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    La grande illusion
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    Spiriel
    Spiriel

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    5,0
    Publiée le 17 novembre 2007
    L'un des films les plus intelligents et pertinents réalisés sur la guerre, à mille lieux des discours classiques sur le sujet. Immenses acteurs, réalisation géniale. Que dire de plus? Que c'est le film français le plus reconnu à l'étranger? Il n'y a rien à rajouter, tout est dans le film.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 29 janvier 2009
    Ce serait péjoratif de dire que ce film est un chef d'oeuvre car il est plus que celà. En fait, c'est un monument du cinéma mondial que tout le monde devrait absolument voir. Chef d'oeuvre d'humanisme aussi dans lequel les classes sociales comptent beaucoup plus que les nationalités. Les acteurs que ce soit Jean Gabin, Marcel Dalio, Erich Von Stroheim, Pierre Fresnay ou même le plus petit rôle sont formidables et sont pour beaucoup dans la très grande réussite de ce film. Il ne faut surtout oublier de complimenter l'homme sans lequel ce magnifique chef d'oeuvre n'aurait jamais existé : Jean Renoir. En admettant que en-dehors de ce film il n'aurait tourné que des navets uniquement parce qu'il a réalisé "La Grande Illusion", il mérite le statut de très grand cinéaste.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    2,5
    Publiée le 8 juillet 2007
    Souvent considéré comme l'un des plus grands classiques du septième art, "La Grande Illusion" a été mis en scène par Jean Renoir en 1937, soit dit dans une période où l'Europe était au bord de l'implosion, les tensions à leur paroxysme avant la tragédie que l'on connaît. Ambiance, ambiance... Ici, le cinéaste était revenu vingt ans en arrière, 1916 étant la date précise, au cours de cette grande guerre déchirant notamment les peuples allemands et français. Dans un style visuel époustouflant, Renoir prend le temps de réfléchir sur la folie des hommes et nous entraîne dans un univers intimiste et profondément humain. Si son regard est au premier abord presque épique dans la mesure où il présente ses soldats comme de nobles combattants respectueux et admirateurs de l'ennemi, il devient par la suite détecteur de conscience, touchant en plein coeur son spectateur par un propos pacifiste philosophique, évitant la morale balourde que certains nous auraient bêtement asséné. Les personnages présentés ont d'un bout à l'autre une profondeur édifiante que nous ne cessons de découvrir pour finalement aboutir à un épisode caractériel marquant au cours de la dernière partie. Complexe, "La Grande Illusion" remet en question la condition humaine, le droit des uns et des autres, s'interroge sur la dignité, l'amour, la violence et tant d'autres sentiments nous faisant vivre. Il s'agit d'une fable onirique et nostalgique, émouvante, parfois sublime. La mise en scène est aboutie, maîtrisant pleinement son sujet, auteur d'images impressionnantes mais sachant aussi se refermer sur ses protagonistes. Pourtant, le scénario est basique, la tension dramatique peu étonnante et les transitions assez grossières. Le rythme n'est pas aussi fluide qu'il ne le devrait et le film ressemble parfois à une suite de saynètes décousues. La cohérence n'est pas toujours de mise mais force est de constater l'émotion puissante se dégageant de ce long-métrage.
    reymi586
    reymi586

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    5,0
    Publiée le 9 septembre 2014
    Un très grand film de l'histoire du cinéma. Profondément humaniste, optimiste et même assez avant-gardiste sur son temps. J'ai du mal à croire que le film date de 1937 ! Remarquablement interprété que ça soit Gabin bien sur mais aussi Pierre Fresnay et Erich Von Stroheim.
    Akamaru
    Akamaru

