ses artisants, est ce une critique ou une éloge ? Peut-être que le problème de ce film est qu'il esthétise tellement ses plans qu'il en fait perdre la substance dramatique. Je n'est pas vraiment cru aux doutes du réalisateur tant le film appuye sur la qualité des images, cela crée un décalage pas terrible. Il y a cependant des scènes que j'ai aimé, comme le passage où il raconte son enfance avec la femme à la poitrine exubérante (une obsession chez Fellini, il me semble), l'éducation religieuse que l'enfant à en lui et tout à coup remis en cause par l'intervention de ce phénomène sexuel, puis la fin lorsque le tournage du film commence enfin en dansant. Des passages que j'ai appréciés, la forme aussi.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 juillet 2014
Fellini disait de lui même qu'il était un escroc. Ce film le prouve. Très beau visuellement et doté d'un casting parfait, le fond n'est en fait que ses doutes de réalisateurs jetés sur la pellicule au milieu de personnages fantasmagoriques sortis de son imagination, certes féconde. A réserver aux cinéphiles avertis.
Ricco92
Ricco92

290 abonnés 2 340 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2025
Suite à son court-métrage Les Tentations du docteur Antoine provenant du film à sketch Boccace 70, Federico Fellini doit réaliser un film mais se retrouve confronté face au syndrome de la page blanche. Lui vient alors l’idée de faire un film racontant cette situation. Fellini choisit donc de retranscrire la confusion créatrice de son personnage en faisant un film volontairement un film confus. 8 ½ (titre venait du fait que Fellini le considérait comme son huitième film et demi, ayant réalisé seul six longs-métrages, un en coréalisation qu’il considérait donc comme un demi-film et deux courts-métrages qu’il considérait également comme étant chacun un demi-film) est donc un gigantesque bazar où les fantasmes prennent le pas sur la réalité. Fellini délaisse son récit pour faire s’enchainer des séquences assez oniriques et laisser libre court à ses délires. Si on est un admirateur de l’univers du cinéaste, on pourra le considérer comme un représentant total de son style mais si on est plus hermétique à celui-ci, on pourra s’ennuyer bien qu’on puisse trouver un sursaut d’intérêt dans une fin un peu plus narrative. Il sera toutefois difficile de ne pas apprécier la sublime bande-originale signée Nino Rota (le thème principal est juste une des musiques de films les plus célèbres), associée à des morceaux classiques préexistants, et la présence de grands noms du cinéma (Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Claudia Cardinale ou Barbara Steele). Cependant, ces aspects plus que positifs n’amèneront pas pour autant à aimer réellement le film si on ne goûte pas véritablement au cinéma de Federico Fellini.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 octobre 2024
Dans l'un de ses fameux traits d'esprit dont il avait le secret, Winston Churchill avait dit ceci : "de toutes les croix que j'ai eues à porter, celle de Lorraine fut la plus lourde". Pour ma part, l'une des plus lourdes que j'ai eues à porter fut celle de Fellini et de "Huit et demi". Le plus dur avec ce film n'est pas de comprendre où le père Federico veut en venir, mais bel et bien d'arriver au bout de son machin. Et j'insiste bien sur le terme parce que, ce que vous avez là, ce ne sont ni plus, ni moins que 130 minutes (oui oui) de bavardages, de cacophonie, de masturbation intellectuelle, de jérémiades (ouin ouin, qu'il est dur d'être cinéaste et tutti quanti), le tout frappé d'une prétention et d'un nombrilisme exaspérants. Fellini filme bien, c'est entendu, et son noir et blanc est superbe, mais fait un film pour lui et pour la critique et envoie somptueusement le spectateur sous les roses. Au milieu de tout ça, le grand Marcello qui s'ennuie à mourir, qui n'y croit pas une minute, sa perplexité se voit comme le pif au milieu de la figure. Quant à ces dames, c'est encore pire. On passera sur Claudia Cardinale que l'on voit très peu, Sandra Milo est aussi mauvaise qu'à l'accoutumée, quant à Anouk Aimée, ma foi... fantomatique. Ce fut une belle femme, mais c'est bien tout ce qu'elle avait à faire valoir. Elle n'a jamais eu le centième du talent, de l'allure, de la classe et de la prestance d'une... Claudia Cardinale, par exemple ou d'une Jeanne Moreau ou d'une Françoise Fabian, pour ne citer que celles-ci. Si vous voulez vous attaquer à ce film, libre à vous, mais sachez bien une chose : pendant le visionnage, votre meilleure amie ne s'appellera pas Camille, Chloé, Mégane, Margaux ou que sais-je, mais bel et bien Aspirine, vous en aurez grandement besoin.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 903 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2022
Parole de cinéphile entendue il y a quarante ans : tu dois voir 8 ½ , ca fait cinq fois de suite que je le vois c’est indispensable à connaître…
Voilà qui est fait. Pourquoi avoir attendu pour être assailli par ce flot d’images, de musique, de dialogues de l’intarissable Fellini. Un génie créatif qui ne refuse de rien cacher, qui étale au travers du grand Marcello ses affres de la page blanche, ses traumatismes et émotions enfantines, son rapport à toutes les femmes, mère, femme, putain, amante et actrices.
Sa mise en scène est exubérante, hilarante, poétique, incongrue, remplie de personnages de tout poil, nus, déguisés, travestis, mais jamais inconvenants.
Pas de scène de sexe, alors qu’il en parle tout le temps, cherchant à réunir la chair et l’intelligence des sentiments dans une seul âme bien faite. A propos de anima, elle se cache dans la phrase magique Asa Nisi Masa, qui permet à Guido de retourner en enfance, une sorte de Rosebud à lui.
Les scènes collectives sont sans pareille, descente aux enfers, parait-il que Dante l’inspira beaucoup.
Et ces quatre clowns de la scène finale guidés par Guido enfant, réconcilié avec son alter ego d’adulte, et qui va disparaître du cercle de lumière comme par magie.
On en redemanderait bien une heure, à part que la tête virevolte encore de cette débauche d’énergie et de confessions intimes.
Donnez nous du rêve, Fellini l’a fait.
DVD aout 2013
Revu cette fois-ci en grand écran, qui, à ma surprise, n'ajoute pas grand chose. Fellini n'aimait pas les scénarios, cela se voit ici. Sa capacité à visualiser les rêves qui l'agitent pour les mettre en scène sans retenue fait de Fellini un exemple quasiment inégalé de créativité et d'exploration freudienne de l'âme humaine.
Il faut accepter de se laisser porter dans ce torrent ininterrompu qui vous emporte ou vous laisse sur la berge indifférent.
Peut-on s'identifier, ce n'est pas sur, car le chaos ne génère pas obligatoirement l'émotion voire l'empathie.
De la même année 63, le Guépard finalement l'emporte dans cette période bénie du cinéma italien.
Cinéma janvier 2022
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2021
Génial ! Après la "Dolce Vita" que j'avais déjà trouvé magnifique, ce film me confirme le génie de Fellini. Le film est de prime abord déroutant, car assez déstructuré et onirique, les plans réels et fantasmés alternant du début à la fin de façon fluide, sans que l'on sache parfois si l'on est dans le réel ou l'imaginaire. A ce titre, les quelques minutes d'introduction donnent parfaitement le ton. Tout cela est montré avec une qualité technique irréprochable : franchement, je crois que c'est le plus BEAU film en noir et blanc que j'ai vu jusqu'à présent. Tous les plans sont magnifiques, que ce soit au niveau des décors, de la lumière ou de la poésie de la mise en scène. Marcello Mastroianni est comme toujours impeccable et les seconds rôles ne sont pas en reste. Ce long-métrage est apparemment considéré comme l'un des meilleurs de tous les temps, je ne peux que valider...Magistral.
Roub E.

