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Cemagic42
4 abonnés
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5,0
Publiée le 29 août 2012
Le Train sifflera trois fois (1952) de Fred Zinnemann est une fois de plus un chef d'œuvre qui s'inscrit parfaitement dans la lignée des plus grands westerns hollywoodiens. Le jour de son mariage, le shérif Will Kane qui vient de rendre son étoile doit reprendre les armes pour affronter un criminel revenu se venger. À l'époque, Hollywood avait déjà tourné près de 2 500 westerns parlants et le genre était sur le point de se scléroser. Certains grands réalisateurs tentèrent de revaloriser la formule et Fred Zinnemann fut l'un de ceux-là. Le Train sifflera trois fois accumule les prouesses. Il s'apparente à la tragédie classique par son souci du respect de la règles des trois unités : unité de lieu (la petite localité de Hadleyville), unité d'action (le shérif tente de trouver de l'aide parmi ses concitoyens avant de faire face à l'inévitable), unité de temps enfin, avec cette idée judicieuse d'inscrire le déroulement des événements du film en temps réel dans une durée équivalente à celle de la projection du film (85 min). Au casting Gary Cooper et Grace Kelly entre autres mais notre attention est vraiment portée sur Cooper dans son rôle de shérif seul face aux éléments hostiles, seul face au danger, seul contre tous et ne pourra compter que sur lui-même pour s'en sortir. Ce chef d'œuvre n'est pas un western purement classique (il n'y a ni bétail, ni cavalerie, ni Indiens); mais bel et bien celui qui marquera la naissance d'un tout nouveau genre : le "sur-western".
Ennui et agacement. Voilà ce que j’ai ressenti en regardant ce film. Parce que c’est long, très long, et qu’il ne se passe pratiquement rien. Dès le début, on comprend que le héros va se retrouver seul, abandonné par tous. Pourquoi en faire des tonnes ? Cela devient vite répétitif: il se balade dans la ville, et on voit les méchants qui attendent à la gare. La chanson du film que l’on attend sans arrêt est énervante au possible. Enfin un peu d’action dans le duel final, qui est vite expédié. Et enfin le happy end. Enfin…
Je crois que je vais encore m'attirer les foudres - ou du moins, les pouces négatifs - des gens qui n'acceptent pas qu'on ne pense pas comme eux mais, contrairement à la majorité des spectateurs (moyenne de 4/5 quand j'écris ça), je ne trouve pas que cela soit un "très" bon film.
D'accord, il y a Gary Cooper, Grace Kelly, et sans doute d'autres vedettes des années 1940, 50 et 60 que je ne connais pas, mais comme depuis toujours, ce n'est pas parce qu'il y a de grands acteurs dans une production qu'ils y jouent forcément bien, ni que le film est une réussite. Pour ça, il faut un scénario, un suspens, une belle réalisation, une ambiance de qualité également. Or, ici, si je n'ai pas trouvé les acteurs mauvais, loin s'en faut, idem pour l'histoire, il s'avère que, pour quelqu'un né en 1986 comme moi et qui voit cette production pour la première fois en 2025, soit 73 après sa sortie de l'époque, il n'y a rien d'exceptionnel. Alors, oui, pour tout vous dire, je ne suis pas le plus grand amateur de western au monde, mais j'en ai quand même regardé un certain nombre, j'en ai apprécié pas mal, et ici, je n'ai vraiment rien trouvé de génial à ce film. spoiler: Qui, en plus, est relativement court puisqu'il dure 1h25, générique compris. C'est juste l'histoire d'une ville de lâches, et... c'est tout.
Accessoirement, le fait qu'il soit en noir et blanc ne m'a pas posé de problème ni n'a influé dans ma notation.
Peut-être y-a-il un contexte ou quelque chose que je ne connais pas qui explique un tel succès ? A moins que cela ne soit la nostalgie de nos aînés ? Car, avant la mienne, sur 221 critiques - et je ne parle pas des 6490 notes mais bien des gens qui, comme moi, se sont donnés la peine d'écrire -, il y a 147 critiques qui ont mis au moins 4/5, contre seulement 77 qui ont mis 3,5/5 et moins, ce qui est assez impressionnant, il faut le reconnaître.
Bref, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais je l'oublierai malgré tout assez vite.
Encore un film avec Gary Cooper qui est entré dans la légende, rien que le thème musical place le film dans une mémoire éternelle. Alors tout le monde sait que Howard Hawks détestait ce film, car pour lui, le sheriff qui cherche de l'aide auprès des habitants, qui montre ses failles, ses peurs, n'a pas sa place dans l'univers hyper masculin du western. Toujours est-il que nous ne sommes pas obligé de suivre ce point de vue, et ce film mérite tout l'attrait qu'il provoque. Tourné en noir et blanc, économie de décor, économie d'action, seule la grande carcasse de Cooper traverse l'écran, pas besoin de chercher à en mettre plein la vue pour donner de l'envergure à un personnage. Un film assez court, qui montre la faiblesse des hommes, leur lâcheté, thème qui sera souvent repris dans le même genre.
