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jean-marie r
6 abonnés
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1,5
Publiée le 5 février 2020
Décidément je n'arrive pas à accrocher aux films de Fellini. C'est sans doute moi qui ne suis pas à la hauteur de l'ambition de cette oeuvre, ou, je dirais plutôt, de sa prétention. Peut-être aussi faudrait-il que j'essaie de lui donner une seconde chance, en revoyant ce film en version française.
Fellini en liberté - comme le montre le début du film - pour décrire les affres de la création et les coulisses du cinéma, mêlées à des souvenirs d’enfance… La photo NB et les plans sont splendides, la technique admirable… Film marquant, trop long, au montage original, avec des scènes superbes (la Saraguina), dont je n’ai pas tout compris. Les actrices sont remarquablement filmées. Le titre? : la huitième œuvre et demie du cinéaste, les courts-métrages comptant pour un demi.
Une oeuvre à l'inspiration audacieuse,une mythique illustration du génie créatif,une ode à l'improvisation permanente,retranscrite avec fulgurance par des acteurs hors normes,et à la fantasmagorie.Tout le bonheur de se laisser porter dans la "sphère" Fellinienne,au son d'une musique prestigieuse.Un régal cinéphilique,et un film qui marque indubitablement l'univers du Cinéma...
On le sait: nos rêves sont infiniment plus beaux que la réalité. Fantasmer, cela arrive à n'importe qui. Se lasser d'exister, à tout le monde également. On veut s'en aller, partir ailleurs et vivre des moments intenses mais la réalité est toujours là et n'en finit pas...
Le meilleur de Fellini est dans ce film personnel où son art rencontre son cinéma et regarde ce dernier comme dans un miroir pourtant tendu à tous, miroir amer, empli de doutes et d'espoir aussi. Culte.
Chef d'oeuvre absolu : la photographie, la direction d'acteurs, les acteurs, la lumière, le scénario, la musique, Mastroianni et sa maitresse, le rythme, etc…
On comprend bien le côté audacieux pour l'époque : mêler les rêves, souvenirs et la réalité, mettre en abyme la construction d'un film. On apprécie également les acteurs. Mais l'eensemble reste trop confus. De plus le film nombriliste racontant les états d'âme d'un réalisateur a été depuis de nombreuses fois refait et finit par agacer.
Le chef-d'oeuvre des chefs-d'oeuvres : la perfection ! Le cinéma c'est avant tout de l'art, en voici un bel exemple. Fellini signe ici son meilleur film et, pour moi, le meilleur film de tout les temps.
Une oeuvre à ne surtout pas manquer pour les amoureux du cinéma
Ce film résume le cinéma dans ce qu'il a de plus beau! Extraordinaire !
Une oeuvre énorme ! A mesure que le personnage du réalisateur interprété par Mastroianni se demande comment faire son film, exprimer ses doutes, ses idées, dire l'ineffable, nous voyons le film voulu se construire ou se désagréger devant nous. Comme si, à la manière de Gide avec son roman Les Faux-monnayeurs, Fellini nous livrait son brouillon et ses notes de tournage en même temps que le film...
On s'aperçoit finalement de l'impossibilité pour le réalisateur de formuler clairement ce qu'il pense. Ceci semble aussi annoncer la suite de la carrière de Fellini (plus baroque et onirique). Suite à ce constat d'échec, il laisse finalement la place au rêve, déjà présent tout au long du film, peut-être seul moyen de faire ressentir ses émotions, à défaut de les expliciter.
Enfin bon, tout ça pour dire que ça me parait être au moins un des trente meilleurs films de l'humanité.
Il y a les cinéphiles passionnés, et puis il y a ceux, comme moi, qui regardent un film avant tout pour se divertir. Et parfois, la différence entre ces deux approches saute aux yeux; c’est justement le cas avec ce film. On est ici en plein dans l’univers de Fellini : on suit un scénariste en panne d’inspiration, perdu entre sa réalité, ses souvenirs et ses fantasmes. Le résultat est un film qui part dans tous les sens, avec un scénario difficile à suivre, noyé sous des réflexions pseudo-philosophiques et une imagerie fantasmagorique omniprésente. Le problème, c’est qu’on finit par s’ennuyer. Malgré la beauté de certaines images, l’absence de véritable fil conducteur rend l’ensemble creux. Sans histoire à suivre, l’expérience devient vite lassante.
Artistiquement parlant, le film est difficilement égalable. En effet, le metteur en scène ensuit des scènes expérimentales, en jouant sur l'enfance, la religion et les femmes de manière très (voire trop) précise, ce qui donne une impression de ralenti sur chacune des séquences. Heureusement que cette lenteur insert un jeu d'acteur excellent et d'une rare beauté, que ce soit par les dialogues, les silences ou les regards; car le film paraît tout de même un peu longuet. La deuxième partie de 8 1/2 est bien plus puissante par l'affluence de différents thèmes centraux, de sous thèmes, de personnages primaires, secondaires et tertiaires (Harem) et de décors extrêmes : on ne sait plus quoi regarder, c'est impressionnant. Les 30 premières minutes sont introductives et ne laissent pas la place à l'émerveillement, qui surgit par contre vers le milieu du film, et qui n'arrive plus à partir.