1 316 abonnés 5 404 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2022
Un réalisateur à succès en panne d’inspiration s’enfuit dans un monde onirique pour échapper ou comprendre sa dépression. On sent rapidement que 8 et demi sera autobiographique de la part de son auteur et on aurait pu craindre l’horripilant film d’auteur nombriliste. Mais grâce à une mise en scène très étudiée et inspirée ça n’est pas le cas. Bien que l’on trouve ici ou la quelques longueurs j’ai trouvé que c’était une belle mise en abîme sur l’angoisse de la création avec des fulgurances vraiment marquantes, un beau film surréaliste qui avait tout sur le papier pour me rebuter et qui m’a par moment vraiment emballé.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2018
Du cinéma novateur !
Beaucoup de dialogues et de musiques, mais surtout une belle et fraîche mise en scène. La réalisation de Federico Fellini sort clairement des sentiers battus ; ce regard neuf à la fois dynamique, intrigant, et techniquement remarquable, viendra donner tout l'intérêt à ce "Huit et demi", l'envoyant tout droit dans les indispensables du 7ème art. Un exercice particulièrement original, avec un brin de folie que l'on est pas prêt d'oublier.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

96 abonnés 4 415 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 janvier 2025
Fellini évoque les états d'âme et les incertitudes d'un célèbre cinéaste en panne d'inspiration, son cheminement erratique à l'heure où il peine à entamer son prochain film.
Les souvenirs et les fantasmes de Guido Anselmi se télescopent dans son esprit fatigué, comme les éléments d'une thérapie ou, peut-être, comme la matière de laquelle naitra la lumière, la vérité. A travers la difficulté qu'éprouve Guido à créer, Fellini semble signifier que l'artiste, l'intellectuel, n'a pas réponse à tout, comme le croit, le voudrait, son entourage et qu'il a déjà bien du mal à gérer ses turpitudes intimes.
Le film est décousu, comme toutes les divagations ou déambulations felliniennes. Entre gravité et fantaisie, Fellini mêle la réalité, sous la forme des relations que Guido entretient avec son art, avec les gens du cinéma, et l'imaginaire. Cependant, ces figures que l'on croise et qui partagent l'existence de Guido, qu'elles soient réelles, passées ou rêvées, m'ont laissé le plus souvent indifférent. Je n'ai pas été sensible à leur poésie ou à leur extravagance, peu intéressé par leur fonction, abstraite ou non. Pour qui n'entre pas dans l'univers fantasmagorique et stylistique de Fellini, "Huit et demi" défile sans émouvoir ni amuser.
Alolfer
Alolfer

184 abonnés 1 817 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Si La Dolce Vita m'avait laissé un goût amer, Huit et demi m'avait beaucoup plus transcendé !

