Note moyenne
4,0
6889 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
60 critiques
4
95 critiques
3
57 critiques
2
23 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Un grand classique du western, en noir et blanc. Avec Gary Cooper et Grace Kelly. Un suspense haletant minute par minute en attendant que le train siffle trois fois pour annoncer l'arrivée du méchant. Entretenu par la ritournelle de la chanson culte "Si toi aussi tu m'abandonnes" pendant que le héros cherche désespérément de l'aide. L'attente à la gare de Heidsville a peut-être inspiré celle d'"Il était une fois dans l'ouest" à Sergio Leone...
Avec Le train sifflera trois fois, Fred Zinnemann transforme le western en huis clos moral d’une tension remarquable. La mise en scène épouse le temps réel, faisant de l’attente une mécanique dramatique implacable où chaque minute pèse. Gary Cooper incarne un shérif isolé, confronté à la lâcheté collective d’une communauté qui se dérobe. Le film dépasse ainsi le simple affrontement pour devenir une réflexion sur le courage et la responsabilité individuelle. Un western épuré et tendu, dont la portée politique et morale continue de résonner.
Un petit western en N&B, court d'1h20, avec pour histoire l'abandon d'un shérif entouré de lâches et qui doit faire seul le boulot. Un de ces rôles que Rick Dalton dans "il était une fois... a Hollywood" aurait accepter avec une franche poignée de main et sa red apple au bec, mais ça n'en fait pas pour autant un grand film ;-)
De mon point de vu,désuet parce que le chapitre est quelque peu é il reste qu'il y a par opposition un authentique jeu d'acteur qui seconder par la technique donne une illusion grand art.
Je crois que je vais encore m'attirer les foudres - ou du moins, les pouces négatifs - des gens qui n'acceptent pas qu'on ne pense pas comme eux mais, contrairement à la majorité des spectateurs (moyenne de 4/5 quand j'écris ça), je ne trouve pas que cela soit un "très" bon film.
D'accord, il y a Gary Cooper, Grace Kelly, et sans doute d'autres vedettes des années 1940, 50 et 60 que je ne connais pas, mais comme depuis toujours, ce n'est pas parce qu'il y a de grands acteurs dans une production qu'ils y jouent forcément bien, ni que le film est une réussite. Pour ça, il faut un scénario, un suspens, une belle réalisation, une ambiance de qualité également.
Or, ici, si je n'ai pas trouvé les acteurs mauvais, loin s'en faut, idem pour l'histoire, il s'avère que, pour quelqu'un né en 1986 comme moi et qui voit cette production pour la première fois en 2025, soit 73 après sa sortie de l'époque, il n'y a rien d'exceptionnel.
Alors, oui, pour tout vous dire, je ne suis pas le plus grand amateur de western au monde, mais j'en ai quand même regardé un certain nombre, j'en ai apprécié pas mal, et ici, je n'ai vraiment rien trouvé de génial à ce film. spoiler: Qui, en plus, est relativement court puisqu'il dure 1h25, générique compris. C'est juste l'histoire d'une ville de lâches, et... c'est tout.
Accessoirement, le fait qu'il soit en noir et blanc ne m'a pas posé de problème ni n'a influé dans ma notation.
Peut-être y-a-il un contexte ou quelque chose que je ne connais pas qui explique un tel succès ? A moins que cela ne soit la nostalgie de nos aînés ?
Car, avant la mienne, sur 221 critiques - et je ne parle pas des 6490 notes mais bien des gens qui, comme moi, se sont donnés la peine d'écrire -, il y a 147 critiques qui ont mis au moins 4/5, contre seulement 77 qui ont mis 3,5/5 et moins, ce qui est assez impressionnant, il faut le reconnaître.
Bref, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais je l'oublierai malgré tout assez vite.
D'accord, il y a Gary Cooper, Grace Kelly, et sans doute d'autres vedettes des années 1940, 50 et 60 que je ne connais pas, mais comme depuis toujours, ce n'est pas parce qu'il y a de grands acteurs dans une production qu'ils y jouent forcément bien, ni que le film est une réussite. Pour ça, il faut un scénario, un suspens, une belle réalisation, une ambiance de qualité également.
Or, ici, si je n'ai pas trouvé les acteurs mauvais, loin s'en faut, idem pour l'histoire, il s'avère que, pour quelqu'un né en 1986 comme moi et qui voit cette production pour la première fois en 2025, soit 73 après sa sortie de l'époque, il n'y a rien d'exceptionnel.