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    3,5
    Publiée le 19 février 2014
    Chef d'œuvre incontestable de Jean Renoir,"La grande illusion"(1937) est un film illustrant parfaitement le côté plus humain de la Première Guerre Mondiale. Il n'y a pas eu que les tranchés et le poilus,mais aussi de la camaraderie et du partage entre des prisonniers de nationalité différente. Renoir rêve de faire se rapprocher les gens,mais il n'est pas dupe que leur solidarité n'est que de circonstance,et que la vie normale reprenant ses droits,les fossés socio-culturels seront de nouveau creusés. Le jeu des acteurs reste étonnamment moderne pour un film d'époque,notamment celui du titi parisien Jean Gabin ou de l'aristocrate Pierre Fresnay. Visiblement,le sens du devoir n'excluait pas le respect en temps de guerre. Ce drame de mœurs a plus mal vieilli au niveau de sa mise en scène,de ses raccords ou même de son humanisme excessif.
    calamarboiteux
    calamarboiteux

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    2,5
    Publiée le 2 août 2007
    Parlant de cette production, Renoir a écrit : « je me suis efforcé, avec Spaak, de ne montrer personne d’anormal. Nos personnages appartiennent à des catégories très différentes. Nous avons un aristocrate, un homme du peuple, un Juif, un instituteur, un acteur. En face d’eux, il y a des Allemands. Et les Français de ce film sont de bons Français, et les Allemands de bons Allemands. ».
    Autrement dit, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C'est bien là la limite de ce spectacle: des personnages trop typés, presque tous pourvu d'un grand cœur, et une ambiance qui est plus celle d'un camp scout que celle d'un camp de prisonniers. S'y ajoute une technique banale, avec des fins de scènes souvent trop abruptes.
    Le message véhiculé est double: les différences sociales sont plus importantes que les différences de nationalité; la fraternité des hommes ne parviendra pas à empêcher que les guerres se succèdent. Sur ces deux points la démonstration est convaincante, mais la première proposition est mieux illustrée: Boëldieu et von Rauffenstein savent qu'ils sont de la même race, une race aristocratique que les temps nouveaux semblent condamner, et dont le système de valeur va disparaître. Leurs dialogues sont les moments forts de ce film. Que n’occupent-ils plus de place !
    Santu2b
    Santu2b

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    3,0
    Publiée le 20 novembre 2013
    Passionnant épreuve que cette "Grande Illusion". Déjà pour son statut, il est vrai haut placé. L’opus de Jean Renoir, sorti sur les écrans en 1937 fait en effet partie des classiques du cinéma français et même mondial. Film de guerre sans en être un (il n’y a en effet aucune scène de combat), l’œuvre se focalise au contraire sur ce qui aux yeux de son auteur, constitue le réel enjeu de ce début de XXe siècle : la lutte des classes. En témoigne ainsi le panel social extrêmement varié de ses protagonistes principaux, allant du titi parisien à l’aristocrate. Ces portraits sont d’ailleurs brillamment interprétés, avec le trio Gabin-Fresnay-von Stroheim en tête. Passionnante épreuve également pour son "parcours cinématographique". En effet, à l’instar de l’historien Marc Ferro, il est particulièrement intéressant de remarquer la manière dont cette œuvre, charge antinationaliste et pacifique à la base, a été reçue de trois façons différentes à diverses époques. Ces diverses transmutations malgré leur intérêt, ne doivent pas en revanche faire oublier l’essentiel, à savoir la maitrise technique de Renoir et le fond de son message, vibrant plaidoyer internationaliste en faveur d’une nouvelle fraternité entre les peuples. Émouvant et fascinant.
    dougray
    dougray

