Le Train sifflera trois fois
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Séance de minuit
Séance de minuit

71 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2025
High Noon (1952) reste un grand classique du western minimaliste, tendu comme une corde prête à rompre. Porté par un Gary Cooper crépusculaire et une jeune Grace Kelly, déjà magnétique dans son premier grand rôle, le film condense en temps réel l’attente de la mort et la lâcheté des hommes. Sobre, implacable et universel, c'est du GRAND cinéma !
gimliamideselfes

3 429 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2014
Un film sur la lâcheté ordinaire, voilà ce que c'est. Une ambiance de tragédie grecque, une menace qui se fait attendre, on ne sait pas à quoi ressemble ce fameux Frank Miller, mais on connaît sa réputation, ce qui ne fait que monter la tension.

On voit petit à petit tous les gens tourner le dos au héros, sa femme, ses adjoints, le citoyen moyen, le juge, son "mentor"... Il est seul contre cette bande de vilains qui arrivent avec autant de certitude que le soleil se couche ! On a donc Gary Cooper qui a beau être un monstre de charisme qui se met à douter, désespéré, enfermé dans sa solitude.

Mais le plus horrible c'est que l'on pourrait appliquer les thématiques universelles de ce film à notre époque, rien n'a changé. L'être humain garde sa lâcheté, il n'a pas de mémoire, il opte pour la facilité, nous ne méritons pas le héros.

Ce que j'ai aimé c'est cette façon de faire le lien avec la tragédie grecque (la petite histoire de la ville qui ouvre ses portes aux bandits qu'ils avaient banni), mais aussi cette simplicité dans l'écriture menant à ce film en temps réel à l'unité de lieu et d'action. Franchement grandiose.

Et soudain le train arrive, la tension est vraiment forte, la musique s'envole. C'est vraiment un film bien fait et bien pensé.

C'est à la fois un pur divertissement, mais également un film qui dit des choses sur l'être humain, donc un grand film.

Après si je devais mettre un bémol, le fait de mettre toute l'action à la fin pour faire monter l'action, c'était la façon de le faire, mais disons que j'aurai préféré un truc plus classe, plus exubérant qui serve limite d'exutoire après cette heure vingt de montée en puissance.
shmifmuf
shmifmuf

208 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2014
La lâcheté, la solitude et le sens du devoir sont les principaux thèmes de ce film au refrain musical entêtant et très explicite. Gary Cooper par sa présence et Grace Kelly par sa beauté illuminent ce western classique.
pietro bucca
pietro bucca

89 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2019
Bien que le film est un petit peu vieilli, ce classique cinématographique n'en garde pas moins un certain attrait. Bien que le film repose sur une attente continuelle, d'une grande mise en bouche, le casting excellent et le bon scénario fait que l'on se plonge dans cette histoire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2014
Le train sliffera trois fois (High Noon) est un très grand western auquel on ne s'attend pas lorsqu'on est habitué aux westerns plus classiques avec John Wayne.

Ce film est une véritable pièce de théâtre où le héros (Gary Cooper) se trouve confronté à un choix cornélien : il doit choisir entre sa femme et son devoir. On retrouve la règle des 3 unités et le film se déroule en temps réel : si vous le regardez à 10h40, il se terminera peu après midi soit exactement comme l'heure dans le film. Le héros (l'ancien shérif) dispose d'1h20 pour se préparer à l'arrivée d'un tueur qu'il avait autrefois envoyé en prison. Comptant sur ses anciens amis, ces derniers vont tour à tour l'abandonner et il va se retrouver seul avec ses pensées, sachant parfaitement qu'il n'a que peu de chance de s'en tirer.

John Wayne, disait-on, détestait ce film. Effectivement ce western démystifie le genre où le héros faisait des émules et présentait un modèle de courage à la John Wayne. Le réalisateur Zinnemann révolutionne les codes du western : le héros admet avoir peur, le film ne comporte qu'une seule scène d'action, il est tourné en noir et blanc (on est en 1952) et seules les femmes ont une once de courage là où leurs lâches compagnons masculins pensent d'abord à sauver leur peau.

C'est un western donc très contemporain qui dérange encore aujourd’hui lorsqu'on sait où la lâcheté individuelle et collective peut mener. Derrière le climat oppressant du film (plans de plus en plus serrés sur l'horloge) et la couardise des habitants, c'est la passivité des américains face à la chasse aux sorcières du maccarthysme qui est montrée du doigt.

Ne ratez pas la scène dans l’église qui montre l'impasse de la démocratie (le débat animé ne débouche sur rien) et la position du prêtre qui ne sait pas quoi choisir entre deux positions qui toutes deux impliquent le meurtre.

Le film est également connu pour sa musique minimaliste et absorbante "Do not forsake me Oh my darling" qui elle aussi est un chef d’œuvre qui à traversé les époques.
Yves G.

