Derniers Avis : Le Train sifflera trois fois - Page 3
Le Train sifflera trois fois
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Ducerceau
19 abonnés
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4,0
Publiée le 26 octobre 2022
Il a vielli un peu à cause du noir et blanc et de la lenteur du rythme. Mais surtout à cause de la chanson qui a pourtant été un tube de l'époque. On dirait aujourd'hui un gémissement de fantôme. Avec l'attente à la gare, le bandit qui joue de l'harmonica et surtout les très gros plans, ce film a sans doute inspiré Sergio Leone pour son "Il était une fois dans l'ouest".
Ce film, qui a plus de 65 ans, mérite d'être vu par les amateurs de western. Il met en évidence la peur voir la lâcheté des personnes face à un danger imminent, à contre courant de l'héroïsme incarné seulement par Kane. Les femmes tiennent également un rôle non négligeable et ne se borne pas à un statut de soupirante en détresse, commun dans le genre. Hormis ces qualités, le film manque cruellement de rythme, puisque sur 1h20, 5 min seulement sont accordés à l'affrontement final qui est d'ailleurs vite expédié alors que les scènes de dialogues parfois redondantes constituent tout le cœur du récit. Cela nuit grandement sur la tension croissante qui pourrait s'installer à mesure que midi se rapproche.
Très ancré dans des stéréotypes du western, tant dans la mise en scène que dans les caractéristiques des personnages, ce film porte sa symbolique en étendard, voulant apporter une plus-value à un genre fort codifié en mettant en exergue les idéaux américains de la période du Maccarthysme. Ainsi l'intrigue par cette dimension politique se centre sur les tentatives d'un cow-boy solitaire pour attiser le courage de quidams dont la volonté de protection individuelle prévaut. Mettant en scène des femmes déterminées incarnées avec conviction, le récit porte aussi la virilité agressive d'un charismatique Gary Cooper au jeu pourtant monocorde. Vieilli.
Couronné de quatres Oscars, le Train sifflera trois fois est un excellent Western. Le film reprend tout les codes classiques du genre ; bandits, shérif et action ; et il parvient à les sublimés de la plus belle des manières. Dès le début du film, la tension est présente, et elle ne s'arrêtera pas, en partie à cause des innombrables plans sur les horloges, qui accentuent cette tension et ce suspens. Le shérif Will Kane, interprété par un Gary Cooper poignant, est une figure d'héroïsme et de courage. Et cette figure héroïque va venir se heurter à la lâcheté des concitoyens de la ville, des concitoyens qui incitent Kane à fuire la ville au lieu d'affronter ses responsabilités. De ce fait, Kane est un personnage très attachant. Le fait que tout le film se déroule en temps réel vient encore mettre en exergue la tension. Enfin vient l'affrontement final. Même si il se révèle être classique, court et guère impressionnant, il en demeure pas moins intense. Il faut aussi ajouter que le long métrage est sublimé par sa magnifique BO. Un excellent film que je reverrais sûrement plusieurs fois !
10 571 abonnés
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4,0
Publiée le 23 octobre 2021
Alors qu'il vient tout juste de se marier, Will Kane, shérif d'une petite ville, ne peut pas profiter de l'occasion pour partir en lune de miel, car il apprend que l'homme qu'il a mis derrière les barreaux il y a cinq ans est sorti et est déterminé à se venger de lui. Frank Miller, l'homme en question, doit arriver dans le train de midi et est déjà attendu par ses hommes. Toute la ville est sur les dents et prévoit un bain de sang, mais tous ne sont pas mécontents du retour de Miller, car Kane n'est pas apprécié de tout le monde. Pendant près d'une heure, Fred Zinnemann fait monter la tension et la pression en dressant le portrait d'un homme craint de tous à travers le ressenti des habitants. Pendant ce temps-là, Will Kane prépare l'arrivée de celui qui veut sa mort et va se rendre compte de la lâcheté des gens. La manière dont le réalisateur construit son histoire est remarquable puisque le récit se déroule en temps réel. L'horloge tourne, les gens se préparent, d'autres fuient, et l'on attend de voir débarquer ce Frank Miller qui est un très bon antagoniste alors qu'on ne le voit que pendant quelques minutes à la fin du film. Un grand Gary Cooper et une excellente bande-son nous accompagnent jusqu'à l'arrivée de ce train aussi attendu que redouté. Le final ne se fait pas attendre, car le film n'est jamais ennuyeux, par contre il est très efficace même si tout est un peu trop rapidement expédié. Finalement, et comme j'aime bien les appeler, "High Noon" est un film simple, mais efficace. Un très bon film même.
Un western qui dénonce la lâcheté humaine et l’ingratitude à travers le courage d’un homme ne fuyant pas ses responsabilités, porté par le charisme de Gary Cooper (qui reçut un Oscar pour ce rôle), bien secondé par Grace Kelly dans I’un de ses premiers rôles. Ça manque un peu de rythme mais ça reste un classique !
Fred Zinnemann annonce directement la couleur par le générique de départ, il s'affiche un casting alléchant. D'abord Gregory Peck dans le rôle principal du shérif Will Kane, un homme qui sera prêt à tout pour sauver sa ville de bandits alors qu'il ne lui reste plus qu'un seul jour de travail pour laisser sa place à quelqu'un d'autre. Il vient de se marier avec la très belle Amy (Grace Kelly) et celle-ci tente tout pour le convaincre de partir, elle a peur d'être déjà veuve. Mais le shérif ne l'entend pas de cette oreille, son orgueil et son égo l'obligent à rester pour affronter les scélérats qui doivent arriver à midi par le train. Pendant les trois quarts du film, le shérif cherchera de l'aide et des volontaires pour affronter la bande à Miller. En vain. il est seul, complètement seul. Tous sont lâches et n'ont pas de courage. La fin est épique, remarquable, pleine de bravoure. A noter qu'un des bandits est Lee Van Cleef dans un de ses premiers rôles et il est déjà excellent. Quelle gueule cinématographique il a! Un beau western
Western d’excellente qualité bénéficiant d'une mise en scène au cordeau. Sur fond musical quasi permanent de « Si toi aussi tu m’abandonnes » chantée par Tex Ritter (et reprise plus tard par John William), un western particulier au scénario original où le héros (belle performance de Gary Cooper), marié à une quaker non-violente, a …peur ! La scène de l’attente des trois complices à la gare est nettement citée dans « Il était une fois dans l’Ouest ». La mise en scène précise permet de faire le tour de la société d’une bourgade de l’époque. A noter aussi que le scénario respecte unités de temps et (presque) de lieu. Un film important qui a donné ses lettres de noblesse au western.
Ce western de Fred Zinnemann, sorti en 1952, s’appuie sur un scénario solide. Le matin même de son mariage, le shérif d’une petite bourgade (Gary Cooper qui obtiendra l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle) apprend l’arrivée imminente d’un ancien criminel désireux de se venger. La lâcheté et la peur des différents habitants du village, vont contraindre cet homme de loi et sa femme (Grace Kelly) à devoir se défendre seuls. Ce film qui se déroule quasiment en temps réel, à l’instar des secondes qui s’égrènent sur le cadran de l’horloge, souffre tout de même d’un rythme lent. L’intensité dramatique ne parvient pas vraiment à nous tenir en haleine jusqu’au final explosif. On notera l’une des toutes premières apparitions sur grand écran de Lee Van Cleef dans le rôle d’un méchant. Bref, un classique traitant de l’individualisme de la société.
Un classique mais banal dans son genre, le temps passe lentement ce qui permet au film d'installer une tension et de se démarquer par rapport aux autres western, mais le final et des plus classique et il est bâclé en plus de cela. Gary Cooper excelle dans son rôle et la musique rentre bien dans la tête. En bref c'est un un anti western pas mal mais avec une fin qui vient tout gâcher malheureusement, toutefois ça reste un grand classique à avoir vu, c'est juste qu'il a mal vieilli.
Un exemple curieux d'"anti western" ou le personnage principal, pourtant shérif de son état, ne cache pas sa peur et son désespoir, au contraire des habituels héros flamboyants pleins de bravoure que nous sommes plutôt habitués à croiser, type John Wayne. Autre contraste avec le genre: ici pas ou peu d'action, mais la préparation d'une ville a l'arrivée par le prochain train d'un bandit craint de tous, et Gary Cooper, flanqué de sa plus belle tête d'enterrement durant tout le métrage, tentant de rallier à sa cause une population peureuse et pessimiste. Les aficionados du genre seront donc surpris du déroulement, puis franchement déçus, d'autant plus que le film a pris un sérieux coup de vieux.
Vu et revu. Oscar du meilleur acteur pour Gary Cooper ; Grace Kelly et Lee Van Cleef dans leurs premiers rôles ; un scénario simple mais efficace ; une musique belle et inoubliable ; un noir et blanc impeccable ; tous ces éléments font de ce film un chef d'oeuvre du western (genre pourtant déjà déclinant à l'époque). Le scénario est en réalité une attente continuelle, et le shérif héros/anti héros qui comptait jusqu'alors sur ses anciens amis se voit désœuvré et abandonné au sein de sa propre ville. Mythique, psychologique et atypique, ce film de Fred Zinnemann est un bel exercice de style et est à classer parmi les classiques du cinéma américain.
Un western un peu atypique où tout se déroule en temps rée, celui d'attendre que le train arrive avec son funeste passager et que la bataille s'organise en ville en attendant. C'est surtout ça, l'intérêt du film. Ensuite on n'a pas vraiment de surprise et l'affaire est finalement vite expédiée. A voir pour connaître, sans plus.
Un grand classique du western, mais pas tout à fait à la hauteur de sa réputation. L’action se déroule en temps réel, le temps qui s’écoule entre l’annonce de l’arrivée du train (à « midi pile », titre original) dans lequel se trouve le hors -la-loi juste sorti de prison qui vient se venger du sheriff qui l’a fait condamner et l’arrivée du dit train et des événements qui s’ensuivent immédiatement. C’est une bonne idée, bien exploitée par le réalisateur, et le suspense est bien maintenu, rythmé par les horloges qui apparaissent régulièrement dans différents plans du film. Les hésitations du « héros » face à la situation, son déchirement entre deux conceptions du devoir, et la façon dont tout son entourage se défile dans ce moment crucial sont très intéressants. Le film évite aussi le manichéisme, car parmi toutes les raisons de ces « défilements » que l’on pourrait hâtivement tous taxer de lâcheté, il en est de parfaitement recevables. Tous les ingrédients pour un grand film sont là, mais il manque à mon sens à ce western le souffle et l’intensité que génèrent la patte et le talent des grands réalisateurs du genre.