Pourtant, tout partez mal : le début est tellement confus que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Mais, plus le film avancé, plus cela se concordait.

Sans tout comprendre, on comprend où Fellini veut nous emmener : Un réalisateur confus jumelé entre la réalité d'un film et d'un statut qui le déplaît, au profit de ses souvenirs passés ou de ses rêves qui le fantasment comme jamais, à tel point qui se rend malade.

La proposition est folle ! Même si le cinéma de Fellini ne me touche pas davantage, sa mise en scène et la manière dont il dirige les acteurs et actrices, donnent une impression de liberté créative enrichissante et totalement déroutante

Le travail du cadre est tout bonnement magnifique pour un film de 1963.

Extraordinaire sur le plan technique, même si sur l'histoire je reste légèrement sur ma fin.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2020
Si l’on doit considérer La Dolce Vita et 8 ½ ensemble, on n’a aucun mal à voir la continuité dans une duologie de la décadence où Mastroianni, s’il change de rôle, hérite du même dilletantisme, cette fois non à l’échelle du parasitisme journalistique, mais à celle, plus évanescente encore, qui est celle de l’artiste. Anouk Aimée trouve aussi un rôle du même genre que précédemment, et le casting s’enrichit de Claudia Cardinale comme d’une dernière pièce manquante.

Le peu de dimension analytique que Fellini perd entre les deux œuvres, il le compense par une composition de l’image qui fait figure d’apothéose dans sa maîtrise de la lumière. Ses scènes sont comme des tiroirs qu’il ouvre et déforme à volonté, intégrant des ”sous-scènes” qui sont presque difficiles à lire pour le spectateur contemporain dans un décor de noir et blanc minimisant naturellement le relief.

Fellini est un grand distrait qui, nous semble-t-il, aurait pu créer ce film sans le faire exprès ; d’ailleurs l’idée lui en est bel et bien venue en oubliant ce qu’il voulait en faire. Il avait pris l’habitude d’attacher une note pour lui-même à la caméra durant le tournage : ”rappelle-toi que c’est une comédie”. Malgré cela et même si le titre est une fraction, tout dans 8 ½ est inattaquablement entier. Il n’y a aucune surprise à ce que La Bella Confusione devînt le film favori de Lynch – même ce titre de travail en témoigne. Et aussi celui de Fellini, tous réalisateurs confondus (si si !).

Difficile de se dire que l’histoire qu’il fait traverser à Mastroianni comme à son avatar soit la sienne propre. L’œuvre est effroyablement autobiographique et volontaire, pourtant c’est juste une émanation de son caractère. Ce qui est vraiment lui, c’est la vision d’une Italie qui revient à la décadence, entre le personnage du critique déjà new age qui défend l’art si fort qu’il en vient à le haïr, et un engouement pour le balnéaire qui transforme les villégiateurs en oligarques romains – ils sont entogés pareil.

Ses personnages parlent la bouche pleine, parfois de sujets qu’il est déjà plus facile d’aborder depuis La Dolce Vita – une évolution des mœurs qu’on doit en partie au ”regista” lui-même et dont il bénéficie ici des intérêts bien peu tardifs pour former une essence encore plus parlante de ce qui fait et défait un grand artiste.

Pour en finir avec cette comparaison peut-être malvenue d’un chef-d’œuvre avec un autre, je suis poussé à la concession que je considère le second comme légèrement inférieur, sauf au niveau photographique. Mais je vois ce qui a plu à Lynch et je partage son opinion pour cet opus majeur où Fellini glisse sa propre concession : celle du pouvoir octroyé au cinéma qui le rend capable d’éduquer ou de corrompre des millions. C’est là, en effet, que réside la vraie responsabilité, la vraie pression du créateur reconnu, surtout dans un pays dont les intellectuels affectionnent l’invective contre un catholicisme étouffant.

8 ½ accomplit l’exploit d’être un reflet à la fois symbolique et évocateur de tout ce que l’art avait peur de ne pas savoir exprimer – une peur nouvelle, héritée de la vague hollywoodique européenne d’après-guerre en même temps que les paparazzi. Sa morale est furtive mais criante de justesse.

”La felicità consiste nel poter dire la verità senza far mai soffrire nessuno.”

« Le bonheur consiste à pouvoir dire la vérité sans jamais blesser personne. »

→ https://septiemeartetdemi.com/
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse