Le film m'a plut, mais j'ai quand même l'impression d'avoir raté quelque chose. L'histoire de ce film est simple, mais puissante. Les personnages sont très bien définit, et on sait vite ou en va en venir. La structure est réussie et les acteurs sont très bon. Gary Cooper excellent, Grace Kelly convaincante, tout comme Thomas Mitchell ou encore Katy Jurado. A noter aussi la brève apparition dans un petit rôle de l'excellent Lee Van Cleef, future figure du western, notamment sous la caméra de Sergio Leone... La musique est une réussite, très triste, touchante... Ce qui m'a moins plut c'est que j'ai trouvé le personnage de Muller qui vient tuer le héro sous exploité, en effet, on ne le voit qu'à la fin, et sa venu n'est pas assez mise en valeur (à mon goût), bien que l'heure de midi qui s'approche montre une montée de la tension réussie...
Bref, un film réussi, c'est incontestable. Un western psychologique convaincant. Mais après, je n'ai pas très emballé... Je conseil quand même.
Il existe certains films qu'on a pas (encore) vus, mais qu'on a toujours connus. De ces films dont on vous a tellement parlé que le regarder pour la première fois crée en vous un étrange sentiment de familiarité. Comme certains lieux qu'on visite pour la première fois mais qu'on a l'impression de déjà connaître. Ce grand film qu'est "Le train sifflera trois fois" appartient à cette catégorie. Ce n'est pas un western, c'est LE western. C'est là que le dosage parfait, l'alchimie idéale entre l'action, la romance et le suspens prend place. C'est là qu'est l'hommage à l'Amérique profonde et à ses hommes héroïques, souvent seuls et trop rares, qui en ont construit la légende et les folklores. C'est là qu'est née Grace Kelly et c'est là qu'est consacrée (par un oscar), la carrière de Gary Cooper. C'est là qu'est concentrée toute la quintessence de ce genre unique, si typiquement américain. D'autres (Leone, Eastwood, Peckinpah...) passeront derrière, renouvelleront, transformeront le genre, mais tout le western classique est ici. Dans ce film qu'on a peut-être pas encore vu, mais qu'on connaît déjà.
Le train sifflera trois fois est un film mythique qui n'a pas pris une ride. Il a été tourné en 1952 et démontre une modernité sidérante.
Il est 10h30 à Hadleyville quand le sherif, Gary Cooper, se marie avec une ravissante quakeresse (Grace Kelly). Il s'apprête à quitter ses fonctions quand la nouvelle se répand que Frank Miller, un caïd qui tyrannisait la ville et qu'il avait arrêté, a été relâché par ses juges et revient en ville par le train de midi. L'action se déroule en temps réel dans l'attente de ce train (qui sifflera trois fois car un voyageur doit en descendre) et qui arrivera en plein midi ("high noon" signifie à la fois "en plein midi" et "l'heure de vérité") Le shérif Will Kane fait le tour de la ville pour trouver des soutiens mais chacun a ses raisons de le lui refuser et tous l'exhortent à partir. Mais Kane, seul contre Mitchell et ses hommes, assumera ses responsabilités jusqu'au bout.
Paradoxalement, "le train sifflera trois fois" ne suit pas les règles traditionnelles du western. Il est d'une étonnante briéveté (85 minutes alors que "Rio Bravo" fait 141 minutes et "Les sept mercenaires" 128). Il est tourné en noir et blanc alors que le Technicolor était déjà la règle. Le duel final est quasiment la seule scène d'action. En fait le film de Zinnemann se limite à un argument simple : la dénonciation de la lâcheté humaine. On n'y comprendrait rien (ce qui fut mon cas !) en ignorant l'arrière-plan de son tournage : en plein maccarthysme le scénariste Carl Foreman entendait stigmatiser l'atmosphère de lâcheté et de dénonciation qui gangrenait Hollywood. Il allait être blacklisté pour l'avoir osé.
Vraiment pas terrible, le film est très court mais il paraît affreusement long tant il ne se passe rien. Quel ennui!! L’histoire n’est guère intéressante. Le personnage de Gary Cooper est une plaisanterie, on le suit pendant tout le film, à la recherche de coéquipier pour combattre un soi-disant bandit qu’on ne verra que cinq minutes et qui a le charisme d’une huître parce que son personnage n’est jamais exploité, voire totalement effacé de l’intrigue. Quant à Grace Kelly, elle erre en faisant la moue, elle n'apporte rien au scénario. Ajoutez à cela, une musique atroce et un final minable, sans suspens avec une fusillade de trois minutes où Gary extermine, seul, les méchants...Bref, insipide et terne. Ne perdez pas votre temps.
Alors qu'il n'est plus marshall et qu'il n'a donc aucun mandat pour le faire, le beau gosse au regard dur à qui on la fait pas, prend sur lui de se mettre en danger pour exécuter un type qui a été gracié ou libéré ou je ne sais quoi par le système judiciaire, le tout en plantant sa gonzesse avec qui il vient de se marier. Pour finir, la gonzesse en question manque de se faire buter, et personne ne songe à poursuivre la star, qui vient juste de commettre un homicide prémédité. Le tout en prenant un air outré à chaque fois qu'un congénère refuse d'aller se faire buter avec, c'est notable, absolument aucune raison valable. Bref, c'est complètement débile.
Ceci dit c'est un western, c'est un peu le principe.
Un western moderne et haletant, un film profondément politique d’une rare envergure. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/12/16/le-train-sifflera-trois-fois-critique/
Un grand classique du Western. L'intrigue est pas mal, un courageux shérif abandonné de tous quand il doit faire face à un redoutable bandit et ses sbires le tout dans un contre-la-montre en temps réel. La mise en scène est intéressante aussi, les plans fixes du chemin de fer, des horloges ... Et le casting est excellent, le charismatique Gary Cooper en brave contre tous, la sublime Grace Kelly dans son premier grand rôle, Lloyd Bridges et même Lee Van Cleef qui faisait sa première apparition. Bon vieux film.
Ce célèbre western ressort en 2012 en copie numérique restaurée. C’est une formidable surprise et je ne m’explique pas vraiment la mauvaise réputation de ce film transmise par les célèbres cinéphiles des années 50. Je crois qu'une fois de plus le malentendu provient de la mauvaise idée de comparer ce qui ne l’ait pas. Mon cinéaste français préféré est Jacques Demy ce qui ne m'empêche pas d’aimer beaucoup Henri Verneuil mais pour des raisons complètement différentes, de voir dans le premier un grand artiste et dans le second un réalisateur académique extrêmement soigné. Les deux sont indispensables pour le cinéma. Le’’ train sifflera trois fois’’ vu sur grand écran est un spectacle impressionnant grâce aux acteurs tous excellents, y compris pour une fois Grace Kelly qui tient la route face à Katy Jurado. Les séquences dues aux grues dans Hadleyville, l'effet physique des armes, la musique que chacun connait, Cooper qui à 50 ans, en mauvais état de santé se fait remarquer par sa lassitude contrebalancée par sa grande volonté. Bien entendu, l’ensemble manque de légèreté, les gros plans et les dialogues insistants abondent mais ils font parti du contexte d’autant plus que un des responsables de ce film ne s’est pas caché vouloir montrer les dégâts humains provoqués par le maccarthisme (1950/54). Le résultat final laisse un vrai plaisir y compris intellectuel car le microcosme de la ville n’est en rien étranger à la nature humaine comme le rappelle le juge en invoquant la Grèce ancienne maccarthisme ou pas.
Un des grands western dans lequel sont venus puisés en masse les réalisateurs des western spaghetti. D'Il était une fois dans l'Ouest à Mon nom est personne en passant par le Bon, la brute et le truand, nombreux ont été les hommages rendus à ce film mais aussi les détournements. C'est un western qui interroge une communauté qui s'apprête à accueillir sans broncher tyrannie et démence. Au milieu, un homme s'y opposera, seul. Bon, c'est quand même plus subtil que Rambo, hein! A l'époque le film évoquait le déferlement du maccarthysme et l'acceptation passive de ses dogmes et de ses dérives par le peuple américain. Ce film reste pourtant d'actualité. A voir parce qu'en plus de l'héritage qu'il a laissé et de sa symbolique, c'est un excellent film.
Intéressant du point de vue de l'histoire : la fusillade finale est minime et n'est pas aussi spectaculaire que d'autres. Zinnemann donne plus d'importance à ses personnages, qui oscillent entre le mal et le bien par sentiment de moralité ou de peur, et le shériff qui cherche à ramener le courage et la raison dans sa ville. Les méchants sont quant à eux déplorables, puisque le-dit Frank Miller ( le dessinateur ? ), à part une cicatrice sur son visage, n'a rien d'un méchant impressionnant. Et pourquoi avoir donné à Van Cleef le seul rôle muet ? Le film de Zinnemann fait la main mise sur la psychologie, comme beaucoup de westerns novateurs de cette période, tout en restant très distant à l'action.
(VIDEO) Oui, c'est vraiment impeccable. On peut toujours regretter un peu de consistance psychologique de la part des personnages, mais l'essentiel y est.
Trois cavaliers aux allures de scélérats arrivent dans une petite bourgade alors que les notables fêtent le départ et le mariage de leur marshal, Will Kane, interprété par un Gary Cooper toujours aussi magistral, dans l'un des meilleurs rôles de sa carrière. Ainsi commence l'histoire de ce shérif implacable au courage exemplaire. A ses côtés, Fred Zinneman a réuni une brochette d'acteurs qui deviendront de futures stars : la superbe Grace Kelly, la belle Katy Jurado, Lloyd Bridges dans le rôle de l'adjoint jaloux, Thomas Mitchell incarnant un maire pleutre, et la présence de deux seconds rôles insignifiants mais qui deviendront célèbres ultérieurement, Lee van Cleef en second couteau du chef de bande et Jack Elam, le poivrot en prison. Zinneman met en exergue la lâcheté et l'ingratitude des citoyens ainsi que le réalisme de la violence. Il démontre une parfaite maîtrise du cadrage et un sens inné du montage, permettant de suivre l'action en temps réel. L'atmosphère pénible, la tension croissante et la peur graduelle du marshal solitaire face à quatre tueurs dangereux contribuent à la montée en puissance d'une finale saisissante. Ce film d'anthologie, dominé de la tête et des épaules par l'excellent Gary Cooper, est à inscrire au top des cent meilleurs westerns.
Le Train sifflera trois fois (1952) de Fred Zinnemann est une fois de plus un chef d'œuvre qui s'inscrit parfaitement dans la lignée des plus grands westerns hollywoodiens. Le jour de son mariage, le shérif Will Kane qui vient de rendre son étoile doit reprendre les armes pour affronter un criminel revenu se venger. À l'époque, Hollywood avait déjà tourné près de 2 500 westerns parlants et le genre était sur le point de se scléroser. Certains grands réalisateurs tentèrent de revaloriser la formule et Fred Zinnemann fut l'un de ceux-là. Le Train sifflera trois fois accumule les prouesses. Il s'apparente à la tragédie classique par son souci du respect de la règles des trois unités : unité de lieu (la petite localité de Hadleyville), unité d'action (le shérif tente de trouver de l'aide parmi ses concitoyens avant de faire face à l'inévitable), unité de temps enfin, avec cette idée judicieuse d'inscrire le déroulement des événements du film en temps réel dans une durée équivalente à celle de la projection du film (85 min). Au casting Gary Cooper et Grace Kelly entre autres mais notre attention est vraiment portée sur Cooper dans son rôle de shérif seul face aux éléments hostiles, seul face au danger, seul contre tous et ne pourra compter que sur lui-même pour s'en sortir. Ce chef d'œuvre n'est pas un western purement classique (il n'y a ni bétail, ni cavalerie, ni Indiens); mais bel et bien celui qui marquera la naissance d'un tout nouveau genre : le "sur-western".
Pas le meilleur des Western mais ça reste un classique. Le fameux shérif qui se marie, un groupe de méchant arrivant en ville, l'attente d'un train, des bagarres dans un saloon, les boules de pailles, etc... On est intéressé mais jamais complètement dans l'histoire, car le film a mal vieillit. Pas à cause du noir/blanc, plutôt à cause du classicisme de l'oeuvre. On connait déjà tout (si on a lu au moins Lucky Luke et vu 2/3 Western). Assez dommage, mais la musique reste de bonne facture tout comme les acteurs et la caméra.