Dans ce film se déroulant pendant la Première Guerre mondiale nous suivons des soldats français détenus dans un camp de prisonniers en Allemagne. C'est un film qui parle de l'Homme. L'Homme en temps de guerre, soit la subissant soit la prenant plaisir à la faire. Les simples soldats allemands comme français se respectent car ils semblent tous deux embarqués dans cette bêtise qu'ils n'ont pas voulue. Les bourgeois eux y prennent plaisir à la faire, et se rapprochent par la similitude de leur caste, à l'image de l'amitié naissante entre le commandant Von Rauffenstein et le Capitaine de Boeldieu, étant même nostalgique d'un temps révolu, car leur monde est décadent. Les moments de profonde camaraderie entre les prisonniers sont tout bonnement exquis et réussis à nous faire nous attacher à ces prisonniers. Nous voyons que la similitude entre Allemand et français montre la bêtise de cette guerre et en fait un film profondément pacifique. Tout simplement un incontournable du cinéma.
Le message du film, surtout à son époque, vaut peut-être plus que sa note, mais dans l'ensemble le film n'a rien de transcendant. Peut-être un peu trop vieux et trop académique, mais tout de même plaisaint à regarder.
Un film de guerre sans guerre, où Jean Renoir préfère filmer les hommes, leurs gestes, et leurs silences. Dans le chaos des nations, les classes sociales rapprochent parfois davantage que les drapeaux. Boëldieu et Rauffenstein, ennemis officiels, semblent appartenir au même monde en train de disparaître, tandis que Maréchal et Rosenthal inventent quelque chose de plus fraternel. La Grande Illusion avance avec une douceur grave, presque tranquille, entre camaraderie, pudeur et mélancolie. Renoir ne force jamais l’émotion : il laisse les regards, les distances et les corps dans le cadre raconter les hiérarchies et les rapprochements. L’ensemble peut paraître parfois académique, un peu figé, mais cette retenue donne aussi au film sa dignité. Gabin apporte une humanité directe et populaire, quand Pierre Fresnay et Erich von Stroheim donnent au récit sa dimension la plus bouleversante, celle de deux survivants d’un monde déjà mort. Leur relation, faite de respect, de distance et de fatalité, reste selon moi le cœur le plus fort du film. Avec le recul de l’Histoire, La Grande Illusion prend une force presque prophétique, tant il montre la fragilité des belles illusions humaines et des plaidoyers pour la paix. Un grand film humaniste, sans manichéisme, qui parle moins de guerre que de ce qu’il reste d’humanité quand tout pousse les hommes à se haïr.
Figurant dans les manuels d'histoire, "La Grande Illusion" s'impose comme un chef-d'oeuvre de l'époque. Renoir réalise une oeuvre parfaite, à voir absolument, transmettant un message d'égalité, d'humanité et de fraternité universelle.
Un grand classique! Sur l'absurdité de la guerre et l'illusoire désir de paix entre les peuples. Ce malgré la dite évolution de la société très bien incarnée dans le film.
Pour un film ancien, une des bonnes surprises est que le film est relativement dynamique : cadrages, mouvements de caméra, musiques. De grands acteurs. Un peu de musique. Une certaine profondeur dans le scénario, une élégance dans les comportements de chacun. On sent une ambition de sublimer la réalité pour tirer les spectateurs vers le haut.
Rares sont les films aussi vieux à être encore aussi actuels. Jean Renoir réalise une oeuvre rythmée, esthétique et bardée de messages sur l'amitié entre les peuples, les classes... J.Gabin y trouve un de ses plus grands rôles: très loin de l'ancien brigand cabotin qu'il a pu jouer des dizaines de fois, il est ici touchant et charismatique.
On frissonne, on se sent patriote et citoyen du monde en même temps, la grande illusion fait aimer les gens.
Film daté ayant mal vieilli dans lequel l’action est assez ténue. Il ne se passe finalement pas grand chose et le peu qui se passe n’est pas passionnant, à l’exception de trop rares moments,.
Ça n’est pas parce qu’un film a été considéré comme un chef-d’œuvre lors de sa sortie que, quatre-vingt ans plus tard, il apparaît encore comme tel. Le cinéma a trop évolué depuis ses origines, pour que beaucoup d’œuvres majeures ne deviennent pas irrémédiablement périmées.
Chef d'œuvre de Jean Renoir , la grande illusion c'est l'idée que cette première guerre mondiale est la dernière mais c'est l'illusion de la vie, car l'égocentrisme est le symbole de ce film. Message pacifiste dans lequel Jean Gabin entre dans le panthéon des grands acteurs français.
Film de Jean Renoir sur la première guerre mondiale avec une pléiade de bon acteurs avecJean Gabin qui essaie de s'évader, Erich Von stroheim le geôlier et Pierre Fresnay qui joue un capitaine français. Film historique donc qui reçu le prix du jury de Venise en 1938.