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    3,0
    Publiée le 16 septembre 2015
    "La Grande Illusion" est sans doute un des plus grands classiques du cinéma français de l’entre deux guerre et l’un des films les plus connus de son réalisateur Jean Renoir (avec "La Bête humaine" et "La règle du jeu"). Pour autant, et malgré ses nombreuses qualités, je ne fais pas partie des adorateurs du film et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la mise en scène de Renoir, avec son rythme très contemplatif et son montage parfois surprenant, m’a paru franchement daté, ce qui n’est pas le cas de bon nombre d’autres films de la même époque, qu’ils soit français ou américains. Cette réserve purement formelle pourrait n’être qu’un détail en soi, si elle ne s’accompagnait pas d’un autre problème, à savoir la structure du récit. Car "La Grande Illusion" se divise en trois grands tableaux permettant à l’auteur de développer son intrigue et accessoirement, de justifier le titre de son film. Car "La Grande Illusion" est incontestablement un film de classes, qui entend démontrer que, malgré un rapprochement "patriotique", forcé par la guerre, ce sont bien les classes sociales qui prédominent dans le cadre des relations humaines. Ainsi, selon Renoir, un aristocrate français aura toujours plus en commun avec un aristocrate allemand, y compris en pleine guerre mondiale, qu’avec un prolétaire parisien. La construction du film est toute dédiée à cette démonstration, avec une première partie présentant les personnages et laissant entrevoir un rapprochement qui ferait fi de la condition de chacun. Sans surprise, on retient, bien évidemment, dans cette galerie de soldats prisonniers, Jean Gabin (le lieutenant Maréchal) en titi parisien charmeur et l’incroyable Pierre Fresnay (le capitaine Boëldieu), qui parvient à lui voler la vedette en aristocrate à l’ancienne. Il faut dire que leur relation atypique intrigue puisque les deux personnages, qui n’ont rien en commun sio ce n’est leur nationalité et leur statut de prisonnier de guerre, ne s’affrontent jamais, s’apprécient mais ne parviennent pas, pour autant, à être complices. Ce premier tiers, pas forcément trépidant, n’en demeure pas moins intéressant dans ce qu’il laisse entrevoir (la rapprochement des classes, donc, mais aussi les velléités d’évasion) et, également, dans sa description du quotidien d’un camp de prisonniers. La seconde partie (la meilleure, à mon sens) met en scène l’élément perturbateur, à savoir l’aristocrate allemand (joué par un Erich von Stroheim, formidable de rigidité et délicieux d’éducation), déjà aperçu dans le tableau précédent et qui va définitivement mettre à mal l’illusion du rapprochement interclasses et anéanti les espoirs du brave Maréchal. La relation, instantanément privilégiée, entre l’allemand et Boëldieu (pour ne pas dire ambiguë) est, également, l’occasion, pour Renoir, de faire le constat d’un monde qui se meurt (voir leur discussion crépusculaire sur leur vie d’avant-guerre) alors qu’un nouveau monde s’éveille, plein d’incertitudes (le film a été tourné en 1937, dans une Europe en pleine mutation qui se préparait à son second conflit mondial). Cette relation peut, enfin, se voir comme un courageux plaidoyer pour la paix, qui n’a que modérément été apprécié lors du déclenchement du nouveau conflit en 39. Ce second tableau est d’autant plus réussi qu’il s’achève de façon pour le moins inattendu puisque c’est l’aristocrate français qui permettra à ses compatriotes de s’échapper, spoiler: en contraignant son frère de classe allemand à l’abattre
    . Toute la complexité des relations humaines prises dans un conflit qui les dépasse est résumée par cette formidable scène. Le troisième tableau est malheureusement, le mois bon des trois puisqu’il suit la cavale de Maréchal et du soldat juif Rosenthal (Marcel Diallo) vers la Suisse et leur hébergement par une veuve allemande (Dita Parlo). Certes, ce dernier tiers permet d’enfoncer le clou des rapprochements transnationalités tout comme il insiste sur le judaïsme de Rosenthal (soit un sujet brûlant d’actualité en 1937), ce qui densifie, un peu plus encore le récit. Mais, le rythme est bien trop lent pour une conclusion qui s’étire au-delà du raisonnable et le pauvre Marcel Diallo ne rivalise pas avec les prestations de Pierre Fresnay et Erich von Stroheim, qui manquent cruellement. Jean Gabin reste, donc, la seule attraction de cette fin de film, qui, malgré sa mise en scène très datée, reste un classique à voir, ne serait-ce que pour le remettre dans le contexte de sa sortie dans l’entre deux guerre.
    ronny1
    ronny1

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    5,0
    Publiée le 6 mars 2019
    De nos jours le film de devrait plus s’appeler « La grande illusion » mais « Les grandes illusions ». C’est l’histoire de deux binômes, celui des aristocrates et celui de l’alliance improbable de Rosenthal (Marcel Dalio), fils de banquier juif, dont les parents furent de modestes émigrés, et Maréchal (Jean Gabin), un p’tit gars du vingtième arrondissement. Les classes s’assemblent sous la direction du major Von Rauffenstein (Erich Von Stroheim qui parle avec un accent anglais à couper au couteau) attiré par la noblesse de son miroir français, le Capitaine de Boeldieu (Pierre Fresnay). Ils sont du même monde, cette aristocratie militaire qui disparaîtra la première guerre mondiale terminée, évidence dont ni l’in ni l’autre ne nient l’inéluctabilité. Tout à côté de cette caste à la grandeur tragique, cohabitent les autres, vulgum pecus, plus ou moins parvenus, que leur préoccupation de classe rapproche au même titre que celle des aristocrates, même si elle est différente. Le lieutenant Maréchal et le Capitaine de Boeldieu s’apprécient, mais ils ne se comprennent pas toujours. A partir de cette trame, Renoir réalise un film à la fois subtil, brillant et inventif. Beaucoup de scènes inspireront des films guerre américains ou britannique des années cinquante et soixante comme la danse des travestis, la terre évacuée dans le jardinage, le tunnel qui s’effondre sur Carette,… La direction d’acteur parfaite permet d’offrir entre Elsa (Dita Parlo), une allemande dont tous les males de la famille sont mort à la guerre, et Maréchal, une histoire d’amour aussi belle qu’illustrative des propos du cinéaste, débouchant sur une fin ambiguë et pleine d’espoir. Certes « La grande illusion » c’est de croire comme Maréchal que « c’est la der des der », grâce à la fraternité entre classes et que les frontières « ça n’existe pas », comme l’explique Rosenthal. Depuis ce bel idéal communiste a dégénéré en dictatures et la fraternité des hommes est rongée par le communautarisme et le populisme qu’il engendre par réaction. Mais nous sommes au cinéma et le numéro d’équilibriste extraordinaire entre la glorification de l’armée et le message pacifiste est unique, gommant ainsi tout manichéisme. Un tel chef d’œuvre se doit d’être vu ou revu. Si Roosevelt pensait que « ce film devait être vu par tout démocrate », en quarante il fut interdit par le gouvernement français pour des raisons qui peuvent se comprendre (démotivation des troupes). Après guerre, Winston Churchill, cohérent dans sa haine du communisme, l’a fait interdire. En France, une certaine presse taxa le film d’antisémitisme (???), d’apologie de la collaboration et donc du régime de Vichy. Comme quoi l’abus d’alcool peut être dangereux…
    pierrre s.
    pierrre s.

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    5,0
    Publiée le 2 mars 2014
    En dépit des évènements qu'il narre, le film de Renoir brille par sa beauté et son pacifisme. Quelques années avant la seconde guerre mondiale, le réalisateur Français avait donné une magnifique leçon d'espoir (et de cinéma).
    Yohan Marques
    Yohan Marques

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    5,0
    Publiée le 29 janvier 2012
    La grande illusion, c'est celle qui consiste à croire que la position sociale et l'éducation sont capables de placer les gens bien nés au-dessus des réalités de la guerre, c'est celle qui consiste à penser également que la fausse camaraderie encouragée par la captivité dans un camp de prisonniers ne se heurtera pas aux réalités du monde extérieur, la grande illusion, c'est enfin celle qui consiste à espérer que cette guerre, celle de 14-18, sera la dernière... "La grande illusion" de Jean Renoir est bien l'un des plus grands films de tous les temps, un chef d'oeuvre d'humanité sur une guerre qu'il ne nous montre qu'à la marge, là où se trouvent contraints de cohabiter les différents belligérants avec tout ce qui les oppose, et surtout, ce qui les rapproche, là où la fraternité s'impose d'elle-même, sans haine ni ligne de front... "La grande illusion" est un film parfait, écrit avec les tripes et portés par des comédiens à la justesse ahurissante, de Gabin à Fresnay en passant par Von Stroheim. Plus qu'un film, ce monument du cinéma est un flambeau humaniste dont on espère juste qu'il continuera à traverser les décennies, passant d'une génération à l'autre pour démontrer par l'alpha et l'oméga ce qui est supposé nous différencier de l'espèce animale. Quelque part, s'il fallait trouver un sens à tout, et notamment se demander à quoi sert le cinéma, la réponse est dans ce film et se passe alors de tout commentaire. Le cinéma aurait pu s'arrêter avec "La Grande illusion" qu'il aurait pleinement rempli la mission pour laquelle il avait été créé.
    selenie
    selenie

