Derniers Avis : Le Train sifflera trois fois - Page 3
Le Train sifflera trois fois
Note moyenne
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Éloi
5 abonnés
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4,0
Publiée le 3 juin 2024
Alors oui, ça mal vieilli sur beaucoup d’aspects, mais pour l’époque c’est incroyable ! Ne vous attendez pas à vous prendre une claque, surtout quant aux attentes d’aujourd’hui, mais c’est un très bon western.
je viens de finir de le visionner après plusieurs années, presque une décennie sans l'avoir vu. Je dois dire qu'il est toujours aussi beau et toujours cette pointe de suspense qui nous mets parfois a cran est parfaite. La preuve que dans les westerns de ces années la, on savait faire un bon . Le casting est parfait, la musique de Tiomkin est mélancolique a souhait.
Un film lent où il ne se passe pas grand chose. De plus Gary Cooper a presque 30 ans d'écart avec Grace Kelly. Ça aurait pu être sa fille, on ne croit pas une seconde à leur couple.
Encore un film avec Gary Cooper qui est entré dans la légende, rien que le thème musical place le film dans une mémoire éternelle. Alors tout le monde sait que Howard Hawks détestait ce film, car pour lui, le sheriff qui cherche de l'aide auprès des habitants, qui montre ses failles, ses peurs, n'a pas sa place dans l'univers hyper masculin du western. Toujours est-il que nous ne sommes pas obligé de suivre ce point de vue, et ce film mérite tout l'attrait qu'il provoque. Tourné en noir et blanc, économie de décor, économie d'action, seule la grande carcasse de Cooper traverse l'écran, pas besoin de chercher à en mettre plein la vue pour donner de l'envergure à un personnage. Un film assez court, qui montre la faiblesse des hommes, leur lâcheté, thème qui sera souvent repris dans le même genre.
Dans ce classique de western, Gary Cooper est excellent, la chanson est entraînante, la photographie est soignée et le film est plein de tensions grâce au fait qu'on nous fait redouter tout le film l'arrivée d'un certain personnage qu'on nous décrit comme fou dangereux et que personne ne veut affronter, que l'action se deroule en tant réel spoiler: et que le super acteur principal transpire quand il regarde l'heure et qu'il se rend compte qu'il est seul face à une mort certaine. La scène d'arrivée du train est énorme, la succession de plans sur tous les personnages et lieux ainsi que la montée d'intensité c'est si simple mais c'est genial cinématographiquement. En plus de ça on a une gamme de personnages bien développés et dont la psychologie et la lâcheté sont bien expliqués. La femme du personnage principal suit une évolution previsible mais intelligente. Mais la fin ! spoiler: Miller n'est pas si terrible et sa mort est décevante, d'où une étoile en moins.
Malgré le fait que le titre de ce film est ultra connu, je ne l'avais jamais vu et je ne savais pas quoi mettre derrière. Chose réparée dorénavant: c'est un western de Zinnemann avec Cooper et Kelly dans les rôles principaux. Ce n'est pas le western traditionnel: ici pas de chevauchées dans les plaines ou de nuits à la belle étoile. Seulement un village, une bourgade quelconque, un shérif et un train qui va amener à midi pile (High Noon, titre original du film) un bandit tout juste libéré qui veut faire la peau au shérif. C'est très personnel, le film se concentrant sur la mise en place, avant la fusillade finale juste après l'arrivée du bandit. C'est plus ou moins en temps réel. La scène lorsque midi sonne est une belle réussite et cristallise la tension accumulée. La fin est décevante.
Magnifique western, et belle leçon de vie. Je voudrais le montrer à mes enfants pour leur apprendre le sens des responsabilités, et surtout la liberté de penser.
Avec « Le train sifflera trois fois », priorité n’est pas donnée à l’action, mais à la psychologie. Le générique du début pose l’histoire et l’on comprend vite que les trois types qui se dirigent vers la ville ne sont pas des rigolos. L’intrigue se met progressivement en place, le retour du méchant qui veut se venger du gentil shérif qui ne trouvera aucun soutien dans sa communauté. Fraîchement marié, il est abandonné par sa femme (avant un volte-face en toute fin de film), par son adjoint, par son ami le juge, par ses amis fidèles, par la communauté religieuse, par son adjoint, par son mentor… Enfin par toute la ville sauf un borgne alcoolique et pré-ado, mais là le shérif décline. « Le train sifflera trois fois » est une sorte 85 minutes « chrono » où la tension, qui s’est installée, dans une chaleur qu’on devine oppressante, dès le générique, va croitre jusqu’à un gunfight assez stratégique voire peu conventionnel où triomphera… Je vous laisse découvrir ! Un très beau western lumineux en noir et blanc où rayonne le charismatique Gary Cooper. Seul bémol, cette chanson (en français dans la VF) un peu pénible car trop redondante. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1).
Chef d'œuvre absolue du western américain, que le grand Gary Cooper et la grâce de Grace Kelly, subliment déjà un film bien passionnant et excitant. Un suspens implacable quand on attend l'arrivée de Mille; le sherif, Will Kane, cherche des hommes pour défendre Hadleyville, et n'en trouve pas, a cause d'un passé houleux. Et de sa démission pour un mariage et vivre d'horizon lointain. Mais apprenant le retour d'un tyran, il revient défendre Sa ville. Il décide donc d'y aller seul. Ou presque. On retrouve, Lloyd Bridges, et Lee van Cleef, qui étaient bien jeune au moment du film. L'un en tant sherif adjoint et l'autre en homme de main. Aussi certain que le finale, bien plus romantique que je ne l'aurais pensé, ce termine en partant sur le soleil couchant. Formidable.