1 843 abonnés 4 004 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2013
Le train sifflera trois fois est un film mythique qui n'a pas pris une ride.
Il a été tourné en 1952 et démontre une modernité sidérante.

Il est 10h30 à Hadleyville quand le sherif, Gary Cooper, se marie avec une ravissante quakeresse (Grace Kelly). Il s'apprête à quitter ses fonctions quand la nouvelle se répand que Frank Miller, un caïd qui tyrannisait la ville et qu'il avait arrêté, a été relâché par ses juges et revient en ville par le train de midi.
L'action se déroule en temps réel dans l'attente de ce train (qui sifflera trois fois car un voyageur doit en descendre) et qui arrivera en plein midi ("high noon" signifie à la fois "en plein midi" et "l'heure de vérité")
Le shérif Will Kane fait le tour de la ville pour trouver des soutiens mais chacun a ses raisons de le lui refuser et tous l'exhortent à partir.
Mais Kane, seul contre Mitchell et ses hommes, assumera ses responsabilités jusqu'au bout.

Paradoxalement, "le train sifflera trois fois" ne suit pas les règles traditionnelles du western. Il est d'une étonnante briéveté (85 minutes alors que "Rio Bravo" fait 141 minutes et "Les sept mercenaires" 128). Il est tourné en noir et blanc alors que le Technicolor était déjà la règle. Le duel final est quasiment la seule scène d'action.
En fait le film de Zinnemann se limite à un argument simple : la dénonciation de la lâcheté humaine.
On n'y comprendrait rien (ce qui fut mon cas !) en ignorant l'arrière-plan de son tournage : en plein maccarthysme le scénariste Carl Foreman entendait stigmatiser l'atmosphère de lâcheté et de dénonciation qui gangrenait Hollywood. Il allait être blacklisté pour l'avoir osé.
Antony
Antony

35 abonnés 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2010
Durée du film : 85 min - premier coup de feu 79ème minutes ! Tout est dit, le rythme est lent, voir très lent. A ceci près que cette lenteur fait savoureusement monté la pression, et à vrai dire, comment en aurait-il pu être autrement... Gary à la classe, Grace est plus belle que jamais, quelques plans franchement intéressants tels que la pause des 3 malfrats rogné par le cadre de la caméra au moment où Miller arrive. Certain que ce plan a beaucoup inspirer Léone pour ses plans serrés. Voilà donc en gros ce que l'on peu dire de ce train qu'on attend siffler trois fois. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, faute à peut-être 20 min de trop. Dommage sincèrement, mais malgré tout un excellent western ! En fait tellement excellent, que même ceux qui n'aiment pas le genre auront de forte chance de l'apprécier, alors lancez-vous !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 mai 2012
Un western original et atypique : Gary Cooper est exceptionnel.
Danny Wilde
Danny Wilde

132 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2015
Avec une vigueur exemplaire, Fred Zinneman a signé probablement son meilleur film en créant un suspense éprouvant scandé par le leitmotiv obsédant de Dimitri Tiomkin. Jouant sur le temps inéluctable qui s'écoule, le dénouement se situant à midi (d'où le titre original High Noon), le réalisateur organise le temps exact de la durée du film et fait transpirer le spectateur en distillant l'angoisse et l'attente qui deviennent étouffantes, jusqu'au règlement de comptes final enfin libérateur. C'est un western fort, implacable, sec, véritable allégorie de la solitude et de l'abandon, parabole sur la lâcheté et le courage, qui a aussi valeur de symbole, au beau milieu de la "chasse aux sorcières" orchestrée par le sénateur McCarthy. C'est l'exemple type de ce qu'on a appelé le sur-western, genre considéré comme un cadre formel dont le contenu développe les préoccupations du réalisateur plus que la thématique traditionnelle. avec ce film, Zinneman offre un western cérébral, linéaire, d'une rigueur classique qui le premier, fait accepter au public cet univers décomposé et ce héros en proie à la peur et au doute. L'exercice peut sembler audacieux en 1952, le réalisateur utilise le décor de Far West sans sacrifier aux conventions du genre, et Gary Cooper y incarne avec une vérité poignante ce shérif abandonné de ses concitoyens. Premier grand western adulte, le Train sifflera 3 fois a permis de faire prendre conscience que le western pouvait être beaucoup plus qu'un simple divertissement.
Alasky

454 abonnés 4 505 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2025
Vu et revu. Oscar du meilleur acteur pour Gary Cooper ; Grace Kelly et Lee Van Cleef dans leurs premiers rôles ; un scénario simple mais efficace ; une musique belle et inoubliable ; un noir et blanc impeccable ; tous ces éléments font de ce film un chef d'oeuvre du western (genre pourtant déjà déclinant à l'époque).
Le scénario est en réalité une attente continuelle, et le shérif héros/anti héros qui comptait jusqu'alors sur ses anciens amis se voit désœuvré et abandonné au sein de sa propre ville.
Mythique, psychologique et atypique, ce film de Fred Zinnemann est un bel exercice de style et est à classer parmi les classiques du cinéma américain.
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2012
Poids lourd du western américain, "Le Train sifflera trois fois" n'a rien perdu de l'intérêt qu'il suscitait déjà à sa sortie en 1952. Car effectivement, c'est avec beaucoup de doigté que Fred Zinnemann nous balade dans la petit bourgade d'Hadleyville à la recherche d'une aide introuvable pour un shérif tout juste marié et fraichement retraité nommé Will Kane. Rôle phare de Gary Cooper, son personnage se retrouve coincé dans une situation délicate qui le force, par son honneur, à attendre l'arrivée de Frank Miller, ancien détenu voulant sa mort depuis son emprisonnement cinq ans plus tôt. Seul et délaissé de tous même par sa propre femme, c'est un Gary Cooper désespéré qui court les rues en nous montrant un jeu d'acteur de qualité. Rencontrant et interagissant avec des seconds rôles extrêmement bien travaillés qui créent une véritable polémique au sujet des différentes solutions qui s'offrent à eux, on se retrouve face à des doutes et des questions qui laissent entière place au mystère qui nappe de brouillard un final qui approche progressivement.
Mise en scène moderne et soignée, Zinnemann n'hésite pas à nous rappeler l'heure par l'apparition brève mais régulière d'une horloge qui compte les minutes avant l'assaut des bandits sur la ville. Ne possédant que très peu d'atouts dans sa main, on apprécie tout de même le scénario malgré sa monotonie qui est magistralement comblée par des dialogues constructifs et des échanges qui lèvent petit à petit le voile sur une histoire bien gardée. C'est avec de plaisir que l'on découvre également Lee Van Cleef dans la peau d'un bandit qui apparaît pour la première dans un long-métrage. Tout comme lui, l'angélique Grace Kelly illumine l'écran de son aura pour son premier grand rôle à Hollywood. Bien que son personnage ne lui octroie pas autant de liberté qu'elle n'en bénéficiera dans ses grandes heures qui arriveront deux ans plus tard, on retrouve déjà l'attitude et le sensualité exacerbée qui feront le succès de la future blonde hitchcockienne.
En résumé, "Le Train sifflera trois fois" ne démérite pas, et bien au contraire, son statut de classique du 7ème art. Empli de richesses tant au niveau de ses rôles que de sa mise en scène et parfaitement élevé par sa musique qui lui vaudra deux oscars, il n'en fallait pas moins pour pousser Howard Hawks et John Wayne à la réalisation d'un "Rio Bravo" pour contraster avec le personnage de Kane jugé trop faible à leurs yeux. Quoi qu'il en soit, "High Noon" est et restera une référence du western encore de longues années pour ses innombrables qualités qui font tant défaut aux productions actuelles.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2012
Ce qui fait la différence entre ce film et la plupart des westerns, c'est que si un western traditionnel va mettre l'accent sur l'action en donnant un statut d’icône héroïque à son personnage principal, celui ci ne possède qu'une seule et unique scène de fusillade dans ses dernières minutes. Ce qui fait de ce film un précurseur du genre et une preuve de maturité immortelle en matière de scénario c'est bien qu'il met surtout en avant les relations humaines et la psychologie des protagonistes. Toute l'histoire est en effet basée sur le shérif qui cherche à réunir des hommes pour faire face à une menace approchante mais ne peut faire face à la peur, la lâcheté et l'ingratitude de ses concitoyens (superbe métaphore du maccarthysme!). Le travail fait sur la mise en scène donnant une impression de temps réel parvient à donner à l’intrigue un suspense intense, quand à Gary Cooper il a parfaitement mérité son oscar de meilleur acteur pour ce rôle si loin des stéréotypes classiques.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2015
Film atypique parmi les westerns, Le train sifflera trois fois se démarque par l'utilisation du noir et blanc, l'action quasiment en temps réel, les très rares fusillades et le parti très antipatriotique qu'il prend. On y suit un shérif qui va être opposé à un bandit venu se venger et qui ne va devoir compter que sut lui-même. On retrouve un monde peuplé de personnages lâches, où seul le shérif a du courage. La mise en scène est excellente, la BO a vieilli, malheureusement et rend le film un peu plus kitsch, sans le ternir. La fin vaut le détour et la floppée d'acteurs mythiques qui porte le film aussi.
Un film dénonciateur de l'égoïsme humain à voir.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

271 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2008
Je n'aime pas du tout les western. Or celui-ci a réussi à me plaire. "Le train sifflera trois fois", traduction fidéle du titre original "High noon" ( littéralement "Midi haut" ), raconte une histoire en temps réel qui finit dans un duel entre un shérif et une bande de malfrats. Gary Cooper en shérif sauveur joue trés bien et mérite amplement son Oscar. Grace Kelly et Katy Jurado tiennent le rôle des deux femmes fortes du film. Tout les personnages sont trés bien interprétés.
Le scénario est trés bien ficelé et sé démarge du classique un peu demeuré du western spaghetti. On apprend au fur et à mesure du film les intrigues et les liens entre les personnages.
Cependant, impossible d'échapper au parangon du film américain des années 50 où il y a les Bons et les Méchants. Au milieu c'est No Man Land !
Je finirai donc en disant que ce "Train sifflera trois fois" est un film beau, surtout grâce à ses acteurs, intelligent, ça c'est pour le scénario, mais il manque sérieusement d'indépendance.
Yannickcinéphile

2 878 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 janvier 2017
Un classique du western parait-il que Le Train sifflera trois fois. Bon, finalement c’est juste un western classique, avec un gros casting qui lui a sans doute bien servi pour entrer dans la légende.
Car en effet le propos du film reste basique. Aborder la lâcheté humaine ne fait pas en soi un film meilleur ou moins bon qu’un film abordant son courage par exemple, donc je ne vois pas trop comment on peut exposer cette argument sur le plan de la qualité du film. Pour ma part le métrage a une idée ambitieuse, celle de se dérouler en temps réel ou presque. Pour le reste, Le Train sifflera trois fois reste un film assez lancinant, où tout le monde petit à petit fini par lâcher le héros, pour des raisons plus ou moins bonnes, jusqu’au final. Ça dure 85 minutes mais le temps est tout de même assez long, car malgré une écriture peu critiquable, le film manque de relief, de profondeur, et la fin est somme toute très classique. On est dans un western purement psychologique, mais finalement pas très nuancé, si l’on part du principe que le seul courageux est le héros, et encore, parce qu’il est un peu obligé. Le film se laisse donc suivre, mais je n’ai rien vu dans son histoire de quoi enthousiasmer outre mesure, et en tout cas rien qui en fasse un chef-d’œuvre du genre. Comme en plus ce n’est pas spécialement divertissant…
Le casting est riche certes, et ne manque pas de noms connus, plus ou moins prestigieux. Néanmoins, soyons franc, le film repose presque unilatéralement sur Gary Cooper, lequel campe un cow-boy fatigué avec charisme et une sobriété toujours appréciable, surtout dans le genre. Autour de lui la plus connue est sans doute Grace Kelly, dans la peau d’un personnage assez quelconque. Si son charme est bien présent, son rôle et sa prestation n’ont pas un intérêt faramineux, autre que celui de la curiosité puisque c’est une actrice rare. Pour le coup Katy Jurado lui vole la vedette avec un rôle plus piquant et une prestation plus ferme. On reconnaitra d’autres têtes connues comme ce bon vieux Lloyd Bridges, Lon Chaney Jr…, dans la peau de personnages pas très écrits. Comme le casting pléthorique, la durée courte du film et l’omniprésence de Cooper à l’écran peuvent le laisser supposer, les rôles secondaires portent bien leur nom ! Dommage d’ailleurs que ce soit aussi le cas pour le méchant, dont on parle beaucoup tout du long pour une apparition fade et pas très bien mise en valeur.
Le réalisateur en effet ne fait pas montre d’un grand talent. Mise en scène très sobre, il semble chercher la voie du réalisme pur et dur, du minimalisme, mais comme en témoigne l’arrivée fadasse des criminels dans la petite ville, ou encore cette scène dans l’église d’une mise en scène bien monotone, ce n’est pas toujours concluant. Reste un cadre convaincant, quelques beaux plans et un noir et blanc pas vilain, mais Le Train sifflera trois fois n’est pas vraiment la réussite formelle que j’attendais. Niveau bande son on notera une chanson pas franchement mémorable, avec des paroles intéressantes mais un vrai manque mélodique (ce n’est ni épique, ni mélancolique, ni triste ni drôle, c’est une sorte de poème sur un thème musical sans relief), et on notera en revanche de la musique, pour le reste, bien plus en phase avec ce qui se passe à l’écran ou les sentiments exprimés.
Honnêtement, Le Train sifflera trois fois est un film qui m’a laissé relativement apathique. Ce n’est pas un mauvais film, on sent des qualités, mais c’est un western psychologique qui n’a pas grand-chose à dire, et est souvent dans la redondance. Un exercice de style louable sans doute, peut-être moderne, encore que c’est discutable, mais pas du tout une pierre angulaire du genre. 2.5
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