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    5,0
    Publiée le 19 février 2014
    Après "Les Bas-Fonds" (1936) Renoir et Gabin se retrouve pour un énième chef d'oeuvre qui marque respectivement leur meilleur période, l'un comme l'autre étant à l'apogée de leur oeuvre (1935 à 1939)... Ce film est souvent cité comme l'un des plus grands films français, ce qui est effectivement le cas. On suit donc en 14-18 des prisonniers français, tous officiers mais d'origine sociale bien différente. Mais Jean Renoir ne signe pas là un film de guerre classique, point de batailles et de tranchées mais le quotidien en stalag de prisonnier de guerre où le cinéaste peaufine un message à la fois pacifiste et pessimiste. Le groupe d'officier est un juste panel du peuple (un aristo militaire de carrière, un ingénieur, un ouvrier...) où chaque individu est un homme bon à l'instar des allemands ; pas le moindre bourreau, juste des hommes qui font leur devoir. Si la plupart voit clairement le message certains y verront toutefois l'inverse, à savoir un antisémitisme (le personnage de Rosenthal montré trop cupide) et une amitié franco-allemande qui annonce la future collaboration de Vichy !... Mais ça reste heureusement limité. Renoir reste focalisé sur la lutte des classes (fin des aristos entre autres). Néanmoins à y regarder de plus près on peut tout de même être surprise par le confort des camps de prisonniers même si les camps d'officiers étaient plus "sains". Aucun personnage désagréable donc, si cela peut surprendre ce parti pris permet au message d'être plus clair, à savoir que la guerre est la même d'un côte comme pour l'autre et que malgré la fraternité sous-jacente la paix est une illusion. Chef d'oeuvre.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    2,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    Ah ça ! C’est propre, c’est bien pensé, c’est bien joué. Mais bon, désolé, ce film ne m’a pas trop parlé. Encore une fois, le contexte de ce film permet de le rendre encore plus intéressant au vu de ce qui se passera après lors de la seconde guerre mondiale. Malgré tout, cette « Grande Illusion » - et elle n’y peut rien – m’a trop rappelé les académismes qui d’habitude me barbent dans le cinéma contemporain. J’arrive à le concevoir comme un film majeur de l’Histoire du cinéma mais – désolé car ça ne se commande pas – je n’arriverai jamais à le percevoir comme une expérience plaisante de découverte cinématographique…
    Julien D
    Julien D

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    5,0
    Publiée le 27 août 2012
    Orson Welles avait bien résumé la situation en déclarant "S'il n'y avait qu'UN seul film à voir, ce serait LA GRANDE ILLUSION!" disait-il. Sacré Orson, il avait tout compris depuis le début! La simplicité de la mise en scène, la beauté de l’imagerie en noir et blanc et le talent inouï des acteurs donnent une force incontestable à ce message de fraternité sur les plans tant sociaux que nationaux. De plus, savoir que le plus beau film humaniste et antimilitariste datait que quelques mois avant la seconde guerre mondiale peut sembler anecdotique mais prouve que ce chef d’œuvre s’avère surtout être un cri d'alarme universel plein d'espoir venant du plus grand réalisateur de films de l'époque.
    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Un immense classique du cinéma francais. Ce chef d'oeuvre humaniste, magnifiquement mis en scène par Jean Renoir, qui signe sans aucun doute son plus beau film, est un très grand moment de cinéma, ou les relations entre les différents personnages sont fascinantes et ou tous les acteurs dégagent une émotion vraie. De plus, ce film n'est pas manichéen, ce qui renforce encore plus son intérêt. Jean Gabin est très convaincant, même si on peut lui préférer Dalio, Von Stroheim et Fresnay. Un film à ne manquer sous aucun prétexte.
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