Ce film décrit bien comment uspoiler: ne communauté villageoise qui se déclare prête à mourir les armes à la main pour se protéger des gangsters s'efface rapidement derrière des prétextes une fois venu le moment de la confrontation .
Gary Cooper incarne la rectitude morale, vis à vis de ses concitoyens comme devant sa conscience. Face à la lâcheté des autres protagonistes, il est le phare moral que met en avant le film.
Bien qu'intéressant sur le plan des relations interpersonnelles, le film tourne parfois un peu en rond, avec un rythme assez lent et une fin courte et brutale, qui laisse un peu sur sa fin. Cela reste néanmoins un beau film.
16 216 abonnés
13 164 critiques
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5,0
Publiée le 23 juin 2026
Classique immortel du western amèricain, le "High Noon" de Fred Zinnemann n'a pas pris une ride depuis sa sortie en 1952! Seul contre tous le beau Gary Cooper, mais seul aussi parmi ceux qu'il va dèlivrer et qui se rèfugient dans le silence, la crainte et la lâchetè! La peur, la panique, la menace, le charisme et les rides marquèes de Cooper (Oscar du meilleur acteur, son deuxième après "Sergeant York"), la prèsence même courte du tueur Lee Van Cleef, l'inoubliable chanson de Tiomkin servant admirablement de leitmotiv à l'intrigue et de nombreuses scènes propre au genre raviront à coup sûr les amoureux du genre! D'autant plus que le règlement de comptes final n'a jamais ètè ègalè dans la catègorie de films parlant de temps qui passe! N'en dèplaise à Hans Gruber, mais cette fois Gary Cooper s'èloignera vers le soleil couchant avec Grace Kelly! Sublime et haletant...
Un très bon western, avec un immense sentiment d'urgence vu que l'action se déroule en "direct", l'heure 20 du visionnage dure autant pour les personnages. Les nombreuses allusions aux horloges soulignent bien ceci, et cela participent aux nombreux éléments servant à faire ressentir la tension (les gros plans...)
Au delà de l'affrontement final qui pourra laisser certains sur leur faim (ce n'est pas tout à fait mon cas, même si il aurait pu être meilleur) c'est bien tout le contenu qui est le plus important, car comme le dit Kane a sa femme " il me reste une heure mais j'ai tant a faire ". Il y a tout d'abord ce choix : fuire avec la femme dont il est marié depuis quelques minutes, ou rester dans sa ville, sans elle, et risquer de gâcher leurs vies. Et puis ensuite vint le moment de se trouver des alliés pour faire face à l'ennemi. Mais encore une fois Kane se fait abandonner, même par ceux qu'il pensait être ses amis.
C'est bel et bien le récit d'un homme seul, un homme délaisser par ces concitoyens alors que c'est lui même qui a nettoyé la ville du bandit Frank Miller 5 ans plus tôt.
D'un autre côté il y a les sbires de Frank Miller a la gare, faisant sans cesse planer sa présence, et nous rappelant qu'il ne va tarder, eux même sont sur le qui vive. Le jeune Lee Van Cleef, regard inquiétant, en fera les frais, en se faisant vite retirer l'envie de jouer du saxo.
On pourrait aussi parler du rôle important des femmes, que ce soit celle jouer par Grace Kelly, la mariée, ou l'ancienne amie de Kane. Deux femmes que tout opposent, mais une alliance se créera pourtant entre elles.
Il a vielli un peu à cause du noir et blanc et de la lenteur du rythme. Mais surtout à cause de la chanson qui a pourtant été un tube de l'époque. On dirait aujourd'hui un gémissement de fantôme. Avec l'attente à la gare, le bandit qui joue de l'harmonica et surtout les très gros plans, ce film a sans doute inspiré Sergio Leone pour son "Il était une fois dans l'ouest".
Ce film, qui a plus de 65 ans, mérite d'être vu par les amateurs de western. Il met en évidence la peur voir la lâcheté des personnes face à un danger imminent, à contre courant de l'héroïsme incarné seulement par Kane. Les femmes tiennent également un rôle non négligeable et ne se borne pas à un statut de soupirante en détresse, commun dans le genre. Hormis ces qualités, le film manque cruellement de rythme, puisque sur 1h20, 5 min seulement sont accordés à l'affrontement final qui est d'ailleurs vite expédié alors que les scènes de dialogues parfois redondantes constituent tout le cœur du récit. Cela nuit grandement sur la tension croissante qui pourrait s'installer à mesure que midi se rapproche.
Très ancré dans des stéréotypes du western, tant dans la mise en scène que dans les caractéristiques des personnages, ce film porte sa symbolique en étendard, voulant apporter une plus-value à un genre fort codifié en mettant en exergue les idéaux américains de la période du Maccarthysme. Ainsi l'intrigue par cette dimension politique se centre sur les tentatives d'un cow-boy solitaire pour attiser le courage de quidams dont la volonté de protection individuelle prévaut. Mettant en scène des femmes déterminées incarnées avec conviction, le récit porte aussi la virilité agressive d'un charismatique Gary Cooper au jeu pourtant monocorde. Vieilli.