Alors, oui, pour tout vous dire, je ne suis pas le plus grand amateur de western au monde, mais j'en ai quand même regardé un certain nombre, j'en ai apprécié pas mal, et ici, je n'ai vraiment rien trouvé de génial à ce film. spoiler: Qui, en plus, est relativement court puisqu'il dure 1h25, générique compris. C'est juste l'histoire d'une ville de lâches, et... c'est tout.
Accessoirement, le fait qu'il soit en noir et blanc ne m'a pas posé de problème ni n'a influé dans ma notation.
Peut-être y-a-il un contexte ou quelque chose que je ne connais pas qui explique un tel succès ? A moins que cela ne soit la nostalgie de nos aînés ?
Car, avant la mienne, sur 221 critiques - et je ne parle pas des 6490 notes mais bien des gens qui, comme moi, se sont donnés la peine d'écrire -, il y a 147 critiques qui ont mis au moins 4/5, contre seulement 77 qui ont mis 3,5/5 et moins, ce qui est assez impressionnant, il faut le reconnaître.
Bref, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais je l'oublierai malgré tout assez vite.
Un western qui explore les notions d’héroïsme et de lâcheté avec brio. Ménageant un réel suspense « Le train sifflera trois fois » en dépit d’une réalisation très classique fait figure d’excellence grâce à son propos et à la composition de Gary Cooper, excellant en shérif esseulé devant faire face au retour d’un criminel qu’il avait arrêté.
High Noon (1952) reste un grand classique du western minimaliste, tendu comme une corde prête à rompre. Porté par un Gary Cooper crépusculaire et une jeune Grace Kelly, déjà magnétique dans son premier grand rôle, le film condense en temps réel l’attente de la mort et la lâcheté des hommes. Sobre, implacable et universel, c'est du GRAND cinéma !
Aujourd'hui, on appellerait cela un high-concept. Ici, il s'agirait de prendre la scène d'introduction de Il était une fois dans l'Ouest et d'en faire un film complet.
En réalité, c'est plutôt Sergio Leone qui a rendu hommage à ce film dans l'introduction de Il était une fois dans l'Ouest.
Si le maître italien cite High Noon dans son western somme, ce n'est pas pour beurrer des sandwichs, mais bien parce que c'est un classique. Et un classique, ça s'infuse dans la culture populaire.
High Noon, ou Le train sifflera trois fois, est un suspense en temps réel, alors que Leone adore étirer le temps. Le voir reprendre cette attente et l'étirer dans Il était une fois dans l'Ouest fait parfaitement sens.
Mais revenons au film qui nous intéresse. Le train sifflera trois fois est un western peu commun parmi ses homologues de l'époque, et il est plus proche du film à suspense par son dispositif en temps réel.
Le scénario est juste parfait. Sans bout de gras, il va à l'essentiel, il est limpide, d'une précision chirurgicale, et d'une rigueur à toute épreuve. Tout est justifié et bien amené.
La mise en scène est très classique au niveau technique, mais extrêmement signifiante dans ses cadres et sa narration visuelle. Je dirais même que son côté classique (format carré, pas de mouvements spectaculaires) est un atout et renforce l'aspect isolement et course contre la montre de l'histoire.
On ne le dira jamais assez : être classique n'est pas un défaut, mais au contraire, il s'agit de la maîtrise du langage cinématographique. Il n'est pas nécessaire d'être virtuose de la caméra ou un visionnaire pour avoir une orientation artistique forte.
Gary Cooper tient le film, et sa performance est exemplaire, toute en subtilité, en plus de son grand charisme. Il est tout de suite attachant par son courage, mais aussi par ses doutes et ses peurs.
Il n'est pas infaillible, et c'est ce qui le rend humain et touchant. Les autres personnages ne sont pas en reste, et leur psychologie est très bien définie également. Tout tourne autour de leur rapport avec Will Kane (Gary Cooper).
Le film n'est pas spectaculaire, il ne mise pas sur l'action mais sur le suspense, et sa narration est tendue au cordeau.
Sa seule scène d'action se déroule lors du final, annoncé au début du film, et elle est jubilatoire. Tout le film a mené à ce moment et il ne déçoit pas.
Et que dire de la fin... typiquement le type de fin que j'aime. Celle où ça ne finit pas forcément sur un happy end. Ça serait même plutôt un faux happy end.
Le train sifflera trois fois, High Noon, mérite bien son statut de classique. C'est un film prenant et tellement bien construit qu'il est inspirant.
En réalité, c'est plutôt Sergio Leone qui a rendu hommage à ce film dans l'introduction de Il était une fois dans l'Ouest.
Si le maître italien cite High Noon dans son western somme, ce n'est pas pour beurrer des sandwichs, mais bien parce que c'est un classique. Et un classique, ça s'infuse dans la culture populaire.
High Noon, ou Le train sifflera trois fois, est un suspense en temps réel, alors que Leone adore étirer le temps. Le voir reprendre cette attente et l'étirer dans Il était une fois dans l'Ouest fait parfaitement sens.
Mais revenons au film qui nous intéresse. Le train sifflera trois fois est un western peu commun parmi ses homologues de l'époque, et il est plus proche du film à suspense par son dispositif en temps réel.
Le scénario est juste parfait. Sans bout de gras, il va à l'essentiel, il est limpide, d'une précision chirurgicale, et d'une rigueur à toute épreuve. Tout est justifié et bien amené.
La mise en scène est très classique au niveau technique, mais extrêmement signifiante dans ses cadres et sa narration visuelle. Je dirais même que son côté classique (format carré, pas de mouvements spectaculaires) est un atout et renforce l'aspect isolement et course contre la montre de l'histoire.
On ne le dira jamais assez : être classique n'est pas un défaut, mais au contraire, il s'agit de la maîtrise du langage cinématographique. Il n'est pas nécessaire d'être virtuose de la caméra ou un visionnaire pour avoir une orientation artistique forte.
Gary Cooper tient le film, et sa performance est exemplaire, toute en subtilité, en plus de son grand charisme. Il est tout de suite attachant par son courage, mais aussi par ses doutes et ses peurs.
Il n'est pas infaillible, et c'est ce qui le rend humain et touchant. Les autres personnages ne sont pas en reste, et leur psychologie est très bien définie également. Tout tourne autour de leur rapport avec Will Kane (Gary Cooper).
Le film n'est pas spectaculaire, il ne mise pas sur l'action mais sur le suspense, et sa narration est tendue au cordeau.
Sa seule scène d'action se déroule lors du final, annoncé au début du film, et elle est jubilatoire. Tout le film a mené à ce moment et il ne déçoit pas.
Et que dire de la fin... typiquement le type de fin que j'aime. Celle où ça ne finit pas forcément sur un happy end. Ça serait même plutôt un faux happy end.
Le train sifflera trois fois, High Noon, mérite bien son statut de classique. C'est un film prenant et tellement bien construit qu'il est inspirant.
Un western de légende qui puise sa force dans le fait qu’il se déroule en temps réel. Gary Cooper demeure comme à son habitude plein de justesse dans le rôle principal, on peut également y voir Lee Van Cleef dans sa première apparition cinématographique.
Dans une petite ville du far-west, le shérif Will Kane (Gary Cooper) a exercé ses fonctions d'une manière exemplaire mais vient de rendre son étoile et d'épouser la jeune quaker Amy Fowler (Grace Kelly). Alors que les deux époux s'apprêtent à partir, il apprend que Frank Miller, un dangereux criminel qu'il a fait mettre en prison cinq ans plus tôt, a été libéré et doit arriver par le train de midi. Ses trois comparses l'attendent à la gare et les quatre hors la loi ont l'intention de tuer Kane. Celui-ci sait pertinemment que s'il fuit ils le poursuivront impitoyablement. Croyant pouvoir compter sur l'aide des habitants qui lui doivent leur sécurité, il décide d'attendre et de combattre la bande de Frank Miller. Mais contrairement à ce qu'il espérait, ses anciens amis l'abandonnent à son triste sort...
Réalisé par Fred Zinnemann, "Le train sifflera trois fois" est sorti en 1952 mais n'a quasiment pas pris une ride. La mise en scène est magistrale et l'intrigue, filmée en temps réel, possède une intensité remarquable. Comme dans certaines pièces de théâtre du répertoire classique, chacun des personnages (y compris ceux ne faisant qu'une brève apparition) symbolise une caractéristique de la nature humaine. Seul et abandonné par tous, Will Kane incarne bien sûr le courage et la droiture morale. Dans ce rôle, Gary Cooper est d'une sobriété impériale. Sa jeune épouse candide, interprétée par une Grace Kelly divinement belle, et l'impétueuse Helen Ramirez (Katy Jurado) symbolisent deux aspects en apparence opposés mais complémentaires de l'éternel féminin. A l'inverse, la plupart des autres personnages représentent divers aspects de la lâcheté, du déni, du cynisme et de l'opportunisme. On peut y voir une critique du capitalisme américain et du maccarthysme, ce qui est à la fois vrai et très réducteur car l'intrigue du film a une portée universelle et intemporelle. On ne se lasse pas de revoir ce classique indémodable et d'une étonnante richesse, tant sur le plan narratif que cinématographique. Le chef-d'oeuvre du western américain.