Considéré à raison comme l'u des westerns les plus importants, ce petit bijou est aussi un film important dans l'histoire du cinéma et celle des USA. Manifeste anti-maccarthysme, le film montre une des pires faiblesses de la nature humaine à savoir la lâcheté. Seul, se retrouvant au fur et à mesure isolé même, le marshall Kane fera front malgré tout. L'attente se révélera souvent insoutenable et le scénario ne repose sur pas grand chose pour retenir le spectateur mais ça s'avère suffisant grâce au talent des interprètes et surtout à la diversité des situations. Simple, efficace et limpide, le film fonce vers sa résolution violente et finit par un plan d'une puissance inouïe. Les qualités plastiques du film sont évidentes avec cette maîtrise du cadre, de la lumière et du découpage, ce qui fait que l'on reste accroché d'un bout à l'autre. Bien sûr, l'engagement politique du film lui vaudra quelques ennemis et plus particulièrement John Wayne qui embarquera Howard Hawks avec lui pour signer l'exact contraire, à savoir le magnifique "Rio Bravo". D'autres critiques sur
Un classique noir du western servi par l'efficacité du chevronné Fred Zinnemann qui tire parti des faiblesses de la production pour apporter à son western un ton funèbre du plus bel effet et enfermer ses personnages dans leur lâcheté et leur tragédie. Dans ce film court mais intense tout entier dédié à une rude réflexion sur l'héroïsme, Gary Cooper, pourtant fiévreux et terriblement vulnérable, l'a rarement mieux incarné.
Un très grand film culte ... Chaque nouveau réalisateur devrai regarder cette oeuvre !! Le film malgré son grand age ne vieillit pas et on ne se lasse pas de voir l'immense Gary Cooper dans le rôle d'un héros ordinaire, qui demande de l'aide, qui se retrouve seul, qui a peur et qui est à deux doigts de fuir ... Un classique du cinéma !
Ca, c'est ce qu'on peux appeler un Western 4 étoiles et c'est la note que je lui donne!!!! C'est le premier film que je vois avec en vedette Gary Cooper et cette homme mérite sa légende tant son jeu et l'histoire parait intensif du début à la fin. Lé shérif d'un village décide de se retirer aprés son mariage mais tout bascule dans le coin lors de l'annonce du retour d'un criminel qui faisait terreur 5 ans auparavant, arrivant par le train à midi pile. Anxieté, angoisse, peur, la ville est en détresse et le shérif a du mal à trouver des coéquipiers pour les défier. Un film sans temps mort qui vieillit bien et qui a raflé 3 Oscars dont un pour Gary Cooper tout à fait remarquable. Un excellent classique du genre signé Fred Zinnemann avec dans les seconds roles la présence de Grace Kelly et Lloyd Bridges (le papa de Jeff!!). Incontournable!!!!
Un western, et un bon. Avec un calme et un suspense incroyable, ce film nous porte dans l'univers des cow-boys. Des personnages vrais : ni tout blanc, ni tout noir. Ils ont tous leurs qualités et leurs défaut. Les minutes passent, bientôt midi. Que va t-il se passer? j'ai été transporté, pris au tripes. impossible de décoller avant la fin du générique. C'est un film qui a classe et allure et qu'il faut avoir vue absolument.
Remarquablement mis en scène, original dans sa thématique et dans le traitement de son intrigue, Le train sifflera trois fois (High noon), sorti en 1952, est une charge voilée contre le maccarthysme. Porté par des Gary Cooper et Grace Kelly magnifiques, ce western dont le récit se déroule en temps réel parvient génialement à faire monter une tension qui ne retombera quasiment qu’à l’apparition du générique. Chronique de la lâcheté ordinaire, ce film qui prend le contrepied de la figure ordinaire du cow-boy sans peur pour mieux l’humaniser, et dont les scènes d’action brillent par leur absence, a fait date dans le genre. Un must.
Vraiment pas terrible, le film est très court mais il paraît affreusement long tant il ne se passe rien. Quel ennui!! L’histoire n’est guère intéressante. Le personnage de Gary Cooper est une plaisanterie, on le suit pendant tout le film, à la recherche de coéquipier pour combattre un soi-disant bandit qu’on ne verra que cinq minutes et qui a le charisme d’une huître parce que son personnage n’est jamais exploité, voire totalement effacé de l’intrigue. Quant à Grace Kelly, elle erre en faisant la moue, elle n'apporte rien au scénario. Ajoutez à cela, une musique atroce et un final minable, sans suspens avec une fusillade de trois minutes où Gary extermine, seul, les méchants...Bref, insipide et terne. Ne perdez pas votre temps.
La base est minimaliste, l’impact dramatique démesuré. Le Train sifflera trois fois sonne le glas d’une manière de regarder le western ici dépoussiéré de ses poncifs et idéaux de grandeur américaine pour laisser place à une peinture de l’individualisme communautaire où chacun délaisse la figure mythique, le Père symbolique qui jusqu’alors les protégea. C’est par son brouillage entre passé et présent, laissant les compagnes d’antan et l’ennemi intime abreuver un présent déserté par les valeurs humaines, que le film parle le langage intemporel de l’individu face à ses démons, comme incarnations d’un passé qui ne passe pas, qui n’oublie pas et perpétue une logique de vengeance. Si la justice divine est impuissante et la justice des hommes insuffisante, il faut au shérif jeter l’étoile et se faire justicier. Il est sauvé par son épouse qui, en tuant l’une des crapules, le rattache in extremis à une sphère d’appartenance sans laquelle il aurait, à coup sûr, perdu la vie. Preuve que le film ne s’attache guère à peindre les vertus de la justice individuelle mais, au contraire, à mettre en scène la justice comme un pouvoir partagé à destination d’un collectif.