Réalisé par Fred Zinnemann, "Le train sifflera trois fois" est sorti en 1952 mais n'a quasiment pas pris une ride. La mise en scène est magistrale et l'intrigue, filmée en temps réel, possède une intensité remarquable. Comme dans certaines pièces de théâtre du répertoire classique, chacun des personnages (y compris ceux ne faisant qu'une brève apparition) symbolise une caractéristique de la nature humaine. Seul et abandonné par tous, Will Kane incarne bien sûr le courage et la droiture morale. Dans ce rôle, Gary Cooper est d'une sobriété impériale. Sa jeune épouse candide, interprétée par une Grace Kelly divinement belle, et l'impétueuse Helen Ramirez (Katy Jurado) symbolisent deux aspects en apparence opposés mais complémentaires de l'éternel féminin. A l'inverse, la plupart des autres personnages représentent divers aspects de la lâcheté, du déni, du cynisme et de l'opportunisme. On peut y voir une critique du capitalisme américain et du maccarthysme, ce qui est à la fois vrai et très réducteur car l'intrigue du film a une portée universelle et intemporelle. On ne se lasse pas de revoir ce classique indémodable et d'une étonnante richesse, tant sur le plan narratif que cinématographique. Le chef-d'oeuvre du western américain.
Film classique culte, ça peut se comprendre, mais ça ne m'a en rien subjugué. Si effectivement on est très loin des westerns habituels, puisque le film tourne autour du sujet intéressant - et très inhabituel dans le genre - de la lâcheté individuelle et collective, il ne se passe pas grand chose pendant quatre vingt dix pourcents de sa durée. Ici point de chevauchées épiques dans de grands décors majestueux, ni de grands moments de bravoure en dehors de la toute fin, tout est réduit à des déambulations dans une petite bourgade du far-west et à des dialogues entre personnages, le tout saupoudré d'une petite rengaine musicale assez déplaisante. Donc à voir pour ce qu'il représente dans l'histoire du cinéma, mais pas de quoi s'extasier selon moi.
Un western au scénario très simple sublimé par l’exécution. Que ce soit le cadrage, la composition des plans qui sont pour la plupart assez iconiques et magnifiques, la direction artistique plus que soignée et le casting au sommet, ce film n’a pas pris une ride et est visuellement toujours incroyable malgré ses 70 années. 15,5/20
J'ai revu ce film plusieurs décennies après l'avoir découvert. Bien que je n'ai presque rien oublié du scénario, j'ai été véritablement scotché car je l'ai vu sous de nouveaux aspects qui m'avaient échappé. D'abord la qualité de l'image en noir et blanc. Visiblement, Sergio Leone s'est inspiré de la scène de l'attente à gare, dont on retient aussi le visage caractéristique et inquiétant de Lee Van Cliff, dont c'est un des premiers et tout petit rôle. Ensuite le climat de tension permanente que réussi à distiller le réalisateur Fred Zinneman. Enfin et surtout, j'avais ignoré lors de ma première vision la dénonciation du maccarthysme et, d'une manière plus générale, de la lâcheté collective face à un danger qui menace la société. Ce comportement, qui ne fait pas honneur aux Etats unis d'Amérique, est impitoyablement dénoncé. A l'époque, certains ne s'y sont pas trompés, tel le très réactionnaire John Wayne qui a déclaré que ce film faisait honte à l'Amérique. Comme d'autres films anti maccarthystes, souvent des westerns et des films noirs, Hight moon a cependant réussi à franchir la barrière de la censure pour notre plus grand plaisir. A noter que le scénario est tiré d'une nouvelle de E.V. Cunnigham qui était le pseudonyme d'Howard Fast, l'auteur de Spartacus, lui-même blacklisté par les maccarthystes...
Je viens de découvrir le film et belle découverte ! Bon c’est très manichéen dans la construction des personnages, c’est vraiment le bien contre le mal donc en terme de narration de personnages on trouve facilement mieux mais le scénario reste intéressant, le film n’a pas vieilli et j’aime particulièrement les vieilles musiques qui accentuent chaque scène, ça a beaucoup plus de charmes que nos films récents je trouve. Sympathique découverte !
Un classique du western avec un grand Gary Cooper. Le courage d'un seul face à la peur et la lâcheté d'une communauté. Ne vaut pas Il était une fois dans l'Ouest mais Leone s'en est légèrement inspiré (la scène de l'attente en gare, la reprise de l'acteur qui joue le saoul en prison).
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse